30 novembre, 2005

RapPeur de tout, RapPeur de rien, Aristide Bruant était un rappeur...

A la une du "Parisien" aujourd'hui :

Il parait que les rappeurs seraient, par leur propos discourtois vis à vis de la merde ambiante et de ceux qui la gouvernent , responsables des horreurs récentes dans nos banlieues de rêve...

On se pose donc la question de les censurer, pour éviter qu'ils ne propagent ce discours qui fait peur.

Je citai avant-hier partiellement Aristide Bruant...

Je le cite aujourd'hui en entier avant qu'on le censure lui aussi :

Pour chanter Veni Creator
Il faut avoir chasuble d'or (bis)
Nous en tissons pour vous, Grands de l'Eglise,
Et nous, pauvres canuts, n'avons pas de chemises !

Refrain
C'est nous les canuts,
Nous allons tout nus !

Pour gouverner , il faut avoir
Manteau et rubans en sautoir (bis)
Nous en tissons pour vous, Grands de la Terre,
Et nous, pauvres canuts, sans drap on nous enterre !

Refrain
C'est nous les canuts,
Nous allons tout nus !

Mais notre règne arrivera
Quand votre règne finira.(bis)
Nous tisserons le linceul du vieux monde,
Car on entend déjà la révolte qui gronde !

Refrain
C'est nous les canuts,
Nous n'irons plus nus !

Réfléchissez, aujourd'hui, vous qui, à votre manière " portez manteaux et rubans en sautoir" ...

Il n'ya dans cette invitation aucune menace, juste une incitation à réfléchir...

Quand les politiciens au pouvoir ou non commencent à avoir peur des mots, ( pas des leurs, mais de ceux des autres, ) c'est le signe avéré de leur déliquescence.


29 novembre, 2005

Petit retour en arrière, l'été dernier, dans Télérama.


Je viens de retrouver un courrier que j'ai adressé à Télérama, l'été dernier, époque à laquelle je le lisais encore, j'ai cessé depuis.


A l'attention de la rubrique Ça va mieux en le disant

Télérama propose cette semaine ( semaine du 15 juillet 2005) un dialogue entre Jean-Louis Murat et Christine Angot ; drôle de dialogue où à chaque instant, chacun rapporte tout à soi et se goberge du plus banal compliment. Cet exercice mondain, (la chose est curieuse si l’on considère ces deux personnalités qui se veulent hors du circuit des mondanités), ce prétendu échange, ressemble à un match de tennis où l’on remplacerait la balle par une brosse à reluire.

Mais ce n’est pas le plus grave ou simplement le plus bête.

Madame Angot, si l’on en croit Murat, aurait, seule, le courage de "nommer l’innommable..." Mais non, d’autres (si tant est que ce soit obligatoirement intéressant) l’ont fait avant elle, d’autres le font en même temps, d’autres encore le feront après. "Pour moi, sans vouloir être vulgaire, Christine Angot, c’est le dernier écrivain qui a des couilles".La prétérition n’excuse jamais rien, Monsieur Murat est donc bien vulgaire et sans imagination et ça ne choque pas Madame Angot. La même, qui n’est pas à une perle près, s’élève contre une "...idée reçue qui prétend que les écrivains sont des vampires" . Mais cette idée de cette "idée reçue" est la sienne, uniquement la sienne... Où a-t-elle donc dé-(an)-goté ça ?

Autre grand moment du double monologue, exsudation sublime de l’angotique cervelle : l’immarcescible truisme de la solitude de l’artiste "...dans laquelle vous vous trouvez et qui vous fait passer pour quelqu’ un d’égoïste, de cruel... alors que c’est exactement le contraire, ce sont les autres qui vous abandonnent". A classer entre le "c’est celui-là qui dit qui y est" et le Dictionnaire des idées reçues du toujours regretté Flaubert ou l‘Exégèse des lieux communs du non moins regretté Bloy .

"Moi, je n’ai pas désiré être seule, mais à chaque fois que je demande à quelqu’un de me rejoindre, il est effarouché. Il ne supporte pas d’être dans l’histoire. Il a peur des conséquences." dit-elle encore, elle qui n’a peur de rien, pas même du ridicule. J’ose émettre quelques doutes sur la dangerosité de Madame Angot qui ignore simplement que la nature a horreur du vide...

Monsieur Murat, pour ne pas être en reste, se présente comme un grand "prédateur"(!). Il devrait emprunter à son amie Angot son dictionnaire étymologique, si elle en possède un. En effet, prédateur n’a rien à voir avec un très hypothétique verbe "prédater" qui n’existe pas. Monsieur Murat est surtout un barbare adepte du barbarisme... Prédateur vient de prædator, mot latin parmi les plus simples qui vient lui même de præda : la proie. Qu’il ne cherche pas, pour sa défense, à se réfugier derrière un pseudo-concept poétique (un poil de néologisme) ou psychanalytique (un soupçon de Lacan), cela ne ferait qu’aggraver son cas .

Merci, Télérama, pour ce réjouissant moment de cuistrerie estivale et d’illettrisme artistique... Comment peut-on être aussi vigoureusement sots ? Murat et Angot * sont-ils, aux yeux de votre rédaction, à ce point détestables pour les laisser ainsi patauger dans le grotesque et publier froidement leurs saillies affligeantes ? Car, vous êtes bien placés pour le savoir : "scripta manent"... J’ai peine à le croire mais, aurait-on décidé en douce de leur nuire ?

* Je n’ai rien contre ces deux personnes, n’ayant jamais ouvert le moindre livre de l’une, ni réussi à décrypter la moindre chanson de l’autre.

Télérama, fort courtoisement, m'a accusé réception de cette lettre, mais n'en a rien publié , pourquoi, diantre, bigre, fichtre ?

A bientôt



28 novembre, 2005

Il vaut mieux entendre ça que d'être aveugle !

Ce matin sur France Inter, Paoli, comme chaque jour s'agite comme une pucelle* sur le torse d'un légionnaire ( mais que met-il dans son café ? ) . Il passe d'un sujet à l'autre avec des engouements, des admirations successives et des excitations mutines et enfantines et ce dès potron-minet, c'est à mourrir de rire. Ce matin il en a sorti une savoureuse. En réponse à un auditeur qui lui reprochait gentiment de laisser Sylvestre déverser son vomi libéral quotidien sans rien dire, il a eu (et sans doute a-t-il raison, puisque ce n'est pas lui qui a placé le libéral forcené dans sa tranche horaire ) pour expliquer sa complaisance, cette phrase sublissime : "je m'inter-dit d'inter-venir dans son inter-vention." Il n'y que sur France-inter le matin qu'on peut entendre ça.

Et puis il y a Monsieur Galopin de Villesot, premier ministre en exercice et en costume sur mesure, qui fait des siennes.

Il y a quelques temps seuls les chômeurs crevaient comme des chiens au moindre coup de froid. Voila-t-il pas que maintenant, certains qui travaillent crèvent aussi de froid parce que, bien qu'ayant un emploi, ils n'ont pas de quoi se payer un nouveau logement quand ils se sont fait expulser avant la loi d'hiver. Ils meurent dans leurs voitures qui leur servent de refuge puis de cercueil... La voiture ne tue donc plus qu'en roulant...

Alors un de ces saints antiques de la Légende Dorée, Le Chevalier Galopin de Villezoo, premier ministre et poète, leur octroie, pour un mois, un lit dans un dortoir à la Mie de Pain **. Pour un mois... Savez vous, Monsieur le Ministre de la Réfrigération, que l'hiver dans nos contrées (quand on a pas les moyens d'aller entretenir son bronzage sous les tropiques), dure environ quatre mois... Quatre mois sur douze pour mourrir d'hypothermie... Il faut aussi savoir, que le nombre de lits n'étant pas extensible , il y a fort à parier que, si le projet aboutit, le logement de ceux qui travaillent se fera au dépens de ceux qui ne bossent pas...

Pauvres contre indigents... le beau combat en perspective.


Allez, rêvons un peu, chantons mes frères pour ne pas oublier que :

Nous tisserons le linceul du vieux monde,
Car on entend déjà la révolte qui gronde
A. Bruant, Chanson des Canuts

* Décoration en cuir en forme d'écusson qui orne la poche d'une chemise militaire.
**Charitable entreprise parisienne spécialisée dans l'élevage des poux et des mycoses.



27 novembre, 2005

Poupées russes.

C'est amusant, mais depuis avant-hier, depuis que je me suis intéressé à Madame Carrère d'Encausse, à la Russie et à la polygamie, je reçois dans ma lucarne un tas de propositions pour rencontrer des femmes russes d'âge plus ou moins mûr...

Bref, je parle d'une dame très digne, académicienne française d'âge canonique,
et mon serveur de blog me propose aussitôt et par induction, un tas de plan-cul avec force foufounes slaves déclassées...

Ce qui veut dire que si vous tapez les mots : "Carrère d'Encausse", "russe" et polygame , internet vous propose en retour " vieille pute slave à prix réduit".

Je n'invente rien

C'est drôle.

Quel dommage qu'elle ignore tout ça...

Le blog provoque à travers la fenêtre publictaire ce genre de télescopage, qui relève d'une forme de magie presque poètique ( Bruno Schultz dit, en raccourci, que la poésie est un court-circuit de sens qui se produit entre les mots). Il y a donc, c'est indéniable, une poèsie de l'incongru. Le plus étonnant dans l'affaire c'est que ce télescopage a été provoqué par une personne qui est par son état, par ses fonction et par sa position, la plus éloignée possible de toute idée poètique.

Voila donc Madame la secrétaire exceptionnelle réduite malgré elle à l'état de catalyseur...
C'est déjà pas si mal...

A bientôt

25 novembre, 2005

Madame l'experte perpétuelle, travaille sérieusement de la coupole....

Hélène Carrère d'Encausse est, comme Joseph Vissiaronovitch Djougachvili dit Staline, d'origine géorgienne.
Ils sont devenus tous les deux, avec certes des bonheurs divers, spécialistes autoproclamés de la Russie.

L'un a eu la fin que l'on sait, et l'autre aussi puisqu'elle est secrétaire perpétuelle ( comme les concessions au cimetière) de l'Académie Française.

Il fut un temps où les femmes qui entraient à l'Académie s'appelaient Yourcenar, ou de Romilly... Poètesses, artistes, chacune à sa manière.

O tempora !

On accepte maintenant des " spécialistes", des "expertes" .
Il faut quand même se souvenir que, peu de temps encore avant la chute du mur, l'ineffable annonçait, péremptoire, la pérénité des régimes communistes... Oublions tout ça car c'est simplement rigolo... Ce qui l'est moins, c'est que la perpétuelle et mondaine abrutie se répand maintenant dans les média russes au titre d'experte ( c'est une manie...) de la France et des banlieues... Elle entonne avec ferveur le nouveau refrain de cette nouvelle chanson qui proclame que le mal des banlieues vient de la polygamie africaine ( ! ) .

Alors là , j'ai envie de lui dédier une autre chanson, celle d'Aristide Bruant intitulée : "Connasse !" ( éditions Salabert).

Les africains, eux, voient la chose différemment de vous, Madame l'experte-en-expertise. Ce n'est pas parce qu'ils seraient des queutards effrénés qu'ils sont polygames, mais pour des raisons diverses, certaines bonnes, d'autre non, mais qui de toutes façons ne sont pas plus immorales que l'adultère bourgeois tel que le pratique la société occidentale.

J'ai eu il ya quelques années à Paris un voisin qui était un excellent marabout, ( belle clientèle : retours d'affection, et impuissance chronique, i.e. panne du samedi soir ) doublé d'un excellent père. Ce n'était pas un marrant. Il avait deux femmes, et je peux vous dire une chose qui est évidente, c'est que de ce fait, les enfants des deux épouses étaient triplement surveillés, par lui et par elles... Avoir une mère, ce n'est pas toujours drôle, mais en avoir deux...

Alors, de grâce, trouvez autre chose.

Si Madame la Secrétaire éternelle veut se renseigner, elle devrait trouver à la Bibliothèque Mazarine où ailleurs des ouvrages d'ethnologues de ses collèques qui pourront l'aider à comprendre autant que faire se peut ; elle pourra même demander à Claude Lévi-Strauss de l'éclairer. Comprendre, ou au moins essayer... cela lui évitera d'aller déverser sa vision haineuse d'un drame français auprès de régimes qui ne demandent qu'à trouver dans le marasme de pays (pour quelques temps encore ? ) démocratiques des excuses à leur politiques racistes et criminelles...

Il reste clair que, ce faisant, vous laissez sous-entendre qu'il nous faut un Poutine pour assainir( tiens , un mot à retenir) les banlieues. tchetchène, racaille, même combat. Mais nous l'avons... et vous le connaissez très bien....

En racontant vos vigoureuses inepties dans des média poutinistes vous devenez vous aussi poutiniste, si vous ne l'êtes pas déjà... ( l'homophonie à un son près rappelle de sinistres souvenirs) et vous donnez aux bourreaux des tchetchènes un beau satisfecit...

Ah j'avais oublié, Tchetchènie et Georgie, ce n'est pas le même monde...

Or donc, Madame l'experte en couillonnades travaille sérieusement de la coupole...

Idiote, incompétente ou malhonnête ?

J'avais fini par croire que les femmes étaient globalement ( excepté la regrettée Margareth Thatcher ) moins connes et moins nuisibles par l'action et par la pensée que les hommes, je vois que Madame d'Encausse s'emploie activement à appliquer la parité.

Il est évident, lorsqu'on la voit ou mieux encore, lorsqu'on entend Madame Carrère d'Encausse et autres lieux, on prèfère s'en tenir à la monogamie, voire même au célibat.

A bientôt

PS
Ah, au fait, sait-on enfin comment et pourquoi sont morts les deux enfants qui s'étaient nuitamment réfugiés, il y a quelques semaines, dans un transformateur EDF ?


24 novembre, 2005

Le Centre, c'est "entre", c'est comme le ventre, c'est souvent mou

Aujourd'hui est un jour calme, et je n'ai pas d'énervement particulier. J'ai écouté ce matin François Bayrou qui ne fait pas partie des gens énervants... c'est le moins qu'on puisse dire.

Comme je suis dans un bon jour, je serais tenté de lui accorder le bénéfice du doute. Est-il vrai naïf, réel honnête homme, chrétien généreux ? Il dit actuellement plus d'horreurs sur la droite que la gauche n'en dit, et tout ça finement, argumenté, pas con. Est-ce pour autant suffisant ? D'autant plus qu'il faudra bien à un moment choisir...

Le " Centre" sous de Gaulle était dans l'opposition, les Lecanuet, Servan-Schreiber et consorts, o.k. ce n'étaient pas des flèches, mais ils roulaient pour eux et ne faisaient pas de cadeaux aux gaullistes au pouvoir.

Allez, un peu de courage , Bayrou, tu ne seras jamais gauchiste et c'est ton droit, mais cesse de te commettre avec "ces gens là". Tu ne seras pas élu pour autant certes, mais au moins tu pourras te regarder dans une glace. Et puisqu'on parle de miroir, je pourrais faire le même genre de remarque, à certains membres influents du P.S. qui devraient rejoindre l'U.M.P.... Y' a pas de honte... enfin presque...

Cela dit, le "Centre", c'est un peu chiant... Comme disait l'autre, je n'aime pas dire du mal des gens, mais c'est vrai que les centristes sont gentils...

Allez, François, rugis, Bon Dieu ! mord, au lieu de mordiller !

Laisse s'éveiller le monstre qui sommeille en toi...

Mais de grâce , que ce ne soit pas cette chimère dont tu rêvais ce matin sur France Inter: moitié Merkel- moitié Schroeder :
à ranger définitivement au rayon de la tératologie politique.

A bientôt

Ah, un conseil, allez voir le blog d'Orlando de Rudder, conseil d'ami bien sûr !
http://orlandoderudder.canalblog.com/

23 novembre, 2005

Humeurs d'un mercredi matin ( plein d'entrain, comme aurait dit Trénet)

Il y a une dame, à la Radio-France-Inter de Service Public, qui tous les mercredi matins se prend pour feu la bonne Françoise Dolto. Si elle ne revendique pas cette réincarnation, elle revendique en revanche une sorte de filiation qui fleure bon le fond de commerce.

Edwige Antier ( Entier ?) , qu'elle s'appelle.

Elle tente, avec un godelureau qui est censé lui servir de Jacques Pradelles, de nous refaire le coup des entretiens que celui-ci eût pendant quelques années avec la vraie Dolto. Mêmes intonations, même douceur ( mais façon Mamie Nova) et voila la pédiatre de service ( rougeole, coqueluche et oreillons) qui s'improvise et s'autoproclame psychopédiatre...

Mais que font les héritiers Dolto (Catherine, réveille-toi, Carlos, une chanson ! ) . Comment peuvent-ils laisser une obscure pédiatre de banlieue, et qui plus est (ex-) député U.M.P détourner tranquillement à son profit, le droit moral de maman... Comprenne qui peut. Madame Antier assène des lieux communs de sa diction de dame patronnesse ; elle a réponse à tout... A moins qu'on nous l'ai caché, il est peu probable que ce bon docteur Antier soit psychiatre, encore moins psychanaliste, ce n'est pas grave, c'est vrai, ce n'est que de la radio... Sauf que si, elle ne fait pas vraiment de consultation sur les ondes, répondre d'une manière générale à des questions posées, ce que ne faisait pas Dolto, pose (c'est le cas de le dire) une question d'ordre éthique.

C'est assez amusant de voir comment cette faiseuse, voulant imiter Dolto se met, sans le savoir, à singer Ménie Grégoire...

Alors tant qu'elle n'aura pas fait état de ses titres( ce qui d'ailleurs, aux cas où elle le pourrait, ne la rendrait en rien plus compétente), écoutez plutôt Macha la nuit sur la même radio, c'est tout aussi efficace, et en plus elle ne se prend pas pour une autre...

Je ne vous rappelle pas qu'il faut, par hygiène mental, sur la même radio, écouter Daniel Mermet tous les jours à 17 heures, je sais que vous le faites.

A bientôt




22 novembre, 2005

Le beaujolais nouveau est arrivé

Voila! Je suis allé dans ma province. Pas de voitures en feu, du calme.
Quand je suis rentré, Monsieur Nicolas, (le marchand de pinard, pas l'autre ...) avait mis un petit étal devant sa boutique pour faire goûter le beaujolais nouveau. Il devait être quinze heures quand je suis passé devant lui. Sur l'étal, il y avait de tous petits verres et dans une écuelle de tous petits morceaux de fromage et des rondelles de sauciflard coupées, j'en suis sûr, au laser. Même de loin, je l'ai trouvé radin, Monsieur Nicolas, j'ai alors décidé de le martyriser un peu. Il avait racolé des gens que je connais.

Je me suis donc approché et jovial j'ai demandé de quoi il avait goût cette année le bojolênouvo ? (Juste pour information, je ne bois jamais avant vingt-heures )

Banane ?
Framboise ?
Lychees ?
Mangue ?
Nèfle ?
Fraise des bois ?
Melon d'Espagne ?
Figue de Barbarie ?
Angélique de Niort ?
Nougat de Montélimar ?
Calisson d'Aix ?
Bêtise de Cambrai ?
Violette de Toulouse ?
Cachou Lajaunie ?
Hollywood Chewing-gum ?

"Fruits rouges" m'a-t-il dit d' un ton ferme et " d'entre connaîsseurs".

J'ai surpris tout le monde et lui-même en lui demandant :

"Est-ce qu'il aura un jour le goût de raisins , le beaujolaid-nouveau?"

Ils m'ont tous regardé d'un air ahuri, surpris par l'évidence, saisis par le bon sens. Bon dieu c'était bien sûr, mais quelle drôle de question ...

A bientôt

P.S.
Aujourd'hui ce n'est plus Sarkozy qui me relance, mais c'est la suite logique de son dynamisme récent. Ma lucarne me fait des propositions "d'affaires" sur les voitures accidentées... Et sur les carcasses qu'est-ce qu'on propose ? Y' en a qui ne perdent pas de temps , bravo !

A suivre , bien sûr !


10 novembre, 2005

Perplexe !

Alors là, je suis perplexe.




Hier soir dans ma lucarne, L'U.M.P. me propose de soutenir mon ami Sarkozy dans sa croisade contre la racaille en m'associant par la pensée à ce grand élan de démocratie qu'est la mise en place d'un couvre-feu.

Ce soir , sans perdre de temps, il me propose de m'associer par la pensée encore, à ce grand et futur moment de démocratrie que pourrait être son élection en 2007. Autant dire qu'il me propose la botte. Sarko me drague... Sarko me harcèle, et si je n'étais pas convaincu de son hétérosexualité radicale, je serais un peu gêné.

Je félicitai hier les informatitciens de l'U.M.P pour leur diligence et leur compétence. Je serai plus regardant en ce qui concerne ceux qui oeuvrent à son service de renseignement, car s'ils passent leur temps à faire la retape auprès de gens comme moi, c'est pas gagné... je sais , la propagande, c'est comme le nettoyage, si on veut être efficace, il ne faut pas faire dans le détail... Le Kärcher pour les banlieues, la sulfateuse pour la propagande inter-pas-nette-du-tout. Un maître-mot : finesse, un autre encore : doigté, on l'avait compris...

En attendant je pars en vacances demain. Qu'est-ce qu'il va encore nous faire jusqu'à mardi prochain, date de mon retour.

Car, il semble que le volcan se calme.

Le mètre-étalon , c'est rigolo, c'est le nombre de voitures cramées, (dieux merci pas encore le nombre de morts...) Je propose donc pour évaluer l'ampleur de la fracture sociale de mettre en place comme pour les tremblements de terre une "Echelle de Racaille". 400 bagnoles cramées/nuit , soit : 400 degrés sur l' Echelle de Racaille qui en compte,on s'en doute un certain nombre. 200, ça diminue, 500 ça remonte ! C'est du sérieux, du scientifique, de l'incontestable.

Mais il semblerait, sans vouloir faire de procès d'intention, je n'en fais jamais, vous le savez, que le candidat désormais officiel de l'U.M.P aux présidentielles de 2007 ( il m'a personnellement invité ce soir à le suivre) espère et mise sur une forte intensité sur l' Echelle racaille pour se faire élire. Il a, comme il est très actif, sentant le soufflé retomber, réactivé un peu les ardeurs en annonçant qu'il allait virer tous les étrangers même en situation régulière qui participeraient aux réjouissances...
Mais enfin, Monsieur Sarkozy vous devriez savoir que les techniciens de l'Echelle racaille sont des français désormais de souche , ce ne sont pas des étrangers en situation régulière qui foutent le bordel.
Je vous conseille si vous voulez vous en sortir de proposer une loi réinstaurant le bannissement. Je ne vois pas d'autre solution pour éradiquer la racaille quand elle est française. Un petit sondage - êtes vous pour ou contre le bannissement de la racaille ? et hop ! en Nouvelle Calédonie comme Louise Michel, et là , pas de lézard, c'est le bordel général assuré, les kanaks qui s'en mêlent, pour peu qu'on ressorte le bon docteur Pons et ses remèdes -miracles et ce sont les antilles qui s'enflamment à leur tour, la Guyanne, Tahiti, Wallis et Futuna, Saint Pierre et Miquelon, bref, de quoi s'assurer en 2007 mieux qu'une simple élection, un réel plébiscite...

Au feu ! Au fou !

C'est le ,11 novembre, la fête de la fin d'une guerre.

Belle date symbolique pour en déclencher une nouvelle... et civile, celle-là.

Allez ! à mardi, et d'ici là pensez un peu avant d'éteindre vos lumières et de mettre du papier sur vos vitres pour contourner le couvre-feu...

Ah, au fait, les deux enfants ?

09 novembre, 2005

Help ! Zu Hilff ! Aïuto, Y a Sarkozy dans ma fenêtre

J'ouvre à l'instant mon blog et que vois-je dans la lucarne consacrée à la publicité ? Le fameux appel de l'U.M.P à soutenir la politique de N. Sarkozy.
Je devrais piquer une crise, m'énerver, m'empourprer, lacher l'adrénaline.
Fi donc, même pas... ( J'étais prévenu par France Inter dès ce matin...)
Oublions tout ça, bravo aux informaticiens de l'U.M.P-un point c'est tout-.

Non, ce n'est pas tout.
A l'U.M.P , ou au ministère de l'intérieur, puisqu'il semble que ce soit désormais la même chose, sait-on enfin pourquoi ces deux gamins sont allés mourrir dans ce tranformateur ? Cela va faire bientôt deux semaines qu'ils sont morts. Je m'étonne de ce qu'un ministre aussi efficace que M. Sarkozy n'ait pas encore la réponse.

Pour ce qui est de la grenade, on sait, elle est tombée là par hasard dans la mosquée , comme la bouteille de Coca dans les Dieux sont tombés sur la tête.

Mais les deux enfants, tout de même, on devrait savoir maintenant.

Je la sais, moi, la vérité !

C'est que, voulant devancer Monsieur Galopin de Villesout dans son projet de les mettre en apprentissage pour, dans quelques années, faire carrière à E.D.F- Privatisée, ils sont allés nuitamment et dans un but fort louable, s'initier en secret aux mystères de l'électricité.

Je sais, ça devient une idée fixe, je frôle le radotage, le gâtisme me guette, l'épanalepse me tente...

Tans pis, je remettrais ça demain.

Quand un journaliste ou une femme politique est prise en otage, la coutûme veut désormais, et c'est très bien ainsi, qu'on annonce chaque jour la durée de l'épreuve ; pourquoi de la même manière ne pas faire état chaque jour de la durée du mystère de la mort de ces deux enfants.

X et Y( on ne connait même pas leurs noms ou même leurs prénoms) sont mort le ....... (qui peut dire quand exactement ? )

Aujourd'hui X-ième jour de mystère autour des raisons de leur mort.

A demain

Post-scriptum.

Pour ce qui est de l'appel au soutient de la politique de N. Sarkozy, je pensais que cette politique était celle du gouvernement dans sa globalité et qu'elle était le fruit d'une volonté émanant en premier lieu du Chef de l'État, puis de son premier Ministre. Cette invitation courtoise tend à prouver que la politique du ministère de l'intérieur est de facto parfaitement autonome.

J'ai pour ma part et aujourd'hui, de la vie politique française une impression plutôt mérovingienne... Un roi fainéant qui règne et des maires du palais qui gouvernent pour leur compte...C'est d'une modernité fulgurante.


08 novembre, 2005

Comme en quarante

On en est arrivé là...
Couvre feu comme en quarante...
L'ennemi est à nos portes, ah, non, il est déjà chez nous,
oui il est né chez nous...
Nous avons couvé la vipére en notre sein.

Après tout ce qu'on a fait pour eux, du béton, eux qui ne connaissaient que le pisé, du chômage, eux qui ne connaissaient que l'esclavage ou la faim, et de la tentation eux, qui n'ont les moyens de rien à part s'acheter des portables, des casquettes Nike et des futs qui leur tombent au genoux au point qu'on comprend pourquoi ils ne cherchent pas l'affrontement...

Blague à part , cela fait au moins cinq ans que dans les discussions entre amis, bref, un chouïa mondaines, j'annonce en bon imprécateur de service des jacqueries.... Et bien les voila les jacqueries, modernes, les J.A.O, les jacqueries assistées par ordinateur... Ne riez pas, tout ce qui concourt à produire de l'argent pour ceux qui en profite, génère en même temps chez ceux qui n'en profient pas le grain de sable qui foutra tout en l'air, c'est peut-être même une des preuves de l'existence de Dieu, ce grand régulateur. Vous vous imaginez qu'un couvre-feu, va tout règler. Mais quand ils seront chez eux confinés par vos soins, ils vont sur internet préparer les lendemains...

Vous allez perquisitionner, vous vous en êtes arrogé le droit aujourd'jhui. Vous allez le faire comment ? En recrutant, alors que vous réduisez tout. A moins, à moins effectivement que comme en R.D.A à la belle époque vous mettiez un flic derrière chaque racaille... En fait, amis politiciens, vous êtes dans la merde, pas parce que vous êtes particulièrement mauvais, ( encore que...) mais parce que comme une bonne part du patronnat vous êtes tout simplement incompétents, ineptes et en plus prétentieux. Il fut un temps ou la droite avait une sorte de reste d'autorité naturelle. Pompidou, Giscard, étaient en ce temps là, finalement crédibles. C'était, c'est vrai une autre époque. Aujourd'hui les rodomontades de petits marquis au pouvoir n'impressionnent même pas des enfants qui à douze ans ont hélas plus vécu que ces énarques quinquagénaires. Certains prétendent que ces fauteurs de trouble sont manipulés. Mais non , ils ne le sont pas encore, mais le jour où il le seront, ce n'est pas un couvre-feu qui règlera la fracture ( la facture ?...) ou le tsunami social... et nullissimes que vous êtes vous n'y pourrez rien. A part tirer dans le tas. Mais, est-ce encore possible de nos jours ? Vous voyez -vous tirer sur des enfants? C'est possible après tout...

"Nous tisserons un jour le linceul du vieux monde
Car on entend déjà la révolte qui gronde"....
Aristide Bruant





07 novembre, 2005

mille cinq cents, deux

Aujourd'hui je serai bref.

mais j'insiste :

Au bout d'une semaine de pagaille organisée :
1500 bagnoles cramées dans la rue

2 enfants cramés dans un transfo

on ne parle plus que des bagnoles...

Pas honte ?

Non, même pas honte ...


.

04 novembre, 2005

Suite des évènements...beaujolais, grenade etc...

Ca caillasse, ça crame, ça canarde... Bravo, c'est réussi...

Ce matin l'ineffable Raoult, ex-ministre éphémère ou peut-être même ex-secrétaire d'état, est venu sur France Inter nous servir le potage de son maître et ami Sarko, langage familier, expressions crues, du genre affranchi, le mec à qui on ne la fait pas, façon énarque matiné de San Antonio. Comme on ne maîtrise plus très bien, comme la révolte prend des allures d'intifada, comme on ne sait plus quoi faire, comme il ne sait plus quoi dire, il réactive le vieux concept qui faisait déjà rigoler sous Marcellin l'inoubliable, celui tout à fait mirobolant d'ennemi de l'intérieur ; la chose bien sûr n'est pas dite en ces termes mais ces organisateurs dealers ou / et intégristes ressemblent à s'y méprendre à cette Anti-France de jadis. Une sorte de monstre invisible, sournois-tentaculaire, un très vaste complot des forces du mal que seul un Harry Sarkozy/Nicolas Potter pourrait vaincre...

Seulement, voila, les policiers qui ne sont pas plus bêtes que leurs ministres n'ont pas vraiment la même analyse. Pas de pouvoir occulte, disent-il clairement, pas de manipulateurs diaboliques, pas d'affrontement direct avec les policiers, ( à se demander si ceux-ci ne vont pas finir par les traiter de dégonflés..) mais tout simplement un apprentissage accéléré de la guerilla urbaine avec une amélioration très rapide des compétences, goût insoupçonné de la performance et de la rentabilité dans le harcèlement, mise en place de vraies stratégies quasiment militaires, par l'utilisation du portable, (internet me semble moins probable), bref la modernité au service de cette racaille, qui semblerait-t-il serait plus intelligente qu'on croyait... Si ces petits jeunes pour la plupart en échec scolaire se mettent maintenant à faire preuve de méthode dans l'application de leurs projets de délinquance, de rigueur dans l'expression de leur révolte, où allons-nous ? Pas de pollution exterieure, de contamination extrémiste : du total endogène. Et oui, si Monsieur Sarkozy en bon technicien de surface gagné par la modernité veut utiliser un Kärcher, il ne devrait pas s'étonner de ce que la caill'ra soit moderne à son tour. Monsieur Bouygue, son ami, qui vend ses portables à tout le monde devient donc complice, involontaire certes, mais complice tout de même de cette efficacité nouvelle dont font preuve ces néo-délinquants...

Il ne s'agit pas ici de se réjouir de ces évènements. La comparaison va paraître outrancière, mais cette actualité ne peut pas ne pas générer ce type de comparaisons , qui au bout du compte, ne sont pas si éxagérées que ça. Ariel Sharon a foutu le bordel il y a quatre ans en allant pavoiser sur l'esplanade des mosquées, résultat : quatre ans de violence. Une grenade lacrymogène dans une mosquée un soir de prière pendant le Ramadan, des propos pour le moins inélégants et voila la violence. Sarkozy entend-il transformer la banlieue en une périphérique bande de Gaza ? Faudra-t-il contruire un mur pour se protéger?

Faudra-t-il qu'un ou plusieurs flics proprement innocents se fassent tirer comme des lapins par des gamins devenus incontrôlables et fous ? Faudra-t-il donc qu'il y ait des victimes et bien sûr des criminels?

L'idée de créer une situation insurrectionnelle n'est pas nouvelle dans la stratégie de prise du pouvoir.
Le fait qu'elle soit très ancienne et triviale ne la rend pas plus sympathique...
Le fait qu'elle soit l'outil d'une personne qui est déjà en partie au pouvoir ne laisse rien présager de bon.


Le beaujolais nouveau va bientôt arriver,
aura-t-il le goût de banane ou de fraise ou de framboise?

La fascisme nouveau est déjà arrivé ...
Certains savent qu'il a le goût de grenade...

Ah, au fait, les enfants morts dans le transfo( oui, c'était des enfants ), étaient-ils oui ou non poursuivis?

Il ne faudrait pas que la fumée des cinq cents bagnoles à crédit qui ont flambé hier cache l'évènement qui a déclenché l'incendie.






02 novembre, 2005

Tout ça , ça pue la mort...

Et bien voilà ! On s'absente quelques jours pour aller fleurir ses tombes, et on se dit, quand même, que pendant notre absence, il va bien se tenir... Et bien non, à peine avons-nous le dos tourné ou penché sur nos chrysanthèmes qu'il remet ça. Pas de trêve, c'est à croire qu'il n'a pas de tombe à nettoyer, avec ou sans kärcher... Vous avez deviné de qui je parle. C'est terrifiant, je parlais de lui avant de partir dans ma campagne et voila que je re-parle de lui en rentrant. Vous avouerai-je que pendant les repas de famille de cette toussaint, nous avons aussi parlé de lui. Le seul endroit où l'on est à peu près certain de ne pas en parler, c'est aux toilettes et encore, ( ça se fait rare) , quand elles sont au fond du jardin... Et plus ça va plus il parle et plus il dit de bêtises ou de saletés et plus il parle pour jusitifier les bêtises ou les saletés qu'il a dites. Logorrhée plus malfaisante, y a pas... A croire qu'il a dans sa poche le dictionnaire des ordures et à ses bottes un enarque agrégé de lettres pour lui souffler les pires substantifs, les qualificatifs les plus abjects au service des plus odieuses images. Car, en fait, comme Le Pen, tout est dans la tchatche.

Je ne sais plus quel journal le traite de pompier pyromane. Pyromane oui, pompier absolument pas car il n'a visiblement pas envie d'éteindre quoique ce soit... Je ne sais pas si l'on se rend compte. Mais nous vivons actuellement ce véritable coup d'état permanent qui avait été abusivement attribué dans un contexte certes différent à de Gaulle dans les années soixante. En effet, nous avons un chef de parti à la tête d'un ministère des plus importants du gouvernement( puisque c'est celui qui est sensé garantir nos libertés) . Il fait ce qu'il veut, il dit ce qu'il veut, et personne ne peut plus le contrôler. Un jour de ces jours prochains il va nous transformer la Place Beauvau en fort Chabrol... a moins qu'il ne transforme la France horresco referens en une gigantesque laverie automatique ou l'on exterminera la vermine ( tiens, il ne l'a pas encore empoyé, celui-là...).

Il semblerait qu'il mente de surcroit. Parole de haine donc mais aussi de mensonge. Daniel Mermet sur France Inter l'a accusé l'autre soir "d'être un menteur". Il l'a dit clairement, simplement fermement, sans doute courageusement. Je sais, ce n'est pas parce que c'est à la radio qu'une chose est dite qu'elle est vraie... Pas moins, en tout cas, que lorsqu'elle sort de la bouche d'un ministre...

C'est très curieux de voir comme ces saillies réitérées d'hystrion mortifère cachent par leur excès la réalité même d'un excès encore pire... Car dans cette idée de nettoyage des banlieues, il y a une idée très proche de celle de nettoyage ethnique par exemple. La sémantique vient donc au secours d'un projet plus néfaste encore que ce qu'elle exprime.


Tout ça pue la mort. Ce monsieur qui parle
parle
et parle encore,
parle de mort,
sa parole est un véhicule de la mort.

Qu'on se le dise...




25 octobre, 2005

Sarkozy et le pastis selon Pagnol

Notre ami Sarkozy, est un homme généreux. Il a mille idées à l'heure pour exploiter au mieux ce fond de générosité qui lui est propre et qui fait qu'on l'aime tant. Tenez, pas plus tard qu'aujourd'hui, il a décidé, se souvenant sans doute qu'il est lui-même fils d'immigrés, qu'il ne virerait plus par charter les petits africains sans papiers scolarisés dans notre beau pays qui est aussi le sien...
Enfin...
C'est à dire que...
En d'autres termes...
Pour dire vrai :
il ne les virera pas pendant l'année scolaire. Mais , attention, dès la distribution des prix, fini ! Roissy, Charter, avec papa, maman, les lauriers et les prix, les petits frères et les petites soeurs : retour à la case ( c'est le cas de le dire ) - départ : Afrique, misère, etc... de quoi leur faire regretter un de ces bons incendies qui règlent chez nous, depuis l'été ( qu'est ce que ce sera l'hiver prochain...) et définitivement la question des indésirables... en particulier, on l'a vu, celle des enfants.

Notre ami Sarkozy est donc, comme on le sait, superbe et généreux, de la rentrée à la fin de l'année scolaire, c'est à dire à mi-temps. Mais c'est normal chez un homme qui est ministre à mi-temps, président de parti à mi-temps, candidat à temps plein ; Sarkozy c'est un peu comme le pastaga de Pagnol... Il a donc, pour rétablir le délicat équilibre de la gestion de sa générosité, proposé le droit de vote aux élections municipales pour les étrangers en situation régulière. Qu'on s'en souvienne : * "C'est beau, c'est grand, c'est généreux, la France... " Mais, à de rares exceptions près, le droit de vote, il s'en tapent... La plupart viennent de pays où les élections sont truquées pour que reste au pouvoir une (vraie, celle-là) racaille que nos gouvernements soutiennent et qui est responsable, entretenant la misère dans chacun de ces pays, de cette émigration qui vous fait tant frémir et que vous combattez avec tant de vertu, d'assiduité, d'ardeur...

Quand je vois une telle énergie, un tel courage pour bouter l'étranger hors de France , je ne puis m'empêcher de penser à celui dont vous feriez preuve, j'en suis certain, si notre pays si doux, était envahi comme il le fut il y a quelques lustres. Ami Sarkozy, vous qui êtes gaulliste, avez vous oublié que le seul ennemi que de Gaulle entrepris de chasser de France était d'un autre acabit...

Ami Sarkozy, on tutoie ses amis, n'est -ce pas ? As-tu déjà eu faim ? Soif ? As-tu déjà eu peur, une fois, à en mourir ? Connais-tu sur ton cou le froid de la machette? Tes femmes ont-elles fait des kilomètres pour aller en plein cagnat chercher l'eau à la fontaine Wallace la plus proche ? Tes enfants en haillons, mal-nutris mais le ventre gonflé, ont-ils tâté de leurs pieds nus et pourtant délicats le bitûme de Neuilly sur Seine...

La seule peur que tu connus, c'est peut-être et seulement celle du jour où l'ineffable Jacques Martin vint en mairie de Neuilly te frotter les oreilles après que tu lui eûs "soulevé" sa femme... ( le "petit personnel" s'en souvient encore avec émotion et bonheur...)

Ah j'avais oublié, tu n'est certes pas grand, mais tu es blanc, tu n'es pas pauvre, et tes parents ont eu la chance de ne pas te trouver sur leur chemin lorsqu'ils quittèrent leurs Carpates ou les rives de leur Balaton natal...

Mais ce qui te différencie de ce malheureux que tu traques, ce n'est même pas une question de peau, une question de diplome ou d'argent, de classe en quelque sorte.

C'est tout ça, c'est vrai, mais c'est tout simplement un petit rectangle de papier, désormais par tes soins plastifié... et contrairement à l'étoile jaune ou au triangle rose qui frappaient d'ignominie ceux que l'on obligeait à les porter, tu frappes d'ignominie ceux qui ne peuvent produire ton petit et infalsifiable rectangle, carte d'identité ou carte de séjour.

Bravo !

Tu te rends compte ?

Il ne faut pas oublier...
On ne peut pas oublier...
Comment peux-tu oublier...

Car le proverbe dit :" La caque sent toujours le hareng !"

Misère ! oh oui ! Misère !

* Charles de Gaulle


21 octobre, 2005

Je téléphone à ma soeur pour parler avec elle de l'avenir de la terre...

Je téléphone à ma soeur.
Nous discutons souvent de notre vie en particulier et de la vie en général...

Elle me dit qu'elle a entendu aujourd'hui parler d'un livre qui traite en partie de ce que les hommes politiques n'écoutent pas les opinions des spécialistes pour tout ce qui a un rapport proche ou lointain avec l'avenir de la terre, en bref que les scélérats qui nous gouvernent se soucient comme d'une guigne ( savent--ils d'ailleurs ce qu'est une guigne ?) de notre menue planète.

Soeurette, lui dis-je, si les hommes politiques s'intéressaient à la question elle serait règlée depuis longtemps et on n'en parlerait pas. Ce n'est même pas qu'ils ne s'y intéressent pas, au contraire, ils s'y intéressent, pour mettre ce qui leur reste de pouvoir à la solde de ceux qui ont entrepris de l'user jusqu'à la trame, non pas parce qu'il ont un projet destructeur mais tout simplement pour "faire du fric" - "to make money" ( c'est pareil dans beaucoup de langues) et ainsi "faire l'impasse sur la sauvegarde...

Il se trouve que ces personnes qui ont été formées, formatées pour mettre en place ce libéralisme salvateur et comme chacun sait ( Monsieur Sylvestre le rabache jusqu'à l'écoeurement sur une radio de service public) "désormais incontournable" , ont décidé de faire dans le profit à court terme. Vite , des sous, même un peu, beaucoup si l'on peut mais surtout tout de suite. Du temps de l'ineffable Pompidou, le voyou avait du panache, il voyait loin, il avait l'arnaque à long terme, le détournement voluptueux, le scandale financier proche du priapisme, pas question de débander, l'acte bref , connait pas. Nous avions Chalandon, les avions renifleurs (c'est sous Giscard, c'est vrai ..) , la Villette, mille arnaques profitables qui pouvaient rapporter mais ne mettaient pas la planète en perdition... Et puis ces braves gens travaillaient pour eux et pour les leurs, sacrifiant ainsi à cet esprit de famille qui fait tant défaut aujourd'hui. L'énarque qui ce jour nous gouverne n'est pas un humaniste... Pompidou sous le règne duquel furent commises mille arnaques plus savoureuses les unes que les autres était à sa manière (la pire...) un humaniste, même s'il souhaitait bétonner tout Paris pour rouler en S.M. clop au bec à fond la caisse... L'énarque d'aujourd'hui, dès qu'il fait dans la politique, est de facto un gagne petit. Il croit rouler pour lui, mais comme le cadre à qui son patron "bourre le mou" en lui faisant croire qu'ils sont des alliés objectifs il n'est, comme en chimie, que le catalyseur d'opérations qui le dépassent... Bien sûr les postes qu'il occupe sont bien rémunérés, mais ce n'est rien au regard de ce que gagnent ceux pour qui il roule... Alors quoi? l'illusion du pouvoir ? Ce n'est pas impossible. Moins les hommes politiques ont de pouvoir, plus "ceux qui ont l'argent" peuvent les manipuler en les grattant là où ça les démange. Car, en tout état de cause, occupés qu'ils sont à faire de la politique, ils 'nont pas le temps ( ni peut-être l'énergie ou le "talent..." de faire autant d'argent que que ceux qui font ça à plein temps...

Le problème , c'est que, s'étant mis au service , moins du "grand capital " que des très grands pollueurs" ( il semblerait que ce soient les mêmes ...) il participent à la grande braderie écologique. Produisons, produisons, et tout ce qui s'en suit, on connait maintenant les effets...

Ce sont eux qui ont envisagé il y a peu de réduire les crédits de la recherche... La république, on s'en souvient, n'a pas besoin de savants... Ces gougnafiers à particules ou ces prétendus gens d'en bas sont définitivement aussi cons que les plus obtus sans-culotte...

Très curieusement, ces gens ont des enfants... ( ils font même partie de ceux qui en font beaucoup , le regretté Gaimard qu'il fallait bien loger et loger bien, en fut la preuve) Que s'imaginent-t-ils ? Que les gosses de riches dans vingt ans seront moins sujets aux cancers que les chiards des pauvres ? Qu'ils auront le temps, avant l'apocalypse, de construire une bulle sous laquelle ils vivront , aussi simplement qu'on envoie ses enfants dans des écoles privées... Mais non , vous vous trompez, quand bien même vous auriez tout le fric du monde, la nature que vous méprisez en la maltraitant pour une poignée de dollars ou maintenant d'euros, la nature tuera vos enfants autant que ceux des pauvres. L'ultra-violet est démocrate, le rayon gamma égalitaire... Les voyous d'autrefois protégeaient leurs enfants . Technocrates d'aujourd'hui, parents indignes, vous vous en foutez de vos lardons ou mieux encore, vous n'avez pas compris.... Ce n'est pas bien grave en soi, car le soleil les brulera, à Passy comme il brulera les pauvres à la Courneuve... vous n'avez même pas pigé ça... Votre mépris des scientifiques fait qu'ils ne pourront même pas mettre au point les moyens techniques de sauver votre vile engeance. Les fruits de vos saillies mourront de votre bêtise...

Voyant ça, j'ai d'un coup la fibre imprécatrice,
l'hexasyllabe pointe :

Rodeurs de ministères, petits rats du pouvoir, le sarcome vous guette et guette vos enfants...Le tsunami un jour ravagera Deauville.La tempête future enverra en enfer votre progéniture.

Or donc, Méditons...

19 octobre, 2005

Un succédané de Vialatte, un ersatz de Art Buchwald

Philippe Meyer tous les samedis matin...

Mon chien qui est un chien de goût hurle à la mort dès le générique car il préfère avec raison la version originale du Tic-Toc -Choc ou (les) Maillotins au clavecin...

Philippe Meyer, c'est le Art Buchwald du pauvre, ce qui n'est pas peu dire car Art Buchwald était à l'humour ce que mon charcutier traiteur du coin (macédoine de légumes et pieds de cochon en gelée ) est à Fauchon et Hédiard réunis...

Philippe Meyer, c'est du succédané de Vialatte, ça voudrait avoir la couleur du Vialatte, le goût du Vialatte, mais ce n'est même pas du Vialatte, ce qui en soi n'est bien grave, car Vialatte , entre nous, quoi qu'on pense ou qu'on dise, il y a quand même plus drôle...

Philippe Meyer est tellement réducteur-lamentable que lorsqu'il cite du Vialatte, on croit que c'est du Meyer... Je serai ayant-droit de Vialatte, je protesterai...

Alors Philippe Meyer c'est quoi ?
C'est le contentement de soi, l'absolue certitude d'être dépositaire d'une drôlerie endogène, d'un humour médullaire, d'un esprit naturel...

Philippe Meyer est l'une des rares créatures radiophoniques dont on peut entendre les sourires de contentement annonceurs de chacune des saillies . Les bouffons avaient des grelots, Philippe Meyer a un sourire qu' il agite violemment avant que de sortir une subtilité répétitive ( Philippe Meyer, mammifère omnivore, ) des qualificatifs ampoulés de littérature réitérative ( matutinale, pour l'exemple) et quelques tournures soigneusement élégantes (passé surcomposé, entre-autres) ...

Philippe Meyer parle actuellement de chansons françaises. Il a concocté un concept qui serait une sorte d'exercie d'anthropologie minimale de la musique , d'analyse pseudo- structurale de la chansonnette, ainsi qu'un tribunal de l'intelligence chansonnière dont il serait le juge et le procureur autoproclamés...
Au début on a pu trouver ça drôle... Quatre ou cinq ans après cela devient insupportable. Car, comme celui de son compère Lodéon, le fond de commerce de Meyer n'est plus de première fraîcheur... Ca sent la ragougnasse, le propos faisandé, le rabachage de date-limite....

Où êtes- vous, Jean-Christophe Averty où même Jean-François Kahn ?

J'ai failli, un moment, avoir à son égard une tentation compassionnelle... Jusqu'à ce que je reconnaisse définitivement qu'en fait Philippe Meyer n'est dans l'ordre :
qu'un imbécile sonore ,
un prétentieux bavard,
un érudit de pacotille,
un cuistre,
une nuisance radiophonique ,
un miasme hertzien...

Il a eu quelques temps un équivalent qui le suivait dans la tranche horaire de France inter du dimanche matin, il a, Dieu merci, disparu...

Meyer c'est comme Amédée , comment s'en débarasser ?

15 octobre, 2005

E la Nave va ...

Je suis un peu perplexe.

Les employés de la SNCM ont arrété la grêve. Galopin de Villezoo et ses acolytes ont gagné. Caltez prolos, y a plus rien à voir. Non seulement vous reprenez le boulot, bien obligés que vous êtes, mais en plus on va vous le faire payer et au prix fort, l'affront... D'abord: pas un rond pour vos journées de grêve , comme ça vous ne serez par tentés d'acheter des actions au moment de la privatisation... Deuxièmement on va, comme pendant la première guerre "décimer", un sur dix que ça veut dire pour ceux qui n'auraient pas fait de latin... Un sur dix qui n'aura plus de boulot, plus de thune, plus grand chose, à dire vrai... Et décimer ce n'est qu'une image, la purge va être plus radicale, sans doute. Certains, je les entends déjà car je les ai déjà entendus diront, "Ca devait arriver", "Il y avait des abus", "Ce n'était plus rentable"....et de présenter les "repreneurs" non pas comme les rapaces qui guettaient leur proies depuis un moment, mais comme des sauveurs... Profession : Sauveur d'entreprise... SAPEUR oui !

Mais une chose me laisse rêveur. Comment les syndicats qui devaient quand même bien imaginer que la menace du dépôt de bilan planait sur le conflit, comment ont-ils pu ne pas la prendre en compte plus tôt et trouver une autre stratégie que celle de la grande débine finale...

Il y a sans doute des choses qui m'échappent... Mais comme prévu, Monsieur Butler (curieusement ça veut dire "larbin" en anglais) va pouroir racheter bientôt une entreprise en perdition mais que le gouvernement aura renflouée avant de la lui céder à vil prix . Vil prix, Villepin, il y a parfois des homophonies saisissantes...

Haut les coeurs ! Haut le coeur ! c'est au choix...

12 octobre, 2005

Aujourd'hui silence radio



Vous ignorez sans doute que je n'ai pas la télévision. Vous vous en foutez et vous avez bien raison. J'écoute en revanche la radio. Et bien sachez qu'aujourd'hui je n'ai pas écouté la radio... Je me sens tous frais, tout propre... Je crois que je vais continuer. Quand le radio réveil à sonné ce matin avant que la logorrhée libérale de Sylvester ne se glisse sournoisement dans mon oreille encore chargée d'un bon sommeil, j'ai coupé tout ça... pas de musique, pas d'interview, pas d'auditeurs qui appellent ( ou plutôt qu'on appelle ) et qui croient pendant deux minutes qu'ils sont une forme de contre-pouvoir... alors qu'ils ne sont que les petits catalyseurs d'une mascarade médiatique quotidienne.


Voila, je me purge donc....

A bientôt





11 octobre, 2005

R.A.S. toujours

Mardi, un jour comme les autres...

Des morts partout dans le monde, la terre qui glisse, qui éructe, qui tue... des gens qui se décarcassent pour sauver ce qu'on peut sauver, en tirant sur un bras, une jambe qui sortent des décombres ou de la boue...

Et puis chez nous on se bat pour sauver des navires en perdition dont le trajet le plus aventureux c'est Marseille - la Corse...

Et puis chez nous on se bat aussi sur le même terrain parce que que des enflures élues ou non veulent la peau des autres pour se faire quelques sous en plus ... Je sais bien qu'entre Galopin de Villezoo, ses acolytes et un tremblement de terre de 7 1/2... y a pas photo... mais tout de même, ce n'est pa une raison parce que ça bouge au loin qu'il faut laisser nos voyoux endimanchés faire leur oeuvre...


Mais le plus merveilleux dans tous ça, si vous écoutez la radio, la chose la plus importante, celle qui fait qu'on vit pour... celle qui fait qu'on vit, tout simplement... c'est la coupe du monde de foot...

Mon père qui vouait au foot, dès les années soixante, une haine salutaire et pédagogique nous disait à ce sujet ( nous savions le latin...) : " Panem et circences" ...

Les morts aujourd'hui ne sont plus dans l'arène... L'arène sert à les faire oublier...






10 octobre, 2005

Aujourd'hui R.A.S...


Aujourd'hui rien de nouveau... Ah si! 40.000 morts au Cashmeer...

Un bon français, ce matin sur une radio nationale, (honnêtement je ne sais plus laquelle) posait la question importante de savoir si on devait envoyer des sous dans un pays qui abrite autant de terroristes... Faudrait-il que Dieu , s'il existe, pour remettre les pendules à l'heure, envoie sur la France les sept plaies d'Egypte pour que les cons de cet acabit ferment définitivement leur claque-merde...
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Plus rigolo, (si on veut! ...)
J'apprends que le président de la plus grande association américaine pour la sauvegarde de la morale chrétienne vient d'être mis en cause par ses filles pour attouchements divers... Ah salopes! Lui qui s'est privé toute sa vie pour vous offrir chaque semaine des hosties fraiches, dans cantiques du jour et des prières sans o.g.m.... Ingrates! Il vous a tripotées ? Un peu violées aussi sans doute ? Seriez-vous plus fières (leur demande un bloger pervers et américain) d'un père qui aurait pratiqué la sodomie avec un autre homme, adulte consentant ? Ah non mais !

Ah, pendant que j'y suis, je ne suis pas responsable, vous vous en doutez , de la pub qui s'affiche dans la fenêtre au dessus... je vous dit ça car au moment où je vous écris apparaît dans la lucarne un mot fort obscène ("Loi Robien" ) dont je ne voudrais pas que vous imaginiez que je puisse l'avoir écrit ou même simplement le lire sans frémir...

08 octobre, 2005

Un peu d'Europe ce soir !

Faut-il élargir l'Europe ?

Bien sûr qu'il faut, à condition, bien entendu, de n'y faire entrer que les moins cons...

Une chose est amusante , c' est ce terme d'"élargir". Pourquoi ne pas l'" agrandir" ? Et bien tout simplement parce que selon la représentation géographique eurocentrique qui est la nôtre l'agrandir désormais ne pourrait se faire sans imaginer de l'augmenter en "hauteur"... au risque, puisque le nord est intégré depuis longtemps, de devoir regarder vers "le bas" vers d'autres rives, entr'autres méditerratéennes... Pour nos penseurs, l'élargissement est négociable (même si la Turquie les emmerde), l'agrandissement incontrôlable...

Je suis frappé par le fait que cet empire romain qui nous étonne encore et dont les emblèmes furent parfois hélas repris par des garants autoproclamés de l'orthodoxie occidentale n'avait pas
autant de crainte. L'empire d'Hadrien s'étendait de l'Ecosse à l'actuel Afghanistan, des "Colonnes d'Hercule au détroit d'Ormuz... Et à cette époque de l'empire, tous les habitants de l'empire étaient de fait citoyens romains...

De quoi avez vous peur ? de perdre votre identité ? Si c'est cela, c'est que votre identité n'est pas très forte, que vous êtes un peu "maillon faible" de ce coté-là... Il n'est donc pas bien grave que vous la perdiez, puisque vous n'en avez pas... Pour ce qui est des frontières... mais n'avez-vous pas compris qu'il n'y a plus de frontières pour la pensée... rien, nothing, nichts, nada, kloum...

06 octobre, 2005

Sarko a la migraine...

Not to-night...

Depuis qu’il a révélé à la presse qu’il était migraineux, Sarko en a profité pour se faire porter pâle lors du dernier conseil des ministres. Je voudrais bien savoir comment ça se passe. Est-ce que le Ministre indisposé produit comme tout un chacun un certificat médical ou au moins un mot d‘excuse... Est-ce qu’il est soumis à son domicile, sur son lit de douleur, à un contrôle de la "Sécu" comme le moindre profiteur potentiel de ces indemnités qui grèvent le budget... Est-ce que ses heures d’absence lui sont retirées de ses indemnités ?

Il pourrait, puisque c’est sa spécialité, communiquer. Sur sa douleur par exemple. Va-t-il régulièrement à la selle ? A-t-il fait venir S.O.S Médecin, est-il allé chez son référent avant d'aller chez son migrainologue.... A-t-il bien laissé un euro de pourliche pour la Sécu chez ce dernier. A-t-il bien demandé à son pharmacien un "Ibuprofène" Générique... bref un peu de pédagogie citoyenne....

Est-il vraiment malade comme notre président ou bien est-ce une façon de dire à Chirac ou à Galopin de Villezoo : "Cause à mon cul ma tête est malade"....

A moins que ce ne soient les cornes qui comme les dents des enfants poussent et peinent à poindre....

Avez-vous lu Orhan Pamuk ?

Connaissez-vous Istanbul ? Vous êtes-vous promené du coté d’Aksaraÿ, de Karaköy, de Péra, avez-vous gravi la colline sur la Corne d’or pour vous reposer un moment dans le jardin de la maison de Pierre Loti ? Oui sans doute. Mais avez-vous remarqué que la petite mosquée qui jouxte le palais de Dolmabaçe ressemble étonnamment avec ses consoles retournées à une église baroque, que la tour de Galata est bien génoise pour être honnêtement ottomane, que les remparts de briques rouges ont un vieux parfum d’Italie. Avez-vous traversé le grand pont sur le Bosphore pour vous rendre à Üsküdar, qui est comme chacun sait à l’autre bout du monde : en Asie ; vous rendez-vous compte ? En-A-sie... Vous allez alors plus au sud à Ephèse dont les habitants furent harcelés jadis par les courriers de ce bon Saint Paul qu’en bon chrétien vous aimez tant... vous y verrez une petite maison où mourut votre bonne Sainte Vierge dont on a oublié qu‘elle était assez peu occidentale... Vous y verrez aussi des ruines... grecques. Plus grecques, il n’y en a qu’en Grèce et encore... D’Izmir à Trébizonde, d’Üsküdar à Gaziantep : des villes grecques partout, en ruine certes, mais grecques tout de même... ou pire encore des ruines romaines... Cette Turquie dont on veut vous faire croire qu’elle serait orientale depuis la nuit des temps est marquée dans sa pierre et dans son sol par cet occident paradigmatique que vous souhaitez à tout prix préserver en en réduisant les frontières. Ce rêve de Troie que fit Schliemann, il le fit en Turquie. Cette fameuse culture occidentale est donc née ici autant que dans le Péloponnèse... L’ignorez-vous ou faites-vous semblant ?

Et les turcs ? En connaissez-vous? Savez vous qu’ils peuvent être grand(e)s, blond(e)s, minces, aux yeux bleus ? Savez-vous que dès les années soixante-dix on pouvait rencontrer à Kesan un soldat (en garnison dans cette ville frontière, salut Müfit, si tu te reconnais !) qui comme nombre de ses amis istanboulitains parlaient un français que bien des français ne parlent pas. Il n’y a pas de raison qu’il y en ait moins aujourd’hui. Savez vous qu’à Kesan encore en 1969, quand vous tombiez en panne d’auto on vous hébergeait pendant huit jours et on vous traitait comme un roi... Savez-vous que la Turquie est une mosaïque d’ethnies riches de cultures diverses. Savez vous que les femmes françaises étaient encore sous tutelle et ne sortaient pas "en cheveux" que les femmes turques dévoilées depuis belle lurette votaient déjà depuis vingt ans dans un pays profondément laïc où le seul culte apparent est ce qui reste de celui d’Atatürk...

Alors, bien sûr : l’Islam... Ah l’Islam! ... le musulman, le vilain, le dangereux, l’arabe même s’il ne l’est pas, le nouveau bolchevique, sa bombe entre les dents, de l’anthrax plein le kéfié, du plutonium dans les babouches... et son projet sournois d’islamiser l’Europe puis l’Occident en douce, et bien entendu celui de remplacer nuitamment le coq de notre clocher par un croissant et une étoile et de vous circoncire par derrière en vous faisant réciter, la Kalachnikof sur la gorge, la Sourate de la Vache... Avez-vous déjà fêté Novruz dans le Kurdistan avec des amis kurdes, pris une cuite à Ankara, à Marmaris ou sur les bords du lac de Van avec des amis turcs ? On peut avoir des amis turcs et des amis kurdes sans vergogne. Avez-vous, selon vos goûts, fait des folies de vos corps avec des turcs de l’un ou de l’autre sexe ? Savez-vous que Zeki Müren, la plus grande star de la chanson turque, est non seulement un chanteur admirable mais aussi l’un des plus anciens et des plus courageux travestis du monde et ce ouvertement, sans problème, et que c' est sans doute désormais et depuis quelques jours plus facile d’être homo à Istanbul qu’à Varsovie. L’Islam très soufi des turcs pourrait donner des leçons de tolérance à bien des pensionnaires du Vatican et à leurs épigones...

Savez-vous que depuis la chute du mur plus de deux cents millions de turcophones ont renoué des liens qui n’existaient plus depuis celle de l’empire ottoman, que de Baku jusqu’à la frontière chinoise on peut parler turc... et que cela vaut peut-être le coup d’y réfléchir... Mais il se trouve que nos amis libéraux professionnels n’ont pas compris que du Bosphore au Karakoram il y avait un marché... Tant pis.... Tant mieux...

Oui je sais, je n’ai pas parlé des Arméniens. Un peu de patience. Laissons lui le temps. Combien en avons nous mis pour reconnaître la culpabilité du gouvernement de Vichy ? Et ne vient-on pas a contrario de faire à l’Assemblée Nationale l’apologie des vertus civilisatrices de la colonisation française au Maghreb ?

Pour ce qui est des droits de l’homme, effectivement il y a encore à revoir... Néanmoins, des progrès ont été faits qu’il serait idiot de nier . Mais si les droits de l’homme, ça consiste à avoir celui de cramer à Paris avec ses enfants dans un hôtel insalubre parce qu’on est noir, de perdre son job parce qu’une entreprise florissante licencie, et mille autres joyeusetés du même tabac, on peut discourir longtemps sur la chose...

La gauche ne veut pas de la Turquie pour des raisons humanitaires. ( La droite n’en fait pas une affaire )
La droite ne veut pas de la Turquie pour des raisons qui s’apparentent au droit du sol.
( La gauche fait l’impasse sur la question).

Le plus inquiétant dans l’affaire, c’est que Chirac est pour... "naturellement", bien sûr, "forcément" aurait dit Duras.... Je ne vais pas être contre pour autant.

Et puis, enfin, avez-vous autrefois lu Pierre Loti ?

Et surtout, aujourd’hui, avez-vous lu Orhan Pamuk ?

Lisez le "Livre Noir", d’O. Pamuk, vous comprendrez que la Turquie est bien, malgré les dénégations environnantes, un pays fait d’un peuple finalement banalement européen.

Nos amis les cadres manifestent

Couplet compassionnel

Des événements récents qui se sont produits en France dans la succursale d’une fabrique mondiale d’ordinateurs ont mis en évidence la fragilité des cadres et leur avenir/devenir incertain. Ces faits attentatoires à leur intégrité les ont tellement indignés et encore plus surpris qu’ils se sont, pour certains, laissés aller à manifester avec la populace contre ce gouvernement libéral en qui ils avaient pourtant mis tous leurs espoirs libéraux...

Si j’étais grossier (et je le suis), je leur dirais : "Pauvre con, c’est bien fait pour ta gueule, te voila enfin victime de ces plans sociaux qui te chagrinaient moins quand ils réglaient le compte du hâve prolétaire... Le plan social, sous-merde encostumée que tu es, c’est comme le cancer, l’infarctus ou la dépression qui te guette, personne n’est à l’abri, ça n‘arrive pas qu‘aux autres.. La seule différence entre ton triste cas et celui du prolo, c’est que très généralement lorsque celui-ci se retrouve au chômdu, sa femme, qui se souvient d’en avoir vu bien d’autres, le soutient ; tout le monde, en revanche, sait que lorsque le cadre est lourdé, bobonne se barre au plus vite avec le collègue encore opérationnel, oubliant, pauvre conne permanentée en 4X4, qu’il est, lui aussi, en sursis. Tu t’es cru, parce qu’on te l’a rabaché, partie de l’élite, aimé de ton cher patron dont tu souhaitais néanmoins en bon "battant", prendre la place à la faveur de son moindre check-up trop chargé en cholestérol, tu t’es cru indispensable, inamovible, invirable. Tu t’es endetté pour jouir et pour paraître, golf pour ta pomme, fitness pour madame, Akadomia pour tes chiards qui sont encore plus cons que toi au point qu’il te faut raquer pour les sauver de la mouise... Tu t’es cru, tu as cru, tu les as cru... C’est trop tard... "Monter ta boîte" comme on disait il y a encore quelques temps ? Tu n’y penses pas, il n’est pas un seul banquier qui te prêtera maintenant la moindre thune... (on ne prête rien à un "loser") d’autant moins que tu lui en dois de la thune, et pas qu’un peu... Pas le plus modeste " Fond de pensions" pour racheter ton incompétence, tu auras même du mal à trouver des comparses pour monter une tontine... Tout ça parce que des sous-développés en jodhpurs ont entrepris sans prévenir de te tondre le cashmeer sur le dos, formés par tes amis libéraux d’Amérique pour le plus grands profits de ces derniers et qui, pour leur part, s’en tireront encore pendant quelque temps, celui au moins de te voir crever la gueule ouverte. Pauvre cadre, tu serais presque pathétique si on ignorait qui tu es, à savoir l‘objet de la justice immanente... Il te restera, une fois que tu auras vendu à perte ton pavillon Kauffman&Broad, cédé à vil prix ton Audi, renoncé à tes week-ends, à tes vacances en pays émergents au risque des tsunamis, il te restera donc à t’inscrire à Lutte Ouvrière ou à la L.C.R.; si tu possèdes encore un de ces jeans de chez Colette que tu t’étais offerts au temps de ta splendeur, prends en soin, tu pourras le mettre pour manifester, on ne voit pas la différence... Tu peux aussi, ça se fait, hélas, prendre ton flingue, trucider tous les tiens et te faire la peau enfin... Mais ça je n’y crois pas vraiment et le souhaite encore moins ; je crois plutôt que tu vas en chier un maximum... Tu te voyais en Messier... Tu rêvais de "golden parachute" ? Pas de parachute du tout : tu tombes sur le cul... J’espère seulement que, comme en Allemagne dans les années trente, la crise et ta chute ne te feront pas plus fasciste que tu n’es..."

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