20 novembre, 2009

katastrophe !

Actuellement déconnecté
Vous retrouve au plus vite !

16 novembre, 2009

Un jour de rien...

Y a des jours comme ça ! Des jours de rien. Des jours où même ce qui pourrait énerver énerve peu. Des jours à rayer du calendrier pour cause de rien.
Tiens, l'autre jour on demandait aux gens "Vous souvenez-vous de ce que vous faisiez le 9 novembre 1989 ?". Jamais on ne demandera aux gens : "Vous souvenez-vous de ce que vous faisiez le 16 novembre 2009", sauf si ça relève du personnel, de l'intime !
Pragmatique/professionnel :
- C'est le jour où j'ai signé mon CDI
- C'est le jour où j'ai été licencié
Romantique :
- C'est le jour où je lui ai dit que je l'aimais
- C'est le jour où il ou elle m'a dit qu'il ou elle m'aimait
- C'est le jour où on s'est dit qu'on s'aimait
Tragique :
- C'est le jour où on s'est quittés
- C'est le jour où untel est mort
Cul :
- C'est le jour où on s'est envoyés en l'air pour la première fois

Bref, rien d'extraordinaire ...

Sauf que, à raison de quelques milliards de terriens sur terre, il y a de fortes chances que ces événements qui semblent si individuels soient, au bout du compte en les cumulant par catégories, remarquablement universels...


15 novembre, 2009

Alfredo Arias - Tangos et Tatouage -

Offrez-vous une soirée Arias
au Théâtre du Rond-Point !

(ou qu'on ne vienne jamais me dire que j'aime jamais rien !)
à 18h30 - Trois Tangos
et à 20h30 - Tatouage
Soit : deux (excellents) spectacles musicaux
(Nous avons Polo et moi fait ça hier soir)

Ok, je suis un peu un fan... et ce depuis "Luxe" au Festival d'Automne, en 1972 (ou 1973 sans doute...)
D'accord ! ça ne nous rajeunit pas, direz-vous...
Et bien justement si, ça rajeunit à chaque fois parce que c'est toujours aussi inventif, savoureux, drôle, émouvant et grave, c'est à dire tout simplement poétique.

Arias est le seul qui sait me fait rire d'un oeil tout en pleurant de l'autre...

-Trois tangos-

Ce sont trois mini-opéras qui racontent trois histoires traitant chacune à sa manière, chacune à une époque et dans trois styles musicaux différents et autant d'avatars du tango, l' "alliance objective" et inévitable d'Eros et de Thanatos par l'éternel trio la Femme le Mari l'Amant, ou en bref, comment se débarrasser de l'Importun cocu !
Un "truchement" nous lit l'argument simplifié de ces trois histoires qui sont chantées, la première en espagnol, la seconde en italien, la dernière en français. En ouverture de chaque séquence, un couple danse à la perfection trois sublimes tangos.
Il ne s'agit en aucune manière d'un spectacle "revival" mais juste un peu référencé et tous ceux qui ont vécu à Paris dans les années 70 entre la Mouff' et le Flore reconnaîtront dans le dernier tableau du triptyque un personnage synchrétique, mélange de l'inoubliable "Cui-cui" et de l'"Homme au rat" qui hantaient à l'époque les terrasses de Saint-Germain des Près autant que celles de la Contrescarpe. C'est musicalement excellent et fort bien arrangé

- Tatouage -

Arias renoue avec ses fresques argentines, Mortadella et Un Faust Argentin et un genre qu'il maîtrise totalement depuis toujours, celui de la revue de Music-Hall. Rien d'autobiographique ici (encore que...). C'est l'histoire de Miguel de Molina chanteur espagnol victime du franquisme pour homosexualité galopante qui fut accueilli (voire recueilli) par Eva Péron. Et c'est là qu'Arias montre son génie. Il fait de cette histoire triste et intime d'exilé (comme lui) un roman picaresque et avec très peu de moyens un spectacle hollywoodien... Les chansons sont des standards du siècle dernier. C'est tendre, c'est dur, (vous verrez même que c'est "vache" !) c'est marrant, c'est triste...

Maintenant, pourquoi ça marche ? et aussi bien...
Tout d'abord parce que c'est bien écrit, bien construit et remarquablement mis-en-scène avec trois fois rien. Ensuite parce que Arias a le chic pour dégoter des talents invraisemblables. La production est ici entièrement argentine. Ils savent, à l'américaine, tout faire... Ils chantent (très, mais vraiment très) bien, ils dansent tout aussi bien, ils sont polyglottes avec juste ce qu'il faut d'accent pour l'exotisme, ils sont d'une grâce, d'une élégance rare, d'une précision gestuelle ébouriffante, d'une inégalable présence sur scène et ils ont ce que j'appelle "la pêche argentine", une énergie sans cesse contenue, maîtrisée et une santé inaltérable car ils enchaînent chaque soir les deux spectacles. Si vous ajoutez à cela que c'est réglé comme du papier à musique...
Et puis il y a Arias lui-même sur scène. C'est vrai c'est toujours un peu pareil, mais, l'âge venant, Arias, excusez du peu, c'est le grand, l'immense Totò qu'il rappelle ici et maintenant...

Et puis aussi ou enfin, on se dit en sortant, Polo et moi, musiciens que nous sommes, qu'un homme qui aime autant, fortement, évidemment la musique, ne peut pas être un mauvais homme !

Alors, générique (partiel ) !

Sandra Guida
Alejandra Radano
Carlos Casella
Marcos Montes

et pour les tangos
Maria Filali
Jorge Rodriguez

musique originale pour "Trois Tangos"
Axel Krygier

ils ont tous peu ou prou un site

Récatonpilu !
(comme aurait dit Jean Tardieu à qui la salle est dédiée)

C'est à la Salle Jean Tardieu
du
Théâtre du
Rond-Point

Ne traînez pas, la salle n'est pas très grande
et ça se termine le 31 décembre !


résa au : 01 44 95 98 21
ou
http://www.theatredurondpoint.fr/
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Il y a une troisième pièce qui s'appelle
"Cabaret Brecht Tango Boradway "
mais je ne l'ai pas vue.
C'est pas une raison pour ne pas la voir !

13 novembre, 2009

Epopée ! Il y était aussi

Lorsque le mur tomba
Bien sûr, il était là

Tien an Men, c'est trop beau !
C'est lui sur la photo.*

La mission Apollo
L'aurait trouvé là-haut...

En mai soixante-huit
Il passait là, (mais vite)

Oui, les Accords d'Evian,
On le voit les signant

C'est au Débarquement
Qu'on comprit son talent

Le traité de Versailles ?
C'est lui, vaille que vaille

Le Soldat inconnu ?
C'est lui, bien entendu !

On a perdu Sedan
Car il était absent

Sans lui Napoléon
N'aurait rien fait de bon

Qui donc pris la Bastille ?
C'est lui et sa famille

La Victoire de Rocroy ?
C'est encore lui, ma foy !

On le vit à Lépante,
Au concile de Trente.

Aux batailles de Poitiers ?
Il était chevalier !

Qui chargea à Bouvines ?
C'est lui, Bonté Divine !

Le vase de Soissons,
Il le trouva, dit-on

Il se montra épique
Aux Champs Catalauniques

Oui, il risqua sa vie
Défendant Gergovie

On dit que Dioclétien
Comptait sur son soutien

mais...

C'est aux Ides de Mars,
Clament ses détracteurs
Et mille salopards
Qu'il aurait débuté
Parmi les sénateurs...

On le vit député,
vous connaissez la suite

* merci à Olivier qui m'a donné l'idée

12 novembre, 2009

ATTENTION !


Attention !
Si on ne fait pas gaffe :
2012 Nicolas Sarkozy réélu

2017 Jean Sarkozy élu

Je déconne ? on parie ?
Vous savez très bien
que désormais, tout ça
n'est qu'une question de
"com" et des moyens
qu'on y consacre

Vous n'y croyez pas ?
Peu importe ! ils en rêvent,
possèdent les recettes,
ont le pouvoir et ces moyens...


IDENTITÉ

Serons-nous un jour tous "identiques"?
C'est probablement
le voeu, le projet de certain(s)

Réveillons nous,
bon Dieu de nom de Dieu !

Soyons, avant tout,
et que ce soit trop tard
DIFFÉRENTS !

Triste...

Je n'ai pas eu une enfance malheureuse, car j'ai été aimé, choyé.
J'ai pourtant eu une enfance triste... comprenne qui veut
Je viens de retrouver une des chansons que j'avais écrites il y a trois ans pour un recueil, pour les enfants, justement... Tous compte fait, ce n'est pas vraiment pour les enfants...

Ça s'appelle : "Maman ne veut pas"

Maman ne veut pas que je joue
Car je n'ai pas fait mes devoirs
Je pleure tout au bout du couloir,
Je pleure à me mordre les joues

J'aime bien rêver je l'avoue
Dans ma chambre quand il fait noir
Là, je me raconte le soir
Des histoires à dormir debout

Je suis distrait et j'oublie tout
Je fais des nœuds à mon mouchoir
On dit qu'il suffit de vouloir
Et que c'est simple, comme chou

Si maman parfois est à bout
C'est parce qu'elle ne peut pas voir
Que je suis près du désespoir
Mais c'est ainsi, que voulez vous...

Il y a une musique là-dessus, pas plus gaie, j'en conviens...
.

Ecclésiastique escroquerie

Dans le jardin du musée il y a des pots de terre surdimensionnés plantés d'arbustes. C'est assez joli et si on y regarde de près, si on y réfléchit, ça devient un bonzaï géant, nouveau concept s'il en est...

Mais ça me rappelle surtout un truc de quand j'étais gamin. Il y avait tous les ans en juin la fête de la paroisse, Montierneuf pour ceux qui connaissent et n'ont pas oublié. Ça se tenait généralement dans la propriété de Monsieur R. entre l' Hôpital des Champs et la voie du Paris-Bordeaux. Je me souviens que nous y allions, en famille... Mais nous étions nombreux et pas très riches... Le moindre sous donné par les parents ne pouvait en aucun cas être gâché, fut-ce pour la bonne cause, celle de l' Église... Je me souviens qu'une année il y avait parmi les pêches à la ligne, les jeux de massacre, les balançoires et autres tombolas truquées une tente en forme de tipi. Un scout faisait, comme à Pigale devant un strip-tease, la retape "Entrez ! Entrez! voir le peau rouge !" Je décidai, je devais avoir cinq ans passés, d'aller le voir, l'indien, et comme un grand je payai mon entrée. Il y avait sur un tabouret un petit pot de fleur en terre vaguement peint en rouge... Je ne trouvais pas ça drôle du tout, même pas amer, mais sidéré, confus devant tant de malhonnêteté, même si je compris instantanément le pouvoir du "jeu de mots". "Qui a le droit, qui a le droit d'faire ça, à un enfant qui croit vraiment, c'que disent les grands". Ben oui Bruel t'avais raison....
Tout ça pour 20 (anciens) francs de l'époque... Fumiers de curés de charogne maudite

Éric Raoult ou le fils caché de Monsieur Prudhomme et d'Erich Honecker

Il en loupe pas une Eric Raoult, dès qu'il s'agit d'étaler son bon sens près de chez lui. Ça, c'est son coté délicieusement prudhommesque. Il s'attaque à ou plutôt attaque Marie NDiaye Prix Goncourt 2009 au prétexte qu'elle affiche un anti-sarkozysme militant qui lui a, contrairement à d'autres qui se l'étaient promis, fait quitter la France.
Là où il se plante c'est quand il veut arguer du fait qu'elle devrait la fermer parce qu'elle a reçu le Goncourt. Le Goncourt n'est pas, et quand bien même ce serait, une bourse du gouvernement français... Ce n'est pas l'ex Prix de Rome et le séjour à la Villa Médicis... C'est un prix financé par une fondation privée, avec des sous privés...
En fait, il voudrait en gros que les intellectuel(le)s français(e)s qui gagnent une réputation nationale et internationale soient soumis(e)s à un devoir de réserve... Autant dire à une censure fût-elle auto-décrétée.

Raoult fête la chute du mur à sa manière. Il regrette de toute évidence un "Comité des écrivains" à la manière de ceux des pays de l'est d'avant, du bon temps...Ça, c'est son coté merveilleusement "vintage" Honecker...

Crypto-bolchevique
, Raoult ? eh-eh !
Besson est bien devenu sarkozyste !

A moins que dans son opulente culture il n'ait confondu Rama Yade et Marie NDiaye... vous savez, ces françaises d'origines africaines, elles se ressemblent toutes un peu... elles ont des noms façon anagramme à coucher dans la savane et sont, c'est d'actualité, un peu "IDENTIQUES", non ?

11 novembre, 2009

Enfant Jésus de Michel Ange, Éros de Lysippe

Oui je sais, c'est facile... entre l'enfant Jésus de Michel-Ange de Bruges et l'Éros (de Lysippe?) d'Éphèse... Enfin moi, je disais ça, comme ça..

Il n'y a que des preuves d'amour !

Cliquer pour agrandir

10 novembre, 2009

Suite du précédent

Heureusement j'ai trouvé un autre site, un peu cul-bénit, certes,
mais sérieux et accueillant et dont les photos sont de qualité.

Cliquez pour une meilleure image

Bon, d'accord, j'avais oublié....elle tire la tronche, Marie. Faut dire, même si c'est pas n'importe qui, qu'il est un peu surdimensionné, le sacré bambin... Et puis comme tout enfant, il ne supporte pas qu'on ne s'occupe pas de lui et il fait rien que l'empêcher de lire... au point qu'elle a, de lassitude, fermé le livre qu'elle tient dans sa main droite, sans même du doigt marquer la page. Normal, Marie c'est le paradigme du renoncement... elle sait déjà et ça se voit.

Michel Ange était malgré ses arrangements nécessaires avec les proportions, un sculpteur réaliste... Une scène religieuse ? Des clous ! une scène de genre, familiale, intimiste. Et si c'était tout autant, dans un projet catéchétique, pour bien marquer le fait que si Dieu s'était "fait homme", il fallait d'évidence qu'il fut aussi enfant... Notez qu'il est debout, hors de son giron, déjà presque autonome et qu'elle le retient de sa main gauche un peu crispée tandis qu'il serre encore et si gentiment de sa main gauche aussi, un pan, un pli de sa robe ou sa cuisse en dessous... Notons que ce sont leurs mains gauches, celles du coté du coeur qui s'accrochent et retiennent....
"Humains, forcément humains !", aurait dit qui vous savez...

En attendant, alors, ils sont pas beaux, tous les deux ? Elle, grave et mélancolique comme une jeune patricienne romaine, et lui charmant comme Éros en personne...
"Dieu est Amour ! " N'est-ce pas la devise des chrétiens... Michel Ange avait tout compris...

Ah les cons, parfois ! Ou "Que la Vierge leur pardonne !

Je cherche à l'instant parce que je ne l'ai plus totalement en mémoire une photo de la "Vierge à l'Enfant" de Michel Ange qui se trouve dans l'église Notre Dame de Bruges.
Je tombe sur ce site où je puis la contempler mais où l'on me traite d'emblée de pirate potentiel, de forban dans le placard, bref, d'escroc en puissance, avant de tenter de me racketter d'un euro et demi pour contempler ce qui est gratos ailleurs!
tenez, une fois cliqué sur le lien, cliquez sur la photo
de la vierge en question pour l'agrandir un peu.
C'est de surcroît un site destiné aux touristes...
J'aime sincèrement beaucoup la Belgique et nos amis les belges (flamands, wallons, teutons, je m'en tape, c'est leur problème) mais il y a des jours où je me dis que toutes tendances confondues, tout de même...

Un truc à avaler de travers son waterzoï de lapin, spécialité du lieu...

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