26 octobre, 2012

Munch / carton

Ce qui est extra-ordinaire, et jamais ou très rarement dit, c'est que "Le cri" de Munch dans ses divers avatars, n'est techniquement qu'un lamentable tambouillage sur un petit bout de carton... C'est ça le génie !!!

2 commentaires:

daniel a dit…

C'est ce qui s'appelle "Faire un carton" au double sens du terme !
A ma connaissance, il n'est jamais dit qu'effectivement ce cri est dessiné sur un bout de bois ou de carton et qu'il est de fabrication assez modeste, assez "sobre"...
Je ai expérimenté cette simplicité un jour de désespoir existentiel où la première image qui m'est venue a été celle du cri de Munch (celle que tu mets en image ici, il y a plusieurs versions je crois).
Image que j'ai sans aucun problème immédiatement traduite sur papier avec deux trois craies de couleur. Mon dessin faisant autant d'effet que celui de Munch.
Mais Munch a le génie de l'antériorité, de la simplicité, de l'efficacité ! De la création !
J'ai longtemps cru que le cri émanait du personnage principal sur le pont. Parce qu'il ouvre la bouche...
Pas du tout !
Le cri, c'est le cri de ce qui entoure le personnage qui se bouche les oreilles pour ne pas entendre!
Le cri est celui de la vie qui devient insupportable à Munch.
Enfin à Munch (je présume que ce tableau est autobiographique) ou au personnage représenté...
Et le personnage n'a de son coté que l'expression d'un hurlement muet, au bord du parapet.
C'est comme un cri à la fois intérieur et aussi intériorisé, muet, incapable de sortir, de faire sens, expression impossible, impossible soulagement.
ça serait presque une impossibilité de hurler. Totale.
Un peu comme Fritz Zorn n'avait d'autre "choix" évident que mourir de son cancer si attendu, si "bienvenu". La vie impossible incarnée.
Ici l'impossible cri de la douleur pourtant ressentie.
Bon j'arrête là mes exégèses à deux balles et supputations incontrôlées !

P. P. Lemoqeur a dit…

"Mais Munch a le génie de l'antériorité, de la simplicité, de l'efficacité ! De la création !", dis-tu... Mais partant, on n'écrit plus de fugues, de romans, de poèmes, on ne peint plus non plus....
L'antériorité est hors de question puisque le propre (l'un des "propres ") du chef d'œuvre est d'être hors du temps, c'est à dire éternel, sans fin dans un monde "fini"...
Sujet de bac, vous avez trois heures...

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