15 juin, 2013

Littérature et pragmatisme

Entendu avant-hier je crois, sur France Inter François Guérif, éditeur de romans noirs et de polars. Il raconte cette chose extraordinaire. Il y a des polars américains qui figurent dans des bibliographies exhaustives mais dont les textes, les objets-livres ont définitivement disparu, ne restent que leurs titres et leurs éditeurs du moment . La raison de cette disparition est étonnante. Ces vrais romans de gare, étaient destinés à être lus pendant les transports, mais le plus bizarre c'est que les lecteurs une fois une page lue, l'arrachaient du bouquin et la jetaient. Pragmatisme quand tu nous tiens...

2 commentaires:

daniel a dit…

J'avais une amie qui faisait comme ça avec les livres : elle en lisait la moitié, déchirait le bouquin en deux, donnait la première moitié à sa copine, puis une fois fini l'autre moitié, elle la donnait également à nouveau à sa copine.
La plupart des livres dans sa bibliothèque (surtout des polards) étaient coupés-déchirés en deux !

P. P. Lemoqeur a dit…

Ok, mais elle ne jetait rien, elle partageait. Je fais pareil avec mon Pölo. Dans Le métro, nous partageons les gratuits en deux, si le trajet est assez long on se refile nos moitiés, ce qui, entre nous est vite fait...
Ce qui serait intéressant dans le cas de ta copine et de la sienne, c'est que l'échange soit symétrique avec deux bouquins différents. Je te refile la moitié de mon Proust tu me largues la moitié de ton Céline... Au terminus on se fâche !

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