24 mars, 2009

Vive Thierry Morin ! ou Laurence Parisot, la Boccolini du Cac 40

Ah ! les salauds... Ils sont extraordinaires, épatants, renversants, les nouveaux "La Pudeur" du libéralisme moralisé. Il y a encore quelques mois, avant d'en devenir les plus outragés contempteurs, ils les vantaient, les stock-options, les golden chars à putes ! Souvenez-vous ! C'était le signe de la réussite, l'incitation au projet personnel de rêve, au plan de carrière faramineux, bref, mieux que la Rolex avant cinquante ans, le paradigme de la bienfaisance libérale appliquée !

Et puis d'un seul coup d'un seul, voila-t-y pas qu' à la défaveur de la Crise, la Morale s'installe, et vous savez qui est sa grande prêtresse à la Morale qui s'installe ? Laurence ! Oui, je rigole pas, pas Christine, non, Laurence elle-même ! Parisot fait la morale à Thierry Morin qui tente de prendre l'oseille avant de se tirer....

Mais voyez-vous, c'est que c'est un truc à me le rendre sympathique, le Morin, malgré sa gueule de killer péremptoire, de cadre endimanché, sa mine de plan social, de faiseur patenté de chômeurs à la chaîne ! Car celle qui il y encore quelques jours refusait de s'immiscer dans ces sordides histoires d'argent crie, des trémolos dans la voix, haro sur le Morin. 3 millions, c'est peanut, roupie de sansonnet ! au regard de ce que d'autres pas forcément plus méritants ont crânement touché avant la crise et j'en viens à me demander si ce gagne-petit de la prime au départ, n'est pas, pour d'obscures raisons dont son moindre appétit, l'aubaine, la victime idéale et peu coûteuse d'un rituel expiatoire destiné à masquer le projet de pérennisation du système...

Tirez-tous
sur Morin ! vous vous referez une virginité sociale humaniste et pendant ce temps-là vous pourrez tout en criant "Au voleur !" continuer en douce d'organiser le pillage.

Comme dans le "Maillon Faible", il leur faut sacrifer l'un des leurs pour sauver le reste du groupe... Après Morin, à qui le tour ?
Parisot, c'est la Boccolini du Cac 40.


2 commentaires:

Olivier Autissier a dit…

Bravo !
Du grand PP :)

Anonyme a dit…

les guignols, hier soir ont dit exactement la même chose que toi, Morin comme bouc émissaire, avec M. Sylvestre de la Word Company qui s'indignait du cas Terry Maureen, PPD lui demande s'il parle du français Morin, l'autre répond que non, qu'ils ont aussi un Maureen au USA qui fait tout capoter la moralisation du capitalisme qu'était si bien engagée, etc.., il ajoute qu'il en faut un dans chaque pays, que les mexicains ont Terrino Morinos, les japonais Terriyaki Morinuyuka etc...
Bisous
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