30 juin, 2007

L'escroquerie citoyenne... ou : Ah ! la salope ! doit-on penser chez Peugeot...

Vous avez vu ? cette nana qui travaillait aux services financiers de chez Peugeot et qui leur a carotté 20 millions d'euro en cinq ans ? 20 millions... en cinq ans... ( moi quand je paume vingt euro, je m'en aperçois tout de go et je passe - je ne suis sans doute pas le seul - deux plombes à retourner mes fouilles pour les retrouver...) Pour Peugeot qui est bien emmerdé, c'est peanuts puisqu'en haut lieu, on ne s'en est même pas aperçu... L'escroque s'est perdue toute seule et vous savez ce qui l'a fait plonger, la cyber-comptable ? Le goût de la réussite. Le mirage de l'executive-woman. En français : l'envie de "devenir patronne"... elle aussi, "chef d'entreprise", de faire chier à son tour des employés, bref, un vrai projet libéral...

Au lieu de se barrer avec le magot pour aller ne plus rien foutre aux antipodes, non, elle a voulu investir, réaliser son rêve de domination... Quand on sait le boulot que ça prend à la maffia pour blanchir son fric, on est en droit de se demander si elle ne rêvait pas un peu la petite voleuse, égarée dans son projet de respectabilité... Elle s'est fait gauler connement pour une question de prêt bancaire mais aussi de train de vie...

J'ai généralement plutôt de la sympathie pour les bandits qui volent les riches (ça fait de la bonne littérature populaire, Robin des Bois, Mandrin, Cartouche ), mais là, vraiment, de la sympathie ? Aucune, car elle n'avait pas choisi n'importe quoi, l'aspirante Parisot-Lagarde, pour se lancer dans le biznès, elle avait choisi l'hôtellerie, le plus grand univers moyenâgeux "entreprenorial" en France...
Ah, la salope !
doit-on, néanmoins et selon la formule désormais consacrée,
penser chez Peugeot...
Moi je serais son avocat, pour assurer sa défense, je dirais qu'elle voulait créer des emplois, s'inscrire dans le grand renouveau sarkozien, faire baisser le taux de chômage, produire des richesses, de la TVA, bref, qu'ayant été prise dans ce grand tourbillon libéral qui l'avait un peu dépassée, elle avait, dans sa hâte-expression de son dynamisme-confondu emprunt et détournement, mais que malgré tout elle avait de toute évidence, l'escroquerie citoyenne...
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depuis Rome

Ca ne va peut-être pas vous paraître important, d'ailleurs ça ne l'est pas vraiment mais ce n'est pas une raison, nous sommes cette année en 2760 ab Urbe condita .

Shakuhachi

Il y a des musiques "extra-européennes" que leur profonde altérité rend, quoique certains prétendent, parfaitement impénétrables, tant nous sommes habitués dans nos musiques occidentales au principe "tension/catharsis" qu'elles ignorent. Et puis il y a des musiques qui passent à travers ces filtres culturels. C'est le cas de la musique japonaise pour shakuhachi. Je viens de retrouver un cd dont j'avais oublié que je le possédais. Il s'agit du tome II des oeuvres traditionnelles shakuhachi par l'un de ses plus célèbres interprètes Katsuya Yokoyama. Je vous dirai simplement qu'il n'y a pas besoin forcément d'un grand orchestre symphonique pour tournebouler l'auditoire... un simple morceau de roseau percé de cinq trous suffit pour vous chanter le chant du monde...(même si les musiciens se mettent- parfois- un panier sur la tête pour mieux s'en isoler...)
à écouter sur :
http://www.komuso.com/albums/Katsuya_Yokoyama_Plays_Shakuhachi_-_2.html
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29 juin, 2007

Les vacheries de Golda ou la pensée du jour


En voici une très fine trouvée sur plusieurs sites :
"Don't be so humble - you are not that great..."
aurait-elle asséné en public à un diplomate qui la gonflait par sa fausse modestie...
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Patrick Devedjian, interjections et noms d'oiseaux

Patrick Devedjian, Président des Hauts de Seine, Secrétaire Général de l'UMP, traite indirectement mais devant les caméras Anne-Marie Comparini, Présidente de la Région Rhône Alpe et fidèle de Bayrou, de "salope". La séquence est brève et dans les propos de Monsieur Devedjian, c'est le mot le plus clairement énoncé.... Pas d'erreur, donc...
Coincé, Devedjian, s'indigne d'abord de ce qu'on diffuse des propos privés... filmés en plan américain, c'est à dire de près, au beau milieu de ce qui semble être la place du Palais Bourbon et pas dans son boudoir... puis il s'excuse, en parlant d'une "interjection déplacée". Il ignore, bien qu'il soit avocat, le sens de certains mots.
Voyons, voyons, dans mon dictionnaire de poche (on ne va pas ouvrir le Robert pour un mot d'un politicard ), le mot "interjection" : Mot invariable qui exprime un ordre, un sentiment : " bof ! ah! ouf ! ciel! hélas !
Et oui, hélas ! Car "Salope" (même sous la forme majorée "cette salope!" et en dépit du point d'exclamation) n'est pas une interjection, mais un nom commun féminin ; c'est aussi et surtout une injure sexiste de surcroît, même si elle n'est pas dite de manière interpellative ("va donc, eh, salope !") ... Il s'agit donc bien de ce qu'on appelle un "nom d'oiseau" le mot salope venant sans doute de sale "hoppe" (avatar du mot huppe) oiseau réputé être particulièrement crade...

Il paraît que l'injure salit d'abord celui qui la profère...

La salope furibarde réclame donc des excuses publiques (il lui en aurait fait en privé) ! non mais, elle se touche ou quoi, la fendue ?

Voir la vidéo en cliquant sur :
http://www.lemonde.fr/web/video/0,47-0@2-3224,54-929433,0.html
vous noterez à l'occasion outre l'élégance désormais proverbiale de Devedjian, celle particulièrement remarquable du personnage central (qui est-ce, au fait ce plouc graveleux visiblement subjugué par son poulain ?) qui lui présente en bavant, excité comme une puce, celui qui a battu Madame Comparini...

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28 juin, 2007

Sales bêtes !

Je viens de voir passer une mite. J'ai beau avoir traité mon Gouba, je crains quand même. Je n'ai rien contre les mouches, j'aime les araignées, les abeilles, guêpes et autres bourdons, mais je hais les mites autant que les blattes ! Bon ! Je vais vous en raconter une... Quand j'étais enfant, il y avait bien sûr des mites... Ma mère achetait ces petites boules de naphtaline qu'on mettait un peu partout et qui sentaient bon, j'aimais ça... J'appelais ça, en bon petit chrétien, puisque c'était censé envoyer les bestioles "ad patres ", du "Paradis" Chlorobenzène... Il a fallu que je fasse un peu de chimie organique ( deux atomes de chlore face à face sur un noyau benzénique, comme sur le schéma ci-contre, i.e : paradichlorobenzène... ) pour comprendre...
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L'enfant bombe d'afghanistan

Un gamin afghan de six ans aurait été transformé à son insu en kamikaze par des Talibans dans le but de l'envoyer se faire sauter avec le premier groupe de G.I qu'il rencontrerait sur sa piste, mais il se serait à temps aperçu de l'entourloupe... L'histoire n'est pas impossible. Il parait que les iraniens lors de la guerre contre l'Iraq envoyaient au combat des enfants, une sourate autour de la tête. Eux en revanche étaient au courant (au Coran...) de ce qui les attendait...et hélas pour eux adhéraient au projet (il y eu, rappelons-le, chez nous, la "Croisade des enfants" -vers 1200 et quelques- c'était au Moyen-Âge certes, mais ne le sont-ils pas eux aussi, dans leur Moyen-Âge ?).
On peut donc lire aujourd'hui cette histoire d'enfant-bombe sur un tas de sites plus sérieux les uns que les autres. Le problème c'est que d'un site à l'autre on retrouve un copié-collé en règle, comme s'il n'y avait qu'une seule et unique source d'information, bref un truc qui ressemble comme deux gouttes de TNT à un hoax... C'est d'autant plus idiot que, machos comme ils sont, les talibans, ils auraient plutôt choisi une fillette pour se charger de la besogne...

Je vous conseille donc d'aller visiter en cliquant ci-dessous ces sites très divers (je ne vous donne que les six premiers trouvés à l'instant) :
http://www.latribune.fr/info/Afghanistan--recrute-a-six-ans-pour-devenir-kamikaze-674-~-AP-AFGHANISTAN-TALIBANS-ENFANT-
http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=83&art_id=356458
http://info.branchez-vous.com/Monde/070626/M062624U.html
http://fr.news.yahoo.com/26062007/5/afghanistan-recrute-six-ans-pour-devenir-kamikaze.html
http://www.radioactif.com/nouvelles/nouvelle-afghanistan_recrute_six_ans-21428-12.html
http://www.canadaeast.com/ce2/fr/article.php?articleID=158839&section=pageune
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27 juin, 2007

"La femme de César doit être irréprochable !"

En ces périodes où l'on confond dans un certain milieu politique débauche et liberté, indignité et modernité, on cite souvent cette phrase : "La femme de César doit être irréprochable" (comme si César ne devait pas l'être lui aussi...). Mais ce n'est pas exactement ce qui a été dit.

Indro Montanelli dans son admirable "Histoire de Rome" ( Éditions Mondiales, 1959 ou Livre de Poche n° 1161/1162 p.137) raconte avec sa verve habituelle, quand, pourquoi et comment la chose fut dite.

"Jules César épousa la fille de Pison après avoir régulièrement divorcé d'avec sa troisième femme Pompeia qui était sur le point d'être attaquée en justice pour outrage à la pudeur et à la religion : on l'accusait d'avoir introduit son amant Clodius déguisé en femme dans l'enceinte consacrée à la déesse Bona, dont elle était prêtresse. Le fait était réel. Clodius, jeune et bel aristocrate ambitieux et sans scrupules fréquentait la maison de César dont il admirait la politique, mais davantage encore la femme. Ce qu'on ignore, c'est que celle-ci était sa complice quand on le surprit en train de se livrer à cet acte impie. César cité comme témoin proclama l' innocence de Pompeia. Comme le juge lui demandait pourquoi, dans ce cas là il avait divorcé, il lui répondit : "Parce que la femme de César ne doit même pas être effleurée par un soupçon". Il témoigna aussi en faveur de Clodius en déclarant qu'il ne le croyait pas capable d'un geste semblable, bien qu'il se fût avéré qu'il en avait fait de bien pires etc..."

On voit donc que César, s'il n'est pas à cheval sur la morale, l'est en revanche et fortement, deux mille ans avant nous, sur "l'image", on dirait aujourd'hui la "com". Peu importe que Pompeia le trompe, cela ne doit pas être dit... Il ne divorce pas parce qu'elle l'a cocufié, mais parce que cela, et par sa légèreté, s'est su. (belle aubaine puisqu'il a décidé bien avant le scandale d'épouser une femme encore plus riche...) Il lui faut donc nier l'évidence et la réduire - comme c'est adroit - à l'état d'un soupçon qu'on dément . Il réussit... Et oui... C'est ça, être César... et l'on est bien loin aujourd'hui, qui qu'on soit, de prendre en compte pour l'apprécier, "l' effleurement du soupçon"....
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26 juin, 2007

"Le cartilage comme outil de communication" ou "Future arthrose présidentielle".

Vous avez vu ? Notre Président de notre République (LST!) grand coureur devant l'Éternel se ménagerait, en raison de son inaptitude à la course qu'il prétend pratiquer quotidiennement, des douleurs que même la poudre de perlimpinpin Phytalgic aurait du mal à apaiser s'il continuait, ne serait-ce que devant les caméras, à pratiquer sans contrôle ... Des spécialistes l'ont regardé. Mauvaise position, pieds en canard, genu valgum non corrigé, mauvais amortissement, bref, s'il fait ça tous les jours( et de cette manière) comme on tente de nous le faire croire, c'est le cartilage en capilotade, la synovie en mayonnaise, l' arthrose assurée avant terme... Heureusement pour nous et pour lui bien sûr, (la santé de notre président-LST!-est importante), il semblerait que ce jogging ne soit qu'un court moment de communication...
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Haut-lieu - Non-lieu

Ce matin un certain Jean Veil avocat de Chirac est interviouvé sur Europe. Il annonce que son client ne se présentera pas aux convocations des juges pour les affaires s'étant produites pendant ses mandats( article X alinéa Z de la Constitution, ok ! tout est prévu... ). Pour ce qui est de celles qui les ont précédés, il répondra, mais de toutes façons il y aura, affirme-t-il (un souhait aurait suffi plus qu'une affirmation...), un non-lieu. Culotté qu'il est, le "bavard", d'anticiper ainsi sur le résultat du travail des juges ! A moins qu'on l'ait déjà en haut-lieu informé de ce qu' effectivement après quelques négociations, passées, actuelles ou futures, on se dirige "d'autorité" vers un non-lieu...
"Dura lex, sed lex" disais-je précédemment... Peut-être pas pour tout le monde, on parie ? A suivre...
Oui, je sais, Mitterrand aussi... Mais il a été ravi trop tôt à notre admiration sans borne et notre profonde affection... inutile, donc, de me la faire...
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25 juin, 2007

Les amours d'Oscar le Chien

Oscar le Chien est depuis une dizaine de jours amoureux. Une petite chienne d'une rue voisine lui balance ses phéromones, qu'il en peut plus Oscar... Alors à chaque sortie, il se pointe devant chez sa promise, enfin celle dont il voudrait bien qu'elle le soit. Souvent elle est là dans son jardin et dès que nous arrivons elle grimpe sur le muret surmonté d'une grille et elle l'allume, l'Oscar, que c'est pas permis... Elle passe sa tête à travers les barreaux juqu'à mi-thorax , dès lors Oscar lui met ses pattes avant autour du cou et lui roule des pelles à n'en plus finir... La scène du balcon ou tout comme. Ca devient une attraction dans le quartier... Quand il faut les séparer, ce n'est que pleurs, langueurs, peines de coeur... Le propriétaire de la petite chienne est très surpris, car la bestiole à peine grosse comme un teckel, est dans la vie courante une vraie tueuse qui attaque tout ce qu'elle rencontre, du pitt au berger allemand... C'est une chasseuse de sanglier... et de surcroit, elle déteste particulièrement les chiens à poil long... Mais Oscar , elle l'aime, comprenne qui peut.
Ce qui est rigolo, c'est qu'elle s'appelle Bounty, la bête, tout teigneuse qu'elle est ... Elle s'appelle Bounty comme les chocolats fourrés noix de coco qui doivent leur nom au célèbre navire aux mutins qui le tenait lui même de la Bonté, la première des vertus... C'est sûr, c'est la preuve il y a un Bon Dieu pour les chiens !
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24 juin, 2007

dimanche 24 juin

Dimanche 24 juin...

Sarko est -il à Brégançon ?
Fillon est-il au Prytanée ?
Ségolène est-elle à Poitiers ?
Et Hollande ? Est-il au boxon ?

On nous cache tout, on nous dit rien !
Voila, c'était le 24 juin !
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23 juin, 2007

Béatitudes libérales

Petits enfants d’ Anatolie,
Vous qu' on fait cueillir ce coton
Dont sont faits mon beau pantalon
Et ma chemise si jolie
Soyez bénis !

Serfs du Grand Empire du Milieu
Où se préparent les Olympiades
Vos maîtres nous font des oeillades
Quand ils vous pressurent en tout lieu...
Soyez bénis !

Vous qui trimez pour pas un rond
Ici, ou au bout de la terre
Vous qui gagnez votre misère
A engorger votre patron,
Soyez bénis !

Vous qui chaque jour lui tissez
Un quartier de son parachute,
Comme à son maquereau la pute
Vous êtes liés ; c'est bien assez !
Soyez bénis !

Tâcherons des fonds de pension
Qu'on jette ainsi que des kleenex,
C’est la vie ! “Dura Lex sed Lex” !
Sans le moindre petit million.
Soyez bénis !

Petits robots du capital
Qui crevez de faim par le monde
Vous voila donc pris dans la ronde
Du grand ouragan libéral...
Soyez bénis !

Un jour, ils vous vendront, ces chiens,
L’air pourri que vous respirez
Lorsque pour eux vous transpirez
A encore accroître leurs biens...
Qu'ils soient maudits !

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22 juin, 2007

Raoul Ponchon, pour le plaisir et le nécessaire en ces temps de grandes sécheresses et d'averses fort inutiles !

Les champs ont soif, les malheureux !
Moi, de même. Pitié pour eux !
Vierge Marie,
Aussi pour moi, je vous en prie.

Voyez, clochant sur leurs fémurs,
Les blés, avant qu’ils ne soient mûrs.
A la malheure !
Ils seront fichus tout à l’heure.

Et moi, Madone, qui n’ai bu
Depuis la mort du père Ubu,
Voyez ma gorge…
Il n’y passerait un grain d’orge.

Voulez-vous faire des heureux ?…
Du vin pour moi, de l’eau pour eux.
Oh ! L’oeuvre pie
Que de guérir notre pépie !

Intercédez, Reine des lis !
Auprès de votre divin fils :
Rien ne le touche
Comme un mot dit par votre bouche !

Dès qu’il entendra votre voix,
Je suis sûr qu’il me dira : bois,
Te désaltère.
Il dira, de même, à la terre.

Et, dans l’instant, il répandra
Un bienfaisant Niagara,
D’une main preste,
D’eau divine et de vin céleste.

« Voici de l’eau, vous dira-t-il,
Chère maman, à plein baril,
A pleine tonne,
Pour que ta campagne mitonne.

« Voilà du vin pour ton Ponchon,
Voilà du vin pour ce cochon…
Qui croit que vivre,
Ne vaut qu’autant que l’on est ivre. »

Et tout aussitôt je verrai
Un vin sympathique et doré
Sourdre, rapide
Dans mon verre à cette heure vide.

Tout aussitôt les lourds épis
Réveillés, sans plus de répits,
Gonflés de sèves,
Se tiendront droits comme des glaives.

Et vous verrez les pauvres gens
A pas nombreux et diligents,
En vos chapelles,
Apporter leurs primes javelles.

En procession ils iront
Ceindre, ô Madone ! Votre front
De marguerites,
Et de lis, vos fleurs favorites.

Et moi le profane rimeur,
Si j’en dois croire la rumeur,
Moi, dont la muse
Est une bacchante camuse,

Je saurai bien, dans un couplet,
Vous égrener un chapelet
De rimes blanches,
Sur ma lyrette des dimanches.

pour Ponchon, l'admirable allez sur : blogborygmes.free.fr/blog
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Faites de la musique ! In memoriam Maurice Fleuret

"Faites de la musique !" C'est ainsi que fut formulée en 1982 la première invitation à participer à la Fête de la Musique. C'était il y a vingt cinq ans...
Voici ce que j'ai écrit à propos de la Fête de la Musique et de son vrai inventeur (non, ce n'est pas Jack Lang...) dans un petit livre paru chez l' Harmattan il y a deux ou trois ans ( "Histoires de la Musique")
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La “Fête à Maurice”

La Fête de la Musique est une invention associée à l’image de Jack Lang mais son véritable inventeur est, comme chacun ne sait peut-être pas, Maurice Fleuret. On parle encore de Jack Lang, mais pratiquement plus de Fleuret qui est mort en 1991 et c’est bien dommage car il fut, comme je l’ai dit précédemment, avec Marcel Landowski, l’un des plus efficaces et inventifs directeurs de la musique depuis que la fonction existe. Je l’ai un peu connu à l’époque où, critique musical au Nouvel Observateur, il exerçait aussi ses talents au Festival d’Automne à Paris en tout oecuménisme avec son directeur Michel Guy qui allait devenir le premier ( et pas le pire, loin de là) ministre de la culture de Giscard d’Estaing. Il était vif, assez froid mais avec de l’humour, et avait une idée neuve toute les deux minutes. Érudit sans pédanterie, ses écrits sur la musique et ses critiques sont compréhensibles par tout le monde et s’il s’est intéressé à la musique de sont temps, ce fut toujours avec tolérance et dans le seul et unique but de lui être utile. Il inventa pour le Festival d’Automne un bidule invraisemblable et proprement génial qui s’appelait “La Galerie Sonore”. J’en fus, puisqu’il s’agissait d’une coproduction avec les J.M.F, l’un des premiers animateurs. Imaginez la plus extraordinaire collection d’instruments de musiques pour la plupart neufs, venus du monde entier qui ne fut pas l’Europe, chaque instrument en plusieurs exemplaires et que tout un chacun pouvait manipuler à son gré. Il y avait là des sanzas, des balas, des séries complètes d’anklungs, des walias , des tambours africains de toutes régions, des cithares, des zarbs, des bendirs, des santours, des sifflets de bergers, et autres cloches de féticheurs et tambours d‘eau ; le seul fait de dire ces noms à haute voix est déjà toute une musique. Ces instruments venaient tous de leur pays d’origine, Fleuret avait prêté quelques objets de sa collection personnelle dont un superbe tambour à lames qui ne résista pas hélas aux assauts de quelques enfants enthousiastes. Il y avait dans cette histoire un projet artistique, mais dépassé de loin par celui qui consistait à faire admettre une fois pour toutes, en accord avec (encore lui...) Lévy-Strauss, qu’aucune culture n’est supérieure à une autre. Nous étions en mille neuf cent soixante-treize et des milliers d’enfants des écoles de la région parisienne puis de la France entière, furent pendant deux années scolaires et plus, invités à se frotter de la manière la plus pratique, c’est à dire par le contact direct et simple avec ces instruments et par le geste, à des cultures différentes. Lorsque je vois actuellement de jeunes musiciens frappant avec plus ou moins de bonheur et d’inspiration des “djembés” je crains qu’ils ignorent l’identité de celui qui est à l’origine de cet engouement et j’en suis un peu triste . Pour ce qui est de la Fête de la Musique, bien sûr l’inventeur comme Frankenstein a été dépassé par sa créature... Mais ce n’est pas bien grave, hormis le coté obligatoire de la chose qui est totalement opposé à l’idée de spontanéité de l’origine. Je me souviens pour avoir été de ceux qui ont organisé la première “Fête de la Musique”, du secret dans lequel cet événement qui allait devenir très médiatique devait être tenu et ce jusqu’au dernier moment pour en garantir la spontanéité. Cela bien entendu ne devait fonctionner qu’une fois... Mais il reste vrai que si l’événement est devenu un succès mondial il a perdu de sa fraîcheur, puisqu’il est maintenant organisé, encadré, réglementé, alors que l’intention première était que cela fût une fois par an le bordel musical absolu dans sa plus joyeuse manifestation. Pour ce qui est du reste du travail de Fleuret, n’oublions pas qu’il a mené à bien les initiatives de son prédécesseur dans ce qu’elles avaient de meilleur et mis au point celles qui étaient destinées à les relayer. J‘ignore si les compagnies de danse actuelles savent encore ce qu‘elles lui doivent. La multiplication à son époque des petites compagnies, même si elle a été assez mal maîtrisée (bon nombre d’entre elles ont disparu depuis pour des raisons prévisibles) et les moyens de vivre qui leur étaient octroyés, c’est lui... Le renouveau de la musique ancienne et la création des ensembles baroques français, c’est encore avec lui que cela fut possible... On pourrait multiplier à l’envi les citations des projets qui ont abouti grâce à lui et de ceux, bien entendu, qui perdurent.
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21 juin, 2007

Partouze !

Je sais pourquoi "l' Ouverture" mise en oeuvre par le Président Sarkozy ( LST ! ) plaît tant à une bonne partie des français. C'est tout simplement parce que c'est "cul" comme c'est pas permis, cette histoire d'ouverture ! Ce n'est qu'une gigantesque partouze élyséenne prétendument démocratique où tout le monde est persuadé qu'il va baiser l'autre...
Une affaire politique, l'ouverture ?
Nenni ! Mon cul ! dirait Zazie,
C'est tout muqueuses, sphincters et périnées...
Je trouve ça politiquement obscène.
Voila ce que c'est que d'avoir un président jeune et qui bande encore...
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Jean-François Zygel sur France 2

Il leur en a fallu du temps ! mais ils ont enfin compris. Il n'y a rien de tel que de vrais musiciens pour faire de bonnes émissions de musique. Poubelle, les cuistres façon Duault et Ruggieri, saluons l'entrée de quelqu'un de sérieux... Et Zygel, tout déconnant qu'il est, est quelqu'un de sérieux. Seulement, voila, il a la pédagogie jubilatoire... Et ça, c'est pas donné à tout le monde. Zygel est capable de vous faire piger en se marrant "l'Art de la Fugue" quand certains tâcherons pataugent dans leur médiocrité et rament dans la douleur à vous expliquer (si tant est que ce soit utile) "La lettre à Élise"...
Pour les horaires, vous reporter à votre journal habituel, mais surtout, ne le manquez pas. Parole de musicien : Zygel c'est génial ! L'émission s'appelle "La boite à Musique" ou "Les clefs de l'orchestre"



20 juin, 2007

Michel l'indien

Dans la ville, il y avait "l'Indien". L'indien était sous tutelle, sous curatelle, sous toutes les ailes possibles, y compris celles des anges. L'indien n'était pas malade mental (quel vilain mot), il était fou, surveillé mais en totale liberté et comme la ville est sympa, plutôt bien intégré car il faut reconnaître qu'il avait, comme tout le monde et par la force des choses un peu plus que tout le monde, des cotés un peu chiants...

En revanche, il n'avait pas son pareil - il y a des gens comme ça - pour s'habiller avec n'importe quoi ; il se faisait des braies avec trois bouts de ficelles, mettait toujours des plumes à ses chapeaux, et réussissait à être naturellement plus élégant que bien des gens qui "en ville" pensent qu'ils le sont ou se ruinent pour tenter de l'être... Des yeux bleus clairs-éclairs de fou qui tranchaient sur sa peau tannée.

Il ne parlait à personne mais il parlait à Dieu, l'invectivait en direct, et visiblement, il y avait un contentieux ! D'ailleurs il passait son temps à lui construire des autels, dans les abribus, dans les portes d'entrée des immeubles municipaux, sur les bancs publics. Il avait aussi tendance, dès qu'il trouvait un bout de craie, à graffiter des "INRI" un peu partout. A l'église il se contentait d'allumer tous les cierges qu'il pouvait, le plus vite possible sans, vous vous en doutez, mettre le moindre sous dans le tronc...Dès qu'il entrait, le curé le suivait pour tout éteindre et récupérer ce qui était récupérable... Bref, l'indien se tapait un bon délire mystique... Un jour j'ai su son prénom, et passant près de lui je lui ai dit naturellement " Salut, Michel !" On est devenus un peu copains, autant que faire se pouvait... car honnêtement je ne suis pas certain qu'il me reconnaissait d'un jour à l'autre.

La dernière conversation que j'ai eue avec lui c'était il y a deux mois. Il avait investi l'abribus où j'attendais ; il y avait comme toujours un autel orné d'une croix faite de deux baguettes réunies par du bolduc rose, mais aussi son repas, essentiellement des barquettes achetées au Monoprix ou parfois offertes par de bonnes dames, un petit kil de rouge pour faire couler tout ça et puis quelques objets, un vieux minitel avec le cable et la prise qui traînent, une (unique) chaussure de femme, un microsillon 33tr des Beatles, une vieille peluche et des livres, toujours des livres. Comme on était en face du Bar-PMU, on a causé jeux... Je n'ai pas compris comment il savait, mais ça le faisait bien rigoler, l'Indien, de voir les érémistes claquer leur thunes au Rapido... Oh oui ! il avait joué, aux courses beaucoup au courses, mais depuis le quinté-plus et "autres conneries" ce n'était plus intéressant (!) disait-il ... Et puis il me fit une confidence : les chevaux perso de Léon Zitrone, et bien, ils sont à Montévrain, il savait exactement où ! Il laissait régulièrement des bouquins devant la porte de la Fanfare. C'est ainsi qu'il nous fit cadeau des "Petits Chevaux de Tarquinia" et de "Dix heures et demi du soir en été" en Poche... Je suis sûr que ça l'aurait fait rire, Duras ...

Voila, vous avez pigé, l"Indien" est mort hier, visiblement d'une "attaque" comme on disait autrefois (on dit maintenant un ACV, ça fait mourir tout pareil, mais c'est plus chic, mourir d'un acronyme...) et déjà les rumeurs habituelles courent comme toujours chez les pauvres (les autres savent bien que ce n'est pas vrai...) : il était riche comme Cresus...

Voila, l'Indien est mort et je dois vous avouer que je suis un peu triste...
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Pierre de touche

Nicolas Sarkozy est la "pierre de touche" de tout un nouveau personnel politique. C'est lui qui révèle à ces personnes qui le réjoignent la qualité du métal dont elles sont faites...
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19 juin, 2007

Au bout du compte...


Au bout du compte, j'en veux moins à Sarkozy des pièges qu'il tend
qu'à ceux de tous bords qui se précipitent dedans...
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