12 mars, 2007

La III° République n'est pas morte...

Je ne sais pas si je vous ai dit, mais je suis président de l’Harmonie-Fanfare de la petite ville où je vis. J'en suis le président et mon compagnon en est le chef. Pas de cachotterie, tout le monde le sait, c’est une sorte de PACS musical. Il faut que vous sachiez aussi que cette Harmonie-Fanfare est une des dernières qui existe sous cette forme. Des gens du coin, pauvres pour la plupart et sur les vingt musiciens, cinq handicapés dont un autiste et deux trisomiques. Et tous ces gens font de la musique ensemble... Bah ! bien sûr c’est pas la Philharmonie de Berlin, mais c’est en mesure et on joue à plusieurs voix...

Hier nous avons fait “une sortie“ dans une commune voisine, car la demande est forte et nous sommes de moins en moins nombreux à pouvoir y répondre. Nous sommes donc allés défiler pour l’Assemblée Générale des oeuvres de la Légion d’ Honneur. Quoi ? Vous ? PP ? participer aux pompes républicaines ? Ben oui ! Bien sûr je suis leur président, j’allais pas les laisser tout seuls... ( et en plus ça leur fait un peu de sous ...) Et nous nous sommes retrouvés en pleine ambiance rurale III° République... Président du Conseil Général, Sous-Préfet en uniforme, casquette à lauriers et gants blancs, Général, Colonel, Maire en écharpe et anciens combattants ployant sous les médailles... Seul signe de modernité apparente : le député était une femme... Gerbes, discours, ambiance " Jour de Fête", monument aux morts qui pavoise ... Vous pourriez croire que ça se passe à cinq cents kilomètres de Paris il y a quatre-vingts ans ... Non, ça se passe aujourd'hui à vingt-cinq kilomètres...

Mon compagnon qui est polyvalent ( c’est le moins qu’on puisse dire...) devait participer la semaine prochaine en tant que musicien interprète et compositeur à une rencontre poétique “autour” de René Char... “Thé et Poésie” que ça s’appelait... Anna de Noailles et Rosemonde Gérard n’auraient pas trouvé mieux... III° République, que je vous dis...

Et Chirac ? Mais Chirac, c’est le dernier représentant de la III° République... A croire que la IV° et la V° n’ont été que des épisodes mineurs... Nous sommes en Troisième République et ce n'est pas très rassurant...

Le cri de la fourmi, histoire en temps réel

Il se passe toujours quelque chose sur Europe le matin. Tenez, il y a trois minutes dans l'émission de Pradel, consacrée aux chants et aux cris des animaux, sont réunis des spécialistes (le monde est peuplé de spécialistes). Un auditieur envoie un mail et demande " Savez-vous quel est le cri de la fourmi ?" Les invités avouent leur ignorance... La réponse : et bien elle "croonde", la fourmi, tout le monde sait ça. Un des invités très sérieux émet l'idée que pour enregistrer le cri de la fourmi il faut des appareils très sophistiqués... Mais, pourtant, la blague date de l'invention : la four-micro-onde !
Ah, ça y est, en temps réel, ils viennent de comprendre... Le spécialiste rit moyennement.

11 mars, 2007

Hélène Carrère d' Encausse tique...( Ah! ah! même Karl Zéro ne l'a pas faite, celle là...)

On n'est jamais trahi, c'est bien connu, que par les siens. Emmanuel Carrère écrivain connu et reconnu qui a gagné son autonomie en laissant très tôt tomber le d' Encausse, vient à la fois d'écrire un livre et de trahir l'un de ces secrets de famille qui alimentent régulièrement les émissions radio ou télévision du genre " Mon père se prostitue, ma mère est zoophile et moi-même je ne me sens pas très bien..." Or donc, Madame Carrère d'Encausse, spécialiste autoproclamée de l'URSS * puis, ( il faut s'adapter pour survivre) de la Russie, académicienne, partisane lors des émeutes des banlieues de novembre 2005 de la méthode Sarkozy, et ardente poutinophile, Madame Carrère d' Encausse née Zourabichvili est furieuse. Elle aurait fait promettre à son fils de ne jamais, de son vivant, parler de son grand-père Zourabichvili, géorgien immigré et collabo notoire qui fut exécuté sommairement par des résistants... Mais le fiston, au lieu d'aller chez Dumas ou chez Delarue quérir en douce l'onction compassionnelle, a écrit un roman (c'est son métier...) qui parle de tout ça... C'est ça les secrets de famille... On en parle ou on en crève... Madame Carrère d'Encausse, d'une manière intermédiaire, s'en serait fort bien accommodée... Son fils, non... Et si c'était à cette aune que se mesurait la différence entre un écrivain digne de ce nom et une plumitive bouffie d'orgueil, blindée d'honneurs et cependant honteuse ?

Ca s'appelle : "Un roman russe" aux Editions : P.O.L.


* Hélène Carrère d' Encausse annonçait deux ans avant la "chute du mur" la pérénité des régimes communistes...

Adios, Bye bye, Ciao !

Bon, les adieux c'est toujours déchirant. C'est pour ça que comme j'ai la larme à l'oeil facile, je n'ai pas voulu l'entendre...( je pleure de rire aussi ..)
Il semble qu'il a donné des conseils à celui ou à celle qui pourrait lui succéder... Il aura donc été culotté jusqu'au bout...
Il a tout raté... Hormis sa volonté de ne point faire la guerre, et quelques actes symboliques, comme la reconnaissance sélective de la responsabilité de la France dans une part de son passé (déportations pendant la dernière guerre, mais pas la colonisation...) tout le reste n'aura été que ratages, actes foireux par action et par omission. Une sorte de Deschanel sans train ni pyjama, un Felix Faure sans " connaissance " mais qui, lui, aura régné douze ans ... Bref ce pauvre homme aura été l'un des pires présidents de l' histoire de France. La seule chose qui lui reste à faire, après avoir mis en garde certains contre des dérives extrémistes ( dont acte ! ) pour avoir accès à un petit bout de rédemption, c'est de ne plus se montrer, de ne soutenir personne... de partir sur la pointe des pieds... En attendant à propos de pied, il doit, en prendre un phénoménal, car tant qu'il n'a pas dit son choix, il tient le petit par les couilles...

10 mars, 2007

Conte de Printemps

C'était au printemps, à la fin du printemps. Les citoyens partirent aux urnes comme on part à la mine. Ils n'avaient pas compris le danger de l'histoire... Ils avaient le choix entre une princesse, élégante, rusée peut-être, un bouffon et un ogre... La tare rédhibitoire de la femme était d'être une femme, celle du bouffon d'être un bouffon. L'ogre clâmait-on à l'envi était démocrate, petit de taille certes, mais c'était un ogre. Ils votèrent pour lui, car il promettait des merveilles, du bonheur, du mouvement, de l’action, de la modernité et surtout de l' argent pour tous ceux qui en voudrait, à condition qu'ils eussent envie de travailler... Travailler, c'était facile, il suffisait de vouloir, disait le petit ogre compteur et contempteur des millions de chômeurs à qui pourtant ses acolytes n'avaient pas été en mesure d'en fournir, du travail ... Il faut dire qu'en ces temps anciens, on en était arrivé à ce que les entreprises gagnent des milliards en supprimant des emplois. Ca ne pouvait bien sûr pas durer, mais pendant que ça durait, on pouvait s'en mettre plein les poches... Et l'on aurait vendu son père, sa mère pour un petit sous, une action...

Quand l’ogre fut au pouvoir dans son palais, et après qu'on lui eût à sa botte voté une assemblée, il se montra sitôt sous son vrai jour... comme tous les ploutocrates, dur, hautain, élitiste. Serviteur zélé des riches bien plus riches qu‘il ne le fut lui-même jamais. Il chassa les étrangers pour rassurer ceux qui l'avaient élu même s'ils n'étaient pas de son bord pour qu'il accomplît cette besogne indigne... Bien sûr, malgré cela, il ne fut pas capable de donner même à ceux qui l’auraient voulu ce travail rémunérateur et salvateur qu’il leur avait promis, puisque les riches, ses maîtres (qui avaient payé son avènement), gagnaient encore plus d’argent en le réduisant. Il rêvait, parallèlement, du Cathay , ce pays de cocagne dont parlait déjà Monsieur de Voltaire où les gens travaillaient encore, durement, mais de surcroît gratuitement... La gratuité du travail était devenue l’unique alternative ... Il y eut des révoltes, des émeutes... On s’en prit aux biens, aux personnes, et même ceux qui l’avaient élu dans le but d’avoir quelques miettes du gâteau, se sentant floués, fomentèrent révoltes et jacqueries... Il fit donner la troupe car les seuls emplois qu‘il n‘avait pas supprimés et dont il avait augmenté les subsides étaient ceux de l‘armée et de la police... Tout ça finit dans un bain de sang...

Sarkozy et les nouveaux ministères

Un Ministère de l' Immigration et de l' Identité Nationale, propose-t-il,
et sans doute dans la foulée :

Un Ministère du Contrôle Permanent du Gènome Occidental
Un Ministère de la Préservation des Caractères Innés
Un Secrétariat d'État à la Surveillance des Caractères Acquis
Un Ministère à l' Encouragement des Saillies Endogames.
Un Secrétariat d'État à la Promotion de la Beaufitude Absolue

et pour chapeauter le tout :

Un Ministère d' État à la Sauvegarde de la Haine et et de la Connerie Endogènes

09 mars, 2007

Petite Chanson ( pour les enfants, bien sûr !)









La lune sur le toit


C'est sur le toit de ma maison
Que se pose la lune,
Elle s'assoit à califourchon
Pour éclairer la dune.
La chouette l'attend dans la nuit
Pour veiller sur sa route ;
C'est bien pratique et c'est gratuit
Ça ne fait aucun doute !

C'est tout au bout de mon jardin
Que la rivière coule,
J' y ai mis un petit moulin
Où un pigeon roucoule.
Les chasseurs ne peuvent le voir,
Ni leurs chiens le surprendre.
C'est ainsi que là chaque soir
On voit comme il est tendre.

C'est à l'entrée de ma maison
Que le loup souvent frappe
Je lui donne un peu de jambon,
Un verre de lait qu'il lape.
Jamais le moindre coup de dent,
Jamais un coup de patte.
Il parait toujours très content,
C'est vrai qu' un rien l'épate !


"Clair de lune sur une vieille maison à Veyrier".Tableau de Jean Stellio. Photo empruntée à assolae.free.fr/Photos.htm.

08 mars, 2007

Le Pen/ Sarkozy au cas où...

Je vais vous choquer, je peux ?
Allez, faisons les comptes :
Jean-Marie Le Pen : né en 1928
Nicolas Sarkozy : né en 1955
soit :
79 ans pour l'un
52 ans pour l'autre
Soyons donc pragmatiques puisque l'un et l'autre, chacun à sa manière prétendent l'être :
vu le peu de différences idéologiques entre les deux, autant laisser le premier être élu... le temps fera son oeuvre...
On sera ridicules,( bôf, pas plus que les italiens avec Berlusconi ) peut-être, mais plus vite débarassés.
Et là soyons sérieux, quand bien même Le Pen serait élu, combien y aura-t-il dans la foulée de députés FN à la chambre...
La question reste pareillement entière, même si la qualité des personnes n'est pas la même, car Bayrou élu, combien de députés UDF le seraient le mois suivant...
Autant de bonnes raisons de voter sans états d'ame, PS ou Royal si vous préférez, au premier et au deuxième tour...
Dans "utilité", il y a "outil", l'outil du votant pour essayer d'oeuvrer un peu... au moins contre le pire...

Leçon de mots (bis) avec ou sans Apollinaire

Tiens, constatons. Pour lire et pour comprendre ce début des "Mamelles de Tirésias" que je citai à l'instant, point n'est besoin d'un dictionnaire ou d'avoir subi cinquante et une leçons de mots. Non... en revanche quelle est la méthode que préconisent Monsieur de Robien et ses penseurs-pédagogues pour donner aux enfants l'envie de lire Apollinaire, avec ou sans dictionnaire, ( Zanzibar ? Connecticut ? après tout, l'utilisation du dictionnaire ou d'un atlas n'est pas un acte honteux...) ? Ah, oui, j'oubliais, Apollinaire n'est pas une priorité...

Pour la journée des femmes

Thérèse

Non, Monsieur mon mari !
Non, Monsieur mon mari !
Vous ne me ferez pas faire ce que vous voulez.
Je suis féministe, je suis féministe
Et je ne connais pas l'autorité de l'homme.
Du reste, je veux agir à ma guise.
Il y a longtemps que les hommes font ce qu'il leur plait.
Après tout je veux aussi aller me battre contre les ennemis.
J'ai envie d'être soldat
Je veux faire la guerre et non pas faire des enfants.
Non, Monsieur mon mari !
Vous ne me commanderez plus.
Ce n'est pas parce que vous m'avez fait la cour
dans le Connecticut, dans le Connecticut
Que je dois vous faire la cuisine à Zanzibar !

Le Mari

Donnez-moi du lard, je te dis, donnez-moi du lard !

Thérèse ( au public )

Vous l'entendez ? il ne pense qu'à l'amour...
Mais tu ne te doutes pas, imbécile,
qu'après avoir été soldat, je veux être artiste,
je veux être député, avocat, sénateur
ministre, président de la chose publique !


Guillaume Apollinaire "Les Mamelles de Tirésias" Acte I Scène I (1909...)
Musique de Francis Poulenc (1944)

Au feu !

Entendu à l'instant aux actualités sur Europe :
A propos des réactions de Royal et Sarkozy contre Bayrou qui monte qui monte :
"Quel contrefeu peuvent-il allumer pour enrayer l'hémorragie ?"
Ah! quand la goutte d'eau risque de mettre le feu aux poudres et l'étincelle de faire déborder le vase, on ne sait plus où placer le garot pour mieux éteindre l'épidémie....

Chirac et le silence inévitable

Chirac va donc annoncer s'il se re-représente aux présidentielles. Tout le monde pense qu'il renoncera.

On s'attend en revanche à ce que dans la foulée il annonce son soutien à Sarkozy.

Il serait raisonnable que le Président de la République en exercice, président de tous les français, s'abstienne de prendre parti (Simone Weil a attendu la fin de son droit de réserve auquel elle était tenue jusqu'à son départ récent du Conseil Consitutionnel) . Car, comment peut-on reprocher à de simples journalistes d'avoir annoncé leur soutien, si le premier personnage de l' État se le permet en public ?


En voiture Simone !

Simone Veil est une femme remarquable dont les combats et le courage resteront dans la mémoire des français. Bon, elle avait parfois des fréquentations douteuses, Papon criminel contre l'humanité, Hersant grand spoliateur s'il en fut et Barre futur nouvel antisémite. Ok, elle ne savait pas... elle qui avait échappé à la mort que lui réservaient les anciens amis de ces collègues ministres ou parlementaires...

Simone Veil est maintenant une vieille dame. Mais une vieille dame pour qui le l'exercice du pouvoir reste vital... Et si elle n'est plus en mesure de l'exercer directement, elle ne peut s'empêcher de continuer de le côtoyer, toujours, toujours... Elle a, quand on le lui a demandé et c'est son droit, exprimé son choix. Mais était-elle obligée de prendre la tête de ce comité de soutien en trahissant, elle aussi, son propre parti ?


07 mars, 2007

Us et coutumes


Ce n'est parce que j'ai le devoir, au titre de la prise en compte de votre altérité culturelle, de respecter vos us et vos coutumes que je n'ai pas le droit de penser, puis de dire qu'ils sont idiots, caduques et mortifères...

En très bref...

Entendu cet après-midi une jeune fille étudiante très brillante, future Parisot et probablement sarkosiste qui veut être de cette "France qui gagne".
Qui gagne quoi, au juste ?

Karl Zéro et l' humour lepénien

Allez faire un tour sur le blog de Karl Zéro ( karlzero.podemus.com/).

Ce ne serait que pathétique par la médiocrité si l'on ne s'appercevait pas rapidement que l'humour de Karl Zéro s'inspire de celui de Le Pen à moins que soit le contraire tant les deux se ressemblent dans la forme. La chose n'est pas impossible puisque par tradition familiale (son frère Basile de Koch fut le nègre de Pasqua) chez les Tellenne on prète sa plume (si l'on veut appeler ça comme ça...) à n'importe qui s'il paie...
Ceci bien sûr n'est qu'une hypothèse... Mais, Zéro serait le gag-man anémié dont je parlais récemment dans un message sur Le Pen et son site que ça ne m'étonnerait pas.
Car tant qu'à être de "mauvais humour" autant l'être pour de bonnes raisons, les raisons alimentaires...

Le coprophage a bien le droit de bouffer, lui aussi...




06 mars, 2007

Le Louvre d'Abou Dhabi et la nudité des femmes...

Scandale ! oui scandale ! Horribile visu ! Le Louvre a vendu son nom à l'un des plus riches pays du monde. Autant dire qu'il a vendu son ame au diable ! Un milliard d'euros (paraît-il) pour créer à Abou Dhabi une succursale du Louvre. Les 4700 conservateurs des musées de France se mobilisent, pétitionnent contre ce projet (qui n'en est plus un) de voir se créer dans le Mashrek un musée dont chacun d'entre eux ( j'en connais quelques un(e)s ) rêverait d'être le conservateur, "en chef ", ou non.
Soyons raisonnables... Il ne s'agit pas de mettre en dépôt en permanence dans cet émirat les oeuvres majeures du Louvre mais de procéder régulièrement à des prêts temporaires, ce qui se fait depuis fort longtemps, lors de ces expositions remarquables qui virent ainsi voyager la Joconde ( peu souvent il est vrai, mais voyager quand même). La question du dépôt existe en France depuis longtemps puisqu'on peut voir dans de nombreux musées, des oeuvres exposées en permanence qui ne leur appartiennent pas, mais viennent de musées beaucoup plus importants qui préfèrent les voir accrochées ailleurs qu'encarafées dans leurs réserves... c'est ce qu'on appelle le "dépôt". Doit-on pour les oeuvres d'art faire preuve de "patriotisme" artistique ?

La question du dépot dans ce futur "Louvre sous licence", est finalement moins de savoir ce qu'on va y exposer que de savoir ce qu'on y exposera pas...

Car franchement, vous imaginez les pulpeuses odalisques d'Ingres, les coquines de Boucher, la Danaé de Greuze... exposées telles quelles dans un pays où l'on voile les femmes ?

Heureusement, "l' Origine du Monde" se trouve au Musée d'Orsay... Ouf !


05 mars, 2007

Alain Bentolila est-il intelligent ? Sérieux ? Utile ?

Connaissez vous la dernière invention de de Robien et de son mentor en fracture de portes ouvertes, l'ineffable et furieusement moderne Alain Bentolila, instituteur reconverti dans la linguistique alimentaire et la pédagogie lucrative ? Après l'interdiction de la méthode globale qui n'a jamais été utilisée, la réintroduction forcenée du calcul mental qui n'a jamais été abandonné, voici donc, comme le Sirop Typhon-l'universelle panacée, la "leçon de mots". On va apprendre chaque semaine des mots aux enfants pour enrichir leur vocabulaire ! Vachement utile d'apprendre des mots, comme ça.... Tenez, par exemple :
rhododendron,
clystère,
gorgone,
mât d'Artimont,
échauguette et salsepareille,
catalepsie et poivrière,
huis, chambranle et clavicorde,
jachère, mesclun, espagnolette,
ophicléide et cantharide...
pour moi, ces quelques mots sont indispensables, voire vitaux ! Le sont-ils pour d'autres ? Et puis, on ne dit pas comment on va faire. Seront-ce des listes de mots nouveaux ? Par ordre alphabétique comme à l'académie française ? aléatoires ? fonction de l' actualité immédiate ou non ? Seront-ce des phrases faites de mots moins "nouveaux" que de mots à découvrir ? Comment saura-t-on que ces mots sont inconnus des enfants ?( inutile en ces temps de restriction de leur apprendre des mots qu'ils connaissent déjà ...) Qui décidera des priorités des mots à apprendre et de leur utilité ? Apprendra-t-on les mêmes mots à tout le monde, ou bien ciblera-t-on en fonction des besoins, mots utiles pour les gens chic, mots utiles pour les prolos... pour les gens du nord, pour les gens du sud, ce ne sont pas forcément les mêmes... Tout ça, ça pue la catégorisation des enfants dès leur débuts, et surtout ça trognote la production et la vente de nouveaux manuels à cent pas de distance...


Photo empruntée à www.savoirspourreussir.fr

Témoignage...











On me communique ce matin cette information des plus utiles :
Le livre de Nicolas Sarkozy "Témoignage" vient d'être traduit et édité en italien. Il est intéressant de voir que dans sa version XO le nom de l'auteur et le titre sont de la même taille alors que dans la version italienne, le titre l'emporte sur le nom, mais surtout, ce que l'on remarque le plus c'est l'empreinte de l' Alliance Nationale car l'auteur de la préface (et qui sait l 'éditeur?) n'est autre que Gianfranco FINI. Gianfranco Fini dirige l'Alliance Nationale. Son parti est l'héritier du MSI, parti fasciste italien dont il a conservé le logo : une flamme tricolore. Cette flamme a aussi inspiré le Front National français qui commence, par les avatars successifs de ses chefs (Marine Le Pen en particulier) à utiliser ses méthodes plus "recommandables" en vue d'une plus-value de respectabilité...


Photos : couvertures du livre. Publicité gratuite et totalement désintéressée

Brad Mehldau, mais oui ! Chapeau !

Ce soir en rentrant, sur l'autoroute, on écoute la Radio-France-Inter. Un pianiste nous cloue au siège. On envisage, Solal ? un autre ? non... Non ,on cherche, on ne trouve pas, normal, nous ne sommes pas très jazzophiles... On attend la fin du morceau. C'est Brad Mehldau. Maîtrise du son peu commune chez les jazzeux, maîtrise et définition de plans sonores. Oui, au piano, quand on sait faire et surtout quand on a l' idée de le faire ( rare !) on peut donner l'impression que comme dans un orchestre, il y a des plans et des couleurs différentes... certains pianistes classiques ( rares tout autant ! - ceux qui sont aussi organistes-) savent... Mehldau est le premier pianiste dit de Jazz que j'entend définir avec autant de précisions ces plans diversifiés qui alternent et ces crescendos hallucinants qu'il réussit à ne pas faire saturer tout en faisant exploser par gerbes les harmoniques du piano. Virtuose ? C'est le moins qu'on puisse dire, mais pas un instant gratuitement. Pas de ce mélisme dégoulinant qui cherche, à la main droite, à cacher une pensée musicale défaillante et vulgaire par un flot de notes insignifiantes, pas de chichis, tout est utile. Et chose unique que bien de ses collègues devraient apprendre : savoir conclure ; car une improvisation de Mehldau est construite comme une oeuvre écrite et l'on comprend tout de suite qu'il sait exactement où il va, c'est à dire où il veut nous entraîner, utilisant la vieille et toujours efficace méthode spécifique de la musique classique occidentale qui s'emploie à créer une tention puis sa résolution ... S'il ne joue le plus souvent que dans des lieux dédiés au jazz, car l'improvisation au piano qui fut au XIX siècle l'objet de concerts extrêmement prisés n'existe plus depuis longtemps sous cette forme, cela ne veut pas dire pour autant que cette musique soit du jazz. C'en est en fait assez peu tant c'est mille autres choses... Il prend au répertoire classique et au jazz ce que les meilleurs leur ont apporté et comme Eroll Garner, par exemple, donne l'impression d'avoir quatre mains dont deux mains gauches particulièrement efficaces. Il harmonise avec saveur, sans surcharge, sait ce que chromatisme veut dire, tricote un contrepoint d'une finesse étonannte sur une ryhtmique palpitante et infatigable pendant des minutes qui semblent des secondes. Et puis, et puis, une pensée musicale riche, sans faille et sans clichet qui affiche, loin de toute pédanterie et sans appuyer, des références pianistiques classiques de Schumann à Rachmaninoff qu'il intègre en douce à un discours musical constamment atonal (ce qui règle avec élégance la problématique épineuse de la modulation dans le jazz ou plutôt de son absence...) ponctué juste quand il faut d'une petite cadence plagale, histoire de... Mehldau improvise du Mehldau comme Liszt devait improviser du Liszt. Au fait, est-ce vraiment improvisé ? Oui, en partie sans doute, mais en fait, peu importe s'il refait le lendemain à Vienne ce qu'il a fait la veille à Marciac... parce que, ici ou là, c'est bien jubilatoire...

Comme disait l'autre :
Keith Jarett ? des promesses, des promesses !...

Photo Site Pepperdine University

03 mars, 2007

Nous n'irons donc point à Médine...

J'apprends ce matin (on apprend tous les jours) que la ville sainte de Médine (Arabie) est interdite aux non-musulmans. Je n'avais pas jusqu'à aujourd'hui spécialement envie d'y aller, mais au vu des photos, l'endroit me paraît troublant. Bref, en attendant on va pousser le raisonnement ou plutôt le principe, car je ne vois pas ce que la raison vient faire là-dedans, jusqu'au bout :

- Rome interdite aux non-catholiques
- Genève aux non-calvinistes
- La Thüringe aux non-luthériens
- Jérusalem aux goyes
- Bénarès aux non-indouistes,
- Canterbury aux non-anglicans
- Kamakura aux non-shintoïstes
- Salt Lake City aux non-mormons
- Ateshgah aux non-zoroastriens
- Montélimart aux non-mangeurs de nougat
- Le Mans et Tours aux non-rillettophages
- Vichy, Évian, Contrexéville aux buveurs de pinard
- Bordeaux aux abstinents
- Lombèze et Condom (dans le Gers ! ) aux impuissants
et bien sûr :
- Cambrai aux contempteurs de la bêtise...

Photo Fond d'écran libre-site Médinah

02 mars, 2007

A un poil près

Vous vous souvenez ? En mai 81, quand à la télévision on a vu, pour annoncer le vainqueur des présidentielles, un portrait se dérouler peu à peu, de haut en bas, comme un phylactère, lentement, si lentement, provoquant des montées d'adrénaline qui vont déborder dès que le portrait sera entier. Mais au début, il n' y a qu'un crâne et rien à ce moment ne ressemble plus à un crâne de Giscard qu'un crâne de Mitterrand, le cheveu rare et plaqué sur la peau...

Je ne me souviens pas si en 2002 le même "visuel" avait été utilisé.
Verra-t-on, dans un mois, une chevelure blonde et lisse ou un poil dru et brun... apparaître à l'écran ?

Tout ça, encore une fois, ne tient qu'à un poil

C'est pas con !

Bayrou vient d'avoir une idée intelligente (c'est à prendre en compte !) : supprimer les Conseils Généraux et fondre leur administration dans celle des Régions. Ca ne supprimera pas ou assez peu de postes administratifs, (le boulot, il faut le faire) en revanche cela permettra d'économiser les indemnités confortables des Conseillers Généraux ainsi que les frais de représentation (parc automobile, chauffeurs pour les présidents et les vices présidents, logements de fonctions et avantages divers...). Le conseil général devait permettre, avant l'automobile, à tout citoyen de se rendre à son chef lieu de canton et d'en revenir en moins d'une journée de marche... Pour ce qui est des "compétences" ( voirie, collèges, etc...) elles peuvent être transférées aux Régions sans dommage... Bon, les futurs ci-devant conseillers généraux vont faire la gueule... heureusement qu'il a attendu de les avoir, ses 500 signatures ( dont une bonne part vient de conseillers généraux) pour annoncer leur mort... Car le Conseil Général est un héritage obsolète d 'une France rurale qui n'existe plus... que pour entretenir sans raison autre que son auto-subsistance ce personnel politique inutile et coûteux. Bravo François ! ( qui a bien dû, à un moment de sa déjà longue carrière, être conseiller général quelques temps et qui de ce fait sait de quoi il parle...)

Contradictions secondaires ?

Yves-Thibault de Silguy, pédégé de Vinci( construction et exploitation d'autoroutes) est interviouvé ce matin. On lui demande ce qu'il pense des problèmes que connaît Airbus. Optimiste, qu'il est, tout ça va s'arranger, c'est inévitable. La responsabilité de l'ancien pédégé ? non non. Tout le mal vient de ce que Airbus n'est pas entièrement privatisé... C'est la faute à la mixité (c'est à dire à l'État). Cinq minutes après il se félicite, (vous avez remarqué comment les politiciens et les pédégés se félicitent eux-même ?) de ce que son groupe tourne à merveille. Et vous savez pourquoi ça marche chez Vinci ? Parce qu'il crée des opérations mixtes financées en partie par les collectivités terrioriales, dit-il.... Contradiction ? Mais non PP, ne vous occupez pas de ça, vous n'êtes pas économiste, vous ne comprendrez jamais rien...

01 mars, 2007

Bis repetita

Inventaire événementiel et d'opinions :
- Le Pen qui n'aurait pas ses cinq cents signatures
- Les sondages qui s'affolent
- Les programmes qui seraient inexistants
- La campagne électorale qui vole plus bas que jamais
- La polémique à propos des temps d'antenne
- Les électeurs qui ne savent pas, à un mois et demi du scrutin, pour qui ils vont voter.
- Les média qui sont taxés de partialité
- Les coups bas qui arrivent en force

et tout le monde de s'étonner, comme si c'était la première fois ou comme si c'était pire qu'avant...
Pourtant, qu'on se souvienne ! les dernières élections présidentielles n'ont pas eu lieu il y a sept ans, mais seulement cinq.

Rappelez vous en 2002 ... C'était loin d'être triste... Coups bas, trahisons, diffamations, injures... Et en 1974, le très emblématique coup foireux que fut la divulgation de la feuille d'imposition de Chaban... Rien de bien nouveau... Juste des petits aménagements que le progrès apporte : enregistrements sournois, photos ou petits films pris discrètement au téléphone et balancés sur le net.

Les seules nouveautés :
- Arrivée imprévisible de Bayrou (avec ça, on n'est pas fauchés...)
mais aussi a contrario :
- Exit l'obsession sécuritaire (on ne va pas se plaindre)

Mais alors pourquoi donc entend-on sur les ondes tous ces gens, journalistes, politiciens, auditeurs qui dans chaque émission politique semblent découvrir ce qui existe depuis toujours ? Quand il apparaît que le discours polémique est infiniment moins violent qu'avant la dernière guerre, par exemple ou même sous de Gaulle dans la presse écrite (la télé et les radios étant sous tutelle).

Cette soudaine soif de dignité est curieuse... L' abjection des méthodes est-elle simplement plus voyante depuis le développement des médias ? Le goût du pouvoir, l'ambition frénétique seraient à l'origine de ce déréglement ? C'est possible, si tant est que l'un et l'autre seraient, aussi, nouveaux...

Et pendant ce temps, les vrais détenteurs du pouvoir authentique, celui qui se conquiert ou qu'on hérite au sein des conseils d'administration loin de la fièvre plébéienne, se marrent en tapinois dans leurs bureaux feutrés tandis que leurs marionnettes qu'ils n'ont même pas besoin de manipuler s'agitent "coté cour" pour dominer à leur profit le castelet...
Car le politicien libéral, même le plus innocent (i.e. le plus bête), est "sui generis" le bras armé du CacaRente et des fonds de pensions, la poignée imbécile du" Golden Parachute", le lumpenproletariat de la cotation en bourse...

Raciste(s)

Ce matin, Yves Paccalet dit que le “raciste est un imbécile qui se croit supérieur”. C'est vrai, mais ce n'est pas suffisant. Cette définition est celle du racisme du colonisateur, racisme de groupe conquérant qui va même jusqu’à prétendre pour justifier ses exactions que ses oeuvres sont civilisatrices et humanistes, celui qu'on trouve par exemple aujourd’hui de la part des étatsuniens en Iraq et ailleurs, quand a contrario un Lyautey malgré ses fonctions était profondément non-raciste. Je ne suis pas persuadé que ce soit vrai du raciste quotidien d’aujourd' hui. Le raciste bien de chez nous me semble au contraire quelqu’un qui se sent en danger par la conscience qu'il a de son éventuelle ou possible infériorité (beauf ventripotent chargé de cholesterol face au rebeu ou au black svelte et pétant de santé, on fera l'impasse sur le fantasme de la taille du sexe...) Il s’agit d’un racisme personnel (d’où nécessité de se joindre à d’autres racistes pour se défendre ! ) comparable à l’antisémitisme de la grande époque, celle où il avait pignon sur rue. Le racisme de certains hommes politiques actuels est un aveu d’impuissance. Il faut expulser tout ce qui n’est pas français, car c’est “l’intégrité française” qui serait en danger. Pour grossir un peu le trait, si tant est que ce soit nécessaire, il est clair, même s'ils ne le disent pas de cette manière, que pour eux et leur frères en haines diverses, le caractère occidental (civilisé) serait “récessif” et le caractère extra-occidental (barbare = étranger) serait “dominant”, d'où un danger insupportable. Il s'agit donc malgré tout, au fond, d'une histoire de sexe. Si cela ne relève pas d’un sentiment d’infériorité... Le raciste est avant tout un gros trouillard microgénitomorphe.

28 février, 2007

Aporie politique

Bayrou, extraordinaire, est tout et son contraire
Il est noir, il est blanc, gris si ça fait l' affaire.
S’il pouvait, il serait rayé comme le zèbre,
Tant il veut que partout l'électeur le célèbre...
A vouloir être tout, il n'est plus qu' aporie.
C’est pour ça qu'à la fin, il faut bien qu’on en rie ...

27 février, 2007

Jesus and son

Vous avez vu ? Ca y est on vient de retrouver le caveau de la famille Jésus. Monsieur Jésus, Madame Jésus née Marie-Madeleine X et leur enfant unique Judas. Les noms gravés comme au Pére Lachaise. Une vraie famille bourgeoise, manquent juste un ou deux enfants de plus pour avoir les réductions "familles nombreuses". Mais peut-être y avait-il à l'époque en Israël une politique de l'enfant unique...

Bon, le Da Vinci Code relevait de la fantaisie romanesque, même si des touristes arpentaient la France, de Saint Sulpice à Rennes le Château, pataugas aux pieds et le livre en main...

Là on veut nous faire croire qu'on vient de faire une découverte archéologique majeure pour des raisons identiques : money, bisness, fric et ce à destination de gens qui ont une connaissance des religions à coté de laquelle celle auto-proclamée de l'ineffable Odon Vallet semblera des plus scientifiques...

Pourquoi, qu'on soit croyant ou non, vouloir rapprocher ce qui relève de l'irrationnel et de la poésie d'un délire prétendument scientifique ?

Que le Christ ait existé ou non, (même si son existence n'est plus mise en doute depuis longtemps) on s'en fout. Ce qui est important c'est le discours empreint d'humanisme et de générosité qu'on lui attribue.

Pour ce qui est du fait qu'on ait retrouvé ses os... deux solutions : soit on n'est pas croyant et dans ce cas là, la question est réglée d'avance car ça n'ajoute pas grand’chose à l’incrédulité : a-t-on besoin de preuves pour ne pas croire ? ... Soit on est croyant, et l'on peut imaginer que Dieu qui a fait des choses bien plus extraordinaires est probablement capable dans sa toute puissance d'avoir procédé à l'Ascension de son fils et d'avoir laissé ses os dans le tombeau... Vous imaginez des os aux Paradis ?

Mais en fait, dans l'histoire, ce qui les excite, c'est de savoir si le Christ bandait ou non. "Marie-Madeleine", "enceinte", "enfant", tout ce qui pourrait ramener ce personnage extraordinaire qu'est le Christ vers la trivialité absolue... Il s'agit donc de procéder encore une fois (on l'a imaginé homo, là on l'hétérotise à dessein) à une sexualisation du personnage.... Pas nouveau...
Alors qu'il est clair (on va faire l'impasse sur la problématique arianiste) que le Christ est Homme et Dieu à la fois ( à la foi...) c'est dit dès le départ... Donc, si c'est un homme...

La mort du Christ a donné des oeuvres comme cette mise au tombeau de Rubens... Elle donne aujourd'hui des fantaisies comme celle de Monsieur Cameron du Titanic...

C'était le quart d'heure théologique de PPle moqueur


26 février, 2007

Bestiaire


Le Serpent












Le serpent voudrait bien qu’un jour enfin l’on cesse
De le fuir aussitôt qu’en un lieu il se montre.
Il ne va pas jusqu’à souhaiter qu’on le caresse,
Encore que, sur le fond, il n’est pas vraiment contre...

Il dit qu’il n’est pour rien dans cette vieille histoire
De paradis perdu pour une affaire de pomme,
Qu’Ève était bien légère, Adam bien lourd, en somme.
Ce qui leur arriva ? C’est bien fait pour leur poire...

Le Pen est désormais un vieillard, ratatiné...

Allez faire un tour sur le site de Le Pen...C'est édifiant.
Le prétendu tribun dont le français serait admirable et la verve sans cesse renouvelée apparait tragiquement cacochyme. ( mot qui devrait lui plaire ) .
Il chantonne en préambule comme un petit vieux en maison médicalisée :
"Marche marche marche
Joli bataillon
Bataillon qui marche
Au son de la musique
Marche marche marche
Joli bataillon
Bataillon qui marche
Au son du clairon..."

Suit une introduction : la mer et en surimpression : "homme libre toujours, tu chériras la mer..." (si, si je vous jure !) La musique : les premières notes du Dies Irae sur une cloche qui sonne le glas... et Le Pen avec une pulpeuse, Le Pen sur la plage, dans les champs, dans un vignoble le verre à la main, avec des jeunes, avec des vieux, en milieu rural, en milieu urbain.... images fixes, ça passe...

Mais arrive l'intervioue... plutôt son simulacre... retour donc au mouvement... enfin si l'on veut. Le Pen posé dans un fauteuil rouge qu'il remplit à ras-bords, le ventre proéminent, l'âge qui s'affiche et oui, pour lui comme pour tout autre... fini la prestance néo-mussolinienne, le prognathisme viril et volontaire... seuls persistent encore le regard venimeux, la lipe batracienne, pour ce qui est du reste, c'est soldes avant fermeture...

On lui demande ce qu'il pense de l' émission "J'ai une question à vous poser" avec Ségolène Royal. "Ségolène Royal, dit-il, utilise souvent la formule "gagnant-gagnant" moi j'ai trouvé que son spectacle était plutôt "gnangnan-gnangnan".
A propos du ralliement des éléphants du PS, c'est l'originalité faite commentaire : "Un éléphant ça trompe, ça trompe, dix éléphants ça trompe énormément."
Voila le niveau...
Pour faire avec lui assaut d'esprit je dirai qu'à mon avis son gag-man n'est plus qu'un ga-ga-gman...(ah! ah ! ah! ah ! )

25 février, 2007

Changement

Pour les hommes politiques de tous bords et de tous sexes :

"Face au monde qui change, il vaut mieux penser le changement que changer le pansement "

Francis Blanche

Soldat

Aujourd'hui, anniversaire de Verdun... Mais des Verdun il y en a toujours et des soldats autant sans doute.
J'avais écrit ça (musique itou...) il y a deux ou trois ans pour l'intégrer à un recueil de chansons pour enfants ( ! )
Je l'ai finalement mis de coté... Je viens de le retrouver, en fouillant.

Le soldat s'en revient de guerre
Son fusil est cassé
Le soldat ne sait plus rien faire,
Ni le pas cadencé
Il ne lui reste plus rien d'autre
Plus rien que ses pensées

Le soldat cherche une compagne
Car il voudrait danser
Le soldat oublie qu'en campagne
Sa jambe il a laissé
Il ne lui reste plus rien d'autre
Rien à faire que passer

Le soldat alors voudrait boire
Et boire à satiété
Le soldat voudrait ainsi croire
Que l'on peut oublier
Il ne lui reste plus rien d'autre
Plus rien que ses regrets

Le soldat oublie ses victoires
Il oublie son passé
Le soldat sait bien que la gloire
Est souvent cher payée
Il ne lui reste plus rien d'autre
Que ses yeux pour pleurer

Le soldat ne veut plus qu'on pleure
Il ne veut plus tuer
Le soldat n’entend plus qu’on meure
Pour un ordre donné
Il a pris le fusil d’un autre
Vers lui l’a retourné...

Photo http://vlecalvez.free.fr/

24 février, 2007

MODERNITÉ ou FUTURISME

MODERNITÉ
Le mot nous est servi à tout instant. “Il faut s'inscrire dans la modernité...” Considérant la qualité des gens qui sur-emploient ce mot, il devient urgent de se poser la question du jour : La MODERNITÉ ? qu'est ce ?
Je prends donc mon Robert d'une main, et je l'ouvre de l'autre ."Caractère de ce qui est moderne" me dit l'indispensable à la page 1212. Me voila bien avancé ! le mot dont certains en ces temps de campagne se gargarisent ne se définit que par ce qu'il est le caractère d'une chose... ou encore par ses antonymes : ARCHAÏSME, ANTIQUITÉ. La MODERNITÉ selon la droite qui nous gouverne et entend continuer de le faire est cet état enviable qui fait de l'avènement du libéralisme le plus brutal un événement inéluctable et salvateur. Refuser cette inéluctabilité c’est se “ ringardiser”. La modernité est donc la norme de la mode... l’esthétique du tout profit. La MODERNITÉ consiste pour ces gens à affirmer avec un culot qui confine au phénoménal que pour s’y inscrire il faut revenir d’urgence à un état antérieur. L’exemple du “ retour sur les acquis sociaux” c’est à dire leur abrogation, étant le premier atelier de mise en conformité avec cette MODERNITÉ prétendument inévitable. La droite devient de fait par auto-proclamation, le parangon du “progrès” et la gauche celui de la “réaction” la plus obsolète... C'est à se les couper et se les mettre en sautoir...

Il est évident que ceux qui emploient ce mot à tort et à travers confondent volontairement ou non MODERNITÉ et FUTURISME.

1984, le Meilleur des Mondes parlent du FUTUR ; ils ne parlent pas d’une MODERNITÉ bienfaitrice qui devrait au contraire tout mettre en oeuvre pour augmenter encore le nombre des acquis sociaux mais d'une MODERNITÉ mortifère qui veut rendre avec rage et énergie les pauvres plus pauvres et les riches plus riches.

Ce que la droite nous propose est donc un futur qu'elle qualifie improprement de "moderniste" alors qu'il n'est que "futuriste" car son but est à moyen terme de créer une société docile, travailleuse, pauvre, résignée et dominée par un pouvoir redoutablement panoptique...
L'esclavage à la chinoise : comble de la modernité, rêve à peine secret de la droite libérale occidentale...

23 février, 2007

Manège...

Mon ami Carson, jeune et remarquable compositeur avait écrit il y a quelques mois à la demande d'un metteur en scène étatsunien trois petites valses sur des poèmes de Shakespeare pour les intégrer à "Comme il vous plaira". Résultat : Shakespeare + valse = ça ne fonctionne pas... Il me demande de remettre des paroles sur ces "French Waltz " en voici une bien parigote :

Manège

Sur le manège tu ris et tu me dis “je t’aime”,
Même si parfois à d’autres, ,
Ces “je t’aime” tu les dis...

Tourne, manège,
Oui, tourne toujours,
Car tu sais,
Un manège c’est un peu l’ Amour qui tourne.

Sur le manège, je serre ta taille et je murmure
Des mots doux, je me rassure,
Car tu regardes alentour.

Tourne, manège,
Oui, tourne toujours,
Car tu sais,
Un manège c’est un peu l’ Amour qui tourne.

Sur le manège je rêve et je me dis que même
Si tu mens, tant pis ! je t’aime
Encore au moins pour un tour...

Photo : christian.pourre.free.fr/p800/photo_manege.htm.

Pour une meilleure connaissance d'Alphonse Allais et du Fulmicoton

Le fulmicoton ou nitrocellulose fut inventé en 1884 par un français dont le nom est déjà extraordinaire, Hilaire Bernigaud de Chardonnet, pour fabriquer une des premièes fibre "de synthèse", bien avant le nylon. Mais la fibre en question présentait le défaut majeur de s'enflammer dès qu'elle se trouvait dans une atmosphère trop sèche. Ce qui donna à Alphonse Allais qui savait s'inspirer des progrès de son époque pour bien rigoler, l'idée de ce conte dans lequel un homme voulant se débarasser de sa belle-mère (et oui, déjà...), lui offre un fort élégant vêtement tissé en fulmicoton qui comme la tunique de Nessos la consume après explosion...
"...d'où le nom de soie belle-mère qui lui avait été donné à la fin du XIX° siècle..." lit-on dans Wikipédia qui connait le fulmicoton mais ignore l'origine de cette expression, oubliant de citer l'oeuvre immense et salutaire d'Alphonse Allais... dommage !.


Alphonse Allais par lui-même

22 février, 2007

Du libéralisme en tant que fatalité.

Ce soir des gens causent.

Une chefesse d'entreprise du genre Parisot en réduction explique que les lois sociales datent d'une ère révolue et que c'est comme ça, qu'il faut les supprimer sous peine de plonger, que tout ça c'est fatal....

Un économiste diplomé du genre Bernard Maris ( crypto-bolchevique notoire ) mais présentant toutes les apparences de la bonne santé mentale, lui répond que c'est faux. Qu'elle dit de grosses conneries. Que rien n'est fatal et qu'il y a, contrairement à ce qu'elle affirme, un tas de pays d'Europe où le coût du travail et bien plus élevé qu'en France et qui s'en sortent mieux, et que les prélèvements ne sont pas forcément un obstacle à la croissance... Et de citer, le Danemark , la Suède etc...

Et de trouver curieux, chez ces gens cartésiens que sont les chefs d'entreprise, ce gout du fatum, de la moïra, pour parler français, du "Destin"... qui feraient qu'inexorablement, les riches deviendraient plus riches et les pauvres plus pauvres...

Où donc allons nous, si de simples profs de fac se mettent à damer le pion à de petits pédégés sûrs d'eux mêmes et qui gagnent dix fois plus qu'eux ?

Il ne peut y avoir qu'une raison : jaloux qu'ils sont, les profs d'économie, de la réussite des autres ! Cette jalousie qui est comme chacun sait, teintée d'aigreur !

Tailleferre + Jeanson = "Il était un petit navire"

En 1953 Tailleferre et Jeanson unirent leurs talents. Cela donna : "Il était un petit navire" court opéra d'une grande drôlerie. La critique de la presse de droite trop contente de tirer une seule balle sur ce duo de gauchistes assassina le spectacle qui ne fut joué à l'Opéra Comique que quatre fois. Le problème c'est que ce qu'ils virent n'était que le résultat d'un caviardage radical effectué malgré les protestations des auteurs et par le metteur en scène et par le chef d'orchestre, réduisant l'oeuvre à ses deux tiers...

Tout ça pour vous parler de la méthode de ces glorieux artistes interprètes : on fait des coupures dans une scène et comme la scène n'a plus de sens on supprime la scène... Imparable !

Mais voila que ce petit chef-d'oeuvre est en train d'être réconstitué par la petite fille de Tailleferre avec quelques musicologues atypiques... Puisque la fort heureusement défunte Association Germaine Tailleferre et son ineffable président n'ont jamais été foutus de le faire...


Tailleferre par elle-même

21 février, 2007

Papon et Lévi- Strauss

Ils ont donc enterré Papon, avec sa légion d'honneur. Autant l'avoir enterré avec un cure-dents...

Ca n'a certes rien à voir, mais Lévi-Strauss, lui, est toujours bien en vie ( 98 ans et plutôt en forme, me dit mon amie Marie qui travaille avec lui chaque semaine sur son édition dans la Pléiade ).

Il y a donc une forme de justice !

Atelier d'écriture

C'est comment un atelier d'écriture ?
Moi qui ai passé mon enfance à proximité d'un atelier de facture instrumentale j'imagine ça comme une grande salle, avec des établis et des néons livides . Sur les murs : des gabarits, des formes, des patrons, des moules à écriture. Sur les tables un tas d’outils de précisions, stylos, crayons, colles, gommes et effaceurs liquides. Et tout autour, des machines extraordinaires : dégauchisseuses à adverbes, scies sauteuses à péroraisons, perceuses à oxymores, tours à prétéritions, emboutisseuses à paraboles, certisseuses à allégories, toupies à métalepses, ponceuses à néologismes, raboteuses à pléonasmes, aspirateurs à barbarismes... Bref, de l’outillage, du vrai !

Et puis autour des tables, des arpettes qui cisèlent en silence leur chef d’ oeuvre, façon meilleur ouvrier de France, tandis que des maîtres les surveillent, les conseillent, auréolés de leur savoir magistral.

En fin de journée, on montre son travail.

Après quoi, l’on balaie par terre, toutes ces petites chutes, ces débris de phrases, ces copeaux de mots, de la sciure de pensée non conforme... et qu'on jette au calorifère...

Non, je rigole, c'est sûrement pas comme ça .

Je lis Zadig

Savez-vous ce que je lis depuis tout à l'heure ?
Je lis Zadig. J'avais pas lu, j'avoue !

M' étant juré de lire Delherm, Angot, Darieussec et alt. une fois que j'aurais lu
allez, en vrac :

la Bible,
l'Illiade,
L'Odyssée,
Pétrarque,
Ovide,
Cicéron,
Jules César
la Bagadvagita,
le Mahabarata,
tout-Proust après la page 22,
Le Popol Vuh en maya-quiché
Céline c'est déjà fait,
tout-Balzac,
tout-Zola,
tout- Hugo
Flaubert c'est déjà fait,
Stendhal, il m'en reste un peu,
Victor Marguerite
Paul Bourget
Xavier de Montépin
Le livre des morts tibétains,une fois en sanscrit et une fois en chinois mandarin
Goethe en allemand,
Shakespeare en anglais,
Eschyle en grec,
Lagerlöf
en suédois,
et puis après, histoire de repousser l'échéance (lire Angot-Delherm, Darieussec, j'ai promis)
Goethe en grec,
Shakespeare en suédois,
Eschyle en allemand,
Lagerlöf
en anglais,
Dostoïevsky en ce que vous voudrez,
j' ai donc décidé d' attaquer vaillament tout-Voltaire.

Et depuis que j'ai commencé, je suis content !

Voilà

20 février, 2007

Le lapsus du jour

Ce matin Jacques Pradel consacre son émission aux pierres précieuses. On en vient à parler du cadeau offert à Anvers à Amélie Mauresmo, une raquette grandeur nature, d'or et sertie de diamants. Pradel qui n'a sans doute pas eu le temps de prendre son petit déjeuner parle de
"La Raclette d' Amélie Maurestau"...

19 février, 2007

Allez, tiens, encore un petit !




Aux bords du cénotaphe extrême
Deux anges aux postures étonnées
Lissent leurs ailes amidonnées
Au baume d’argent, au saint-chrême.

Dans cet étang de pierre obscure
Où se perd leur regard ce jour,
Leur vie d’airain sévère et pure
Se dilue un peu à l’entour.

Les plissés des robes se figent
Et leur frou-frou d’ombre se glace.
Le soleil ici se déplace
Pour fuir la stèle où ils s’érigent

Et ces chimères paradisiaques
Au doux regard glauque et ultime
Caressent de langueurs opaques
Le marbre étalé sur l’abîme


(Un tombeau pour Lecomte de Lisle)

De l'utilité du pastiche et de ses limites.

Vous savez que j'aime le pastiche. Le pastiche c'est le meilleur moyen d'apprendre. Je l'ai pratiqué en musique écrite et le pratique toujours en improvisation aux claviers. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, c'est l'un des (bons) moyens en imitant le style d'une époque ou d'un artiste, de trouver son propre style, sa marque, bref, ses propres tics qui font qu'on est un peu original... ou tout au moins différent du voisin. Mais il arrive un moment où, comme dans " Drôle de drame : à force d' écrire des horreurs, elles finissent par arriver", on finit à force de pasticher de ne plus maîtriser son pastiche et tout en croyant singer l'autre, on fait oeuvre originale. Cela ne veut pas dite que c'est mieux ou pire ou égal, c'est tout simplement, qu' en s'éloignant sans s'en appercevoir du modèle choisi, on fait autre chose que ce qu'on voulait faire ou croyait faire, en musique ou en français, c'est pareil. Et puis réfléchissant à la question, je me suis dit qu'au bout du compte, le pastiche était un truc un peu lâche, une façon mi figue - mi raisin de ne pas assumer sa responsabilité. Cela bien sûr ne devant en aucune manière faire l'interdire à ceux qui aiment le pratiquer. Mais il n'empêche : on se cache sous le pastiche car le pastiche n'est qu'un postiche...

Caca boudin bis

Voilà, ça y est ! j'ai reçu mon second commentaire d'injures anonymes !

Il émane visiblement d'un fan de Lama qui serait aussi grand admirateur de Papon à moins que ce soit le contraire.

Pas terrible, certes ! je vous le livre quand même tel quel :

Je viens de decouvrir ton blog. Qu'est ce que t'es con comme mec. Au fait à part chier sur les gens, tu sais faire autre chose ? Tu aimes qui dans la vie ? Pauvre nul, LAMA à fait carrière lui, pas comme toi ..... toi t'es rien !



18 février, 2007

Léo Ferré, souvent génial et parfois drôle...

Au cours d'une intervioue de Ferré :
" Je n'aime pas la musique dodécaphonique qui compte les demi-tons comme on compte les huîtres..."
dit-il.

17 février, 2007

Défunt Papon des crématoires et de Charonne réunis

Papon est mort ?
Non, Papon est crevé, comme un animal malfaisant, mais 96 ans trop tard !

Peut-on imaginer le nombre de personnes qui seraient encore vivantes si ce salopard mortifère avait été mort-né ?

Fumier !
Saleté !
Déjection !

Pas l'ombre d'un repentir... Même vieux, il est laid, de la laideur du monstre froid. Lâche, abject, pet de l'âme, flatulence du coeur, vomissure de l'esprit... Etron de l'Histoire...

Ce n'est pas cracher sur sa tombe qu'il faudrait, mais chier dessus.
On ne profane pas la tombe d'un tel homme !
Profane-t-on un dépôt d'ordures ?

L'incinération ? Non ! vous rigolez ? lui ? comme ces juifs qu'il envoya aux crématoires ?
L'immersion ? Comme les algériens à Paris le jour de Charonne ?

Dans cent ans il sera tel quel, pas moyen de s'en débarrasser, car pas un ver ne voudra le bouffer, pas le plus affamé coprophage....

Gilbert & George à la Tate Gallery

Gilbert & George, donc, s'exposent à la Tate Gallery.

Que font Gilbert & George ?
C'est tout simple :
ils font Gilbert & George
et le font de mille et une manières
avec une forme avérée de génie.

Le lapsus, c'est le "petit plus " ...

Deux lapsus récents de deux amis bien chers :

- les antibiotiques ne faisant plus d'effet on l'a soigné à la courtisane

- ils sont morts sur le Champ de bétail

Allez ! un pastiche, sinon rien...


Ma mie s’étiole et se disperse.
Telle une rose ensanglantée
Elle effleure un tapis de Perse
De sa main d’opale gantée.

De lourdes senteurs chargées d’ambre
Comme chez le divin Huysmans
Envahissent et chargent sa chambre
De mille et un esprits déments.


Les tentures cramoisies l’étouffent
De leurs velours chargés d’ennuis ;
Cent incubes se gaussent et pouffent
Qu’elle croit séduire toutes les nuits.

Au plus profond de recoins sombres
Se corrompent des chairs putrides,
Elles se diluent parmi les ombres
Ou s’incrustent au creux de ses rides.

Un orgue à parfum se déchaîne
Et répand ses senteurs damnées
D’opium, de musc et de verveine
D’un flacon sans fin émanées.

Le fétide et l’amer se joignent
A l’éther par trop faisandé ;
Ma mie et les siens s’en éloignent
Jurant n’avoir rien demandé.

Mais ces relents de mort les suivent
A la trace aux bout du chemin.
Ils croient qu’ils meurent, rêvent qu’ils vivent.
Est-ce aujourd’hui, hier ou demain ?

Dans la chambre on peut voir un rêve
Flotter autour des draps repus
D'effluves d'une orgie sans trêve
Comme un bubon chargé de pus...

La vie se disperse et s’étiole
En ce pot-pourri dépassé,
Vieux parfum qui fuit d’une fiole
Ou d’un sac à main damassé.

"A Huysmans"


Peinture de Toto Gelli :
www.marais.biz/artistes_compagnies/toto/toto.htm.

16 février, 2007

L'octogénaire et le porte-avion

C'est au cours d'une émission de cet après midi. Le sujet est : faut-il ou non un second porte-avion ? Question vitale qui taraude SDF, érémistes et autres crève-la-faim chomeurs ou non. Royal veut utiliser les sous pour les affecter ( c'est pas plus con qu'autre chose ) à l'éducation nationale. Sarkozy comme son père nourricier Chirac, lui ,veut tout : aider l'éducation nationale, mais aussi faire construire un nouveau porte-avion... autant dire l'argent du beurre et le fut de la crémière... Bref, on s'en fout...

Mais une dame téléphone, qui, elle, ne s'en fout pas ! Mais alors, pas du tout. Elle a 80 ans, elle est fille d'officier de marine, soeur d'officiers de marine et le projet de Royal, pourtant elle-même fille de militaire, est pro-pre-ment scan-da-leux ! Il s'agit rien moins que d'une atteinte à l'honneur de la France.Oui Madame ! Il est bien plus utile de construire une nouvelle future épave, que d'aider l'Education Nationale qui est déjà bien trop riche ( sic) . L'honneur de la France, plutôt que (re-sic) d'aider des gens qui ne savent même pas lire et écrire ! D'ailleurs, Louis XVI l'avait bien compris, qui avait construit un flotte remarquââââble, " la Royale"qui a profité même à Napoléon. Elle est terrible la vieille avec son accent très "comtesse de Paris", et puis, dit-elle, quand on s'appelle Royal, on devrait respecter la marine... Elle le veut son porte-avion, elle va voter pour n'importe qui, Sarkozy, Bayrou, le Pen, la Reine Pomaré, le Pape ou l'éléphant du Zoo de Vincennes, s'il le lui offre, son porte-avion !
Mais il y a une chose qui ne lui est pas venue à l'esprit, l'octogénaire en furie, c'est que pour faire naviguer une chose aussi inutile qu'un second porte-avion ( si tant est qu'un premier serve à quelque chose ...) il faut des gens qui savent lire et écrire, voire même, compter...

Et ça a le droit de vote, ça !

On le sent de jour en jour, cette campagne va atteindre des sommets...

15 février, 2007

Prix de la vie d'un homme

- Philippe Bidart imbécile autonomiste incorrigible, une meule d'etorki dans le cerveau, condamné à perpète pour trois assassinats de gendarmes, vient donc, comme je l'ai rappelé hier, d'être libéré.

- Maurice Papon haut fonctionnaire maréchaliste condamné à dix ans de prison pour complicité de crime contre l'humanité à été, sitôt sa condamnation, libéré.La Sécurité Sociale dont on sait qu'elle est grevée par ces salopards d'émigrés lui offre, puisqu'il est insolvable, pour ses 97 ans un Pacemaker tout neuf .

- Nathalie Ménigon pauvre fille égarée dans la lutte des classes, condamnée elle aussi à perpète pour l' assassinat du PDG de Renault reste en taule alors qu'elle est malade et handicapée.

l' équation est simple :
1 PDG > 3Gendarmes > Trente enfants (juifs, il est vrai !)

Je serais gendarme, je serais furieux car il faut trois gendarmes pour faire un PDG. Pour ce qui est des enfants juifs, il n'y a plus grand monde de leur famille pour faire les comptes et s'offusquer...

Ménigon, elle, reste incarcérée. La famille de Georges Besse doit être satisfaite, ce qui n'est d'ailleurs même pas sûr, certains savent pardonner...

Alors ? Est-ce parce que c'est une femme et qu'il faut rappeler une fois pour toutes à ces salopes qui voudraient se lancer dans le combat que ce n'est pas leur place, que leur ennemi c'est la poussière, pas le PDG et que leur arme c'est le torchon, pas le Magnum...



14 février, 2007

Ernest de Fauque de Jonquières

J'apprends à l'instant et l'existence et l'oeuvre de Ernest de Fauque de Jonquières.

"Amiral et mathématicien français (Carpentras 1820 - Mouans-Sartoux, près de Grasse 1901). Disciple de Chasle, auteur de recherches de géométrie ( Mélanges de géométrie pure, 1856) il étudia notamment la géométrie énumérative et le premier exemple de transformation birationnelle d'ordre quelconque ( 1858 ) Académie des sciences 1883" ( in le Robert )

A mon avis, il l'a bien mérité.

Il y a donc quelqu'un qui a donné le premier exemple de transformation birationnelle d'ordre quelconque.

Je ne sais pas du tout ce que ça veut dire mais ( sans doute est-ce pour ça ...) ça me fascine !

Y-a-t-il un mathématicien dans la salle ?

Alain Duault-Piccolo-et-Saxo

J'apprends par la radio que la télé, je ne sais plus quelle chaîne, va créer de nouvelles émissions musicales et les confier à... Alain Duault.

Il faudrait admettre une fois pour toutes que Duault n'a aucune compétence en musique pour la simple raison qu'il n'a en la matière aucune connaissance puisqu'aucune formation, que son bagage solfègique est proche du zéro, absolu comme l'oreille qu'il n'a pas. Pour ce qui est de l'histoire de la musique c'est à peu près niveau "Piccolo et Saxo"...

Est-il nécessaire d'être musicien pour faire de bonnes émissions musicales ? Pas forcément, l'exemple de l'ineffable Lodéon et celui de la très grotesque Ruggieri abondent a contrario en ce sens, puisqu'ils réussissent l'un avec son " Prix de Paris" l'autre avec son "Prix de Nice" à être aussi nuls que Duault qui n'a et n'est rien.

Mais il restera toujours vrai que je préfère être opéré par un chirurgien que par un aide-soignant.

Duault, donc est un imbécile sonore, un cuistre prétentieux, et surtout totalement inintéressant en raison de son inaptitude à avoir une pensée originale et utile. Lieux communs, truismes, incapacité même à trouver chez ceux qu'il pille les idées fortes dont un Gavoty par exemple savait tirer profit.

Où ces gens trouvent-t-ils une telle énergie pour la mettre au service d'une telle médiocrité ?

Mais tout ça est assez normal puisque son rôle rémunérateur consiste en fait à être ce qu'on lui demande : le truchement entre le tiroir-caisse des producteurs et le porte-monnaie de ceux qu'ils appellent "mélomanes" (i.e.cochons de payants) en court-circuitant leurs cerveaux.

Pour ce qui est de son apparence (après tout, on est à la télé, il se montre et on le voit !) son tailleur doit être celui de Darty et son coiffeur celui de Michou, spécialiste de la choucroute et de la péroxydation capillaire masculine...

Alors, "il aurait des relations " ?
Je le crains...

Bidart-Oui / Ménigon-non

Philippe Bidart vient d'être libéré.
Nathalie Ménigon reste en prison.

Pourquoi ?

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