28 mai, 2009

Des prophètes viendront

qui vous crieront la fin du monde, la grande dilution, quand la terre se fondra dans la mer qui bout. Ils vous annonceront, ce jour comme autrefois des vierges couronnées d'étoiles stupéfiantes et qui matent du doigt des monstres à deux cents têtes. Patience est le fléau de ces moissonneurs d'âmes, ces faucheurs de raisons .
Et vous, les affamés que l'exploiteur piétine pour essorer ses pieds du sang de vos entrailles, vous lui direz merci d'encore lui être utiles. Vous attendrez dans l'ombre un justicier sublime, tout caparaçonné de bontés magnifiques. Il viendra devant vous mais ses yeux, sous le heaume, riront. Qu'avez-vous fait, mordieu ! vous dira-t-il alors, pour continuer de vivre en esclaves embaumés des remugles des riches, nantis de leurs charognes et gavés de leur restes... Avez-vous mérité, manants, qu'on vous libère ? vous dont le rêve était de devenir seigneurs...


Voilà... Nous partons demain à la campagne... Régime habituel ! Pouligny, Broyé, Farci si l'on en trouve !
Soyez heureux ! Faut pas croire tout ce que je raconte !

1 commentaire:

lesa a dit…

encore! encore! encore !!

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