07 avril, 2009

Quand les bloggers américains se moquent gentiment....


Ségolène au Sénégal

Bon, moi je veux bien qu'elle aille faire des excuses aux sénégalais pour les propos douteux tenus il y a déjà un bail par notre ultra moderne président qui leur rappelait qu'ils n'étaient pas encore vraiment entrés dans la modernité... Bon il avait fait fort, c'est vrai. Mais moi, personnellement, j'aurais bien aimé que Ségolène, (tiens au fait, je vais pas ratiociner, mais elle passe combien de temps par an dans son bureau de Poitiers, l'itinérante ?) j'aurais bien aimé disais-je que Ségolène rappelât avec la même énergie qu'elle mit dans ses regrets à ses camarades sénégalais que s'ils veulent vraiment prouver leur modernité, il faudrait qu'ils cessent de martyriser les homos comme ils le font quotidiennement actuellement.

06 avril, 2009

Michèle Alliot-Marie, juste pour le plaisir

Ah ! juste pour le goût : écouter Michèle Alit-Mariole prononcer en s'en délectant le mot "anarchiste"... Ca sent bon le terroir balzacien, le fumet flaubertien, la puanteur hugolienne, la déchéance zolaïenne à volonté, à souhait, bref c'est toute la saveur du parler bourgeois français du XIX ° siècle qui frémit et ressurgit du tréfonds de sa gorge en trois syllabes et autant de phonèmes !
Ah !Quel ministre ! Quelle femme aussi !

J'suis un mec comme Obama !

Et oui, absolument ! au moins sur un point je suis un mec comme Obama, plus, en tous cas, que ne l'est malgré ses envies notre ami Sarkozy !
Moi, je suis violemment (ouais, je deviens violent ! vous saviez pas ?) pour l'entrée de la Turquie dans l'Europe.

Strasbourg, OTAN, échauffourées et effets collatéraux radiophoniques

Bon ! C'est indéniable, ça été chaud à Strasbourg ce wee-kend. Pas une surprise pour autant. Si c'était pas prévu c'est à désespérer de la gouvernance et des hélicoptères... Bref y a eu des dégats, c'est vrai, c'était pas indispensable. Mais ce qui n'était pas indispensable non plus, c'est le glavieux Raoult ce matin et la nourrice sèche Alliot Marie ce soir sur la même radio. Deux pour le prix d'un, ok, c'est la crise... mais ne faites plus jamais ça ou je me branche défintivement sur Radio Courtoisie !

05 avril, 2009

Culpabilisation et paranoïa

J'en ai marre !
Vous savez pas ? Ma fenêtre de pub, là, à droite ! Depuis quelque jours, elle me cherche ! Soit elle veut me faire maigrir de 250 kilos par an, soit elle me dit que je pue de la gueule, soit encore, vu l'insécurité ambiante que j'ai intérêt à me mettre aux sports de combat.

Alors, comme c'est pas logique, tout ça, jai décidé ! Je garde mes 250 kilos annuels, je fais pas de sport de combat et si l'on m'attaque, tel le dragon, je souffle à la gueule de mes assaillants cette haleine fétide qu'on m'impute !

Pentimento

Je préfère le mot italien à son équivalent français, le "repentir", qu'on devrait nommer écrire "repeint" pour éviter la confusion, comme si le peintre était un pécheur dont le travail consisterait pour son ultime rédemption à revenir, en guise de pensum, constamment sur l'ouvrage... Le repentir du pécheur est-il comme celui du peintre une forme de maquillage, moral pour l'un, esthétique pour l'autre ? Bref, je m'aperçois, que je pratique en musique le repentir. Il faut dire que ce qui était techniquement une corvée avant l'ordinateur devient extraordinairement facile. Comme pour l'écriture en français, plus besoin de gratter, de gommer, de saloper du papier réglé, copié-collé ! on corrige tout ça sur écran. N'empêche ! J'ai ressorti un bidule pour quintette de cuivre que j'avais commencé puis oublié en 2007. C'est évident, si c'était sur papier, j'aurais tout foutu en l'air. Oh pas parce que c'est nul, non, (d'ailleurs ça ne l'est pas, autrement je n'en parlerais pas), mais par flemme, et parce que c'est facile pour les raisons précédemment indiquées de revenir dessus. Le grand allié du pentimento musical ou littéraire, c'est l'ordinateur, et ce qui m'aurait pris des plombes sans lui, ne m'a pris que quelques heures... J'ai fait des coupes, des ajouts, et surtout en deux minutes j'ai renforcé le tout de ce qui manquait cruellement à ces cinq cuivres dont je raffole, des percussions, timbales, caisse claire et marimba. A la faveur de ces aménagements de fond, j'ai relu, relu et depuis, mesure par mesure j'ai par touches successives tout modifié, comme le peintre qui par regret (repentir) retouche et repeint... C'est à la fois la même chose et totalement différent. Il y a donc des mots, qui résistent à l'évolution des techniques... C'est pas grave, vaut mieux ça que le contraire...

03 avril, 2009

Il pleut à Rome comme ailleurs...

J'aime Rome. Je ne suis pas certain que j' y vivrais, mais j'aime y être... Il y a des endroits, comme ça, qui ne sont pas fait pour qu'on y vive, mais pour qu'on y soit. Tenez, par exemple, Berlin (j'aime tout autant Berlin) a contrario est faite pour qu'on y vive, ça a même été conçu et avec soin pour ça à une époque où les berlinois étaient un peu captifs.
De toute façon, on ne va pas à Rome pour y être bien, mais pour s'y exalter... Car Rome est excessive ! Rome est ensoleillée, même la nuit, tant les pierres restituent ce qu'elles ont emmagasiné dans la journée. Tout à Rome rappelle et appelle le soleil... Imaginez-vous le triomphe de César sans soleil, les jeux du Colisée dans la brume, les lions dévorant les chrétiens dans la boue, le mausolée d'Hadrien par gros temps, un peplum sous les waterproofs.. ? Et bien figurez-vous que j'ai vu Rome sous la pluie... C'était il y a quelques années. J'y étais pour raison professionnelle, comme on dit. C'était à Pâques et pendant ces trois jours où j'y fus, il plut, il plut sans cesse, je ne savais pas que ça pouvait se produire, n'ayant ici auparavant jamais vu que le ciel bleu. Je n'avais pas de parapluie, pas d'imperméable et tout, à part les boutiques à produits dérivés du Bon Dieu, était clos... A propos de parapluie, Cherbourg sous la pluie, c'est normal... Rome sous les ondées passagères ou non, c'est immonde, c'est dégueulasse... C'est pas fait pour ça. Les Fontaines et les Pins de Rome sous la pluie, Respighi n'aurait pas osé... Comment expliquer que la brique septentrionale supporte la grisaille quand la méridionale l'exècre ? Toutes ces couleurs flamboyantes, ces ocres, ces beiges, ces blancs, sont en fait, on le sait, un décor naturel avant de devenir un décor théâtral... Mais, je vous jure, sous la pluie, ces jours là, ça devenait noirâtre, gris-crade, ça dégoulinait de salissures, car contrairement à d'autres villes, Rome n'avait jamais, à part quelques monuments et quartiers emblématiques et la "Machine à écrire" qui, comme le Sacré Coeur reste immaculé, été nettoyé, ravalé avec autant d'énergie. Car ce qui sous le soleil donne du relief au tout, "la patine", devient sous la pluie une lèpre abjecte, une gangue ignoble, et Rome se montrait alors comme une vieille et féllinienne hétaïre que les intempéries maltraitent, dont les fards se dégradent et coulent sur ses joues, ses hontes pariétales...
Si comme moi vous l'aimez, évitez encore aujourd'hui Rome quand il pleut...

Tiens, pendant que j'y pense, ces merveilleuses et multiples petites fontaines romaines zoomorphes en fonte, dont on obture la gueule pour boire l'eau si fraîche qui jaillit aussitôt du sommet de leur crane ...Le raffinement le plus extrême est ici gratuit... C'est vous dire...

Une vie de chien

02 avril, 2009

Les filles à la vanille, les gars au chocolat...

Il y a quelques heures je fais mes courses chez LeaderPrice. Arrivé à la caisse il y a devant moi un couple de grands parents avec leur petite fille, sept ans aux fraises. La gamine a choisi un gros oeuf façon kinder, emballé dans un papier alu imprimé Spiderman. La caissière lui dit :
- C'est pour les garçons, ça, c'est Spiderman, va le changer, il y a des oeufs pour les filles !
La gamine, dit non, elle le veut son Spiderman !
Les grands parents ont l'air sympa, j'interviens...
- Mais, voyons, elle a raison, ça n'existe plus, ça, les trucs pour les filles, les trucs pour les garçons, faut les laisser choisir !
La caissière reste muette... Elle tente juste un "généralement les filles choisissent ce qui est pour les filles..."
- C'est vrai, me disent les grands parents pour qui ce n'est pas vraiment un problème, elle préfère les jouets de garçon !
- Et bien voilà, que je dis, et si c'était un garçon et qu'il voulait jouer à la poupée, ce serait pareil, normal...
Et là, ils changent de couleur, mettent un terme au débat...
Une petite fille un peu garçon manqué, même si ça les chiffonne, ils veulent bien, mais un petit pédé en herbe, une tapiole de CE2, c'est pas dans leurs plans de carrière grand parentale...

31 mars, 2009

Maurice Jarre, ou causons musique un peu...

Depuis sa mort, il y a quelques jours, Maurice Jarre est à l'honneur, à juste titre vu le nombre d'opus . C'est curieux, la musique de Jarre. Pour moi , c'est un peu comme la tambouille réitérée d'un cuisinier qui tremperait à chaque recette du loukoum dans de la moutarde. Alors bien sûr, c'est pas honteux, il y a un ou deux trucs réussis, la musique de Laurence d'Arabie en fait partie et frise le chef d'oeuvre. Oui je sais, il a su mélanger les genres, travailler "le son" avant tout. C'est vrai, dont acte... Mais pour ce qui est du reste et puisqu'ils sont à un poil contemporains, je donnerais tout mon Jarre pour Delerue l'ainé et Legrand le benjamin réunis ou chacun seul. Et puis faut reconnaître que la plus grande faute artistique de Maurice Jarre c'est avant tout d'avoir engendré ce cloaque musical qu'est Jean-Michel, son fils, le "Liberace", le "Clayderman" du synthé pyrotechnique... Et ça, c'est un leg inacceptable...

1 avril

On n'a jamais vu ça !
On annonce aujourd'hui sur Europe

l'intervioue exclusive du président de la République
en direct de l' Élysée à 8 heures demain matin
1er avril ...
Décidément, rien ne l'arrête, pas même ses conseillers.
Il sera grotesque jusqu'au bout.
"Il fallait un président, ce fut un bouffon qui l'obtint".
aurait dit Beaumarchais...

30 mars, 2009

Le décret. Où l'art de gouverner les crétins.

Moi, je vais finir par les admirer ! Si si je vous jure. Il arrive un moment ou le cynisme, la saloperie, la malhonnêteté deviennent tellement évidents que je ne vois pas ce qu'on peut faire d'autre que de constater, puis de vénérer ces ardeurs scélérates.
L'instrument, l'outil pointu de leur artisanat de faussaires, c'est le fameux "décret". Oh, pas celui d'application qui parfois met tellement de temps à être signé que la loi qu'il concerne peut être abrogée dix fois avant d'être effective. Non, il s'agit du "décret" gouvernemental. C'est génial ! Ça a force de loi, mais ce n'est pas voté par les assemblées... C'est un truc "à l'ancienne", façon monarchie absolue ! Bref, c'est beau comme l'antique ! Ça se signe en trois minutes, mais le plus intéressant, c'est que ça s'abroge aussi vite que ça a été signé et ce, surtout, en toute discrétion. C'est ainsi et pour ça qu'aujourd'hui a été promulgué à grand renfort de tambours et de cymbales médiatiques le décret réglementant les salaires et autres gratifications accordées aux pédégés des entreprises sous perfusion de l' État et ce, jusqu'en 2010... nous sommes déjà à mi 2009...
Voilà... C'est censé calmer les jacqueries naissantes... Quand aux pédégés en question, ils peuvent attendre quelques mois, non ? Soyez rassurés pour eux, dans un an ils auront tout récupéré...
Visiblement je suis pas le seul à avoir pigé, heureusement ... Mais, vous vous en doutez, c'est pas ça qui les gène !
Y a des jours où on regrette de ne pas être capitaliste libéral de droite fraîchement converti à la réglementation du système ! Vous comprenez pourquoi je suis admiratif, béat, sur le cul !

29 mars, 2009

La salade du jour !

Il me restait un fond de roquette, des carottes et des oeufs de lumps rouges, façon oeufs de saumon.

C'est ainsi que
- J'ai rincé et bien égoutté la roquette
- râpé trois carottes avec la grosse râpe, pas la petite, car ça fait comme du foin.
- préparé trois cuillères à café d'oeufs de lumps

Voila.

J'ai mélangé à la main les carottes râpées et la roquette dans un grand, un beau saladier pour que ce soit bien aéré !
J'ai fait dans un bol le mélange désormais connu : une bonne trace de wasabi délayée dans du vinaigre d'alcool.
J'ai ajouté de l'huile de noix, puis les oeufs de lump.

J'ai touillé doucement la salade et sa sauce.

Boulez, mes amis et moi !

On ne s'était pas vu depuis longtemps. C'est marrant, car on retrouve nos marques à chaque fois. Ce qui est surprenant, c'est que ça ne vire jamais plus d'une minute dix dispersée sur toute une soirée au rendez-vous d'anciens combattants. Le passé ? Mmmoouuais, c'est pas vraiment notre truc, quand j'y pense, quand je constate ! c'est pas qu'on soit ingrats, insensibles, oublieux... non, on est vigoureusement dans le présent et malgré les ans qui s'accumulent, le futur en général et le notre en particulier ne nous est pas indifférent... Des vieux gamins ? Surtout pas ! La vie n'a pas forcément été tout le temps sympathique, généreuse et jubilatoire, avec l'un ou l'autre mais je nous ai trouvés hier soir, d'une belle énergie et je vous assure, pas celle du désespoir ... Poussée de narcissisme générationnel ? Pas du tout, si ç'avait été le cas les deux petit jeunes trentenaires ne serait pas restés avec nous, fût-ce par compassion...
Et l'avantage de l'inconvénient de ne pas se voir souvent, c'est qu'on redécouvre les gens à chaque fois, bref que ça tue les habitudes. La discussion n'est pas formatée, convenue... On retrouve notre aptitude (générationnelle, peut-être !) à l' embarque, au discours passionnel, bref au sel de la "vie conviviale"...Tout juste si on se friterait pas, histoire de ...
Et c'est là qu'on se met Dieu sait pourquoi à causer de Boulez... comme si y avait pas de choses plus importantes ! Bon faut reconnaître, que la crise, c'est pas que ça nous touche pas, mais on n'a pas fait trente kilomètres, une demi-heure de métro ou descendu un étage d'immeuble un samedi soir pour parler de ça... Non, ce qui me rassure, c'est qu'on garde cette mauvaise foi purement réthorique et néanmoins salutaire qui devrait servir d'exemple aux générations montantes, avant que le consensus, tel les serpents de Laocoon, ne les étouffe définitivement....
Contrairement à Jean-Yves qui continue d'aimer bien et c'est son droit le plus strict, Boulez compositeur, mon partenaire privilégié et moi, ça nous fait rigoler... Pas parce que c'est vraiment mauvais, y a pire, mais parce que c'est tellement le reflet d'une époque à force d'avoir voulu l'être, que contrairement au projet initial, c'est devenu, charmant, désuet, comme disait ma soeur en parlant de César Franck, "Ça sent la poussière et les vieilles tentures"...

Voila, ça se passe comme ça chez mes amis Marie et Michel... N'empêche qu' à force de causer, on est rentrés, repus, ravis, sur le coup, changement d'horaire aidant, de quatre heures trente... Autant vous dire que ce matin, à la messe, j'ai failli m'endormir sur mon prie-dieu !

28 mars, 2009

Plus fort que Haendel !

A l'occasion de la commémoration cette année du 250ème anniversaire de la mort de Haendel, le département musique de l'Université de Eugene /Oregon qui a de la thune à foutre en l'air vient de passer commande à un compositeur scandinave d'un nouveau "Messie" sur les textes choisis et utilisés par Haendel lui même.
Mon Partenaire Privilégié qui tient cette information d'un collègue et ami américain, pense que le mec a accepté la commande, parce qu'il avait forcé sur l'Aquavit, ou parce qu'il est endetté jusqu'au trognon, ou bien encore parce qu' il était victime d'un passager accès d'hypertrophie du moi ... A mon avis, les trois en même temps.
En attendant, bon courage ! Il aura bien sûr le fameux "Alléluia", mais aussi et entre autres, le réjouissant, le sublime "For unto us a child is born" ou encore le déchirant "He was despised" à remettre en musique après Haendel. Bref, faut pas avoir de doutes...

Rappelez-vous, en cliquant ci dessous.
http://www.youtube.com/watch?v=OQVQOW1c0DQ&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=CP4JSVMBdZg&feature=related

Il ne s'agit pas de faire mieux, mais seulement, ne serait-ce qu'aussi bien... Moi, je serais le mec, je dormirais mal...

27 mars, 2009

Monseigneur Fort, évêque d'Orléans, le nouveau Dupanloup






Décidément, les évêques d'Orléans deviennent emblématiques!
Aujourd'hui c'est André Fort, évêque du moment qui reprend in extenso les propos du pape sur la capote. Il y a donc une tradition de chiasse épiscopale dans la ville de Jeanne d'Arc...

Souvenez-vous, vous qui connaissez les chansons paillardes de base, " Le père Dupanloup ", lui qui dans son cercueil bandait encore comme un chevreuil ! Et bien le fameux Dupanloup était comme André Fort aujourd'hui , évêque d' Orléans sous le second empire. Il est connu pour avoir été l'ennemi intime et infatigable d'Émile Littré et pour la chanson qui l'immortalisa, lui et son priapisme imaginaire, mais aussi pour cette phrase sublime énoncée lors d'un prêche :
" Non seulement Jésus Christ était fils de Dieu par son père, mais il était aussi d'une excellente famille du coté de sa mère..."

Oui, vraiment, être évêque d'Orléans...

Moi je suis pas forcément pour que les curés, les évêques, baisent à tout prix, vous me connaissez, je pousse pas au vice ! mais au moins, de grace, qu'ils se branlent un peu ! histoire de les faire se purger.



Le bain de foule et l'échéance électorale

Notre président, vu sa popularité actuelle et ce qui ressemble à un déni de réalité et un début de paranoïa de sa part, ne se déplace plus autrement qu'entouré d'un dispositif policier digne d'un dictateur de droite ou de gauche à l'ancienne comme la moutarde de même nature.
Or, le temps passe et il ne lui reste plus globalement que deux ans avant le début de la prochaine campagne présidentielle. Il va bien falloir qu'un des ces jours prochains, il se rapproche physiquement de cette populace qu'il a cotoyée sans problème lors de sa première campagne, qui l'a élu et qui désormais l'effraie...
Et comme, sans faire de projections hasardeuses, sa popularité a peu de chance de re-grimper... Je me demande comment il va faire...

Qu'en aurait-il pensé ?

Ivan Colonna a été condamné, c'était prévu.Condamné au bénéfice du doute... Il faut dire qu'il avait été désigné comme coupable dès le moment de son arrestation. Il avait donc peu de chance d'être acquitté devant un tribunal de magistrats, sans jury populaire. L'intime conviction tue quand elle agit dans ce sens, c'est banal, on le sait. Je ne sais pas s'il est coupable ou non... et personne ne le sait, puisqu'il n'y a aucune preuve hormis ses aveux rétractés... Je n'arrive pas à comprendre comment la famille de la victime peut se contenter de ce genre de verdict même après l'avoir tant souhaité... "Faire son deuil" comme on dit chez Delarue, Mireille Dumas ? Mais, voyons, on ne fait jamais son deuil, que l'assassin soit ou non en prison... Et prétendre qu'on peut le faire sur un verdict incertain, c'est un peut avouer qu'on l'a déja fait et que l'on crie vengeance... La vengence, même satisfaite, n'a jamais apaisé personne... Et puisque de toute façon, en l'absence de preuves, on patauge dans l'irrationnel absolu nommé ici raison d'état, je me demande, j'ai le droit, dans ce cas de figure beigné d'incertitude ce qu'en penserait la victime, homme honnête s'il en fut... Car en fait aujourd'hui, quoi qu'en pensent les parents de la victime, ce n'est pas cet homme-là, ce mari, ce père, dont on a condamné le possible assassin, mais un uniforme bleu avec une casquette à lauriers... Nous vivons une bien sale période.

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