Le dithyrambe est chose aisée, mais son renouvellement n'est pas gagné d'avance. Une fois que vous avez fait, refait et re-refait l'éloge de Trenet, de Brassens, de Brel, de Ferré, de Ferrat, d'Aznavour, voire de Bécaud, et de bien d'autres, ce qui, vous en conviendrez, n'est pas très difficile, il vous faut trouver du nouveau, de l'inédit, mieux, de l'inattendu !
Imaginez un peu qu'après avoir écrit une thèse sur Proust, une sur Céline, une autre sur Gide ou sur Mauriac, pour étonner votre monde et réactiver vos lecteurs, vous fassiez le plus sérieusement du monde l'exégèse de Guy des Cars et de Barbara Cartland dans le cadre très prémédité de leur "apologie raisonnée"... Eh bien, c'est un peu ce que font les professionnels de la presse admirateurs forcenés de Johnny Hallyday. L'exercice, puisqu'au bout du compte c'en est un tant il fait appel à une dialectique implacable, consistant à trouver du talent à celui qui n'en n'a pas, fût-ce à l'état de trace, et à démontrer parallèlement la profonde intelligence d'un individu qui s'acharne avec frénésie à prouver le contraire, qu'il soit ivre ou à jeun.
Et l'admiration pour Johnny se porte comme un gant, à droite comme à gauche, l'individu étant, c'est son karma, instrumentalisé par ceux qui le célèbrent, comme membres initiés d'un culte dédié au consensus. Vanter Johnny est devenu une sorte de raison sociale pour les professionnels, un club de connaisseurs pour les autres, et pour tout le monde le goulot d'étranglement où se se rejoignent et se pressent toutes les médiocrités artistiques et intellectuelles ...
En attendant, oser dire que Johnny est nul est actuellement totalement incongru.
Argument suprême : Johnny serait une bête de scène...
Vous rigolez ? Si Johnny est une bête de scène, que furent donc Elvis, James Brown, et même ce pauvre Jackson, que sont donc Springsteen, Bowie, Mick Jagger ?
C'est pas sérieux, ce dithyrambe irrécusable du con patenté... sauf s'il profite à ceux qui le pratiquent dont j'ai toutefois du mal à croire à la sincérité.
Imaginez un peu qu'après avoir écrit une thèse sur Proust, une sur Céline, une autre sur Gide ou sur Mauriac, pour étonner votre monde et réactiver vos lecteurs, vous fassiez le plus sérieusement du monde l'exégèse de Guy des Cars et de Barbara Cartland dans le cadre très prémédité de leur "apologie raisonnée"... Eh bien, c'est un peu ce que font les professionnels de la presse admirateurs forcenés de Johnny Hallyday. L'exercice, puisqu'au bout du compte c'en est un tant il fait appel à une dialectique implacable, consistant à trouver du talent à celui qui n'en n'a pas, fût-ce à l'état de trace, et à démontrer parallèlement la profonde intelligence d'un individu qui s'acharne avec frénésie à prouver le contraire, qu'il soit ivre ou à jeun.
Et l'admiration pour Johnny se porte comme un gant, à droite comme à gauche, l'individu étant, c'est son karma, instrumentalisé par ceux qui le célèbrent, comme membres initiés d'un culte dédié au consensus. Vanter Johnny est devenu une sorte de raison sociale pour les professionnels, un club de connaisseurs pour les autres, et pour tout le monde le goulot d'étranglement où se se rejoignent et se pressent toutes les médiocrités artistiques et intellectuelles ...
En attendant, oser dire que Johnny est nul est actuellement totalement incongru.
Argument suprême : Johnny serait une bête de scène...
Vous rigolez ? Si Johnny est une bête de scène, que furent donc Elvis, James Brown, et même ce pauvre Jackson, que sont donc Springsteen, Bowie, Mick Jagger ?
C'est pas sérieux, ce dithyrambe irrécusable du con patenté... sauf s'il profite à ceux qui le pratiquent dont j'ai toutefois du mal à croire à la sincérité.