05 novembre, 2012

Poitiers, sous les pavés, Poitiers



Cette place que j'ai connue enfant réduite à l'état de parking fut aménagée dans les années soixante-dix comme on le faisait à l'époque, en y plantant des arbres qui abritaient l'été les terrasses des bistrots, au milieu une dalle entourée de massifs cernée par un  muret sur le pourtour où l'on pouvait s'asseoir, "on aurait dit le sud"... Les autos certes passaient autour, les bus aussi, mais lentement sans être une véritable nuisance, pas au point en tous cas de justifier la transformation de l'endroit qui est désormais aussi gai et accueillant qu'une place d'apparat à Pyongyang ou l' Alexanderplatz d'avant la chute du mur. Ce lieu où l'on s'asseyait volontiers se traverse désormais en hâte, comme si l'on craignait big brother... Les arbres ont été pour la plupart éradiqués, et toute la surface aplanie et légèrement en pente, mais dans le mauvais sens bousculant la perspective de la manière la plus idiote puisqu'elle donne l'impression que l' hôtel de ville s'enfonce... Les sols de la place, de la rue qui la relie à la préfecture et de toutes les rues piétonnières à l'entour sont pavés exactement de la même couleur, d'une sorte de marbre coquille d'œuf qui donne par cette uniformité forcenée une allure de pissotière géante à tout le quartier.

Mais comme de toutes façons, le nouveau plan de circulation de la ville destiné à proscrire tout usage de l'auto vous envoie par un dispositif centrifuge irrémédiablement vers l'extérieur, vous vous découragerez d'y entrer et ainsi n'en verrez pas la pitié.

J'espère qu'au moins ça a coûté très cher, et que les poitevins, pénalisés par leurs impôts locaux expient cette monstruosité qu'ils ont sans tiquer laissé faire.

04 novembre, 2012

La pancarte du jour (Buxerolles, Vienne)


Le temps est un allié sincère et ambigu


Une partie de ma famille continue de voir un jeune (?) homme avec qui j'ai vécu cinq ans  environ et dont je suis séparé depuis plus de quinze ans. D'aucuns seraient furieux de ce que cette relation  perdure. Mais je n'y vois personnellement pas de problème. D'abord parce que chacun fait ce qu'il veut, ensuite parce que j'estime que si l'on vit en couple, on existe indépendamment de son conjoint, avant  et après la séparation, enfin, faut être honnête, parce que c'est quand même moi qui l'ai ramené, je ne peux donc à ce titre faire le moindre reproche à quiconque.
J'ai passé de très bons moments avec lui,  et je ne pense pas qu'il fût radicalement différent quand nous nous sommes quittés de ce qu'il était le jour de notre rencontre, car c'est plus le regard qu'on porte sur lui que l'être humain qui change. Mais un jour nos pathologies ont cessé d'être compatibles. Nous nous sommes donc séparés avant que ça tourne vinaigre et devienne pénible, et comme généralement je n'aime pas  ce qui se délite, ça n'a pas dû prendre trois jours si ma mémoire est bonne et quelques semaines après pour régler les questions techniques. Ca a été extrêmement  rapide et je ne l'ai plus revu depuis sauf une fois, quelques années après  et d'un peu loin, pour l'enterrement d'un ami commun.  Je ne pense pas que depuis  le jour de notre séparation, je lui ai  plus manqué qu'il ne m'a fait défaut.
Je parle de ça aujourd'hui parce qu'à l'occasion de la Toussaint, j'ai dit à ces membres de ma famille qui me sont chers et qui continuent de le voir  que ça m'est totalement égal, mais  je sais depuis quelques heures seulement honnêtement pourquoi. C'est tout simplement, parce que le temps passant,  n'ayant gardé aucune photo ni aucune trace de notre vie commune, je l'ai physiquement et mentalement  rapidement oublié, mais oublié au point de ne plus vraiment me souvenir de sa voix, très vaguement de son visage, bref, fondu enchainé, nada, rien. Je vais donc pas emmerder le monde pour rien.  J'en parle d'autant plus librement qu'il y a peu de chances qu'il lise ce blog.        
Le temps est un allié sincère et ambigu, il ancre, c'est selon,  les souvenirs autant qu'il les dissout.      

Richard Hills ? je suis fan !

ne vous fiez pas aux apparences... derrière cette allure de petit comptable propret se cache un monstre de virtuosité et d'humour...



André Ving-trois, les homos et les mots...

André Ving-trois (à ne pas confondre avec le sublime et homosexuel Jean du même nombre), baderne cardinalice vient encore de nous faire une de ces saillies de derrière la mitre  dont il a le secret. Le mariage entre personnes du même sexe est une "SUPERCHERIE" dit-il, "élément de langage"  probablement sorti d'une ecclésiastique cervelle communicante.
 Faut dire que venant de la part d'une personne dont le fond de commerce repose sur l'histoire d'une vierge qui enfante des œuvres du Saint Esprit un garçon qui finira par changer l'eau en vin, multiplier les pains et dupliquer les poissons, on est on droit de reconnaître que côté supercherie  l'ensoutané  de rouge sait de quoi il cause, à moins qu'il y croie pour de vrai... C'est pas impossible. En attendant, il ose ! Faut dire que depuis Audiard, c'est même à ça qu'on les reconnaît.

31 octobre, 2012

Sag mir wo die blumen sind ...

Demain comme tous les ans je vais partir poser mes chrysanthèmes sur mes tombes aimées. Il y a un cumulard, c'est Elie, qui a droit à un chrysanthème et à un caillou. Les juifs, c'est bien connu, ils veulent tout !
A bientôt !  

L'aphorisme du jour signé Sacha Guitry qui avait tout compris :


" Le tango, je me demande toujours pourquoi ça se danse debout !"

Brel et ses copains beaufs !



Je réécoute à l'instant cette vieille chanson de Brel. "Jeff". Et plus je la réécoute et plus je me dis, qu'elle a eu bien raison de le larguer, ce pleurnichard lourdingue, ce gros bâfreur de frites, ce con de sac à bière... Il a qu'à aller à Amsterdam se consoler avec les marins !

Amis de la Poésie Bonsoir !

Je ne sais pas si vous écoutez en ce moment les radios et les émissions consacrées à l'intelligence en général et à celle de ceux qui y causent en particulier,  mais si vous voulez pas   avoir l'air trop con, vous avez intérêt à dénigrer le bon Prévert... Haro sur le Prévert. Le Prévert, c'est nul... Ce serait presque honteux, limite obscène d'apprendre ça aux enfants... 
Bon, si vous préférez encore  Maurice Carème c'est votre droit. Mais si vous comptez attirer les marmots avec Mallarmé œuvres complètes pour en venir à  Francis Ponge,  bon courage, et vive l'enfant roi !      

Je sais, je vous l'ai déjà montré, mais c'est tellement bien...


30 octobre, 2012

Niqab et niveau sonore ou l'art de se faire des ami(e)s .

Quand j'entends dans ma rue, dans le train, ou ailleurs  certaines femmes péremptoires parlant fort, et  trop fort,  je me dis que, toutes cultures confondues (vous ne  m'aurez pas sur ce terrain), le niqab s'il est odieux en ce que, comme à la télé, il coupe l'image/fondu au noir,   présente au moins l'avantage de baisser un peu, voire shunter totalement  le son.
Et les mecs, me direz vous ! Eh bien, essayez de mettre un bâillon à un mec de deux cents livres...( sauf s'il est d'accord, mais c'est une autre histoire, on va pas en causer ici ce serait aussi déplacé que le début si ce n'est plus !)   

Compter sur ses doigts

Cherchant à l'instant à savoir si le mois d'octobre avait 30 ou 31 jours, j'ai fait comme d'habitude, j'ai vérifié sur les premières phalanges de mes doigts, là ou elles se raccordent à la main. 
Bosse = 31 
Creux = 30

Pommades, baumes et onguents !

Je m'aperçois en relisant ce blog sur une période correspondant  en gros aux six derniers  mois, que j'ai tellement cogné auparavant sur la droite et sur Sarkozy que je ne cogne plus sur personne surtout pas à gauche bien sûr diront les mal pensants,  mais sur la droite  non plus ou à peine excepté sur quelques têtes à claques particulièrement homophobes et de tous les sexes, comme si ayant trop cogné j'avais un peu mal aux mains... Mais je vais me soigner, des baumes, des onguents, des pommades, et hop je m'y remets !    

29 octobre, 2012

Bouquin !

J'ai entrepris ce soir l'écriture d'un deuxième bouquin.
Voilà !
Mais comme je vais probablement encore y dire quelques horreurs, je vais le signer cette fois  :
Paul & Mick Viltor

28 octobre, 2012

Le Ney Matogrosso du soir


Ca pèse tout ça, que c'est pas croyable !


Je viens de calculer sur la balance de la cuisine, que j'ai à portée de main pour 8.700 grammes de dictionnaires français, encyclopédiques, c'est vrais... Les petits, les traducteurs de base : le franco-anglais et le franco-allemand, je les pèserai demain mais ils ne devraient pas dépasser le kilo à eux deux .

26 octobre, 2012

Propos d'après vendanges ou je sais , c'est facile...

Les gens qui aiment la littérature américaine et la musique anglaise apprécient   le "Tour d' écrou "
Les œnologues  apprécient, eux, le "Tour des Crus " ...    
On peut aimer les deux ! 

J'aime ! vous aussi j'espère !


à mes amis musulmans et ceux de ma famille, pratiquants ou non ,


à mes amis musulmans et aux membres de ma famille qui le sont (y en a !), pratiquants ou non :
je souhaite un(e) joyeux(se) Aïd Al-Adha
les fêtes religieuses de quelqu'origine qu'elles soient servent au moins à une chose : "souhaiter du bonheur " . On va pas se priver !

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