08 juin, 2010

Qu'est-ce que vous entendez par là ?

entendu à l'instant cette publicité pour une tournée d'un orchestre :
"Les Chefs-d'oeuvre de la Musique comme vous ne les avez jamais vus !"

07 juin, 2010

Rien que pour des trucs comme ça, j'aime les westerns

Charles Ives ou le génie à l'état (très) pur

L'une des oeuvres que tout compositeur clairvoyant aurait aimé avoir écrite...

Un bienfait collatéral de la "Coupe du Monde"

Vous vous souvenez de cette chanson sympa world music des années 80 de Lizzy Mercier Descloux et qui s'appelait "Mais où sont passées les Gazelles ?" http://www.youtube.com/watch?v=VP8_cVX-Loc
Voici la chanson originale chantée par ses créateurs, le groupe mythique zoulou "The Mahotella Queens" et Simon Mahlathini que je découvre à l'instant au cours d'une émission sur l' Afrique du Sud.



"Les Bleus vous font-ils encore rêver ?"

C'est la question d'importance qu'on entend ce matin sur les ondes .
Pourquoi pas les "Bleus vous font-ils bander ?", pendant qu'ils y sont ! Non mais ça va pas, non, rêver des Bleus ? On est pas des tapioles ! ah non mais !

05 juin, 2010

Pour les Zenfants Zencore !


Danse des Sorcières

Dans une clairière

Un soir de sabbat.
Deux ou trois sorcières
Se parlaient tout bas ;
Elles disaient des choses
Que vraiment je n'ose
Vous dire ici et de bon coeur.
Elles disaient des choses
Que vous dire je n'ose
Car vous auriez trop peur.
Abracadabra
Dans une clairière
Autour d'un grand feu,
Quatre-vingt sorcières
La diable au milieu
Attendaient la lune
Qui par infortune
Était ce soir là en retard
Attendaient la lune
En mangeant des prunes
Des vers et des cafards

Dans une clairière
Dans le foin coupé,
Trois cent deux sorcières
L'air préoccupé
Cherchaient des aiguilles
Ah, les bonnes filles !
Sans lumière comment les trouver ?
Cherchaient des aiguilles
Parmi les brindilles,
Sans se décourager.

© Sacem 2003



Les grillons, c'est pas des cons !

Un entomologiste racontait il y a quelques minutes à la radio que pendant que les grillons mâles dominants se battent pour asseoir leur pouvoir, les autres chantent. Ils chantent et attirent les femelles avec lesquelles ils baisent tranquillement, comme des bêtes...

Pierre Henry & Michel Colombier

La rencontre improbable entre un musicien classé parmi les "compositeurs sérieux" et un fabuleux jazzeux arrangeur de variétoche, ça a donné ça et c'est superbe ! Je l'avais en disque vinyl... usé, rapé, rétamé de l'avoir trop écouté !

04 juin, 2010

Ce soir reception avunculaire

Je sais, ça relève comme on dit de nos jours de la "sphère personnelle", mais il m'arrive de vous raconter parfois des choses bien plus intimes autant que compromettantes...
Donc :
Curry de porc (au curry japonais, on est snob ou pas !). La viande a mariné tout l'après midi dans un mélange vinaigre de riz, sauce tériaki, ail en poudre et un petit peu de vin blanc. Tout ça est revenu dans l'oignon finement haché un peu grillé... Ça a mitonné, c'est presque confit. Et puis après, les tiges de l'oignon nouveau coupées en petits morceaux, au dernier moment, comme ça, crues... Du riz basmati bien collant en q.s.p. et voilà. Bien sûr, comme nous sommes tous "surimi addicts" j'ai fait une vraie mayonnaise moi-même de mes blanches mains. Je vous raconte ça parce que Lesa devait venir, qui nous a fait faux bond, même si elle s'est décommandée dans les règles. C'est donc rien que pour l'embêter, la rendre jalouse, vous savez comme elle est!

03 juin, 2010

Imaginez que par une soudaine et imprévisible mutation génétique ce soit désormais comme ça


DESSINS DE ANGUS OBLONG

Pour Lesa la rhétoricienne

Il lui était impossible dire les choses simplement. Tiens par exemple, quand on lui proposait :
- Tu veux boire un canon ?
au lieu de dire oui, tout bêtement, il disait :
- Ben, j'dis pas non !
quand on lui demandait au boulot,
- Tu veux un coup de main ?
invariablement il répondait :
- Ah, c'est pas de refus !
Les matins d'hiver, on avait droit à :
- Fait pas chaud c'matin, hein !
L'été :
- Oh là, si ça continue, on n'aura pas froid cet après m' !
Le jour où il tomba amoureux, il dit à un de ses potes,
- La Marie, elle est pas vilaine ! Si elle dit pas non, je dirais pas non non plus...
Mais il avait tout de même évité de se marier, l'idée de dire un oui, direct, à Monsieur le Maire lui était insupportable.
En fait, ce mec c'était rien qu'une tête de litote...

Et en plus, elles s'amusent !

Martha Argerich and Cristina Marton, elles sont superbes, non ?

"L'Homme blessé", le pitch pudique

Je lis dans "Cinéguide", un gros bouquin qui reprend les résumés de 16.000 films tels qu'ils sont présentés dans l''Officiel" ou "Pariscope" (on appelle ça maintenant des "pitchs") celui de "L'Homme blessé" de Chéreau.
"Un adolescent fils d'une famille modeste fait des rencontres décisives au cours d'un été de vacances".
Traduction :
"Un morveux prolo post-pubère drague dans la tasse de la Gare du Nord. Il y rencontre un micheton qui, contre toute attente, va le mettre au tapin..."
Je sais, c'est moins chic ! c'est pourtant ça, le pitch de l'Homme blessé...

Obituaire chorégraphique

Il y aura bientôt un an, Pina Bausch, aujourd'hui Kazuo Ono... Les grands, les géniaux décharnés de la danse disparaissent. Bon, 104 ans c'est pas mal pour un danseur qui se produisait encore à 80 ans... Tiens, pour ceux qui suivent toujours, c'est quoi maintenant le Butô ? et puis pendant que j'y suis Sankai Juku and c° ?



02 juin, 2010

Compulsif et alcoolo

Comme je suis un compulsif du jeu de mots, du calembour, du contrepet et de l'apéro, je me dis à l'instant que boire du kir à la mure c'est sûrement meilleur que le contraire.

Babon

J'avais l'âge encore tendre où l'on commence à parler, et comme tous les enfants qui s'essaient à la chose je malmenais les mots. Je l'appelais donc Babon car c'était le plus doux avatar de son nom que j'avais pu trouver. Dans Babon il y avait bonbon et je pense maintenant que cette succion régulière par laquelle elle replaçait discrètement son dentier n'était pas étrangère à ce petit nom que je lui donnais. Babon venait le jeudi après midi à la maison faire de la couture. Ce n'est pas que nous étions riches, mais nous étions nombreux et l'on entretenait les habits à défaut d'en acheter souvent. Babon s'installait près de la fenêtre entre la cheminée et la grande table de la salle à manger, la boite à ouvrage à portée de main. Elle reprisait les chaussettes à l'oeuf de bois, réajustait les accrocs, les petits accidents, retramait ou rapiéçait les usures et puis, chose importante, elle recousait les boutons, oh, pas forcément les originaux, mais des qui leur ressemblaient ; elle faisait les ourlets, retournait les cols, et recousait avec délicatesse les trous des fonds de poches, bref elle faisait des choses qu'on ne fait plus de nos jours, des choses qu'on n'imagine même pas... Mais surtout, en même temps, Babon faisait la conversation. Elle avait longtemps vécu en Afrique où son mari, mort depuis quelques années, avait été administrateur colonial. Sa maison tout près de chez nous, toute petite qu'elle fût, recelait de bien bizarres choses, des peaux de bêtes saugages, de curieux sièges, des objets inconnus, des statuettes, de l'ébène, de la corne, de l'ivoire... Elle nous racontait des histoires étonnantes, avec talent, avec humour aussi. Je l'écoutais, Babon, enjôlé par sa voix douce et joyeuse et surtout, j'étais fasciné par le petit, le minuscule cliquetis que faisait son aiguille en grattant ou en frappant légèrement le petit dé d'argent qui protégeait le majeur de sa main droite, délicate, blanche et légèrement tavelée...

Éloge du Savon d'Alep (suite)

Je vous en ai déjà, il y a peu, vanté les mérites.
Le savon d'Alep est de prime abord un peu revêche, un peu dur, anguleux et couleur de glaise. Mais au bout de quelques jours, dès qu'il fond, il laisse apparaître son coeur, d'un beau vert tendre, entre céladon et amande...
Sardanapale roi d'Assyrie et homme de goût n'en utilisait pas d'autre !

01 juin, 2010

Finasseries de la langue...

En lisant ce qui précède je m'aperçois d'un truc qui vous paraîtra sans doute évident. Ce qu'on fait du même verbe...
"Veiller sur", c'est sympathique, gentil, touchant !
"Surveiller", ça l'est beaucoup moins...

Ça, c'est pour les petits Zenfants

C'est sur le toit de ma maison
Que se pose la lune
Elle s'assoit à califourchon
Pour veiller sur la dune.
La chouette l'attend dans la nuit
Pour qu'elle éclaire sa route
C'est bien pratique et c'est gratuit
Ça ne fait aucun doute

C'est tout au bout de mon jardin
Que la rivière coule
J'y ai mis un petit moulin
Où les pigeons roucoulent.
Les chasseurs ne peuvent les voir
Ni leurs chiens les entendre
C'est ainsi que là chaque soir
On voit comme ils sont tendres

C'est à l'entrée de ma maison
Que le loup souvent frappe
Je lui donne un peu de jambon
Un verre de lait qu'il lape.
Jamais il ne montre les dents
Jamais un coup de patte
Il paraît qu'il est bien content
Faut dire qu'un rien l'épate ...
© Sacem 2003
Il y a une musique aussi bien sûr...

L'araignée et la mouche, pédagogie pour une révolution à venir

Lagniet-Guérard graveur et pamphlétaire sous Louis XIV

On peut lire en haut à droite au dessus du fronton :
Plus on a de moyens plus on en veut avoir
Ce pauvre apporte tout, blé, fruit, argent, salade

Ce gros milord assis prêt à tout recevoir

Ne veut pas lui donner la douceur d'une oeillade
et sur le sac de blé
Plus a le diable plus il en veut avoir

bon, d'accord il aura fallu près de cent ans avant que ça porte ses fruits...
En attendant, qui sont les "gros milords" d'aujourd'hui, tous ceux qui finiront la tête au bout d'une pique ?

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