Demain dès l'aube, Oscar le Chien emmène quelques jours ses maîtres en pays bigouden. Oscar aime le poisson, mais pas les crevettes qui piquent la truffe et la mer lui fait un peu peur, parfois... Mais ça va être bien quand même.
Ils seront de retour le 22 et vous embrassent.
14 juillet, 2011
Pourquoi meurt le soldat français.
Depuis hier on compte 69 soldats français tués en Afghanistan, dans des embuscades, des attentats ou hélas même des tirs amis.
Je sais, ce ne sont pas des appelés comme au temps de la guerre d'Algérie, mais des soldats de métiers. Tant qu'on reste vivant, c'est pas la même chose, on est payé, c'est un job à risque mais c'est un job et semble-t-il, pas si mal rémunéré. Ça change tout, en revanche quand on est mort... Car la question se pose alors de savoir pourquoi on a choisi ce taf de merde dont les risques s'ils sont envisagés ne sont pas entièrement et d'emblée intégrés dans le mental de "nos p'tis gars" comme disait l'ineffable Bigeard. Ce n'est qu'une fois qu'ils touchent l'horreur de près qu'ils pigent. Savez vous que ceux qui en reviennent chaque jour, passent par un sas de décompression à Chypre. Cigarettes, whisky et debriefing, des fois qu'ils seraient tentés de raconter à n'importe qui ce qu'ils ont vu, vécu à défaut d'avoir vaincu...
En attendant, ces gamins se sont engagés pour la plupart pour gagner leur vie, plutôt ça que le chôm'du, le danger éventuel que la mouise assurée. L'envoi sur le terrain des opérations relève certes du volontariat mais de fortes primes y incitent...
Je ne vous ferai pas le coup de "Y a bien plus de soldats que d'officiers qui y passent ", depuis que l'armée existe il y a toujours eu, c'est notoire ! plus de bidasses que de gradés... Mais une chose est certaine, c'est que l'origine sociale des uns n'est pas celle des autres...
Je voudrais pas faire du mauvais esprit, c'est pas mon genre, mais on a quand même plus de risques de rentrer d'Afghanistan entre quatre planches quand on est simple engagé fils de prolo, que sorti de Saint-Cyr.
Ne rêvez pas, petits soldats, comme avant, comme toujours, obligés ou pour survivre, pauvres, vous vous battez, quelles que soient les raisons alléguées, contre de plus pauvres pour le très grand profit des riches qui vous y poussent...
Je sais, ce ne sont pas des appelés comme au temps de la guerre d'Algérie, mais des soldats de métiers. Tant qu'on reste vivant, c'est pas la même chose, on est payé, c'est un job à risque mais c'est un job et semble-t-il, pas si mal rémunéré. Ça change tout, en revanche quand on est mort... Car la question se pose alors de savoir pourquoi on a choisi ce taf de merde dont les risques s'ils sont envisagés ne sont pas entièrement et d'emblée intégrés dans le mental de "nos p'tis gars" comme disait l'ineffable Bigeard. Ce n'est qu'une fois qu'ils touchent l'horreur de près qu'ils pigent. Savez vous que ceux qui en reviennent chaque jour, passent par un sas de décompression à Chypre. Cigarettes, whisky et debriefing, des fois qu'ils seraient tentés de raconter à n'importe qui ce qu'ils ont vu, vécu à défaut d'avoir vaincu...
En attendant, ces gamins se sont engagés pour la plupart pour gagner leur vie, plutôt ça que le chôm'du, le danger éventuel que la mouise assurée. L'envoi sur le terrain des opérations relève certes du volontariat mais de fortes primes y incitent...
Je ne vous ferai pas le coup de "Y a bien plus de soldats que d'officiers qui y passent ", depuis que l'armée existe il y a toujours eu, c'est notoire ! plus de bidasses que de gradés... Mais une chose est certaine, c'est que l'origine sociale des uns n'est pas celle des autres...
Je voudrais pas faire du mauvais esprit, c'est pas mon genre, mais on a quand même plus de risques de rentrer d'Afghanistan entre quatre planches quand on est simple engagé fils de prolo, que sorti de Saint-Cyr.
Ne rêvez pas, petits soldats, comme avant, comme toujours, obligés ou pour survivre, pauvres, vous vous battez, quelles que soient les raisons alléguées, contre de plus pauvres pour le très grand profit des riches qui vous y poussent...
13 juillet, 2011
La petite boutique d'Alain Vian
Bien sûr, Alain Vian était le frère puiné de Boris... Mais il était aussi musicien et antiquaire organologue spécialisé dans les instruments de musique pourvu qu'ils fussent bizarres, rares et venus d'ailleurs dans l'espace et le temps, psaltérions, ophicléides, cromornes, archi-luths, cithares et autres vièles et tympanons... Il tenait boutique rue Grégoire de Tours et l'on pouvait voir sur le pas de sa porte ou bien derrière les vitres sa grande carcasse paisible, et sous ses cheveux longs sans couleur sa belle gueule de Vian, irréfutable !
Je suis passé dimanche dernier rue Grégoire de Tours, ça faisait des années... Le magasin de Vian n'existe plus (au fait, est-il toujours en vie ? 90 ans, de nos jours, c'est jouable ! ), maintenant c'est de la sape, bien sûr, mais la devanture est restée la même, avec ses angles supérieurs coupés, juste repeinte en marron-lie de vin ; elle était quand je suis arrivé à Paris, le temps déjà aidant, jaune pale et céladon délavés si ma mémoire est bonne mais elle est, pour ceux qui l'ont connue, toujours reconnaissable, comme deux yeux étonnés, grands ouverts sur le passé. C'est bien.
Je suis passé dimanche dernier rue Grégoire de Tours, ça faisait des années... Le magasin de Vian n'existe plus (au fait, est-il toujours en vie ? 90 ans, de nos jours, c'est jouable ! ), maintenant c'est de la sape, bien sûr, mais la devanture est restée la même, avec ses angles supérieurs coupés, juste repeinte en marron-lie de vin ; elle était quand je suis arrivé à Paris, le temps déjà aidant, jaune pale et céladon délavés si ma mémoire est bonne mais elle est, pour ceux qui l'ont connue, toujours reconnaissable, comme deux yeux étonnés, grands ouverts sur le passé. C'est bien.
12 juillet, 2011
C'est pas que j'ai rien à dire..
mais je dois avouer qu'actuellement tout propos de ma part viendrait de mon affliction ! Aucune raison de vous emmerder avec mes états d'âme, politiques pour la plupart. Mais quand même, y en a marre... Ils font chier. Va falloir se réveiller avant qu'ils nous entravent, définitivement. J'ai l'impression en ce moment de rassembler mes forces, tout doucement sans faire de bruit, car de toute évidence, un de ces jours prochains, ça va chier, va falloir ! Nom de Dieu !
Alors, pendant l'été qu'on vous octroie, rassemblez les vôtres, de forces ! Même dans l'eau à 25 ° vous pouvez les préparer. Cuisez vos embarques au soleil ! Mitonnez vos rancunes et sans filtre solaire ! Musclez-vous la conscience, car va falloir la virer, la racaille ! Elle se prépare à résister ! Ce sera pas comme ils disent, gagnant-gagnant, ce sera du coup pour coup. Alors, vaut mieux être prêt.
Alors, pendant l'été qu'on vous octroie, rassemblez les vôtres, de forces ! Même dans l'eau à 25 ° vous pouvez les préparer. Cuisez vos embarques au soleil ! Mitonnez vos rancunes et sans filtre solaire ! Musclez-vous la conscience, car va falloir la virer, la racaille ! Elle se prépare à résister ! Ce sera pas comme ils disent, gagnant-gagnant, ce sera du coup pour coup. Alors, vaut mieux être prêt.
11 juillet, 2011
Roland Petit : présidentiel hommage
"Formé à l'école du ballet de l'Opéra de Paris, Roland Petit en aura été l'enfant prodigue, (sic !) fondant successivement les Ballets des Champs-Élysées, puis ceux de Paris et enfin les Ballets de Marseille qu'il dirigea pendant près de 30 ans", écrit Nicolas Sarkozy dimanche, dans un communiqué diffusé par l'Elysée.
C'est sur le site d'Europe 1
Le président de la République a qualifié de «novateur incessant» celui qui avait introduit la danse à Hollywood ( sic ! encore !)
C'est sur celui de 20 Mn
C'est sur le site d'Europe 1
Le président de la République a qualifié de «novateur incessant» celui qui avait introduit la danse à Hollywood ( sic ! encore !)
C'est sur celui de 20 Mn
Lully / Molière - L'Art et l'Argent
Angle rue des Petits Champs-rue Sainte Anne, sur la sucette MH de l'Hôtel Lully sis au 47 rue Sainte Anne ou au 45 de la rue des Petits Champs, on apprend que Lully emprunta 11000 livres à Molière pour acheter le terrain à construire. Molière fut donc momentanément plus riche que Lully...
Sur le petit et unique métope central de la façade principale, des instruments de musique, timbales, cornets, luths, violes et trompes se mélangent en un éventail, offert plein est, hommage subliminal au soleil levant, on est courtisan ou on ne l'est pas...
Simple mais d'un goût exquis.
Simple mais d'un goût exquis.
Saint-Roch à Paris
Saint-Roch, la stèle commémorative des camps, unique dans une église...
Saint-Roch ? c'est du tout beau
et puis quelques tableaux sublimes de Restoux, Vignon, fresques de Chassériaux, la chapelle de la Vierge de Jules Hardouin Mansart, la "Gloire" de Falconnet avec ses angelots sortant de la chantilly... et l'une des premières réalisations parisiennes de Cavaillé, dans l'orgue au buffet en forme de commode tombeau.
Et je vous dis pas tout.Saint-Roch ? c'est du tout beau
10 juillet, 2011
Sauver la Forêt.
D'accord, je veux bien la sauver, la forêt.
A Palais Royal devant le Conseil d'Etat, il y a une exposition. Superbe. Pédagogique. Des photos grand format.
Et puis pour, les mettre en valeur, des trépieds sur lesquels elles sont accrochées. 25 trépieds faits comme tous les trépieds de trois troncs d'arbres d'essences diverses d'au moins 10 mètres de haut, soit 75 arbres coupés pour cette exposition.
Je suis un emmerdeur, j'ai rien compris. Ok !
A Palais Royal devant le Conseil d'Etat, il y a une exposition. Superbe. Pédagogique. Des photos grand format.
Et puis pour, les mettre en valeur, des trépieds sur lesquels elles sont accrochées. 25 trépieds faits comme tous les trépieds de trois troncs d'arbres d'essences diverses d'au moins 10 mètres de haut, soit 75 arbres coupés pour cette exposition.
Je suis un emmerdeur, j'ai rien compris. Ok !
Rue Sainte Anne... Sainte Patronne des pédés années 70
Il y avait alors le "7" . Le "7, "c'est dès les années 70 probablement le lieu le plus chic de Paris avant l'ouverture du Palace quelques années après. Au rez de chaussée, un restaurant où se retrouve le tout Paris du Show Bizz intello et celui de la mode. Annexe de l'Opéra, Lieberman toujours entouré de créatures sublimes y a sa table. Au sous sol dans la boite, des filles superbes et de beaux mecs. Bref un lieu de représentation mixte, mais très gay friendly avant l'heure. Etre pédé outé à l'époque, c'est une affaire de moyens pour les riches, de survie pour les autres ...
A vingt mètres : le Colony. Boite commanditée par Peyreffite, Roger, pas le ministre, où l'on trouve, à l'usage des michetons, faiseurs en chemises blanches ouvertes jusqu'au nombril et brushés à l'extrême, la Mendigote, mais en beaucoup plus chic.
A dix mètres de là... Le Bronx... Rien à voir ! Cuir et tout le reste... ça baise quasiment dans la rue quand la porte est ouverte...
Un peu plus haut le Tilt, sauna de nuit qui existe toujours. Il sert aussi d'hôtel... son droit d'entrée est dérisoire, on peut y dormir...
Dans la rue ça tapine ... Misère...
Toute fin des années 70, dans le Marais, des petits malins cassent la baraque en ouvrant, rue du Plâtre et rue Vieille du Temple des bistrots homos comme "Le Central" où l'on peut boire à n'importe quelle heure du jour un café au prix normal, au prix hétéro... La rue Sainte Anne ferme... Le "7" est désormais un restaurant japonais, Le Colony et le Bronx, d'autres restaurants japonais... Le tout, des souvenirs oui, bien sûr... Mais pas de regrets.
A vingt mètres : le Colony. Boite commanditée par Peyreffite, Roger, pas le ministre, où l'on trouve, à l'usage des michetons, faiseurs en chemises blanches ouvertes jusqu'au nombril et brushés à l'extrême, la Mendigote, mais en beaucoup plus chic.
A dix mètres de là... Le Bronx... Rien à voir ! Cuir et tout le reste... ça baise quasiment dans la rue quand la porte est ouverte...
Un peu plus haut le Tilt, sauna de nuit qui existe toujours. Il sert aussi d'hôtel... son droit d'entrée est dérisoire, on peut y dormir...
Dans la rue ça tapine ... Misère...
Toute fin des années 70, dans le Marais, des petits malins cassent la baraque en ouvrant, rue du Plâtre et rue Vieille du Temple des bistrots homos comme "Le Central" où l'on peut boire à n'importe quelle heure du jour un café au prix normal, au prix hétéro... La rue Sainte Anne ferme... Le "7" est désormais un restaurant japonais, Le Colony et le Bronx, d'autres restaurants japonais... Le tout, des souvenirs oui, bien sûr... Mais pas de regrets.
Des Panoramas aux Bérésinas
un des coups de génie de Céline : inventer à partir du plutôt chic Passage des Panoramas le "Passage des Bérésinas" qui évoque le toujours très sinistre Passage de Choiseul, que tout le monde appelle, républicainement, le Passage Choiseul.
Aujourd'hui dimanche 10 juillet de 2011, année Céline, le Passage des Bérésinas est inaccessible au public...
Aujourd'hui dimanche 10 juillet de 2011, année Céline, le Passage des Bérésinas est inaccessible au public...
Inscription à :
Articles (Atom)
