09 novembre, 2008

Obama ? mais qu'en pense le Pen ?

Comme c'est bizarre ! Le Pen qu'on interrogeait encore récemment sur tout et n'importe quoi en raison d'une prétendue réalité électorale factuelle, n'a pas été interviouvé à propos de l'élection d'Obama. Même sa fille, n'a pas été sollicitée. Comment quelqu'un qui fut présent au deuxième tour des présidentielles est -il à ce point oublié tout autant que l'est sa dauphine-phine-phine ? (in memoriam Max Jacob !) Les média qui les montèrent en neige ne les utilisent même plus comme simples condiments... Cette bouse infâme qui nous fit élire Chirac par défaut n'existe donc plus... Desséchée... Muette... A mon avis s'ils se sont fait rouler dans la farine, on s'est fait avoir nous aussi ... Pas de quoi être fiers...
Mais personne, même pour se fendre la gueule, n'ose aller leur demander ce qu'ils en pensent, de l'élection du nègre...
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The Japanese Waterzoï

Oui, je sais, je cause de choses terribles et puis de bouffe juste après... C'est comme ça ! C'est le genre qui veut ça, si j'attendais huit jours avant de causer bouffe, ça resterait tout de même juste après !
Alors voilà !
J'ai inventé il y a déjà quelques temps le Waterzoï japonais ! Et oui !
Je suis pas chien, je vous explique, comme je l'ai fait pour la roquette.
D'abord, en ces périodes de sub-primes, sachez que c'est pas ruineux. Du surgelé, rien que du surgelé !
Ok, il faut un wok, mais tous les bobos en ont un, même moi qui comme vous n'en suis pas (le mien ne vient pas de chez Ikéa ou Geneviève Lethu, je l'ai acheté chez Aldi, un jour de promo, c'est vous dire !)
Bref, il faut :
- des filets de colin ( "d'Alaska" qu'ils disent sur le paquet pour faire rêver le chaland )
- des crevettes cuites (congelées itou)
- de l'oignon frais en masse
- un peu d'ail en poudre ou pour de vrai
- du persil ad libitum.
- du currry japonais en tablette, mais ça marche, bien sûr, aussi avec du curry en poudre, faut pas déconner ... (c'est seulement un peu moins "fin" )
et
- des brocolis
Une fois ce qui est surgelé décongelé, faire revenir dans le wok et l'huile d'olive très chaude (comme pour la bouffe chinoise), l'oignon coupé en très fines lamelles. Le laisser "grâler"* un peu. Poivrer dès la cuisson, le poivre frit, c'est une merveille ! Ajouter le poisson et les crevettes, faire fondre doucement, puis verser le curry. Laisser cuire à feu doux en versant en pluie le persil haché menu !
Laisser mitonner.
Pendant ce temps, les brocolis ont cuit, juste ce qu'il faut, ça doit croquer un peu...

Vous servez dans des assiettes creuses le "Japanese Waterzoï" sur les brocolis ! en ajoutant soit de la crème fraîche soit du yaourt .

Voilà !
Maintenant, si ça ne vous plaît pas, il doit bien y avoir centre-ville ou à la périphérie, un vieux MacDo, un King bien gras, ouvert jusqu'à une heure du mat !

* cramer ou griller en parler poitevin- saintongeais

Crystal

Ce soir c'est le 70 ème anniversaire de la Nuit de Crystal. Nuit de saccage, de sang, d'horreur. Tout le monde l'a su dès le lendemain pour mieux faire semblant de ne pas savoir. Pourtant Charlie Chaplin, des USA, mentionnait l'évènement dans "Le dictateur" tourné dans la foulée. Un mois et demi auparavant, c'était les "Accords de Munich". Cette nuit mortifère était le premier test d'une possible impunité qui allait durer cinq années.

Bon, une commémoration, à part rendre hommage aux victimes, ça sert à quoi si ce n'est à se demander régulièrment si la chose est reproductible ou non. La réponse est évidemment oui même si c'est sous une autre forme, l'esprit humain, vous le savez ne manque pas d'imagination. Et oui, l'homme quel qu'il soit est égal à lui-même dès qu'il sagit d'horreur... Allemagne autrefois, Rwanda hier ... aujourd'hui la Somalie et dans cent lieux ailleurs... Et bien soyez rassurés ! même avec les portables, les numériques, les GPS, bref, tous ce qui peut servir à fliquer l'humanité entière, et bien , on fait comme si, comme si de rien n'était...
Le grand drame aujourd'hui, c'est quelle motion va l'emporter ou va-t-on renoncer à chauffer les trottoirs...
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Des cercles concentriques autour d'un grand trou noir

Je me suis récemment et à plusieurs reprises énervé en raison de propos tenus dans la presse musicale, parlée et écrite. Pataquès, approximations péremptoires, cuistrerie en tous genres, bref, le lot quotidien de personnes faisant de la "littérature" autour de la musique qu'on est en aucun cas ni obligé de lire ni encore d'écouter. Je me suis un peu moqué, c'est vrai, jusqu'à ce que, hier soir, je me rende à l'évidence : la vanité de mes agacements. J'en étais arrivé, au comble de l'absurde, à produire moi aussi de l'"écrit" autour de cette "littérature", autant dire ajouter des cercles concentriques tout autour de la vacuité... d'un immense trou noir en m'y précipitant. Heeellllpp! J'ai donc décidé de mettre un terme à cette extravagance. C'est pour ça que j'ai supprimé de ce blog tous ces énervements récents fort inutiles. Et les critiques alors, me direz-vous ? Mais là c'est différent, Skip Sempé, Natalie Dessay pour les plus récents, ce sont des gens sérieux, qui font sérieusement de la musique et c'est moins d'eux que je parle, qu'à eux que je m'adresse, même s'ils s'en tapent et ce avec raison... Avec eux en tous cas, on réfechit sur de la matière, du solide, pas sur du vent... On peut aimer ou non ce qu'il font un jour ou l'autre et dire qu'on est déçu n'est pas un anathème encore moins une injure. On n'est déçu que par ceux qu'on aime! N'est-il pas ? Il est !
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08 novembre, 2008

Ah ! la roquette ! ( air connu...)

Je vais vous faire un aveu, j'adore la roquette. Je suis sûr qu'il y a dans cette laitue prétendument sauvage (comme dans le cresson, d'ailleurs) un alcaloïde addictif... Bref, dès que j'en trouve, comme j'en raffole, je rafle !
Alors voici ma recette du soir :
- un tiers de roquette (oui c'est tellement fort, qu'on ne peut pas la manger seule)
- un tiers de salade panachée (celle en sachet, pas la peine de s'emmerder, y a même plus besoin de la laver !) hachée grossièrement aux ciseaux.
- un dernier tiers sous forme de trois ou quatre beaux champignons de Paris que vous aurez coupés en fines lamelles (essuyez-les sans les laver ! leur goût part avec l'eau du bain ! )
- une carotte râpée pour sa couleur jolie et son petit appoint de sucré...
- une échalote tranchée si possible au laser !
- un peu d'ail (pour une fois, juste un peu)
de l'huile d'olive et de l' aceto en q.s.p.
Attention ! au dernier moment l'assaisonnement ! car la roquette fond de plaisir, au risque si on anticipe de ne la trouver plus qu'au seul l'état de traces, c'est pas le but !
Ah ! j'oubliais : ne salez pas, ne poivrez pas non plus (le champignon et la roquette sont à leur manière très finement "poivrés"), juste un peu de parmesan râpé ou de copeaux de chèvre bien sec !
Je m'autorise parfois un peu de muscade... Mais ça c'est parce que je suis accro...
Voilà !
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Wilhelm Albert Włodzimierz Apollinary de Wąż-Kostrowicki dit Guillaume Apollinaire, mort le 9 novembre 1918


L'adieu du cavalier

Ah Dieu ! que la guerre est jolie
Avec ses chants ses longs loisirs
Cette bague je l'ai polie
Le vent se mêle à vos soupirs

Adieu ! voici le boute-selle
Il disparut dans un tournant
Et mourut là-bas tandis qu'elle
Riait au destin surprenant

Tailleferre mit ce poème en musique en hommage à Francis Poulenc sitôt qu'elle eut appris sa mort.

07 novembre, 2008

Parasols Chauffants

Trois députés verts veulent légiférer pour interdire les "parasols chauffants" que les bistrots installent maintenant sur les trottoirs pour que les fumeurs puissent cloper dehors sans se les geler, sous prétexte que c'est anti-écologique
Vous êtes indécents, amis écolos, autant que ceux que vous stigmatisez !

Le scandale c'est moins de chauffer les fumeurs dans la rue que de le faire quand il y a des SDF (fumeurs ou non !) qui vivent dehors et dorment sous des cartons, sans chauffage...

Au lieu de tenter de légiférer, vous feriez mieux, ceints de l'écharpe tricolore à laquelle vous avez droit, d'inviter les sans abris à venir se braiser les miches avec les fumeurs, le trottoir chauffé ou non appartient à tout le monde ! Autant en profiter! Non ? Alors, vite, les Don Quichotte, préparez-vous à installer vos tentes sous les parasols chauffants, devant tous les rades de la capitale plutôt que sur les bords du canal...

N'oubliez pas que le pauvre, l'exclu, celui qui dort, qui bouffe, qui pisse, qui chie dehors, le sort de la planète qui vous préoccupe tant et de cette manière, il s'en fout, comme il se fout de votre indignation, parce que, dans sa misère, dans son imaginaire, ce "réchauffement" qui vous excite, vous hystérise, il l'attend, il le veut, il en rêve... Pour ne pas mourir de froid... Mourir ? Salauds qui vous vous indignez tout en étant, vous et les vôtres, chauffés au gaz, au bois, solaire, à l'éolienne, à l'électricité ! vous comprenez ?
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Natalie Dessay. Warum ? Warum ?

Ce matin sur Europe Natalie Dessay vient présenter son nouveau disque. Cantates de Bach. Mein Gott ! Mein lieber Gott, tu sais combien je l'aime Natalie. Alors, Warum, O allmächtig Gott ! Warum l'as tu laissée faire ça ? Je sais, les cantates de Bach, ce sont des petits opéras, c'est du drame, de la tendresse, de l'amour, de l'Esprit... Je sais, tout le monde a le droit de chanter ce qu'il veut, il n'y a pas de pré-carré... Mais pour autant, est-ce nécessaire quand on le fait d'en faire des tonnes ? Comme je n'en crois pas mes "oneilles" et pour ne pas me limiter à la première impression d'une écoute rapide, matinale, radiophonique de circonstance, je fonce sur son site à ma Natalie que j'aime tant, persuadé être victime de mes sens abusés. Las ! ce que j'entends est pire encore dans le genre chichiteux que ce que j'avais cru entendre.
Et puis, je fais la chose à ne pas faire... J'ouvre la vidéo de l'enregistrement, le making-off comme on dit... et là, c'est l'horreur absolue... l'insoutenable lourdeur de l'être : ma Natalie, la mienne, filmée dans un lieu de culte incertain au milieu des cierges allumés, façon "Jeanne au bûcher" Haré-Krishna-new-age. Mais il n'y a pas que les cierges d'allumés, les musiciens aussi, qui se déhanchent sur leur séant, la chefesse (E. Haïm ?) qui remue les siennes devant son petit positif et, pendulaire, agite sans raison sa (néanmoins superbe) crinière rykielienne de gauche à droite, d'avant en arrière... Ce qui résulte de cette gesticulation navrante est hélas musicalement au niveau de ce qu'on voit : du chiquet, de l'esbroufe...
"Ich habe genug" chante ma Natalie d'amour... On traduit ça par "Je suis comblé(e)"... Moi, je dirai plus prosaïquement, on peut aussi le traduire ainsi : "J'en ai assez !" voire "Ça suffit ! ", "That's enough ! "," Basta ! " , "Maspik ! "
Stop ! J'arrête, je craque, je coupe, et en guise d'exorcisme je me précipite sur un extrait de Ariane à Naxos, ah ! Zerbinette ! dont je vous avais déjà parlé. Ouf ! Je l'ai retrouvée !
Comment dit on oublier en allemand ?Ach ! : vergessen, si ma mémoire est bonne ! Allez, Ich vergesse ! d'urgence !
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06 novembre, 2008

Dormez bien, Mr Obama !

Moi, je serais Obama, je ne pourrais plus fermer l'oeil. Quand Dobelyou Bush s'est fait élire, puis réélire, on peut pas dire qu'il fit rêver... la pression était minime, personne n'attendait rien de lui sauf le pire et il a été raccord, le pire est par ses soins, sous tous ses avatars, arrivé.

Mais Obama, c'est du rêve en barre ! le monde entier sauf les russes (Dieu seul et Poutine sait pourquoi) est ravi de son avènement.

Il va ramener la paix sur terre,
régler la question Palestine,
celle d'Irak et d'Afghanistan,
et l'Amérique du Sud itou !
L'Afrique se sera un jeu d'enfant !
L'Iran, la Corée ? des bricoles !
et puis et puis la vie tout court !
plus de faim, de maladies, plus de chômage,
le bonheur sur terre pour tout le monde...
Voilà, mon petit Barrack ce que le monde entier attend de toi ...

Bon, tu l'as cherché, tu l'as voulu...

Maintenant : Bon courage ! Au boulot !
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Dominique Fernandez, Pasolini, le Caravage et moi-même...

Ce matin à la radio Dominique Fernandez parle de l'Italie, de la peinture, du Caravage, bien entendu. Il établit enfin le parallèle Pasolini/Caravage.
Je suis assez fier car voici ce que j'écrivais ici même le 18 décembre 2005 :

"Le Caravage est mort, comme mourra Pasolini et peut être pour les mêmes raisons, probablement assassiné sur une plage d'Italie. Le Caravage comme Pasolini, aimait les ragazzi. Pasolini les filmait comme Caravaggio les peignait, bruts, fils du peuple, forts et dignes, même si ses références picturales dépassent et c'est normal , cette unique période de la peinture italienne.

Je pense à ça car je suis allé voir et revoir sur le net les principaux tableaux du Caravage, peintre pour lequel j'ai une indéfectible sympathie, pour ne pas dire une réelle passion . Il ya dix ans j'étais à Rome à Pâques et seul... et je restai des heures à Saint Louis des Français à remettre lire sur lire dans un tronc fort gourmand pour éclairer dans la chapelle Contarelli la " Vocation de Saint Mathieu" . Je ne suis pas historien de l'Art, je ne suis rien qu'un amateur mais je dois avouer que cette concentration caravagesque unique au monde me fait autant d'effet, moi qui suis musicien, qu'une oeuvre musicale de même valeur. ( Je ne vous dirai pas laquelle, je suis contre le principe des " correspondances"...) . Le Caravage ferait presque regretter, si l'on n'est pas croyant, de ne pas l'être, car il réussit, lui qui l' était, croyant, de réunir dans toute son oeuvre , la vie, l'amour , la mort, sans aucun préjugé. Les personnages de Caravage ont les pieds sales s'il ont marché, (Guido Reni et Subleyras, les Le Nain et d'autres jusqu'à Caillebotte en passant par Courbet, les traiteront de la même manière, des lustres après), ils grimacent s'ils sont effrayés, ils rient s'ils sont heureux, (humains forcément humains aurait-elle dit...) . Le clair obscur, même s'il est efficace, est finalement secondaire dans la mesure où il est le fruit d'une reflexion relevant d'un projet pédagogique de la Contre Reforme. Mais Caravage est subversif, et utilise ces directives pour, les détournant, mettre en valeur le galbe d'un muscle, la rondeur d'un fessier... Caravage, comme Pasolini, est incontrôlable... C'est aussi pour ça que je l'aime.

Après, bien sûr, il y eut les " caravagesques", de la Tour, Valentin de Boulogne et les autres. Oui mais, oui, mais... de la Tour aussi admirable qu'il est , avec ses jeux de lumière, ses personnages populaires, n'est en rien subversif... et les autres carvagesques ne le sont pas plus...

Le Caravage, ce n'est pas que le clair obscur... c'est donc, une fois encore et avant tout, la subversion..."
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Chèque en blanc...

Tandis qu'à Vichy, Hortefeux
Cherche à freiner tout métissage
En mettant un terme au passage
Des moricauds et puis des gueux

Aux Amériques si sauvages
En adoubant le beau Barrack
Un peuple ferme, sans ambages
Signe un chèque en blanc à un black...

05 novembre, 2008

Une vision messianique de la victoire d'Obama...

Bon, je ne dirai pas "faut pas rêver". Je dirai "rêvons" mais pas trop longtemps tout de même. Ok, on boit le champagne et on laisse la Schlitz et la Bud à McCain et Palin pour noyer leur défaite... c'est meilleur ! Maintenant, Obama, c'est quand même pas le petit Jésus... Pas le Messie... Cette quasi-unanimité à son égard est extraordinaire, trop extaordinaire. C'est avant tout un consensus généralisé anti-Bush et anti-républicain. Car il est quand même et avant tout américain, le camarade Barrack... Normal, jusque là, puisqu'il est désormais président des USA, me direz-vous. Mais faudrait pas s'imaginer sous prétexte qu'il est démocrate que c'est le fils caché de Soeur Emmanuelle et de l' Abbé Pierre et qu'il va aller sacrifier les intérêts de son pays pour répandre gratis pro Deo sur le monde tous les bienfaits et les richesses d'une Amérique en fait exsangue... Non, ce n'est pas un africain tiers-mondiste qui devient l'homme le plus puissant du monde. C'est une chimère extraordinaire, et comme toutes les chimères, totalement "hors normes" donc parfaitement imprévisible. Réjouissons-nous sincèrement de son avènement. On jugera sur pièce.
Mais, en attendant, puisqu'on attend : alléluia quand même !
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I have had a dream...

Et bien ce matin, je suis fier d'être américain et d'avoir élu Obama !

Et merdre !
Je me réveille et j'ai pour président Nicolas Sarkozy que je n'ai même pas élu.

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04 novembre, 2008

Hortefeux / Obama : même combat !

Ce matin, intervioue de Brice Hortefeux.
Non, Môssieur,
organiser un Festival Européen de l' Exclusion à Vichy
n'est pas une faute de goût !.
Oui, Môssieur, Brice Hortefeux travaille
pour qu'un jour il y ait un Obama français !
Voilà ! C'est tout !
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03 novembre, 2008

Elisabeth Lévy ne manque pas de fraîcheur

C'est elle qui ne veut pas qu'on confonde (cf. mon post précédent) ce qui se passe aujourd'hui avec ce qui s'est passé autrefois (délation d'aujourd'hui et délation d'antan...). Elle s'insurge... Les fonctionnaires qui dénoncent aujourd'hui ne sont pas des Papons, les CRS qui vont gauler les sans papiers, c'est pas la Gestapo. Autant dire que les irréguliers d'aujourd'hui ne sont pas ce qu'étaient les juifs d'autrefois. Ok, dont acte ! Et si elle reconnaît que Delanoé n'a pas tort de vouloir modérer leurs ardeurs, elle est quand même pour un contrôle des flux migratoires.. S'il y avait eu un contrôle des flux migratoires dès la destruction du Temple, tu ne serais pas là pour dire des conneries. Car, enfin, la diaspora, gourdasse, tu sais ce que c'est ?
N'empêche : encore une, simplette ou non, qui croit que ça ne peut plus se reproduire !
Moi, je m'en fous ! J'en cause en désintéressé, j'ai mon certificat de baptême... Ah ! Mais j'aurais aussi mon petit triangle rose ? Ben oui ! mais ça viendra un peu après, c'est moins urgent, les pédés, contrairement aux autres dégénérés, ça se reproduit peu...
En même temps, c'est vrai, y a pas le (horte)feu ! mais quand même...
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Ima Sumac n'est plus, mais, ouf ! Mireille Mathieu chante toujours...

Et oui, Ima Sumac, le "Rossignol des Andes" est morte aujourd'hui à Los Angeles à 86 ans. Ima Sumac, c'était un mythe, une chimère vocale, une créature extraordinaire mi-femme mi-oiseau de paradis. Quand j'étais gamin, elle me fascinait, autant que Mado Robin, sauf qu'elle, en plus des aigus les plus acrobatiques, elle descendait dans les graves et barytonnait ferme façon Satchmo en cas de besoin. Et puis il y avait des rumeurs savamment entretenues, princesse inca sortie quasiment immortelle du Machu Pichu mais aussi parisienne de Belleville dont le vrai nom aurait été par anagramme Aimée Camus... Certains même, la télé étant rare à l'époque, prétendaient qu'elle n'existait pas... C'est vous dire ! Bref, c'était tout à fait étonnant et sous l'exploit vocal et sans réelle technique, se trouvait une vraie musicienne dont la voix, l' art inné de la vocalise et les chants qu'elle chantait étaient, fait unique, en quelque sorte "en Technicolor" et d'un érotisme incontestable. Son seul défaut pour le public français était d'être inclassable. Il y a une vingtaine d'années elle avait encore à Paris le même agent artistique que Diane Dufresne, Gréco et quelques autres. Et comme j'étais persuadé moi aussi qu'elle n'avait jamais existé en tant qu'une seule et unique personne, je pensais que c'était une sorte de label sous lequel se relayaient des chanteuses successives... Du romanesque à l'état pur. C'est curieux, car l'annonce de sa mort est un peu la preuve de sa vie... A force de jouer au mystère on finit par devenir mystérieux...

Écoutez-là, car elle était de surcroît toujours entourée d'excellents musiciens.
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Délation

Il paraît qu'il faut pas confondre.
Je confonds pas, je trouve que ça ressemble...
Une employée municipale du Vème arrondissement de Paris chargée d'inscrire à l'école un enfant de parents irréguliers les a, en zélée fonctionnaire, dénoncés. Ah ! le beau geste citoyen ! Et qu'il fleure bon les temps anciens et ces pratiques dont on aimerait tant qu'elles reviennent. Dénonciation, délation au nom d'une loi qui d'ailleurs n'existe pas. Bientôt, crise oblige, il y aura aussi du marché noir... Et allez ! un petit effort et l'on pourra bientôt spolier dans la joie et la bonne conscience absolue.

Au fait, à Vichy, pour la réunion prochaine des ministres de l'intérieur et de l'immigration organisée par Brice Hortefeux, c'est quoi, l'ordre du jour ? Mais l'Ordre Nouveau, tout simplement ...

Monsieur Jambier, quarante-cinq rue Poliveau, va pouvoir ré-ouvrir boutique !
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Vichy, variations sur un thème récurrent : l'exclusion

Vichy, c'est un joli tissus à carreaux bleus et blancs ou blancs et rouges, c'est la jupe de Bardot dans "Et dieu créa la femme... " Ce sont des carottes cuites à l'eau, toutes simples. C'est le vichy-fraise, boisson vieillotte et trop sucrée.Ce sont des petites pastilles octogonales de plâtre blanc légèrement parfumées qui calment les aigreurs. C'est de l'eau en bouteille, pour les lendemains de fêtes et un tas de produits dérivés tous plus inoffensifs les uns que les autres...
Mais c'est d'abord une ville, une ville d'eau, thermale, depuis l'antiquité d'où l'aspect irrémédiablement vieillot de l'endroit, et qui proposa plusieurs régimes dont un de sinistre mémoire...
Et c'est celui-ci que ses braves aborigènes voudraient faire oublier, comme si, contrairement à la réalité, il avait été leur oeuvre, faisant eux-mêmes à l'occasion cet amalgame entre vichyssois et vichistes que les historiens ne firent jamais... Bref, la ville de Vichy se sent polluée à la source par un événement de l'Histoire dont elle n'est pourtant en rien responsable.

Alors, comme ses édiles, maire en tête, ont tout compris, ils ont décidé de rendre à Vichy sa réputation de station européenne du thermalisme et des congrès. Et pour mieux faire oublier que c'est en ces murs que furent concoctées les pires lois xénophobes et anti-sémites du régime pétainiste, ils ont, en guise d'inauguration de la nouvelle communication municipale et sous couvert d'exorcisme, invité les ministres de l'intérieur et de l'immigration de l'Europe entière à renouer avec ce qui devient de fait, bis repetita, une sorte de spécialité locale : l'accueil confortable et charmant de l'organisation compulsive de l'exclusion...
Désespérant...

Crédit Photo : Atelier de Kitty
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02 novembre, 2008

Orgueilleuse présomption... ou pensée d'un jour des morts

Alors, voilà, asseyez-vous, tenez-vous bien !
Un jour, j'ai fini par me dire que tous ceux, amants, amis, qui me quittaient (je ne parle pas de ceux qui meurent, bien sûr !), me laissaient tomber, le faisaient parce qu'ils avaient enfin compris qu'ils ne me méritaient pas...
Bon, je peux pas dire que ça règle tout, mais comme toute illusion, ça aide...
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"Non à la Faillite " Soutenez N. Sarkozy ! Et puis quoi , encore ?

Ah ben, ils tombent bien les "UMP sur une toile cirée" ! Vous avez vu ? dans ma fenêtre de pub ? Ils me demandent de soutenir Sarkozy ! D'abord je suis pas un souteneur, car c'est un vilain métier, interdit pas moral qui tombe sous le coup de la loi !
Bon, et puis justement, ça tombe mal, je suis furieux ! J'avais rendez vous avec Lesa Faker, comme je vous l'ai dit à l'instant pour aller manifester devant la Bourse contre les aides que Sarkozy accorde aux banques en faillite ! Je suis furieux, car sur la place de la Bourse, on se retrouve vingt-cinq, pas un de plus, c'était facile je nous ai comptés, devant un camion orné de cinq projecteurs et d'une sono qui crient misère, une popotte à vin chaud (il doit faire quinze degrés) et deux véhicules dont un banalisé dans lesquels s'entassent une dizaine de flics qui ont l'air presque gênés de se sentir en surnombre... Au bout d'une demi-heure, vu qu'il se passait rien, on s'est dit qu'on allait se prendre un café, le vin chaud Lesa Faker et moi rien que d'y penser, on a la gerbe. Elle avait repéré en bouclant son vélo un rade un peu branchouille, sauf le prix des consos plutôt minimaliste. Bref, on y est resté un bon quart d'heure à causer de la vie, et puis on s'est dit qu'on devait y retourner, vu qu'on était venus pour ça. On a retrouvé les mêmes moins la moitié des flics qui s'étaient cassés, lassés...
Voila pourquoi je suis furibard. Je passe (une partie de) mon temps à dire sur ce blog que je suis pas content et pourquoi, calé devant mon écran. Pour une fois que je me dis qu'il faudrait quand même qu'au moins de temps en temps je me brasse le cul et fasse un peu de présence auprès des "camarades", et bien je tombe sur un fiasco ! Alors vous comprendrez que rentrant d'une manif avortée contre sa politique, sur mon écran que j'ai abandonné quelques heures, je trouve à peine rentré une invitation à le soutenir, je me sens un peu colère ! Il me cherche, il me provoque ou quoi ?
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