29 février, 2012

Vous allez me dire...

Comment, vous, PPlemoqueur, agnostique notoire, républicain forcené voire pire, comment pouvez vous vous complaire dans l'admiration de ces arts qui émanent du pouvoir religieux puis du pouvoir royal et au final des deux ?
Eh bien, c'est tout simple... L'artiste quand il est génial (on ne va pas s'attarder aux tâcherons) possède la matière de son génie avant même de savoir ce qu'il en fera ignorant même l'idée d'être "au service". Le cadre religieux ou princier puis républicain, c'est pareil, qui lui permettra pendant des siècles de s'exprimer et de vivre, n'est en ces temps que ce "facteur chance" qui sourit aux uns et boude les autres... Car s'il est un terrain ou la fonction n'a jamais créé l'organe, c'est bien celui des arts... Ajoutons que le projet de l'artiste avoué ou non, dépasse celui de la structure qui le finance ou qui le récupère... Même les pires œuvres réalistes socialistes trahissent leurs auteurs quand, en revanche, les artistes fascistes sont irrémédiablement en accord avec leur projet, c'est comme ça...

En attendant, le malheur de Van Gogh pour ne citer que lui, ce n'est pas d'avoir été fou comme un lapin... c'est d'être né, d'avoir vécu entre la fin d'un monde et le début d'un autre et de n'avoir, pour notre bonheur égoïstes d'esthètes confortables, rien compris à rien... pour notre bonheur aussi, Lautrec avait tout pigé...

Apparition !



le 10 février dernier, 11 heures, église Saint Roch,
Chapelle de Boullée via l'Arche d'Alliance
et les Séraphim ...

faire payer les riches ?

La droite prétend qu'il ne faut pas imposer les riches, sinon ils vont, c'est logique, partir ailleurs ne pas payer d'impôts non plus.

vous en pensez quoi, de tout ça ?

parce que moi, j'avoue, j'ai cessé d'en penser...
Alors, au fond, maintenant, j'espère !

28 février, 2012

Je la découvre, celle-là, mais je dois avouer, qu'elle est particulièrement drôle et étonnante .


et puis, puisque Yolande a tout capté, qui est cette comédienne tout aussi remarquable dont, et c'est bien dommage, on parle moins ?

Wouaouuuuuuu !!! Souvenir !

Que celui qui en 1972 n'a pas frotté en boite sur ça me jette la première bière !

27 février, 2012

Et pendant ce temps, pendant qu'on cause, ou le referendum en question

le bon docteur El Assad à qui l'on tendit la main, fait un referendum tout en mitraillant ses concitoyens. 8000 morts sans doute à ce jour.



Moi je crois pas !

J'entends en ce moment une intervioue de Jean-Claude Grumberg. Intelligent. Y a rien à dire, on le sait ! Il dit en substance un truc évident mais tellement évident que l'énoncer relève de l'intelligence absolue de la question.
Ce sont les mêmes qui, prétendant ne rien croire de quoi que ce soit, sont les premiers, et à ce titre, à céder aux charmes des rumeurs et des hoaxes. Cette nature prétendument incrédule et cartésienne, se revendique comme telle pour croire les plus invraisemblables coquecigrues. "Je suis un esprit fort, donc on ne me raconte pas de conneries, la théorie du complot visant à prouver le trucage des Twin Towers ne peut, de facto, qu'être vraie...
Postulat : " Moi, on me raconte pas de conneries, donc je suis prêt à croire n'importe quoi. C'est un peu comme les gens qui vous disent (ce sont souvent les mêmes) "moi, Môssieur, je ne fais pas de politique ! "

Et puis, quand même, cette séquence admirable, que je vous cite de mémoire ...
Arditi : Je ne crois pas qu'il y a quelque chose après la mort !
Hiégel : Eh bien moi, c'est le contraire !
Arditi : Comment ça ?
Hiégel : Oui, je pense qu'il n'y a rien avant la mort...
Panique et déception de Arditi, qui partage sa vie avec elle ...

Grumberg, c'est bien !


Saint Christophe et Abel Tiffauges


Je viens de trouver sur le net une photo pas excellente, mais, ayant perdu la carte postale que j'avais achetée, c'est la seule du sujet qui m'intéresse.
Vous le savez, je l'ai dit dans un billet précédent, j'aime le "Roi des Aulnes" de Tournier. Le personnage d'Abel Tiffauges, géant "microgénitomorphe" aux "yeux profonds" qui porte, comme chacun sait, le nom d'un fief de Gilles de Rais, me fascine et me touche, il est fait pour ça.
Il y a une dizaine d'années, je suis pour quelques jours à Erfurt, ville fort belle où vécurent, Maître Eckard, Lüther, Bach, Pachelbel, Goethe, Humbolt, rien de moins... et capitale de cette Thüringe dont Radegonde fut princesse avant que de finir reine de France puis moniale à Poitiers. Visitant la Cathédrale, je tombe en arrêt dans le transept sud devant une fresque gigantesque représentant moins Saint-Christophe que très exactement Abel Tiffauges selon Tournier. Je passe ensuite au Centre Culturel Français. On y annonce une conférence de... Michel Tournier. J'apprends alors que Tournier issu d'une famille très germanophile passa, enfant, plusieurs vacances à Erfurt chez sa tudesque gouvernante.
Nous rentrons en France hélas avant la conférence de Tournier. Mon idée reste donc à l'état d'hypothèse ...

parole d'ange !

Il avait bien promis de soutenir Gandrange
Et il jure aujourd'hui, oui ! de sauver Florange
Alors, en mai prochain, si l'on veut que ça change
Il n'est que deux moyens : le vote et la vidange !

26 février, 2012

In memoriam Maurice André

L'échauguette de l'Hôtel Lamoignon



Il y a comme ça dans Paris, des trucs qui m'étonnent, des détails, surtout. Tenez, l'Hôtel Lamoignon est superbe mais ce qui me fascine le plus, c'est son échauguette qui surplombe de ses trois trompes le carrefour de la rue Pavée et de la rue des Francs Bourgeois. Une telle débauche d'habileté architecturale pour un édicule dont l'utilité reste à démontrer, c'est ça le luxe et l'élégance...

Les pubs ignobles et idiotes

dans le métro on peut voir en ce moment ces deux merdes en très grand format:



25 février, 2012

Le mot valise du jour

- un godemichelet : sex-toy fort apprécié des historiens et historiennes de l' École des "Anales"

Je suis désolé, mais j'ai un un problème avec Jean Dujardin.

C'est pas pour me différencier à tout prix de tout le monde, mais j'ai du mal avec Dujardin. Je ne supporte pas sa tronche. Il y a un an, on m'a offert le DVD d'OSS 117. J'en ai regardé trois minutes et puis j'ai arrêté. Alors je sais, c'est pas normal. Je sais, on ne doit pas juger quelqu'un sur son physique, sauf que c'est quand même un acteur, Dujardin... Un comédien, j'ai des doutes. Il suffit pas d'afficher un sourire unique et vitrifié, et de hausser le sourcil de temps à autre.
Quand à oser, pataud, faire des claquettes dans un film muet, ok, l'idée n'est pas de lui, mais c'est quand même un beau foutage de gueule auquel il participe et ce allègrement, demandez à feu Astair, au défunt Kelly, aux regrettés Montand et Cassel, ou au très vivant Israel Galvan si le son n'est pas important... c'est même pour ça que les claquettes n'apparaissent au cinéma qu'avec le film sonore...
J'ajouterai qu'à travers ce second degré allégué qui consiste à jouer des rôles de con qui se prend pour un séducteur, suinte sournoisement une certitude de sa beauté et de son talent. C'est sans doute ça au fond qui me gène. Voilà.

24 février, 2012

Les livres que j'ai offerts.

pas à n'importe qui, mais très tôt à ceux dont j'imaginais qu'on ferait un bout de vie ensemble, et d'ailleurs, on le fit, on le fait même encore...
- Lolita
- Le Roi des Aulnes
- Poil de Carotte
Curieusement des histoires d'enfants...
C'est comme ça.

Rodolphe Bruneau-Boulmier, entre l'obituaire, le contrat d'artiste et le bulletin de santé...

Y a comme ça sur France-Mu des gens étonnants, limite pathétiques car, au fond, sympathiques.
Tenez, R2B, deux ou trois fois par jour, du lundi au vendredi compris, il vient débiter, de sa diction parfaite et de son charmant timbre, ses scoops glanés de frais sur le net, du monde musical de la terre entière.
Ça va, je vous la fait courte, des nominations en cours de chefs sud-lituaniens à la tête d'orchestres serbo-croates, ce dont on se fout totalement, en passant pas l'état de prostate d'un compositeur octogénaire célèbre, ce dont, honnêtement, on se fout tout autant.
Les jours fastes, il y a un mort.
Mais pas un truc croustillant, une idylle phénoménale et scabreuse entre deux stars lyriques de n'importe quels sexes, ou même la fin d'une autre pour adultère notoire, du genre
tragédie grecque, Callas et Onassis ! Je sais c'est fini, le moule est cassé !
N'empêche : du
people ! quoi ! Ce genre d'émission, ça réclame, ça crie gossips ! !
Bref, cher R2B, ça manque cruellement de cul, vos "
Dépèches Notes" dont le nom pourtant rappelle, volontairement ou non, le très subversif groupe anglais "Dépèche Mode" lui même inspiré d'une revue chic et homonyme, je crains que votre émission s'inspire de la seconde.
En attendant, j'espère que votre prestation est enregistrée, parce que répéter plusieurs fois par jour et à la virgule près les mêmes
couillonnades insipides et feutrées, faut être solide et j'avoue - j'ai vécu - ça mérite ! quand de surcroît l'énoncé de votre patronyme élégant certes, mais à rallonge, meuble le générique et bouffe la moitié de l'émission, faut avoir un mental d'enfer ! Un truc, le jour où l'on en prend conscience, à sauter de désespoir du rez de chaussée de la maison ronde sur le trottoir coté Ranelagh...
Allez,
Rudy, je te connais pas, mais j'ai l'impression, je sais pas pourquoi, que tu mérites mieux que ça. Ok, in fine c'est toi qui sais, je peux me tromper...

cœur de béton


D'aucuns détestent... Moi j'aime ça !

Christina Pluhar n'aurait pas le droit de faire ce que fait Savall. Ben si, elle a le droit. Le cross-over c'est pour tout le monde !

23 février, 2012

Confidence d'un soir...

Je ne supporte pas d'attendre quelqu'un le soir, la nuit tombée.
Je sais pourquoi, n'empêche !
C'est, enfant et très tôt, d'avoir trop vu ma mère pétrie d'angoisse guetter les vendredi ou samedi soirs derrière la fenêtre de la cuisine le moindre faisceau de phares annonçant le retour de mon père. Pas parce qu'en femme battue elle eût craint son retour, non ! parce qu'en femme aimante et aimée, elle craignait tout au contraire l'accident et qu'il n'en revienne pas.
Vous ne savez pas ce que c'est que le bonheur de voir, dans la nuit, des phares de Salmson, de Simca 8, de 404 ou enfin de DS qui balaient le ciel en montant le chemin, sur les 21 heures, un soir de fin de semaine...

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