14 octobre, 2010

Couleur(s) : Jaune(s)

Sélection naturelle à l'Education Nationale.

Tiens, une nouveauté chez les profs fraîchement nommés et diplômés. L'invitation à démissionner pour aveu de faiblesse.
Je vous explique. Vous savez que pour des raisons d'économie, les nouveaux profs n'ont plus le loisir de se préparer, en faisant des stages, à affronter une classe. On les largue donc, comme ça, depuis cette année résolument réformiste, sans aucune méthode ni préparation. Certains ne supportent pas le choc et se font porter pâles. On pourrait les prendre en charge, leur offrir un rattrapage. Des nèfles ! Caltez, volailles ! C'est ainsi que pour régler la question avec élégance, deux jeunes femmes profs ont été d'emblée incitées à démissionner par leurs inspecteurs. L'une d'entre elle l'a fait, l'autre non, mais l'une et l'autre le disent et s'en plaignent.
Un enfoiré de trou du cul du syndicat des inspecteurs ose dire que si ses collègues agissent ainsi c'est parce qu'ils sont soumis à une pression et qu'ils doivent réagir en temps réel...
Souffrir d'exécuter les ordres, ça s'appelle le S.B.P.T, le Syndrome Bousquet-Papon-Touvier. Dussè-je encore choquer ce salopard de Godwin et ceux qui s'y réfèrent ...
Voilà c'est tout simple. Il y a des gens comme ça, inspecteurs ou inspectrices de l'Education Nationale, qui rentre chez eux le soir retrouver maris, femmes et enfants après avoir accompli leur besogne, appliqué des directives écrites ou non, sans vergogne.
Si c'est ça leur boulot, je le trouve un peu cracra.
Oui, je sais, faut bien gagner sa vie ! et pour faire le gig ou la pute, faut avoir des talents, un minimum de charme, un brin d'humanité surtout, et ça, l'humanité, c'est pas donné à tout le monde.

La modernité réformiste selon la mode actuelle

Ça consiste à considérer qu'un gamin de 13 ans est suffisamment responsable de ses actes pour aller en taule, mais pas assez pour manifester.
C'est vraisemblablement ce qu'ils ont désormais compris, les pré- et post-pubères qui très bientôt voteront. Faudrait pas trop les prendre pour des cons, ni trop longtemps, d'ailleurs...

Un prénom pour la vie ! Celui du jour :

en sortant du monop, à l'instant, un petit bout de black mignon comme tout échappe à sa mère et se met à courir sur le trottoir. " Adams !", "Adamsss ! reviens ici tout de suite " crie la maman, non sans une certaine fierté. Tous est dans le S final. A croire qu'elle l'a laissé filer pour mieux l'appeler.
Encore un qui a perdu une occasion de s'appeler Paul ou Jean ou bien Adam, tout simplement... Y a des parents qui sont espiègles jusque dans le choix des prénoms de leurs enfants. Les enfants devraient avoir le droit de leur demander réparation pour préjudice moral et pretium doloris !

Pas drôle, mais y a des jours...

La devise du malveillant.

"Le fiel est par dessous le Moi"

Comme ça, en passant

Un jour je dirai :

Ne me cherchez pas sous le temps qui lasse
Ne me traquez plus dans le ciel qui fuit
Je suis hors de vous et hors de l’espace
Je ne suis plus rien que l’ombre qui bruit

13 octobre, 2010

Jean Moréas, stances

Le grain de blé nourrit et l’homme et les corbeaux,
L’arbre palladien produit la douce olive,
Et le triste cyprès, debout sur les tombeaux,
Balance vainement une cime plaintive.

Hélas ! n’as-tu point vu ta plus chère amitié
Etaler à tes yeux la face du vulgaire ?
Tu ne sais pas languir et souffrir à moitié :
Quand tu reprends ton cœur, c’est qu’il n’en reste guère.

Que ce soit dans la ville ou près des flots amers,
Au fond de la forêt ou sur le mont sinistre,
Va, pars et meurs tout seul en récitant des vers :
Ce sont troupeaux encor les cygnes du Caystre.

Felicity aussi !

Felicity déjà. Une minute neuf de bonheur : profitez-en c'est court !

Poulenc / Moréas


Le trésor du verger et le jardin en fête,
les fleurs des champs, des bois,
éclatent de plaisir, hélas ! Et sur leur tête
le vent enfle sa voix.
Mais toi, noble océan, que l’assaut des tourmentes
ne saurait ravager,
certes, plus dignement, lorsque tu te lamentes,
tu te prends à songer.
Le trésor du verger et le jardin en fête,
les fleurs des champs, des bois,
éclatent de plaisir, hélas ! Et sur leur tête
le vent enfle sa voix...

Tout va très bien !

Les gens sont étonnants. Vous voyez avec bonheur une personne que vous aimez, que vous ne voyez pas souvent et que les hasards du calendrier vous font retrouver un instant, c'est tant mieux. On fait le point on parle surtout des autres une fois qu'on a évacué le rituel "et toi, comment du vas " . Généralement, sauf au téléphone ou plus rarement désormais par écrit, ça se voit, à défaut ça s'entend, non? Je sais y a des gens qui simulent bien, sauf que j'en connais peu, même si j'en connais. Bref on passe, ce sitôt fait, aux autres et à certains qu'on voit plus souvent que celui qu'on rencontre presque accidentellement ce jour-là. Tout le monde va bien ! ça baigne. Ok ! message reçu, notre rencontre de ce jour doit être exonérée de tout principe de réalité. Alors quand on dit très prudemment, inutile de faire flipper, oh ! tu sais contrairement à ce que tu dis, untel c'est pas aussi bien qu'on imagine, on passe à autre chose, comme s'il ne fallait pas gâcher le moment, en rajouter une strate à notre propre malheur, parce que d'un seul coup le malheur des autres à coté du notre, qu'on cachait par pudeur, c'est même pas une rigolade, ça n'existe, à ce moment précis, plus du tout...
C'est comme ça, faut faire avec. Peut-être même que c'est la seule possibilité pour rester d'équerre. En fait, j'en sais rien, je m'interroge... Je m'interroge même sérieusement. Quelle est ma responsabilité dans cet épisode relationnel bizarre et dont la bizarrerie quoi qu'il en soit me gêne aux entournures.
Ça me rappelle, parce qu'en même temps faut bien en rigoler, une chanson de Guy Béart : "Parlez-moi d'moi".
N'empêche qu'on est quand même bien content de l'avoir vue...

Le hijâb, la cornette, le serre-tête et le plein gré

Y a longtemps qu'on nous a pas décroché un petit hijâb du fil à étendre les haines et le racisme. Cet après midi je m'en fus faire quelques emplettes chez mon discounter favori et bien entendu, il y avait dans le magasin ces femmes en foulard qui, c'est bien connu, font peur à la France entière même si en ce moment on n'en cause guère, d'autres soucis, vous le savez bien. Mais je me disais en les contemplant, on en faisait pas un tel foin, quand les bonnes soeurs se trimbalaient en cornettes sur leur solex ou en 2cv. Je vous parle pas d'histoire ancienne, il y a trente ans, on en voyait des comme ça dans la rue ... Oui, je sais c'est différent ! C'est toujours différent quand il s'agit de nous.
Pour ceux qui trop jeunes n'ont pas connu, une bonne soeur, ça se présentait comme ça, pas comme cette dévergondée de Soeur Emmanuelle qui faisait rien que de montrer ses mollets aux petits égyptiens.
Argumentaire rétroactif :
Elles étaient religieuses, par vocation, par choix !
Ok, les musulmanes alors, c'est pour faire joli ?
Et puis, la belle affaire, était-ce une raison pour se déguiser de la sorte?
Elles le faisaient de leur plein gré !
Toutes ? Côté liberté, ça reste à prouver, lisez La Religieuse de Diderot ou mieux encore car plus récentes, Les Deux Moniales de Anne Huré et vous verrez...
Ok, mais c'est de l'histoire ancienne ! Elles sont banalisées les nonnes d'aujourd'hui, c'est vrai.
Mais s'il n'y a plus de religieuses en habit il y a encore une flopée de bonnes chrétiennes en uniforme, chemisier blanc col relevé et sur leur cheveux mi-longs, le fameux serre-tête en velours rouge, noir ou vert qui vaut bien un autre signe extérieur de religiosité, tellement c'est socialement codé.
Elles sont libres et personne ne les force a s'habiller comme ça !
Qu'en savez-vous ? La pression sociale souterraine vaut bien un interdit clairement énoncé. Et si elles avaient jamais envisagé un seul instant de changer de look... Qui vous dit qu'en même temps, elles ne rêvent pas de se déboutonner, qui sait, d'un peu de cuir ? De montrer, en se penchant pour prendre l'eau bénite à l' église un carré de ce sein dont elles sont fières ? Qui vous dit qu'elles n'ont pas envie de se fringuer comme de vraies putes et que leur mari ou leur clan le leur interdit ?

Ah non mais, c'est pas si simple !

La "Chienlit", caca la revoilou !

A l'instant un sous-ministre, un obscur, un sans-grade, un sursitaire de remaniement et dont j'ignore le nom, en rajoute une couche sur la légalité de la participation des "jeunes" aux manifestations, avec exactement les mêmes arguments que la sublissime Corinne Tiapero, hier à la même heure, à croire qu'ils ont le même coach. Visiblement, ça les tourmente cette nouveauté. Si maintenant les djeun's se mêlent d'une réforme dont on n'arrête pas de nous dire qu'elle les concerne en premier chef, où allons nous ? Mais lui, le ministricule, en attendant, il fait dans l'ancien, dans le suranné, la naphtaline idéologique et nous ressort le spectre de la très rétro, la "vintage" et gaullienne "chienlit". Allez ! on va bientôt nous réactiver le fantôme de "l'ennemi de l'intérieur" ou celui de "l'Anti-France".
Ah ! Quel dommage que Marcellin soit mort, on aurait pu le re-nommer ministre, dans le prochain gouvernement.
C'est bien la preuve que ce gouvernement n'est en rien moderne comme il le prétend mais totalement réactionnaire, le langage ne trompe pas.

Écoutez ça, Federica von Stade chante Dominick Argento

Dominick Argento méconnu et génial

Dominick Argento est sans doute le plus grand compositeur américain vivant (il est né en 1927). Il est peu connu en dehors des Etats Unis. J'aime énormément sa musique.
Cette oeuvre est en trois parties, voici la première, vous trouverez la suite sur Youtube.

Joan Sutherland, morte il y a deux jours.

12 octobre, 2010

de fil en aiguille....

Pourquoi manifester et faire grève est utile

D'aucuns disent et c'est évident que malgré les manifs, les grèves et les blocages de toutes sortes, le gouvernement de reculera pas, il voudrait qu'il ne le peut pas étant sous tutelle des agences de cotations... Là n'est plus la question, c'est acquis... Mais c'est bien pour ça, justement pour ça qu'il faut continuer de manifester, de faire grève et de bloquer autant que faire se peut car c'est tout simplement commencer comme il le fait lui-même à entrer en campagne, ce n'est plus que dans dix-huit mois...
Manifester, faire la grève, radicaliser les mouvements, c'est, bien entendu, lutter pour préserver des acquis sociaux mais c'est aussi et déjà participer à l'éviction, à la reconduite à la frontière du monde politique de l'imposteur. Sarkozy n'est pas un usurpateur, puisqu'il a été élu démocratiquement, c'est en revanche un authentique imposteur (i.e. étymologiquement celui qui ne vit que de postures) qu'il ne faut pas réélire.

Certains vont me dire

Comment ? vous vous nourrissez exclusivement à Médiapart ? à Rue 89, à Mermet sur France Inter et autres média-anars du net ?
J'ai déjà et depuis longtemps renoncé au Nouvel Obs et à Libé alors, vous n'imaginez tout de même pas que c'est pour aller téter le Point, l'Express ou le Figaro ? Vous voulez m'être désagréables ou quoi ?
Et puis je vous l'ai déjà dit en vous invitant à faire de même, lisez et écoutez les média étrangers, la Radio télé suisse romande par exemple, c'est en français tout le monde comprend !

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