14 août, 2010

Drôle de chanson d'un drôle de chanteur

A la mi-août : processions partout !

Orlando-le-mécréant qui ira c'est sûr en enfer, rappelle fort à propos que demain 15 août aura lieu dans la Cité et sur la Seine une grande et mariale (c'est comme ça qu'on dit, bande d'impies) procession et que si c'était nos frères musulmans qui faisaient ça, on crierait à l'invasion, au sacrilège, au viol, au scandale. C'est vrai, l'Islam n'a droit à la Seine que lorsqu'on balance quelques bougnoules dedans, c'est pas rien mais c'est peu.
Mais ce qu'il oublie de dire, le suppôt de Satan, c'est qu'il y a à Paris rive gauche, une autre grande et concurrente mascarade à ostensoirs et à montrances, mais en latin ; c'est celle des intégristes de Saint-Cocacolas du Godemiché. Elle est bien plus rigolote, bien plus vaudou-haré-krishna, surplis, soutanes et falbalas ! C'est bien simple, la gaypride à coté, c'est tristounet-chagrin ! Ça a d'abord commencé il y a quelques lustres devant le parvis de l'église, plus marelle que procession et puis, Dieu qui sait tout sait comment, ils ont eu le droit de s'étendre et vont maintenant jusqu'au Panthéon, histoire de taquiner Voltaire, Jaurès, Zola et sans doute surtout l'horrible Abbé Grégoire.
C'est ici, pub gratuite :
http://www.laportelatine.org/district/prieure/stnicol/procession100815/100815.php

13 août, 2010

Vendredi 13

Vendredi 13 jour magique.
Le Christ est mort un vendredi, après un repas même pas copieux où lui et ses potes étaient 13 à table dont un traitre. Le vendredi 13 est donc devenu magique, dans un sens ou dans l'autre, par accumulation événementielle. En attendant, cette couillonnade engraisse à chaque fois la Française des Jeux et ses acolytes européens chrétiens. C'est merveilleux.
Alors, allez vous me dire, vous ne jouez jamais ? Non ! Jamais ! Je suis contre le "gain sans cause" ! Le seul jeu qui me tente, le seul vraiment intéressant par son enjeu c'est la roulette russe, mais vous le savez peut-être, on ne se bouscule pas pour y jouer ...

Poivre

Mon père disait, qui avait vécu sur les bords de ce ru poitevin, que la Boivre, modeste affluent du modeste Clain, est le seul mot français qui rime avec poivre...
C'est bien possible...

Celle-là, je la referai car elle est remarquable !

Quoi donc ? ben une salade, morfalous que vous êtes.
C 'est tout simple.
Une peu de salade mélangée et une poignée de roquette en Q.S.P ! Vous brassez déjà tout ça. Vous ajoutez un oeuf dur en miette, puis deux ou trois tomates confites dans l'huile et coupées en morceaux. Vous assaisonnez avec l'huile des tomates et du vinaigre de riz. Vous saupoudrez tout ça de copeaux de foie gras basique, en boîte, en guise de condiment... un peu de sel un peu de poivre il en ressort que tomates confites, roquette et foie gras, ça marche !

Et Zweig, toujours.

Je n'avais pas lu "Vingt quatre heures de la vie d'une femme". Voilà, c'est fait. Comme toujours, il m'agace un peu pendant deux ou trois lignes, je suis habitué, et puis après, avant même la fin de la première page, il me coince, me prend en otage. C'est un filou, Zweig ! Il vous fait croire qu'il va vous raconter une histoire, peut-être dans le cas présent celle d'une nouvelle Bovary... On se dit : ok ! on a compris ! Mais non ! on n'a rien compris car trois pages après, comme dans les Mille et une nuits, il y a d'un seul coup une histoire dans l'histoire et celle-ci est mille fois plus étonnante que celle à laquelle on s'attendait et dont elle prend la place. D'accord, me direz-vous, et après ? eh bien, après, il y a un rebondissement psychologique inattendu, et tellement humain et féminin bien sûr, c'est une histoire de femme(s)... Je ne vous en dis pas plus, car c'est comme dans un roman policier, s'il y a une surprise, il ne faut pas la dire.
Alors au lieu de lire le nouveau Musso ou le nouveau Lévy, lisez ZWEIG ! "Stefan pour les dames" comme on disait ! Gott ! qu'il les comprenait bien !

C'est édité chez Stock. Le prix ? trois paquets de clopes peut-être... Lire des choses intelligentes ne nuit ni à votre santé ni à votre entourage ! mais hélas, il n'y a pas, comme pour le tabagisme, de "lecteurs passifs"...

Ah, Doux Jésus, ce qu'il était drôle !

Dans une vie très antérieure, allez, on va dire, y a trente ans, je fréquentai épisodiquement un curé-pédé-officiel-mondain. Curé et pédé, deux bonnes raisons d'être spirituel, non ? Un jour il nous annonce qu'il a un nouveau petit copain, un grec, sublime, forcément sublime ! Et vous savez comment il s'appelle, l'heureux élu ? "Christos qu'il s'appelle ! ah! ah! ah! ha !". Ce que c'est drôle un curé-pédé-mondain, quand ça veut, c'est badin, ça s'amuse d'un rien !

12 août, 2010

Pourquoi je n'aime pas le Cirque

Pas plus que j'aime qu'on dresse les hommes, j'aime pas qu'on dresse les animaux dans le seul but de les exhiber.
Car je n'aime pas qu'on dresse, en général...
C'est vrai, je suis mal barré ! Depuis que je suis enfant, les clowns me foutent la trouille ou simplement m'emmerdent au lieu de me faire rire... "Bonjour boujour les p'titzenfants! " Au secours, Maman ! Quand à Monsieur Loyal, ce n'est pour moi qu'un pailleté gros con infatué et bavard. C'est pas de ma faute, c'est la sienne ! Y en a même un qu'est un peu curé sur les bords, c'est vous dire !
C'est terrible, non ?
Je n'aime que les trapézistes, les funambules, les jongleurs, les antipodistes, ceux qui s'envoient en l'air et puis, c'est vrai, les prestidigitateurs ! Les prestidigitateurs, leurs mains, leurs manches, leur baratin...
Autant le dire, je n'aime que les gymnastes et les fous !


Le monte-éléphant de la Gaité Lyrique

Comme j'ai beaucoup marché dans Paris aujourd'hui, j'ai remonté le "Sébasto" et je suis passé devant la "Gaité Lyrique" en grands travaux.
Je vais vous raconter une histoire d'un autre temps pendant qu'elle me revient en mémoire.
Vous vous souvenez sans doute ou peut-être de Sylvia Montfort, comédienne magnifique, emblématique, dont les mauvaises langues disaient qu'elle était aussi géomètre car la seule "à faire tourner rond son "Carré" avec son petit triangle...". Montfort était à l'époque un paradigme du théâtre génial austère, de cette gauche que la droite et Malraux adoraient, et (disait-on) "sans moyens", mais certes pas sans entregent. Quand elle quitta le "Carré Thorigny" qu'elle avait créé tout près de sa maison natale, face à l' hôtel Salé qui allait devenir le Musée Picasso, on l'installa, vers 1974, dans le Théâtre abandonné de la Gaité Lyrique. Elle ne venait pas seule, car passionnée de cirque, elle arriva avec les Gruss totalement inconnus qu'elle lança, tout le monde s'en souvient et qui s'installèrent sous la bienveillante protection de la Mairie de Paris, dans le square Émile Chautemps, juste en bas.
Seulement ce qu'on ne sait pas, c'est que les bestioles de Gruss du prétendu Cirque à l'Ancienne, même pas très nombreuses, il fallait les caser pour dormir le soir sans gêner le voisinage... Et l'on aménagea, pas en bas, au rez de chaussée, c'est un théâtre ! mais, tenez vous bien, dans les combles qu'on bétonna du Théâtre de la Gaîté Lyrique un dortoir à éléphants et à chevaux et comme il fallait bien les y faire monter, le spectacle terminé, on construisit un monte-charge, car faire grimper un éléphant dans les cintres, y a pas un dompteur, fût-ce un Gruss, qui en est capable sans quelques accessoires...
Ce que je vous raconte là n'est pas une rumeur, un hoax comme on dit aujourd'hui ! Je l'ai vu de mes yeux vu dans une vie antérieure, le très moderne monte-charge, je suis même monté dedans au printemps 1997, quand le théâtre était en déshérence, au cours d'une visite des lieux avec des personnes des affaires culturelles de la Mairie de Paris qui en riaient encore... J'imagine qu'à l'occasion des énormes travaux qui sont en cours, toutes ces traces honteuses et inutiles de gabegies prétendument culturelles vont vite disparaître.

Cet après-midi, 16 heures, rue Vieille du Temple, Hippies pas morts !


Mur végétal

Je suis un fan des murs végétaux de Patrick Blanc, n'empêche que c'est seulement cet après-midi que j'ai fait attention au fait que l'un, si ce n'est le plus beau se trouve rue de la Verrerie, sur un immeuble du BHV. Je l'ai (enfin !) remarqué parce qu'au moment où je passais, il y avait dans une nacelle rouge deux jardiniers qui y travaillaient...
Cliquez la photo pour l'agrandir, vous allez voir, c'est somptueux !

Rue François Miron et Gaby, bien sûr, pour ceux qui se souviennent


Il y avait dans cet immeuble quand je suis arrivé à Paris, les fantômes des Couperin, la Maréchale Leclerc de Hautecloque dont on l'extrayait à l'occasion des grandes cérémonies commémoratives, et puis il y avait les Jeunesses Musicales de France, au rez de chaussée au tout début à gauche sur la photo.
A l'accueil des JMF, il y avait Gaby. Gaby était une quinquagénaire avancée, brune et pimpante à la voix cassée par le tabac et qui roulait les "R" quasiment comme Colette. C'était en fait une clope avec une femme au bout... Un mélange concentré de gouaille parigote et de verdeur bourguignonne. Elle avait des expressions bien à elle, savoureuses et souvent incontrôlées. C'est ainsi que lorsqu'on lui demandait, " Gaby, ça te dérange si je fais telle chose ? " ou "Gaby, ça te gène pas si je...! " elle répondait, "Mais non mon petit, rien ne me gêne, du moment qu'ça m'rentre pas dans la bouche !". On n'a jamais su si elle se rendait compte ou non...

Salles de Consommations de Drogues

Le premier ministre en réponse à la proposition fort intelligente de Roselyne Bachelot de créer, comme ailleurs dans certains pays européens, des Salles de Consommations de Drogues encadrées par des spécialistes de la santé à jugé qu'elles ne sont «ni utiles, ni souhaitables. La priorité de Matignon est de réduire la consommation de drogues, non de l'accompagner, voire de l'organiser».
Monsieur le premier ministre ne fréquente pas, et c'est normal, comme je l'ai fait il y a quelques heures les sanisettes Decaux. Voici ce qu'il aurait vu (j'ai toujours mon kodak avec moi, même pour faire pipi) dans l'une de celles qui se trouvent sur le Boulevard de Strasbourg :
C'était tout frais ! Je vous fais grâce des murs... De l'hépatite et du HIV direct live sur la céramique ! Ok, ce n'est que du sang de drogué, de l'hémoglobine peut-être même pas française.
Et puis je n'ai qu'à aller pisser à l'Hôtel Matignon !
Au fond, c'est vrai, chez les gens chic, les décideurs, l'élite, quoi merde ! performance oblige, on est plus coke qu'héro... Pas besoin de seringue, il suffit d'une carte de crédit, une Platinum de préférence, pour se tirer une ligne sur son bureau, tranquille...

Carêméramadan

Bon, on le sait maintenant ! ok, c'est Ramadan !
Est-ce que je sonne les cloches, moi, quand je fais pas Carême ?
Elles font chier, ces religions, toutes sans exceptions ! mais certaines encore plus que d'autres.
Elles pourraient pas se faire plus discrètes ? se faire oublier un peu, non ? Que ce soit par le ramadan des uns, les saillies papales des autres ou les enfumades du Dalaï Lama, faut qu'elles se rappellent à notre bon souvenir !
La paix ! Bon Dieu !

11 août, 2010

Buren suite et fin. Et le génial Jean-Pierre Raynaud, bien sûr !

Je crois que c'est Cocteau qui disait, comme d'habitude fort justement, que lorsqu'on voit une femme peinte par Renoir (ou un autre peu importe), on voit d'abord un "Renoir" avant d'en considérer le sujet. C'est vrai pour un bouquet de fleurs, une pelle à tarte ou pour un piano droit... N'empêche que si on veut oublier le peintre ( quand on sait qui c'est!) et n' y voir qu'une femme, un bouquet de fleurs, une pelle à tarte ou un piano droit, on le peut sans problème, même si c'est le Caravage, Ingres, Picasso ou Warhol ou puisqu'il s'agit de scultpure, Lysippe Maillol oui bien César et y trouver, oh quelle horreur ! du plaisir, voire du bonheur !
Quand on voit une "bande" de Buren, on voit d'abord et c'est normal, un Buren immédiatement reconnaissable, c'est fait pour ça, mais pour rien d'autre...
Ok et après, si on ignore qui est Buren ?
C 'est bien là la limite du genre.

Et Jean-Pierre Raynaud alors ? allez vous me dire en goguenard expert tenté par l'amalgame... Mais Raynaud ça n'a rien à voir ! Raynaud ne se répand pas, Raynaud, le discret se mérite ! Ok, le pot doré de Beaubourg ? Mais il est à sa place juste là où il faut. Et on en parle moins que des colonnes de Buren. Et puis, c'est injuste-c'est vrai, mais Raynaud, même avec ses codes, ses petits carrés de céramique blanche, ça marche... On pourrait longuement discuter de savoir pourquoi... L'art est injuste et janséniste, il y a les élus et les autres ! Il y a la grâce, c'est tout ! Elle peut s'appeler poésie tout simplement...

Oui, c'est un conteneur, et il me fait rêver, car comme la cour du Palais Royal avant son invasion par les colonnes de Buren, il délimite lui aussi un espace mental de grâce et d'harmonie

Buren, les colonnes, et le reste

Je suis passé il y a quelques jours au Palais Royal (c'est un beau quartier !) et je regardai les colonnes de Buren. Je me souviens du scandale quand elles furent mises en place. Le problème c'est que les gens qui étaient contre l'étaient pas forcément pour de bonnes raisons ; pas, par exemple, parce que ça avait coûté un oeil pour ce que c'est, ou parce que c'est très con, mais parce que cela faisait partie de "L'art Mitterrandien" au même titre que leur voisine, la fort utile Pyramide de Pei. C'étaient d'ailleurs souvent les mêmes, abonnés au Figaro à Présent ou à Minute et auditeurs fidèles de Radio-Courtoisie qui moquaient assez bêtement les deux dans la même détestation de principe de la "nouveauté".
Alors je sais, on n'a pas le droit de dire que c'est de la daube ou même que c'est simplement un foutage de gueule, sans risquer... Je pourrais vous dire parce que je suis snob que je préfère la statue délirante de Louis XIV par le Bernin dont la copie en plomb se trouve à deux pas, ce serait un peu facile, car on ne peut pas vraiment comparer-encore que... mais non ! je préfère, parce que là on peut, Anish Kapoor ou Wim Delvoye, ou même, tiens, puisque c'est à côté, les boules de Pol Bury. Je dis ça pour ne pas passer pour un affreux réac, c'est si vite fait ! En fait, Buren c'est du pas grand'chose, du "pense menu", convenez-en, je le répéterai pas-promis ! même si c'est toujours, comme le fut quelques temps avant encore, la musique, doublé d'un sabir logorrhéique et prétentieux pour expliquer ce que c'est, quand y a tout de même pas de quoi écrire une thèse... Contrairement à tant d'autres, mais aussi comme tant d'autres, voire même bien plus que d'autres, au vu de leur formatage intentionnel, les oeuvres de Buren n'ont d'autre propos que de vous rappeler que Buren existe... Faut juste en avoir envie...

Maintenant, la provoc de bourges de gauche pour épater les bourges de droite, bôf... c'est comme les boules mouvantes de Bury dans les deux bassins adjacents, malgré ce que je vous disais à l'instant, ça m'en touche une sans bouger l'autre...
Que voulez-vous, j'ai beau me forcer, les bandes de Buren ne me font pas bander, voilà, c'est dit !

Maintenant je vais vous dire pourquoi malgré tout, je suis pour les insignifiantes sucettes réglisse-menthe de ce pauvre homme. C'est tout simplement, pour ceux qui se souviennent du lieu avant-buren, parce qu'elles remplacent un sinistre parking grillagé où se trouvaient en permanence entassées les bagnoles encore plus pouraves du personnel du Conseil d'État. Elles ont donc de ce fait une sorte d'utilité sanitaire. Tiens, justement, avez vous remarqué que les bandes de Buren ont l'épaisseur des cannelures externes des sanisettes Decaux ?
Vous voyez bien, que je suis pas sectaire !

Une question toutefois reste sans réponse. Pourquoi la cour superbe de Victor Louis avec ses colonnades, qui avait été conçue pour être vide ne l'est-elle pas restée, quand elle délimitait tout simplement un espace mental de grâce et d'harmonie ? C'est pas nul, le vide... C'est, de toute façon, moins nul que ce qui est nul...

Je préfère les colonnes doriques du génial Victor Louis à celles de ce pauvre, ce pathétique pollueur de Buren.

10 août, 2010

Circoncision et phimosis, oui je sais j'éxagère...

mais cette histoire de plus en plus personnalisée entre un haut personnage de l'état qui semble s'acharner et un simple citoyen français d'origine étrangère qui n'est pas vraiment blanc-bleu, me paraît se résumer, fût-ce symboliquement, s'entend ! à une confrontation passionnelle entre circoncision rituelle et phimosis pathologique. De toute évidence, l'un décalotte et l'autre mal, ce qui rend ce dernier bizarre, un peu haineux, c'est normal ça nuit à l'orgasme, il paraît même que c'est douloureux. C'est étonnant, mais la bite arabe, hypertrophiée, violeuse, et forcément polygame quand elle n'est pas sodomite, reste comme la bite auvergnate, un fantasme, une jalousie, même dans les ministères régaliens.

Plutôt morts que rouges !

Vous vous souvenez de ce slogan, oriflamme simplifié du libéralisme en voie de conquête des pays de l'Est. Et bien aujourd'hui des milliers de russes et de leurs compagnons de l'ex-URSS réalisent ce voeux pieux.
Ils ne sont plus rouges et ils vont en crever, car jamais à l'époque où ils l'étaient, l'état, tout puissant et totalitaire qu'il fût ne se serait retrouvé pour des raisons de frics et d'économies idiotes dans la situation d'impuissance, de désorganisation et d'inertie coupable dans laquelle il se trouve aujourd'hui. Ils ne sont plus rouges certes et meurent par milliers, de la privatisation, de l'incompétence et de l'appât du gain qui en découlent au profit de certains dont l'ignoble Poutine toujours au pouvoir. En bref, c'est ainsi qu'un pays capable il y a trente ans d'envoyer une bombe A ou H dans n'importe quel coin de la planète pour tuer une mouche anticommuniste n'a même pas un canadair, voire même de simples pompes, pour éteindre un feu de broussailles allumé par des scouts ou des pochetrons en goguette .
Et Tchernobyl ? me direz-vous... Mais oui, Tchernobyl fut une catastrophe qui peut arriver à n'importe quel pays. Elle fut réglée en son temps (aurions nous fait mieux ? ) avec les moyens de l'époque d'une manière sans aucun doute plus efficace que ne vont l'être, c'est à craindre, les prochaines catastrophes en ex-URSS... Parce que bientôt dans ces pays, avant que ce soit aussi comme ça dans les nôtres, les pompiers privatisés n'interviendront qu'après avoir eu votre numéro de carte de crédit par internet...
Les pompiers par Paypal...
Et comme l'armée et la police seront occupées à réprimer les jacqueries ou à protéger l'air des riches ...
Je rigole, j'exabuse encore ? On parie ?
Allez, tovaritch, respire le bon air moscovite même s'il pique un peu, il est encore gratuit... Ceux qui sont responsables de tout ça font leurs courses en ce moment à Paris, ils ont la clim au Georges V et prennent du bon temps pendant que tu es quasiment en apnée. Y en a plein. Quand ils vont rentrer ça va être bien pire pour toi qui es resté !

Le monde de l'édition, Monsieur, est plein de polissons

Une excellente amie à moi écrit de délicieuses nouvelles qui méritent tout à fait d'être éditées. Seulement c'est pas simple et le coup du paquet qui atterrit sur le bureau du lecteur ou du directeur de collection chez Gramard ou chez Galisset, qui vous édite dans l'heure, s'il arrive parfois dit-on, n'est pas courant-courant... Non ? Alors, l'autre jour elle a été agréablement surprise. Un éditeur que je ne connaissais pas, normal, y en a plein, s'est dit très intéressé par ses écrits qu'elle lui avait envoyés et s'apprête à l'éditer, tout de suite - me dit-elle en ne touchant plus terre - dès... qu'elle lui aura versé trois mille euros pour les frais de maquette... Maquette ? Quand on sait le coût de Publisher, même au prix fort... Maquette mon cul lui aurait dit Zazie ! Ah, les salauds !
Bon ok, c'est pas de l'édition, si ce n'est "à compte d'auteur", activité des plus légales et tout à fait honnête à condition qu'elle soit annoncée clairement comme telle, ce qui n'est ici évidemment pas le cas. Les vrais professionnels de l'édition devraient faire un peu de nettoyage.

A Bolcom a day...

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