Ben oui ! Je suis de retour. Plus tôt que prévu ? Et oui on a bien bossé. Je vous dit tout : j’étais parti avec Elvire et Paul mettre un point final au travail musicologique qui nous tient à cœur depuis presque trois ans, la reconstitution de l’opéra de Tailleferre et Jeanson : “Il était un petit navire”? Trois ans de recherches à la bibliothèque de l’opéra , trois ans de recoupements, de saisie informatique, de notation, de réflexion, bref trois ans de taf musicologique intense et, heureusement et surtout, de bonheur musical absolu... Je ne suis pas du genre comptable, mais ce sont très exactement 4716 mesures de musique inédites et le texte du livret reconstitué mais tout aussi inédit que personne ne possèdait in extenso et que l'on peut lire aujourd'hui. Ce n‘est pas, je pense, innocent sur le plan musicologique et littéraire. Tout cela s’inscrit dans un contexte culturel passionnant qui prend en compte, littérature, cinéma, peinture... Bref globalement, toute une époque, une très longue époque. A suivre !
26 février, 2008
PPleMoqueur, mais, Bon Dieu ! qui c'est - y ?
Certaines personnes pensent avoir "découvert" depuis maintenant au moins "septante heures" que derrière PPleMoqueur se cache quelqu'un... et que livrer un nom au public ajouterait à leurs mérites personnels et à leurs états de services... Bravo ! Bel exploit ! Ben oui, couillons ! ça doit, c'est certain, même si c'est pas forcément celui que vous citez, être quelqu'un... Car c'est sûr, c'est pas un incube !
Il y a quatre sortes de gens qui s'intéressent à lui, c'est à dire à moi... Ma famille et mes amis. Ceux qui ne me (re-)connaissent pas parce qu'ils n'ont pas les clefs des quelques détails régulièrement réitérés qui permettent de m'identifier sans difficultés et qui s'en foutent totalement. Il y a ceux qui étant tout à fait aptes à les décrypter savent depuis longtemps qui je suis et s'en tapent tout autant, et puis il y a ceux qui, spécialistes compulsifs de l'outing croient avoir découvert par leur holmesque et laborieuse intuition ce que la plupart des gens informés ou simplement intelligents savent depuis longtemps ou continuent sans problème d'ignorer... Autant, pour ceux qui s'en souviennent, avoir (toute humilité convenue) lu Clarendon en ignorant que c'était Gavoty...
Alors, y a pas d'raison ! moi aussi je vais cafter ! Je suis en mesure de révéler à ces outeurs obsessionnels en demande (fussent-ils eux-mêmes victimes récentes d'outings qui les poussent nerveusement dans leurs élans naturels procéduriers) et preuves à l'appui pour ceux qui ont entendu parler de ceux-ci, que derrière l'ignoble Ecrelinf, se cache lâchement Monsieur Arouet de Voltaire, que sous le sournois anagramme d'Alcofribas Nasier se planque, honteux, un certain François Rabelais et que si dans leur élan délateur ou de ce qu'ils imaginent être tel, ils manquent un peu de matière, je peux leur en fournir en quantité ! Tiens pour commencer, le dénommé Gérard Labrunie (pas Lajaunie, imbéciles, ce sont les cachous...) plus connu sous le nom de de Nerval... J'allais vous livrer le patronyme de "Monsieur Transposition" mais à quoi bon, personne ne se souvient de lui aujourd'hui autrement que sous ce, c'est vrai involontaire et pitoyable, sobriquet...
Sur ce, je pars quelques jours (quatre ou cinq !) dans ma campagne jolie.
A très bientôt !
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Il y a quatre sortes de gens qui s'intéressent à lui, c'est à dire à moi... Ma famille et mes amis. Ceux qui ne me (re-)connaissent pas parce qu'ils n'ont pas les clefs des quelques détails régulièrement réitérés qui permettent de m'identifier sans difficultés et qui s'en foutent totalement. Il y a ceux qui étant tout à fait aptes à les décrypter savent depuis longtemps qui je suis et s'en tapent tout autant, et puis il y a ceux qui, spécialistes compulsifs de l'outing croient avoir découvert par leur holmesque et laborieuse intuition ce que la plupart des gens informés ou simplement intelligents savent depuis longtemps ou continuent sans problème d'ignorer... Autant, pour ceux qui s'en souviennent, avoir (toute humilité convenue) lu Clarendon en ignorant que c'était Gavoty...
Alors, y a pas d'raison ! moi aussi je vais cafter ! Je suis en mesure de révéler à ces outeurs obsessionnels en demande (fussent-ils eux-mêmes victimes récentes d'outings qui les poussent nerveusement dans leurs élans naturels procéduriers) et preuves à l'appui pour ceux qui ont entendu parler de ceux-ci, que derrière l'ignoble Ecrelinf, se cache lâchement Monsieur Arouet de Voltaire, que sous le sournois anagramme d'Alcofribas Nasier se planque, honteux, un certain François Rabelais et que si dans leur élan délateur ou de ce qu'ils imaginent être tel, ils manquent un peu de matière, je peux leur en fournir en quantité ! Tiens pour commencer, le dénommé Gérard Labrunie (pas Lajaunie, imbéciles, ce sont les cachous...) plus connu sous le nom de de Nerval... J'allais vous livrer le patronyme de "Monsieur Transposition" mais à quoi bon, personne ne se souvient de lui aujourd'hui autrement que sous ce, c'est vrai involontaire et pitoyable, sobriquet...
Sur ce, je pars quelques jours (quatre ou cinq !) dans ma campagne jolie.
A très bientôt !
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L'oeuvre d'art et son auteur
C'est un peu la suite du message précédent. L'artiste doit il être vertueux ?
On vient de retrouver des tableaux étonnants. Ils dateraient de 1940. L'un représentant un paysage est signé Adolphe Hitler et serait authentifié, les autres sont des reproductions de Pinocchio et de trois des sept nains de Blanche Neige par W. Disney, signés A.H...
Il aurait fait ça pour Eva Braun. Artiste charmant et bon compagnon en quelques sortes... Maintenant, admettant que ces trucs soient vraiment de Hitler, qu'est-ce qu'on en fait ?
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On vient de retrouver des tableaux étonnants. Ils dateraient de 1940. L'un représentant un paysage est signé Adolphe Hitler et serait authentifié, les autres sont des reproductions de Pinocchio et de trois des sept nains de Blanche Neige par W. Disney, signés A.H...
Il aurait fait ça pour Eva Braun. Artiste charmant et bon compagnon en quelques sortes... Maintenant, admettant que ces trucs soient vraiment de Hitler, qu'est-ce qu'on en fait ?
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25 février, 2008
Henri Salvador post mortem
C'est rigolo. Rapidement, quelques jours seulement après la mort de Henri Salvador et du concert de louanges qui accompagna son décès, apparaissent sur le blog des voix, comme on dit, discordantes. Non, le chanteur mort n'aurait pas été le mec bien qu'on croyait de son vivant, certains disent même que c'était une belle ordure, et de laisser imaginer que les silences de son fils naturel Jean-Marie Perrier à son égard abondent dans ce sens. D'abord, qu'on leur foute, à l'un et à l'autre, la paix, c'est leur histoire. Ensuite de quel droit demanderait-on à un chanteur d'être "un mec bien" ? Autant reprocher à Jean-Jacques Rousseau que ses écrits sur l'éducation vous passionnent, d'avoir abandonné tous ses enfants... Est-ce que vous vous demandez si votre boucher est un mec bien ? Non ! vous lui demandez de vous vendre de la bonne viande et de ne pas appuyer discrètement sur la balance... Combien de crémiers battent visiblement ou non leur femme, à qui vous achetez en confiance et pour régaler vos sens qui ignorent toute morale, Chavignol, Camembert ou sublimes Pouligny ? Alors, pourquoi demander à votre fournisseur en chansonnettes un certificat de vertu ? Salvador était chanteur, parolier, compositeur, guitariste. Parmi ceux qui le dégomment aujourd'hui combien sont en droit sur le plan artistique et quelque soit la manière dont on le classe, de le déconsidérer au seul titre de la morale... Je crois surtout que c'est histoire de causer, de faire l'intéressant...
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24 février, 2008
Parasites
Bah ! c'est arrivé à d'autres, ça devait m'arriver ! Étant depuis cet après-midi harcelé par un psychopathe désoeuvré qui squatte mon espace-commentaires de ses bouffées délirantes, je vais donc, contrairement à ce que je disais sur un message antérieur et comme tous ceux qui ont vécu ce parasitage, procéder désormais à une lecture préalable... Ah, au fait, avant de fermer le robinet, j'ai (comme vous le constatez si vous m'avez visité il y a encore quelques minutes), tiré la chasse.
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Un drôle d'endroit
On trouve autour de Disney des espaces extraordinaires. Des boulevards aux petits immeubles de style hausmannien mais aux proportions des deux tiers seulement et actuellement encore en plein dans les betteraves. De temps à autres et d'une manière totalement incongrue, un immeuble qui n'a rien avoir avec le principe du pastiche, élégant, inventif et réalisé avec un goût assuré du détail. Et l'on se demande pourquoi puisque le lieu n'est soumis à aucune contrainte de sites classés, on ne s'est pas laissé aller à plus d'expérimentation architecturale. Il semblerait que cet attrait pour l'"ancien" se manifeste par celui du "à la manière de" à l'intention de ceux qui ne veulent ou ne peuvent se loger dans des villes anciennes. Et l'on a ainsi ces curieux endroits où l'on voit des bâtisses dont on voudrait faire croire qu'elles sont centenaires quand leurs plâtres sont à peine sec...
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Civilisation de l'injure N°2
On m'avait déjà traité de toutes sortes de noms, dont le plus extraordinaire fut "nazi". On me traite aujourd'hui d'"escroc" et l'on m'attribue même un patronyme... Ah, le dur labeur du blogueur ! Alors bien sûr, je pourrais filtrer, passer tout ça au crible, caviarder, mais je l'ai déjà dit en plusieurs et semblables occasion, je laisse tout. Injures, menaces, qu'on se le dise !
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Civilisation de l'Injure
"Ah non, touche-moi pas !". :
"Casse-toi, alors !".
"Tu me salis !".
"Casse-toi alors, pauvre con!".
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"Casse-toi, alors !".
"Tu me salis !".
"Casse-toi alors, pauvre con!".
Voila un extrait de l'échange entre le président et un visiteur au salon de l'agriculture et dont il voulait sans doute serrer la main. Le président est certes d'une vulgarité totale et la personne à laquelle il s'adresse l'est tout autant. La question, en dehors de l' anecdote est de savoir comment on peut en arriver à voir le premier personnage de l' État se faire traiter ainsi. Imaginez-vous de Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterrand et Chirac, se faire tutoyer et tutoyer en retour ? C'est donc moins le fond du dialogue qui importe que sa forme. c'est moins le "casse-toi" ou le "pauvre con" du président (visiblement l'une de ses injures de base) en réponse qui fait problème que le fait qu'il ait tout naturellement induit le tutoiement de la part de son adversaire. Allez voir la vidéo sur le site du "Parisien". On s'attend presque qu'à l'issue de l'échange notre président, comme un enfant après une bousculade sur la cour de récré, lâche un triste " même pas mal !" C'est pathétique.
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22 février, 2008
Régulièrement
Et régulièrement, le sublime et indispensable Zeki Müren
aujourd'hui :
http://fr.youtube.com/watch?v=1-p1xF9AfPQ&feature=related
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aujourd'hui :
http://fr.youtube.com/watch?v=1-p1xF9AfPQ&feature=related
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Électoral contrepet
Sur les quinze heures, me rendant à la poste, je croise dans la rue un militant "d'une des listes adverses" qui tout sourire me tend un tract. Je le prends, bien sûr, en souriant moi aussi et je ne résiste pas au plaisir de lui dire en articulant bien : "mais vous savez, Cher Monsieur, que je suivrai toujours les élus de mon camp"... Il est tout à fait d'accord sur l'application de ce principe de fidélité...
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21 février, 2008
Religions et sectes
Je me disais à l'instant, dans un élan incontrôlé de sympathie vis à vis de ma religion d'origine, que la grande différence entre les religions et les sectes, c'est que les sectes contrairement aux religions n'excommunient pas. Mais c'est complètement idiot, ce que je dis là... La grande force des religions, réside justement et contrairement aux sectes (qui hésitent pour des raisons primaires et économiques à court terme à se priver d'un adepte) dans ce pouvoir qu'elles ont de couper les éléments subversifs du tronc commun. On a ainsi vu des rois excommuniés "aller à Canossa"...et réintégrer au prix fort et en suppliant la communauté chrétienne... Tout ça pour vous dire que les pressions exercées par les unes et les autres n'existent qu'en fonction du nombre et de la fragilité des gogos...
La supériorité actuelle (et pour combien de temps ?) de la religion sur la secte réside essentiellement dans son antériorité, son inscription dans la durée, dans l'histoire...
C'est pourquoi, contrairement à l'invitation sournoise et réitérée de notre président, croyez ce que vous voulez, mais surtout ne soyez pas adeptes... de rien... de personne... un point c'est tout...
Récapitulons :
Une secte est une entreprise de voyous qui vous fait marcher droit et vous menace si vous voulez la quitter.
Une religion est une entreprise de voyous qui, si vous ne marchez pas droit, menace de vous virer...
Le dénominateur commun c'est, vous l'avez vu, la menace.
De toutes façons, vous êtes coincé... faites votre choix !
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La supériorité actuelle (et pour combien de temps ?) de la religion sur la secte réside essentiellement dans son antériorité, son inscription dans la durée, dans l'histoire...
C'est pourquoi, contrairement à l'invitation sournoise et réitérée de notre président, croyez ce que vous voulez, mais surtout ne soyez pas adeptes... de rien... de personne... un point c'est tout...
Récapitulons :
Une secte est une entreprise de voyous qui vous fait marcher droit et vous menace si vous voulez la quitter.
Une religion est une entreprise de voyous qui, si vous ne marchez pas droit, menace de vous virer...
Le dénominateur commun c'est, vous l'avez vu, la menace.
De toutes façons, vous êtes coincé... faites votre choix !
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Emmanuelle Mignon et les sectes ? mais, ce ne sont que des entreprises comme les autres !
Pour Madame Mignon, directrice catholique pratiquante (c'est son droit!) de cabinet de la présidence, les sectes seraient "un non-problème". Il est clair que cette réflexion s'inscrit dans le grand projet de conversion nationale de notre président (c'est son coté Clovis, prêt à se convertir, lui et les siens, pour gagner la bataille...). Peu importe, ce que vous croyez, pourvu que vous croyiez. Je me laisse aller à penser que la grande et nouvelle "intuition" (comme dirait Darcos) de notre président serait de rendre chaque français client d'un diffuseur de croyance, catho, musulman, protestant, juif et maintenant témoins de jéhova et autres scientologistes ou adventistes du caramel mou, en attendant l'avènement de la très discrète et pourtant si puissante Soka Gakkaï, japonaise confrérie amie de Chirac... On n'avait droit auparavant qu'aux grandes et anciennes entreprises. Madame Mignon prépare visiblement l'ouverture du marché aux PME et aux Start-Up de l'escroquerie religieuse. Car enfin, si on y regarde de près, il s'agit là aussi d'une histoire de fric. Et les sectes, comme les religions sont, à des degrés divers, des entreprises financières florissantes. Mais désormais, le slogan d'inspiration sarkozienne n'est plus "croire plus pour gagner plus", mais "faire croire plus pour gagner plus"...
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Libellés :
Emmanuelle Mignon,
Religions,
Sectes
20 février, 2008
Dénoncer plus pour gagner plus
On vient d'officialiser l'usage déjà ancien de la rémunération de la dénonciation. Certains imbéciles-hâtifs font aussitôt un lien entre la dénonciation de crimes aujourd'hui et la délation selon Pétain et ses amis. Ce n'est pas la peine, car non seulement ça n'a rien à voir, mais, à la limite, le faire serait établir mécaniquement un autre lien entre les juifs dénoncés et les mecs qui font aujourd'hui, cachés sous leurs cagoules, des cartons sur les flics... ce qui n'est pas très sympathique pour les déportés. Dénoncer un crime est, nous dit-on (sans doute à juste titre et de toute façon c'est la loi qui le veut), un devoir. Mais est-il nécessaire de rétribuer ce qui relève de la morale élémentaire et est inscrit dans la législation ? La morale doit-elle être systématiquement récompensée ? La gratuité n'est-elle pas elle-même un élément déterminant de la morale ?
Dénoncer plus pour gagner plus...
Ces gens qui nous gouvernent actuellement ont une tendance incontrôlée à mettre le fric partout jusqu'à pervertir des sentiments dont ils imaginent qu'ils sont les plus nobles...
Tiens, au fait, les sommes gagnées au titre de la dénonciation sont-elles imposables, soumises à cotisations, sont-elles, enfin, comptabilisées dans les points de retraite ?
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Tiens, au fait, les sommes gagnées au titre de la dénonciation sont-elles imposables, soumises à cotisations, sont-elles, enfin, comptabilisées dans les points de retraite ?
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19 février, 2008
Entièrement nue ou un petit ruban (un noeud ?) autour du cou et les mules aux pieds.


Pourquoi l'Olympia de Manet a-t-elle fait scandale en France quand la Maja Desnuda de Goya n'en fit point soixante ans avant, en Espagne ? On peut imaginer qu'à l'époque de Manet on se souciait de Goya comme d'une guigne... On nous dit que l' Olympia est effrontée qui fixe le spectateur. Mais la Maja aussi... On nous dit qu'elle a la main sur le sexe... Et alors ? elle le cache tandis que la Maja, surtout occupée à se remonter les seins, ne cache pas le sien... La question de L'Olympia de Manet se réduit en fait à une problématique fétichiste. Si elle a fait scandale, ce n'est pas en raison de sa nudité élémentaire, de son air allumeur et canaille, du bouquet de fleur qu'une "négresse" lui apporterait comme à une femme entretenue, ou en raison de la présence de ce chat ou de "cette chatte" symbolique, mais tout simplement parce qu'elle n'est pas entièrement nue. Le diable, chacun sait est dans le détail, et le scandale vient de ce petit lacet de velours noir qu'elle a autour du cou, de ce bracelet au dessus du poignet droit, de la fleur à l'oreille (alors que selon la tradition des Îles, la fleur à l'oreille gauche signifie que le "coeur est déjà pris"...) et surtout, surtout de ces mules qu'elle porte nonchalamment aux pieds... (Ca me rappelle qu'une copine à moi, prostituée provinciale, me disait que par sécurité elle ne quittait jamais ses chaussures quand nombre de ses clients pensaient que c'était pour eux qu'elle les gardait...). Ce qui choque à l'époque réside, non dans la nudité du sujet, mais dans des objets qui la "limitent"... Le fétichisme, définit des limites. Le fétichisme n'est que contrainte... C'est pourquoi, il côtoie parfois l' art. Cela peut-être la présence d'hommes vêtus assis sans gêne aucune à coté d'une femme nue (les "déjeuner sur l'herbe") ou d'objets domestiques de parure ou de confort. C'est pourquoi, que ce soit prémédité ou non, Goya a tout compris. La Maja desnuda exhibe un sexe plutôt glabre et non compromettant. Mais contrairement à toute logique morale c'est la Maja vestida qui, toute habillée qu'elle est, attire l'attention par une ombre portée sur son vêtement juste à l'endroit où son clone dévêtu n'en montre aucune... Du grand art dans la subversion... Mais il lui a fallu, et pourquoi pas, deux tableaux... Pour ce qui est de mettre en valeur par l'application d'une ombre marquée la toison pubienne sur le tableau où elle est habillée, cela confine au génie absolu...
Pour les grossir, cliquer sur les photos
Robbe-Grillet encore.
J'écoute cet après-midi une rediffusion d'une intervioue de Robbe-Grillet, datant d' il y a deux ou trois ans. Mais c'est, contre toute attente, qu'il était très drôle ! Bon, il lui arrive dans son flot de parole, (il reconnaît sans problème sa tendance à la logorrhée) de se planter dans les citations, mais ce n'est pas bien grave. C'est ainsi qu'il attribue à Maurras un aphorisme de Stendhal à propos des régimes politiques. "Le meilleur des régimes, c'est la monarchie absolue tempérée par le régicide " Or c'est bien Stendhal qui a écrit «Le meilleur régime politique est la monarchie absolue tempérée par l’assassinat".
Même si le fait d'établir un lien entre la perversion et la subversion n'est pas vraiment nouveau, il le fait d'une manière très fine et particulièrement rigolote et la façon dont il parle du droit au fantasme et de son exploitation artistique particulièrement séduisante. Bon, là aussi il se plante un peu lorsqu'il affirme que les pédophiles hétéros ne sont que des hommes qui s'intéressent aux petites filles (non, il y a aussi des femmes qui s'intéressent aux garçonnets) et leurs collègues homos qu'aux petits garçons (il est probable, même si on n'en parle pas plus que des femmes hétéro pédophiles, qu'il y a des lesbiennes qui s'intéressent aux petites filles...). Car les femmes, selon sa "stratégie érotique", ne peuvent être que victimes... et c'est là qu'on se rend compte que son statut d'expert érotomane est un peu à revoir...
Mais cela dit, pas besoin de glossaire pour le comprendre, l'humour à chaque instant et constamment renouvelé. Son portrait de Sartre est particulièrement savoureux, car sympathique et vachard à la fois. La manière dont il raconte son arrivée à l' Académie Française est, par son comportement radical vis à vis de Carrère d'Encausse qui n'a rien compris à rien et pourtant "le veut" à tout prix, (il raconte comment elle tenta de lui faire essayer des "habits" retouchés d'académiciens disparus...) particulièrement jubilatoire. Je pense qu'il était plus drôle de l'avoir à sa table que dans sa bibliothèque.
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Même si le fait d'établir un lien entre la perversion et la subversion n'est pas vraiment nouveau, il le fait d'une manière très fine et particulièrement rigolote et la façon dont il parle du droit au fantasme et de son exploitation artistique particulièrement séduisante. Bon, là aussi il se plante un peu lorsqu'il affirme que les pédophiles hétéros ne sont que des hommes qui s'intéressent aux petites filles (non, il y a aussi des femmes qui s'intéressent aux garçonnets) et leurs collègues homos qu'aux petits garçons (il est probable, même si on n'en parle pas plus que des femmes hétéro pédophiles, qu'il y a des lesbiennes qui s'intéressent aux petites filles...). Car les femmes, selon sa "stratégie érotique", ne peuvent être que victimes... et c'est là qu'on se rend compte que son statut d'expert érotomane est un peu à revoir...
Mais cela dit, pas besoin de glossaire pour le comprendre, l'humour à chaque instant et constamment renouvelé. Son portrait de Sartre est particulièrement savoureux, car sympathique et vachard à la fois. La manière dont il raconte son arrivée à l' Académie Française est, par son comportement radical vis à vis de Carrère d'Encausse qui n'a rien compris à rien et pourtant "le veut" à tout prix, (il raconte comment elle tenta de lui faire essayer des "habits" retouchés d'académiciens disparus...) particulièrement jubilatoire. Je pense qu'il était plus drôle de l'avoir à sa table que dans sa bibliothèque.
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Fidel, Fidel, il est parti Fidel,
Ben dites donc, ça décambute dans les hautes sphères ! Salvador, Robbe-Grillet, et aujourd'hui Castro, qui est certes toujours en vie mais qui bande plus que d'une. Je me souviens quand j'étais gamin, je devais être en CM2 à l'école Saint-Louis (et oui !) qu'un pote de ma classe à la récré voulait qu'on "joue à Fidel Castro". C'est une sorte de jeu façon Robin des bois. Il y avait les méchants, les "batistas", et puis Fidel et ses potes... ce devait être en 59. Qu'est ce qu'on a pu se foutre sur la gueule dans la cour sous les tilleuls et comme personne ne voulait être toujours le méchant, on "tournait"... Je ne sais toujours pas comment ce môme pouvait être à dix ans aussi informé et manifester déjà une forme élémentaire de conscience politique et de surcroît de gauche dans un milieu où la chose n'était pas spécialement valorisée... Mais pourtant, à l'époque, ça ne faisait aucun doute, Fidel et les barbus étaient les bons. Ok après ça c'est agencé un peu différemment... Mais il y a encore des gens qui le voient avec leur vue de jeune homme ou de jeune fille... Ah, les lunettes de l'histoire...
En attendant, il y en a qui attendent... Ceux qui comme dans les pays de l'est après la chute du mur ne perdront pas une seconde pour s'en mettre plein les fouilles...
Les cubains, plus riches et plus heureux après Fidel ? Certains sans aucun doute oui et vraiment, vraiment plus riches. Tous ? Vous rigolez... On parie ?
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En attendant, il y en a qui attendent... Ceux qui comme dans les pays de l'est après la chute du mur ne perdront pas une seconde pour s'en mettre plein les fouilles...
Les cubains, plus riches et plus heureux après Fidel ? Certains sans aucun doute oui et vraiment, vraiment plus riches. Tous ? Vous rigolez... On parie ?
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18 février, 2008
Finkielkraut, j'ai un doute, est-il vraiment con ?
Ah, j'allais l'oublier, Finkielkraut ! Interviouvé dimanche dernier sur Europe, il diffuse pendant une heure un flot de banalités assommantes, passe autant de temps à enfoncer les portes ouvertes de son autosatisfaction, bref, quoi qu'il en dise, c'était pas la peine, comme il le raconte, de piquer des sueurs à vouloir faire Normal-Sup... Ce mec est d'un tel convenu, qu'à coté, l'ineffable Luc Ferry est dans son discours un avatar réjouissant de fantaisie de l'almanach Vermot. Seulement à la fin, il se relâche. Il cause musique. Il adore les Beatles, mais il culpabilise un peu car pour lui les Beatles, "c'est pas de la musique", parce que "ce n'est pas de la Grande Musique", comme Mozart ou Bach... Ah! mais non ! Qu'est ce que c'est que cette couillonnade, philosopheur de mes deux ? Mon bon maître Antoine Tisné nous disait toujours et il avait bigrement raison qu'il préférait, malgré l'incongruité de la mise en perspective, une bonne chanson à une mauvaise symphonie... C'est donc, imbécile sonore et certifié, qu'on ne t'a jamais dit ou que tu n'as pas été foutu d'imaginer, à l'instar de Lévi-Strauss, qu'on ne juge pas une culture "avec les outils d'une autre culture"...
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Robbe-Grillet est mort
Quatre-vingt cinq ans... Faut dire que comme pour Sarraute, Simon, Pinget, Butor et alt., le label "nouveau roman" avait fini en raison de cette supposée et volontaire nouveauté par les marquer au coin d'une éternelle jeunesse...
Mais... Oh la la, mes amis, qu'est ce que j'ai pu me faire chier à lire Robbe-Grillet à l'époque où il était de bon ton, col roulé sous veste de velours, de faire semblant de le lire ou de voir ses films... Et comme en même temps je me faisais autant chier à écouter Boulez, vous imaginez comme je reviens de loin...
Le nouveau roman est fait pour avoir été écrit puis ou dans le but d'être analysé, mais pas pour "être lu"... Ce qui rend ses auteurs particulièrement admirables.
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Mais... Oh la la, mes amis, qu'est ce que j'ai pu me faire chier à lire Robbe-Grillet à l'époque où il était de bon ton, col roulé sous veste de velours, de faire semblant de le lire ou de voir ses films... Et comme en même temps je me faisais autant chier à écouter Boulez, vous imaginez comme je reviens de loin...
Le nouveau roman est fait pour avoir été écrit puis ou dans le but d'être analysé, mais pas pour "être lu"... Ce qui rend ses auteurs particulièrement admirables.
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Le français tel qu'on le parle... Et le racisme tel qu'on le cause
J'ai la flemme de me lever pour couper la radio, donc j'écoute un moment une nocturne émission de footeux. On y parle de cet incident raciste qui s'est produit je ne sais où. On a invité Roseline Bachelot, sympa, joviale et c'est certain, pas raciste pour une thune. Le journaliste qui l'intervioue parle et c'est normal le français parlé. Et donc au lieu de dire d'une manière un peu France Culture "Roseline Bachelot, est-ce le foot qui est en cause ?" il utilise la populaire forme affirmative-interrogative. Ce qui donne "C'est le foot Roseline Bachelot qui est en cause ?" Et comme il fait une forte liaison entre foot et Roseline, ça sonne tout à fait curieusement...
Ce matin dans le même sujet, on intervioue la femme du gros con qui a tenu ces fameux propos racistes. Elle l'aime bien son homme, "il travaille, il a un boulot, oui, il a parfois des propos racistes, mais comme tout le monde, quoi !"...
Voilà...
Les supporters de foot s'ils ignorent tous le nom d'un enfant juif mort en déportation, connaissent en revanche le nom d'au moins un ou plusieurs joueurs de foot blacks ou rebeus et vivants de surcroît et ça n'empêche pas... Comme quoi ...
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Voilà...
Les supporters de foot s'ils ignorent tous le nom d'un enfant juif mort en déportation, connaissent en revanche le nom d'au moins un ou plusieurs joueurs de foot blacks ou rebeus et vivants de surcroît et ça n'empêche pas... Comme quoi ...
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Intuitions présidentielles
Vous avez entendu ? Selon Xavier Darcos, son technicien de surface à l'éducation nationale, notre extraordinaire président a désormais "des intuitions". Gageons qu'il va bientôt avoir des "révélations", puis, en cette période de cent-cinquantenaire de Lourdes, des "apparitions" ... Un jour on le trouvera en méditation puis en lévitation que ce serait pas étonnant...
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