Aujourd'hui j'ai pris sur mon temps pour vice-présider un bureau de vote pour les prudhommales. Généralement j'évite d'être président, car cet insigne honneur présente l'inconvénient de vous obliger à rester jusqu'à la fin de tout, du dépouillement, des bordereaux à signer, des bulletins nuls à contresigner, jusqu'aux confettis, si un plaisantin a décidé d'en remplir son enveloppe... Bref, j'ai fait président de 10h30 à 14h45. Il y avait, dans mon bureau de vote, toutes tendances confondues (industrie, commerce, et "divers", c'est comme ça, en partie, qu'on classe) 1860 inscrits. Cinq minutes avant mon départ, c'est à dire au bout de huit heures de scrutin, on avait eu 190 visiteurs... Voilà... Alors c'est vrai, sans vouloir tenir des propos ultra-gauchistes-vous me connaissez, c'est pas mon genre- c'est vrai que les patrons ne poussent pas à la roue... Mais tout de même, je peux pas croire qu'il y ait 80 % des inscrits qui soient à ce point terrorisés par leur employeur...Et si c'était tout simplement le découragement, la déprime militante ? le blues anti-procédurier ? Comme je dis parfois, les jours où j'ai le sens des formules, "c'est quand on cesse de lever le poing qu'on commence à baisser les bras..." D'autant plus que le bras, on peut aussi en faire un bras d'honneur ! Bref c'est Lesafaker qui a toujours le commentaire à la coule qui me disait en citant Spinozza (oui, oui, elle fait ça !) qu'il ne faut jamais céder au découragement, car ceux qui vous y poussent n'attendent que ça ...! et que rien que pour les faire chier, il ne faut pas tomber dans le panneau !
Alors, je ne dirai même pas, "faudra pas vous plaindre", c'est ce qu'on dit aux petits enfants ! Je vous dis : tas de veaux qui n'avez pas voté, vous finirez en papillotes, en blanquette patronale, en émincé de prolos au jus de récession alléguée !
Voilà, z'aviez qu'à venir mettre votre bulletin dans l'urne.
D'ailleurs, je voulais tellement qu'ils votent, mes inscrits, que plusieurs fois, j'ai dit à ceux qui s'apprêtaient à ne pas respecter les procédures, "il faut d'abord passer dans l'urne", au lieu de leur dire "il faut passer par l'isoloir"...
C'était PPlemoqueur, Président d'un jour !
Alors, je ne dirai même pas, "faudra pas vous plaindre", c'est ce qu'on dit aux petits enfants ! Je vous dis : tas de veaux qui n'avez pas voté, vous finirez en papillotes, en blanquette patronale, en émincé de prolos au jus de récession alléguée !
Voilà, z'aviez qu'à venir mettre votre bulletin dans l'urne.
D'ailleurs, je voulais tellement qu'ils votent, mes inscrits, que plusieurs fois, j'ai dit à ceux qui s'apprêtaient à ne pas respecter les procédures, "il faut d'abord passer dans l'urne", au lieu de leur dire "il faut passer par l'isoloir"...
C'était PPlemoqueur, Président d'un jour !

