12 décembre, 2009

Six minutes quarante-quatre de bonheur

http://www.youtube.com/watch?v=XZ2RvVMhGTg&feature=related

à l'affiche :
Orphée lui même
Monteverdi ? Présent !
Harnoncourt en personne
Ponnelle aux machines
Trudeliese Schmidt,
hélas, depuis tous les deux disparus

Cherchez sur Youtube la suite, par bribes, Philippe Huttenlochner entre autres, parfait ?
non, bien mieux, émouvant...

Oubliez tout, c'est sublime...

11 décembre, 2009

Épitaphe anticipée ou la complainte de Johnny

Ni le pire et ni le meilleur,
J'étais un chanteur populaire
Je gueulais, j'y mettais du coeur.
J'étais sympa, con et vulgaire,
Pas plus, c'est vrai, ni moins qu'un autre.
Je ne volais pas mon argent.
Je le planquais... Et vous le votre
Le gagnez-vous élégamment ?
Jamais n'ai exploité personne
Jamais n'aurais pu obliger
Dans ces stades ou ma voix résonne
Quiconque à venir m'écouter.

On dit que j'ai donné du rêve
A mes fans... Je dois reconnaître
A l'heure où maintenant je crève
Qu'ils étaient un peu cons, peut-être.
J'ai tout chanté sans rien comprendre,
Si ce n'est pas du dévouement !
J'ai joué au dur, j'ai fait le tendre
Moi, je vendais du sentiment...
Je fus rocker, hippy, rocker
En fonction des besoins du juuuur
Comme Elvis, on me fit crooner
En me faisant chanter l'amuuuur !

Maintenant que je rends mon âme
Au Dieu du Rock, du Cuir, Hermès,
Que personne, oh non, ne me blâme
Au moment où je le confesse...
J'étais un chanteur tartignolle
Sans talent mais à la voix forte
J'étais une auberge espagnole
Où l'on trouve ce qu'on apporte...
Je n'étais que médiocrité,
Cette indigence qui fédère
Tous ceux que l'imbécillité
Réunissait sous ma bannière

J'entends du fond de mon coma
Tous ces beaux discours qu'on répète
Le Président aussi, déjà
Et le tambour et la trompette...
Mon départ vous fait oublier
Et vos aigreurs et vos requêtes.
Bientôt mort mais pourquoi le nier
Je suis utile avant les fêtes...
Récupéré ? J'ai l'habitude
Ce fut tout mon fond de commerce.
Maintenant, fini l'interlude !
Je sens la camarde, elle me berce...
.

Lipdub, jeunes de l'UMP et Imelda Marcos...

Vous allez me dire : quel rapport ?
Je vous explique.... Le premier dub de l'Histoire date de la chute de Marcos en 1986. Il n'y avait pas internet mais la télé diffusait et rediffusait... en particulier cette vidéo de l'incroyable Imelda, bourrée comme un jeepney en train de chanter avec ses potes de la jet set " We are the world"....
Et bien je viens de voir le fameux pseudo-lipdub (pseudo car ce n'est pas un plan fixe mais un grossier montage de séquences) des jeunes de l'UMP et curieusement, ça me rappelle un peu ça... Au milieu de militants dont une militante aux seins impressionnants et surtout d'un aréopage de ministres tous djeun's et rockn'roll façon Darcos, Raffarin, Devedjian, Lagarde, Woerth qui s'agitent des avant-bras, Rachida Dati chante (enfin karaokette) dans son petit pull sous-cutané de prolétaire cette phrase de la chanson qui lui va comme un gant : "La révolte gronde"... Quand à Gilbert Montagné au volant d'une grosse voiture...
Rigolo ? Non, tragique... Un buzz ? non, une bouse...

10 décembre, 2009

Recette du soir !

J'ai fait cuire quatre grosses carottes que j'avais, à ce moment précis, la flemme de râper ...
Ça prend un temps fou, mine de rien...
Bref, quand elles furent enfin cuites, je les mixai avec :
- un peu de curry,
- trois gousses d'ail
- un gros cube de féta
- un trait de sauce soja
- de la poudre de gingembre
- une pointe de tabasco
- une pincée de gros sel
- un filet d'huile d'olive
- trois cuillers de fromage blanc
Au fridg pendant un petit moment et voila un gaspacho de carotte à la PPlebaffreur !
Servir avec du pain grillé.

Et alors c'est bon, cette affaire ?
Vous rigolez ! c'est tout simplement dé-li-cieux !

Cathédrale ou clapier...


il semblerait que le Bon Dieu, s'il existe, il s'en fout....Ok, faut dire, comme Spinoza plus ou moins en ces termes, qu'il est chez lui partout. Faut donc pas qu'il se plaigne.

Voilà, c'est quand même pas compliqué !

c'est simple, c'est à pleurer...

http://www.youtube.com/watch?v=EDL6-GZ3npg

Notre ami Antoine Tisné, compositeur génial au purgatoire (c'est normal, ça se fait) nous disait qu'il préférait une bonne chanson à une mauvaise symphonie...
Voila, Cher Antoine, vous qui êtes au purgatoire des mélomanes mais au paradis des musiciens, la preuve que vous aviez raison... Maintenant, faut dire... l'interprète tient son rang...

Et puis comme je suis pas chien, j'invite à écouter aussi la version orchestrale de Percy Grainger... Percy Grainger ? Vous ne connaissez pas ? Vous devriez !


Il doit y avoir 250 versions de cette chanson qui à l'origine n'a pas de paroles.... Ca s'appelle alors "Londonderry Air", un simple "instumental" comme on dit. Jusqu'à ce qu'un certain Weatherby, qui avait écrit ce texte depuis longtemps et l'avait collé sur un tas de mélodies différentes finisse en écoutant celle-ci par considérer et il avait raison, que c'était la bonne... Pour la petite histoire, Weatherby n'avait jamais mis les pieds en Irlande... Comme quoi...
Voici donc une version chantée, et la version orchestrée, mes deux favorites...

la banlieue, c'est noir et blanc, forcément...










Je m'souviens d'un coin de rue
Aujourd'hui disparu...
... Il y avait une palissade
Un taillis d'embuscades

09 décembre, 2009

Sylvie Brunel ex-Besson

Olala... Il aurait pas dû... C'est qu' en plus d'être belle (je sais, ça a rien à voir mais si tout de même...), elle est intelligente, madame ex, brillante, vacharde en diable et drôle tout autant... Bon, c'est pas la peine d'attaquer de front, elle l'a bien compris, elle maîtrise. Non, je vous dirais pas que mon ex est une enflure, mais... Techniquement c'est éprouvé, la prétérition, ça marche. Un traître lui ? Certainement pas ! qu'elle s'empresse.... il aurait plutôt, en quelque sorte, des sensibilités successives... C'est pas qu'il est traître, non, c'est plus simplement qu'il est pas fiable, oh, même pas par projet, non, simplement par nature, et pas plus en amour qu'en politique et tac ! En gros, un traître, un vrai, Ganelon, Judas, Iago, Jugurtha, tiens même une traîtresse comme Tarpeia, ça avait du panache, de l'allure ! là rien, ça flotte entre deux eaux... Sa principale qualité à Éric ? c'est un bosseur, entendez un tâcheron, un besogneux, un pue la sueur... Elle est vacharde, je vous l'avais dit... Une femme aussi marrante, voyons, ça se quitte pas...
Il aurait sans doute pas dû. Il aurait surtout pas dû l'épouser...

08 décembre, 2009

Psychanalyse et cultures

Tiens c'est marrant mais depuis une heure je me pose la question. Quel est le rapport, si tant est que ce soit nécesaire de se poser la question, entre les cultures extra-européennes et la psychanalyse Je ne vois pas comment on peut être psychanalyste et japonais par exemple... Peut on être psychanalyste et musulman en dehors de la problématique de la judéité, fut elle accessoire, de son inventeur. Peut-on être psychanalyste et de culture tahitienne, mongole, peule, touareg etc. .. je vais pas faire le tour du monde... Oui, quelle que soit notre origine, on peut être psychanalyste, c'est évident, la question que je me posais en fait est, peut-on dans tous ces cas de figure; en revanche être patient ? Car si j'ai peine à croire qu'il n'y a pas de cultures pathogènes, je ne suis pas certain qu'elles soient pour autant prêtes et surtout, sur place, à la thérapie. De là à imaginer que l'espèce humaine serait aussi différenciée au point de pouvoir s'exonérer par endroit de cette pratique... j'ai des doutes...
.

Minaret voile exhiber cacher

Bon faudra quand même finir par s'accorder, le moment venu...
Car d'un coté on reproche aux musulmans de vouloir trop se montrer en érigeant des phallus de béton dans les alpages et de l'autre pour protéger leur vertu de cacher leurs femmes en les voilant jusqu'aux prunelles.
C'est vrai c'est pas juste ! Ou on montre tout, ou on montre rien
Il va falloir, d'un coté comme de l'autre trouver un moyen terme... s'expliquer calmement...
Allez ! un bout de tissus contre un tas de pierre, ça doit pouvoir se négocier, non ?

Olivier Autissier aussi

il en a marre de la haine ambiante cachée ou avérée...
et il a bien raison.

http://www.olivier-autissier.com/blog/index.php?post/2009/12/08/Les-Drapeaux-En-Flag
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Minijupe et minaret

Pendant que je vous cause musique, et bien notre président, il cause aussi, enfin il épand dans le Monde des choses bien plus importantes que le tempérament inégal et le diapason à 415....
Oh, je l'ai pas entendu, ni lu en direct, car je dois avouer j'ai du mal, c'est de plus en plus physique, je découvre, je suis gagné par la répulsion, tiens, même écouter Pompidou ou Chirac c'était du velours, de la liqueur, du saint-chrême, à coté, car je fais définitivement et c'est pas une maladie orpheline même si on vient à l'instant de la découvrir, de la sarkomorphophobie !
Mais j'ai entendu des journalistes qui font filtre, qui mettent leur masque, et qui en causaient car c'est leur métier rémunéré de l'écouter ou bien de le lire, chacun sa merde. Et j'ai cru comprendre en les écoutant qu'à propos de la votation suisse, bien sûr il est pas d'accord, notre président, mais faut les comprendre, les suisses... Bien sûr c'est pas dit comme ça mais en gros c'est comme pour le viol. Le minaret, c'est comme la minijupe, ça titille les passions, et ce dans tous les sens, désir-répulsion c'est pareil ! ça pousse les couillus et les couillues aussi et oui, à perdre le nord, enfin plutôt à se retrouver à l'est, bref ça défie les sens et le bon sens !

On a beau être contre cette votation, dit-il en substance, vous comprenez ? faut comprendre ! on n'est pas de bois ! Voilà !

Comprendre ! Na ! C'est fou ce que cet homme à soif de comprendre.
.

J'aime le son du cor ! et Dennis Brain aussi !

Voilà, je vous raconte... L'Élégie pour cor et piano de Poulenc que je vous ai invité à écouter hier fut écrite pour le premier anniversaire de la mort de Dennis Brain. Dennis Brain, était au cor ce que, disons, Kathleen Ferrier était à la voix... La rencontre entre le talent immense et le destin vache et un peu trop pressé. Bref, Brain est mort jeune dans un accident de voiture.
Il jouait d'un instrument qu'il contribua à faire connaître, (particulièrement anxiogène pour ceux qui savent) comme s'il était né avec, au bout des lèvres... Aisance, élégance, virtuosité, et un son... My God !

Poulenc, charmant, léger, rigolo....

et bien, pas toujours... et sûrement pas cette fois :

07 décembre, 2009

Musique française ancienne et instrument

Tiens, à propos de musique ancienne française pour orgue, excepté Grigny, génie absolu, faut reconnaître que le reste ne vaut pas grand chose et que les instruments de ces époques (XVII° et XVIII°) sont mille fois mieux que la musique qu'ils servent... en un mot, de si beaux instruments pour jouer, ressasser des daubes pareilles, c'est bien du gâchis... On devait en revanche, en fait on le sait, très bien improviser. Les compositeurs écrivaient donc des bluettes à l'usage des couvents, des paroisses et de ceux, il y en avait quand même qui comme certains, de nos jours, ne savaient jouer que de la musique écrite.
On pourrait peut-être jouer autre chose sur ces instruments... Ben, non, justement, on peut pas, à cause du "tempérament" qui fait qu'on peut pas moduler autant que le bon sens musical finit par le demander ... Ok c'est un peu compliqué à expliquer comme ça... Bref, croyez moi ! si je vous dit qu'on peut pas...

En attendant, je n'ai plus le courage d'aller me geler les miches dans des églises humides, chauffées au gaz, aux chaises meurtrissantes pour écouter fût-ce sur un très bel orgue du Corette, du Raison, du Balbastre et autres Daquin dont j'ai les oreilles rebattues depuis que je suis môme...

Allez, tiens, je préfère encore aller chez Gégène, écouter "Perles de Cristal" ou "Le dénicheur" sur un Cavagnolo... Là au moins, c'est raccord ...
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Un jour peut-être si j'ai le courage, je vous expliquerai que votre piano qui vient juste d'être accordé est, excepté les octaves entre elles, uniformément faux... Quoi ? au prix que ça coûte un accord ? Ben oui, c'est sa seule manière d'être juste. Paradoxe ? Non ! comma pythagoricien ! Allez, sur ce, je vous laisse, je vais me coucher !

Marcel Dupré le "pas assez joué"

Oui, je sais, je suis rétro, passéiste, ringardissime, crypto-catho, mais je suis un inconditionnel de Dupré dont je vous parlai brièvement hier. Il y en a qui veulent en avoir pour leur argent, moi je veux en avoir pour mes oreilles... C'est pour ça qu'en matière de musique française d'orgue, si je dois choisir (oui oui, parfois il faut ! on vous met en "situation de", rien qu'au moment d'aller au concert) entre une basse de cromorne de Clérambault, un dessus de trompette de Nivers voire (aï ! on va me tuer ! un grand jeu de Couperin - c'est pas pour sa musique d'orgue qu'il fut et de loin, "le Grand" ) et ce que je vous propose ci-dessous, mon choix est fait...


et ce n'est que le premier mouvement, le reste est à l'avenant.

et puis si comme moi, vous êtes un poil accro au contrepoint, il y a ses préludes et fugues. Allez écouter tout ça, vous verrez que je déconne pas !

06 décembre, 2009

La main gauche de Wanda Landowska

Bon maintenant, la cause est entendue, toutes tendances confondues, la Wanda, c'est reconnu, elle était géniale... Son clavecin un piano-punaises ? oui, encore que c'est à voir... Ça sonnait peut-être pas "comme il faut", n'empêche que son gros Pleyel, c'est vrai, ça ferraillait un max, ça sonnait certes énorme, mais vachement bien (j'adore ça....) Faut dire que de l'énergie, elle en avait aussi... En fait, le Pleyel de Wanda c'est comme le Nescafé ou la purée Mousseline, c'est peut-être pas du vrai, mais préparé par elle, c'est quand même vachement bon.
Maintenant, il y a, quand je vois ces vidéos, un truc qui n'a rien à voir avec la musicologie et l'organologie, mais qui me turlupine et m'émeut. Quand on voit sa main gauche, on a l'impression, même si elle reste virtuose, qu'elle est atteinte de rhumatismes déformants. Ça me rappelle, car je m'en souviens très bien même si j'étais enfant, les mains du vieux Marcel Dupré, noueuses et tortillées comme de vieux sarments, mais toujours (au prix de quelles souffrances ?) efficaces...

Téléthon : Le premier qui me dit

que c'est la faute à Bergé si le téléthon a moins rapporté, je discute pas ! je lui balance un coup de latte et ma main dans la gueule !

Aimer les peintres et la peinture.

Y a des gens qui ont tout compris. J'ai des amis, ici, dans cette ville, qui en plus d'avoir, mais alors totalement, oublié d'être cons, sans être très fortunés, ne sont pas dans la mouise. Alors pour Noël, au lieu d'aller en salle des ventes ou dans une galerie consacrée aux artistes morts, ils se font plaisir en achetant une toile d'une jeune artiste vivante, ma voisine, talentueuse tout autant qu'inconnue et dont on ne peut pas dire que ce qu'elle fait soit vraiment "déco".... Moi, ça me réjouit.
Ah ! ils imaginent faire un placement ! Non mais, vous voulez ma main sur la gueule ?
Encore que, au début du siècle dernier, ce sont des gens comme eux qui ont fait, sans le chercher, de bons, de très bon placements...

Bon je sais, faut avoir les ingrédients...

Polo avait acheté du sauté de porc. Des cubes, calibrés mais du bon porc quand même qui ne perd pas les eaux en cuisant. Y avait tellement de trucs qui traînaient dans le fridg', de bouffe entamée de cultures diverses mais pas impérissables, que ça devait arriver ! J'ai encore innové !
Je vous explique, pendant que c'est frais, comme ça, ça me permettra éventuellement de le refaire.
J'ai commencé par couper les cubes de cochon qu'est tout bon en émincé, c'est tout de suite plus chic. Et là j'ai fait une marinade. Du saké japonais (du bon, bien gras, bien fétide, une merveille!) du vinaigre de riz, de la sauce soja, plein d'ail, de la poudre de gingembre et de la marinade de citron confit marocain, de la muscade aussi...
J'ai coupé un gros oignon en très fines lamelles, et j'ai haché quelques tranches de radis géant japonais confit. Quand la viande a eu mariné une bonne heure, je l'ai précipitée sans précaution aucune, pas plus que d'état d'âme en réservant la marinade, dans de l'huile d'olive bouillante avec l'oignon... J'avais à porté de main des raisins de Smyrne, des blonds, ceux que je préfère... ce qui en restait y est passé. J'ai ajouté les petits morceaux finement hachés de radis confit, la marinade qui attendait sagement, une bonne cuillerée de sauce satay et puis du tabasco, faut pas déconner.
Tout ça est en train de mitonner. J'ai, il y a quelques minutes ajouté du lait de coco...
Si j'ai goûté ? Ben oui, et c'est vachement bon... Faut dire que je commence à maîtriser ces mélanges... Bref je deviens le roi du world-cooking !

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