14 mai, 2009

Le poids des mots...

entendu à l'instant sur Europe :
"...nous reviendrons sur cette fusillade qui a mal tourné..."
t'étonne !...

13 mai, 2009

Pizza à la souris morte

Vous avez vu ? cette histoire de ce mec à qui on a livré une pizza sur laquelle gisait une souris morte ? Il a crié au scandale, le mec, dégoûté. Quoi, une souris morte sur ma pizza ? Et si c'était plus grave encore, si c'était la pizza qui l'avait empoisonnée, la souris...

Sophie Coignard, les Francs-Maçons et les remugles cagoulards

Depuis hier, une pub est apparue à la radio, et dont le ton m'inquiète, pour un livre d'une certaine Sophie Coignard dont je dois avouer qu'elle m'était jusqu'alors, c'est sans doute pas bien grave, totalement inconnue. Ça s'appelle "Un état dans l'état" et c'est vendu comme s'inscrivant dans la droite tradition de la théorie du complot. Bref si l'on écoute bien la réclame et la manière dont elle est faite, "ils sont partout...". Avant même qu'on l'ait lu, ça daube la rumeur années trente, la vomissure Action Française. Sophie Coignard dévoilerait donc, éternel marronnier, les rapports entre les Francs-Maçons et le pouvoir occulte ou non. C'est pas nouveau, c'est vieux comme la troisième république ou le gouvernement de Vichy, mais ça marche encore, visiblement, la stigmatisation des francs-macs en temps de "crise".
Alors Coignard, après les Francs-Maçons, les juifs ?
et les homos pour le tome trois
voire une somme pour les cumulards ?

12 mai, 2009

Demjanjuk ? un bon petit gars !

Ça y est ! Yvan Demjanjuk (alias John) a été enfin extradé et envoyé directos en Allemagne. 89 ans, y avait urgence, car, c'est notoire, même les pires fumiers finissent par crever. De bonnes âmes s'opposaient à son extradition au prétexte qu'il en mourrait ... Il a déjà été jugé une première fois en Israël en 1988 et condamné à mort mais le jugement a été cassé par la cour supérieure de justice israélienne pour insuffisance de preuves... Il y a des jours où l'on rêve, quel que soit ce qu'on vous reproche, d'être jugé en Israël ! Il est reparti aux States, mais dès lors on a eu les preuves... Trop tard ... ça a pris des années pour le récupérer, mais la chasse aux nazis de tous poils a toujours été faite d'aventures comme celle là...

Il faut dire que Demjanjuk, c'était un petit gars bien. A Sobibor, camp d'extermination polonais où il était, à 23 ans seulement, chargé de l'accueil, entre le moment où l'on sortait du train et les chambres à gaz, on avait peu de temps... Demjanjuk, lui, il trouvait le moyen entre les deux de vous torturer un peu...

Loi Hadopi

Souvenirs, souvenirs... et idées en vrac... car cette histoire, c'est vachement compliqué...

Dans les années 70, on allait tous piquer des bouquins chez Maspero, des disques chez Raoul Vidal... Résultat des courses, ils ont fermé boutique (même si la Fnac, le grand prédateur légal, a participé tout autant que les voleurs, à leur ruine).

Dans les années 90, Robin Wittle a annoncé sur le web dans un article circonstancié daté du 3 octobre 1995, la fin du Cd, le règne du téléchargement et ses effets collatéraux. Personne ne l'a cru... ni les artistes, ni les producteurs-diffuseurs et leurs petits cadres branchouilles désormais et comme prévu au chom'du, encore moins le législateur qui a toujours un métro de retard et ne maîtrise plus rien...

Alors, bien entendu, c'est évident, ne pas payer l'écoute des oeuvres tant qu'elles ne sont pas tombées "dans le Domaine", ou plus simplement introuvables dans le commerce, revient à terme à mettre prématurément leurs auteurs à la retraite. C'est comme ça depuis la fin du mécénat de l' Église ou du Prince, voire du Soviet Suprême... Un artiste, auteur ou interprète, comme celui qui le lit ou l'écoute, est un être réel en trois dimensions, qui mange, qui boit, qui fait pipi, caca, bref, qui vit pour de vrai. Mieux ? oui, sûrement pour certains, pas tous, loin s'en faut... mais ce n'est pas un pédégé, il n'exploite personne.
Argument foireux : "Je ne vais pas m'attendrir sur le sort d'Aznavour ou celui de Benabar, ils sont pétés de thunes, donc je télécharge". Et bien soyez logique, essayez pour ces mêmes raisons d'entrer aux concerts d'adieu de Johnny sans billet... Plus prosaïquement, de télécharger sans le payer votre bifteck chez le boucher, ou même votre shit auprès de votre dealer... Il est plein aux as lui aussi mais il vous rattrapera à la course... l'artiste, lui, il peut pas vous courser... et puis honnêtement, est-ce nécessaire pour justifier son larcin de traiter d'escroc celui qu'on va braquer ?

Le problème de cette loi c'est que les vraies intentions de ses auteurs ne sont pas dites; car elles ne sont pas avouables en l'état... Je ne vais pas vous causer maintenant de la répartition des droits entre l'auteur et le producteur... vous seriez étonnés.. C'est pas le sujet.

La vérité, c'est qu'aujourd'hui, le législateur cherche une parade. Pour protéger les artistes ? les producteurs ? Mais non, vous rigolez, ce que l' État veut protéger d'abord en la généralisant, c'est la taxation des artistes et des producteurs par celle qui lui revient automatiquement sur les chargements légaux... Et qu'il y a une mine d'or qui lui file actuellement sous le nez, un manque à gagner qui motive... Mais ni les artistes, ni les producteurs n'ont compris les intentions réelles, fussent-elles légitimes, du législateur... qui ne s'intéresse à eux que dans la mesure ou en France, le droit d'auteur est inaliénable...Et rien ne prouve que les sommes perçues par la taxe ou par l'amende seront affectées comme le furent ou le sont encore celles sur les consommables, à l'aide au financement de la création artistique...

Voilà, mais ça, je n'ai encore entendu personne le dire...

Et maintenant un peu de prose sarkozyenne

Entendu à l'instant, impitoyablement relayé par Frédéric Bonnaud, ce court extrait du discours élyséen de ce matin au sujet de la réforme de l'hopital :
"La population qui vieillit vieillit de plus en plus vieux."

Et maintenant un peu de poésie citoyenne

Français qu'amour de la Patrie
Rassemble dans ce jour heureux
Vous que la liberté rallie,
De beaux jours vont luire à vos yeux (bis)
De tous les tyrans et leur clique
Bientôt les efforts seront vains
Je viens remettre entre vos mains
Le Drapeau de la République (bis)

Voilà, ce chef d'oeuvre absolu, vaillant et inspiré, a été écrit et chanté sur l"Air des Visitandines" de François Devienne et Louis-Benoît Picard, à l'occasion de la remise, le décade 20 Ventose de l'an II de la République du drapeau républicain des communes de Damart, Thorigny, Carnetin, Pomponne formant le 6° bataillon de la Légion du Canton de Lagny, district de Meaux ! (sic!)

Pour ce qui est de l'Air des Visitandines, vous pouvez l'entendre sur l'excellent site "Chansons et Chansonniers Maçonniques" :

11 mai, 2009

Pharmac-hyène

Je m'étais, je vous en ai fait part, réconcilié avec les pharmaciennes ... Pfft !

C'est ainsi que nous nous en fûmes samedi dernier visiter notre amie Marie et son fils en leurs terres normandes, en bord de Seine. Arrivés à Vernon nous cherchons et trouvons une grande surface avec des magasins autour, pour acheter (même s'il y en a toujours chez Marie et de l'excellent), une bouteille de champagne, une fleur en pot pour fleurir une tombe amie, celle de son mari, et pendant que j'y suis, me réapprovisionner en ibuprofène générique... Pendant que Polo s'occupe du champagne et de la plante, je fais la queue à la pharmacie. Mon tour venu, je demande à la préposée installée sous une pancarte "sans ordonnance" mon antidouleur favori. Elle m'apporte une boite à 2 euros 30 les vingt comprimés. Je lui fais part de mon étonnement vu que ça coûte partout 1euro 91, pas un centime de plus ou de moins, pour trente pillules...
- oui, me dit-elle, mais celle-là, elle est "vignettée",
- je m'en fous, lui dis-je, j'ai pas l'habitude de bouffer les vignettes !
- ça veut dire que vous pouvez vous la faire rembourser ! en demandant à votre médecin une ordonnance...
Je lui rappelle le panneau au dessus de sa tronche, et puis qu'1 euro 91, c'est jamais que le prix de trois baguettes de pain à coté... Que si je fais de l'automédication, c'est pour ma pomme, et que je vais pas me faire rembourser, y aurait plus cher de timbres !
Elle comprend pas ou fait semblant. Je lui tiens, pour l'emmerder un discours citoyen, déficit, trou de sécu... elle s'en fout, imperméable, impassible, automate, elle se retourne d'un quart et plonge la main, à l'aveugle, dans un tupperware d'où elle sort mon ibuprofène à mon prix. Elle ne le scanne même pas, elle prend mon euro 91 sans l'enregistrer... toujours ça de gagné... J'en crois pas mes yeux... Je la traite d'épicière, d'escroc, d'hétaïre, de tricotteuse (je sais pas pourquoi, c'est ce qui me vient en dernier !) Elle s'en fout... autant injurier un distributeur automatique, un park- mètre, une chasse d'eau.
On a encore de la route à faire et Oscar est dans la voiture, sur le parking. J'abandonne.

Un peu de persil en plus

Ah ! pour ceux qui me diraient que je suis culotté de causer façon bobo de bouffe exotique après mon énervement précédent, et bien je vais vous dire que ce plat-là revient (je vous connais ! je suis rétif au calcul, mais j'ai compté rien que pour vous le dire !) à quatre euros cinquante, riz d'accompagnement, huile et cuisson comprises, pour quatre personnes. Et que malgré sa dèche extrême, fût-elle momentanée autant que récurrente, notre ami qu'on a dépanné hier va aller tout claquer au prix fort chez le boucher du coin qui le guette en permanence comme le vautour de Lucky Luke demain mardi dès qu'il sera ouvert...

- un p'tit rumsteack Monsieur F. ? qu'il va lui dire, le boucher qui le saigne depuis plus de vingt-cinq ans.
- pour vous et vot' dame ? qu'il insiste, l'ignoble, pour forcer un peu, charger la bête.
- oui ! qu'il va répondre, F., comme d'habitude ! parce qu'il en a envie et qu'il veut pas passer pour un pauvre, déjà qu'il est fauché.

C'est la balance qui aura le dernier mot par le truchement de la bouchère, rubicond sucre d'orge, coiffée barbe à papa, posée derrière sa caisse comme Madame au bordel.
- c'est quinze euros, Monsieur F, j'vous mets un peu de persil ?

Citrons confits, qu'en faire ?

Je vous ai dit qu'on avait acheté des citrons confits dans le vinaigre au rayon exotique de Carrefour.
Il y a comme ça des cuisines dont je ne veux rien savoir des recettes, pour garder le mystère quand je vais au restau. Le tajine, par exemple, je vois un plat en terre avec son couvercle conique et vernis, petit Vésuve qui répand ses senteurs dès qu'on le soulève, mais je n'en veux rien savoir...
Alors, qu'est-ce j'en fais, maintenant, de mes citrons ?
Et bien, j'ai fait un pastiche, mais un bidule syncrétique. J'ai acheté des pilons de poulets. J'ai sorti le wok. J'ai fait revenir deux gros oignons dans de l'huile d'olive et puis j'y ai jeté les pilons. Dès que ça a commencé à dorer, j'ai saupoudré de sucre et puis j'ai coupé en cubes deux des citrons confits, j'ai mis un peu de liquide, de leur marinade, et puis du teryaki, puisque j'en avais sous la main... un piment ravageur, des olives noires. Du poivre, du cumin, de l'ail, de la muscade. Ça fait une heure que ça cuit tout doucement...


10 mai, 2009

Ultra gauche et pourquoi donc ?

Et bien je vais vous le dire, moi, pourquoi j'en ai marre.
Lisez-moi bien, car si vous m'écoutiez, j'en bafouillerais d'indignation.
Il a soixante-treize ans, il est, vous vous en doutez, en retraite. Oui mais il continue de bosser, obligé. Et malgré sa retraite et le chèque de son salaire qu'il a déposé il y a plusieurs jours, le guichetier de la banque a refusé de lui donner de la thune, sa carte, disciplinée, le lui avait, avant, refusé. Il a emprunté à mon camarade, ce dimanche soir, il n'y a pas une heure, soixante euros jusqu'à la semaine prochaine, pour bouffer...
Là, basta ! ce que je vous raconte, je l'ai pas lu dans le journal, entendu à la radio, c'est pas de l'indignation rhétorique, c'est la confrontation immédiate avec la misère telle que l'a engendrée l'horreur libérale.

Libre ? Libre de crever la gueule ouverte.

Bon, vous allez me dire, pourquoi n'a-t-il pas fait l'ENA, pourquoi ne s'est-il pas fait élire député ? Au fait, c'est vrai ça ! Pourquoi ?

Soixante euros ? Si t'étais moins con, couillon de pauvre pue la sueur, c'est le pourboire que tu aurais laissé ce soir au voiturier du Fouquet's pour qu'il te gare ta Porsche Cayenne...

Tu mourras de faim avant que d'avoir compris ...

Des gens bien

Il est seize heures. Sur le kiosque, la fanfare joue, oui, ça ne se passe pas il y a cent ans, mais aujourd'hui, cet après-midi. Arrivent poussés dans leurs fauteuils roulants par deux éducatrices et un éducateur trois gamins poly-handicapés moteurs cérébraux. Mouvements désordonnés des membres supérieurs et de la tête aussi, borborygmes, cris de joies ou de tristesse quand la musique s'arrête. De tristesse, me dit l'éducateur, les éducatrices, elles, elles causent pas, contrariées car contraintes, visiblement ça les fait chier d'être de service un dimanche ; et effectivement dès que la musique repart, c'est le bonheur. C'est injuste mais c'est comme dans la vie courante, les handicapés ne sont pas égaux devant la sympathie et c'est ce qui fait qu'ils sont bien, quoique d'aucuns pensent, comme le reste de l'espèce humaine, aimable ou non. Le moins abîmé se lève alors péniblement de sa chaise au risque de se vautrer dans le gazon, mais y parvient avec l'aide de l'éducateur qui lui est, c'est le cas de le dire, dévoué. Et ils dansent tous les deux, comme deux ours entravés. La gamin qui doit avoir dix-sept ou dix-huit ans tient à la main une pelle en plastic bleu dont il se frappe la tête par moment, il ne la lâche pas, il danse... et épuisé finit par s'asseoir dans l'herbe. Il écoute maintenant, il rit . Il aurait été beau, très beau, si... Je discute avec l'éducateur, qui passe son temps à le bichonner, comme si c'était son enfant, essuyer sa salive qui coule, interpréter ses demandes, ses besoins, lui parler, le stimuler. Jeannot, c'est un cumulard, poly-handicapé et autiste. Il a pas été loupé, la totale. Pour son éducateur, le fait qu'il se soit mis, pour la première fois, à danser, c'est un signe, un remerciement de sa part. Il est heureux, l'éducateur, de l'avoir vu danser, il y a un an, il ne marchait pas. La fanfare s'arrête, le concert est fini, je présente un tambour à Jeannot. Il a tout compris, il le frappe du plat de la main, comme il faut, trois fois, peut-être quatre, puis, d'un seul coup, comme si c'était assez pour aujourd'hui, il bascule et repart dans ses rêves, rideau !

L'éducateur, il est tout jeune, à peine plus âgé que celui dont il a la responsabilité, eu peu rebeu aussi et il materne un bébé qui sera bientôt majeur. Il m'avoue... qu'il faut le faire manger, le torcher, le consoler, le brasser et que comme il est grand et lourd et bien souvent inerte c'est lui qui s'en charge et qu'il en est heureux... Il me raconte en me priant de le croire et je le crois, que Jeannot s'il ne parle pas, il connait la musique, qu'il fredonne des chansons de Brassens, Margoton en particulier.

Voilà, ça fait du bien de voir des gens bien.

François Bégaudeau et les stades.

François Bégaudeau, professeur à succès et ancien écrivain ou le contraire peu importe, publie un ouvrage collectif sur le Sport et la Politique ou l'inverse c'est pas grave. Il cause bien Bégaudeau et de plus en plus de tout ! Il est péremptoire mais avec en permanence un coefficient minimum de pondération des certitudes... des fois qu'il y aurait controverse... Bref, adroit. Il cause de ce bouquin, dont le titre quel que soit l'ordre des propositions tient, à l'évidence, du truisme absolu au point qu'il nous fait l'économie du célèbre "Panem et circences", tant mieux. Ça aussi on s'en fout,. Mais dans son discours fort brillant il en vient à parler du stade. Le stade, lieu emblématique du sport, mais aussi de la politique (souvenez-vous Charléty, mai 1968 ou Royale 2007 ! ). Voila c'est tout...

C'est un peu court jeune homme...Quand on se met à plusieurs pour traiter un sujet, on peut être exhaustifs, non ? Tenez aujourd'hui le pape, où dit-il sa messe en Jordanie ? Dans le grand stade d' Amman. Ça c'est pour la rigolade... Car le sport (et particulièrement le foot, paradigme de toutes les manipulations par abrutissement des masses au profit des classes dirigeantes) a, après l'avoir concurrencée, remplacé depuis longtemps la religion dans l'armoire blindée des opiums des peuples...

Maintenant on va redevenir sérieux....
Le Vel'd'hiv', juillet 1942. C'était pas un stade le Vel'd'hiv' ? Et les 13500 juifs qu'on y entasse en quelques heures, c'étaient des coureurs cyclistes ? Le stade national de Santiago du Chili, 1973, dès l'arrivée de Pinochet ? les 40.000 personnes qui y furent internées, c'étaient des athlètes en compétition ?
Savez-vous qu'il est probable (le bruit en courait au moment de sa (re)construction), que le Parc des Princes aurait, sa configuration peut le laisser penser, été conçu pour, le cas échéant, servir de lieu de rétention de masse...

Voilà, il faut en convenir, François Bégaudeau malgré son aisance et son plaisant bagout de bonimenteur d'idées recyclées n'est pas très sérieux.

Allez, pour faciliter le transit, on va se lire une demi-page de Guillaume Musso, pas plus, c'est pas la peine. Il est beaucoup plus nul, mais de facto, tellement plus rigolo, Musso...

08 mai, 2009

Gestion ménagère et exotisme incontrôlable

Cet après midi nous sommes allés faire les courses. Le frigo et le congélateur ressemblaient à un compte en banque après les sub-primes ! Bref, ça criait misère ! On a acheté plein de trucs mais finalement rien pour bouffer ce soir...Ca arrive, c'est comme ça... Alors, on est, en revenant de Paris plus tôt que prévu pour cause d'erreur festive, passés au Carrefour du coin... Et qu'est-ce qu'on a acheté ? Un film culte en DVD, du halva, des citrons confits, du houmous, de la nouille japonaise et du teryaki... comme vous le voyez, rien que de l'indispensable, de l'utile immédiat.. En rentrant, on avait un peu faim, on a donc ouvert une boite de manchons de canard et une autre de champignons sauvages qui traînaient là depuis des mois.... C'était bien la peine de faire la queue à la caisse, même de - de 10 articles ...

Oh putain, la honte !

Bon, comme on se faisait une joie d'en être, on est partis à 17 heures pour être corrects, à l'heure sans être en avance. Vingt minutes d'autoroute sans encombres, on est arrivés à Nation à 17h 30 ! On a trouvé à se garer juste devant l'immeuble. J'avais le code, l'ascenseur fonctionnait, la sonnette a joué "Casse-Noisette" ou un truc comme ça quand on a sonné. J'ai commencé à faire le con dès que la porte s'est ouverte... On avait tout juste ! sauf le jour ! la fête c'était pas aujourd'hui, c'est demain !...

07 mai, 2009

Découpations

Elles avaient inventé un jeu : les "découpations". Il fallait à chacun juste une paire de ciseaux et des catalogues de la Redoute ou des 3 Suisses L'origine de ce jeu était ces plaques qu'on achetait qui permettaient d'habiller en les détourant avec soin des petits personnages en bristol. Mais ce qui était devenu in fine le centre d'intérêt, ce n'était plus d'habiller mais tout simplement comme s'il s'agissait d'un rituel, d'un cérémonial, de dé-cou-per. Un catalogue en couleur suffisait pour la matière et pour quelques semaines. Et nous passions des après-midi entiers, dans la lingerie, juchés sur la grande table à repasser, assis en tailleur, à découper des personnages et parfois des objets qui finissaient inexorablement comme le reste de l'ouvrage, à la poubelle. Ça vous parait fou cette histoire ? Et bien, curieusement ça ne l'était pas, car en découpant, tout et n'importe quoi, Catherine, Fanchon et moi, nous causions ! Fanchon était la plus accro stakhanoviste mais pas la moins bavarde, elle nous damait le pion à chaque séance... Je pense même au bout du compte que c'est elle qui avait inventé et le mot et la chose. Maintenant, je vais vous faire un aveu, chaque fois que je saisis une paire de ciseaux, que j'introduis mon pouce et mon majeur dans ses anneaux, je me retrouve exactement cinquante ans après dans la situation mentale qui était la mienne au moment des découpations...

Je vous reparlerai un jour de Fanchon... Tiens, de nos randonnées ... Nous accrochions à son vélomoteur ma bicyclette avec un tendeur, élastique... Intrépide elle me tractait, à plus de quarante à l'heure, bien plus dans les descentes, on le savait, elle avait un compteur ! sans casque... nous aurions dû nous tuer cent fois... même qu'un jour dans notre attelage incertain, on s'est viandés dans un fossé du côté de Saint-Benoît, de Ligugé, la faute à un virage imprévu et serré, sans dommages et sans nous vanter...
Nous sommes vivants, l'un et l'autre... Mais morts l'un pour l'autre puisque nous ne nous sommes pas revus depuis quarante-cinq ans...

Roux et Combaluzier

Louis XIV et Lully
Napoléon III et Mérimée
De Gaulle et Malraux
Mitterrand et Lang (malgré tout !)

Chirac et de Vabre, déjà ça dégénère...

Sarkozy et Albanel...

Déperdition...

Voila où nous en sommes...

Gauche, droite, ouverture et contagion

Les partisans de l'ouverture à une prétendue gauche rappellent que Mitterrand fit de même avec la droite. D'abord on s'en fout il est mort ! Bon, ok, c'est vrai, sauf que les nouveaux venus ne devinrent pas de gôche pour autant, alors que les Besson, les Kouchner ont viré à droite à moins qu'ils l'aient évidemment toujours été.
Ce qui veut dire en raccourci, que le grand problème de la gôche contrairement à la droite est non seulement de n'être pas contagieuse mais au contraire et de surcroît assez peu résistante aux miasmes et virus droitiers ou plus simplement libéraux... Et il semblerait que le vaccin ne soit pas encore inventé...Quand à l'infirmière en chef du PS, son coté Soeur Marie-Thérèse des Batignolles ne présage rien de bon ...

Claude Allègre ou La Joie, toujours.

Vous vous souvenez de l' expression,"Ducon La Joie", et bien modernité oblige, on dit maintenant, ça a de toute évidence le même sens, "Ducon Allègre", je dis ça juste histoire d'innover, car le camarade violemment socialiste et surtout dégraisseur volontaire malheureux incompris de mammouths deviendrait enfin ministre, et justement - pourquoi pas même si on ne sait pas très bien à quoi que ça va-t-y donc servir- de l'Innovation ! Septante-deux ans, un vrai d'jeun pour innover, et puis surtout comme Kouchner, un homme de gôche.
Moi, ça me fait rigoler, ces transfuges, c'est comme les mecs avec qui on baise et qui vous jurent croix de bois-croix de fer qu'ils sont hétéros. Quand on fricote avec la droite, et bien désolé, on est de facto un peu de droite, au moins pendant la durée de la relation... non ? Que voulez-vous, l'"Ouverture politique", c'est comme celle des sphincters, ça se travaille...

Deux ans déjà !

Et oui, deux ans qui dans l'histoire de France seront marqués par les soins appuyés de l'élu au sceau du fiasco politique, du déficit moral et de la médiocrité intellectuelle. Il y a de fortes chance que les trois suivants ne soient pas plus brillants. Voilà...

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