31 janvier, 2007

En panne !

Par les bons soins de noos

C'est le bordel.

J'ignore quand je serai reconnecté

A très bientôt

27 janvier, 2007

Tout ça pour ça ...

Ca y est le vieil homme est enterré. Mais avant de partir il aura fait un beau cadeau à la classe politique et à la classe médiatique en leur offrant la plus belle parade qu’elles aient pu rêver.
Ils sont venus faire la roue, ils sont tous là et sur plusieurs générations ... tous ceux qui pendant des années se sont foutus de sa gueule en faisant en sorte que cinquante ans après son historique appel il meurt autant de gens de froid dans la rue qu’à l’époque et affichent magistralement le constat de son échec . Et le plus drôle, c’est qu’ils sont au chaud, les politiciens, les stars amies, les gens chic du charity business, tandis que sur le parvis, les obscurs se gèlent ... C’est vraiment ce qu’il avait voulu l’abbé Pierre ?

Pendant des années, on l’a exhibé l’abbé, on l’a mis à contribution, une radio par -ci, une télé par là, une manif de temps à autre histoire de lui faire prendre l’air... Tout ça pour cautionner l’absence de politique sociale... Et pendant des lustres il s’est fait rouler dans la farine, le cureton. L’abbé Pierre pote de Poivre d’Arvor... pour ne citer que celui-là, on croit rêver... S’en rendait-il compte ? C’est peu probable... On n’a jamais demandé à un saint d’être intelligent... La naïveté n’est pas un obstacle à la canonisation.

Le combat de l’ Abbé Pierre n’a pas été vain. Il a été simplement et en partie inutile. Les Communautés Emmaüs ? Ok, dont acte, on s’y réfugie, on y vit, on peut même y mourir de vieillesse, le tout dans la dignité. Sauf qu’on reste un “emmaüs” et que même si l’on ne vit plus de la “charité” à titre personnel, on vit de la charité à titre collectif.

L’abbé était un révolté entend-t-on dire ! Probable, mais loin de lui l’idée de pousser les autres à la révolte... La révolte de l’ abbé était rhétorique, sur le papier. Il s’en prenait avec justesse à la classe politique tout en la fréquentant, il s’en prenait avec raison à son église mais ne la quitta jamais. Le brave abbé pensait qu’on peut changer les choses de l’intérieur... Espoir de voir les politiciens “changer” eux aussi ... Erreur !
Je sais, il parait que ce n’est pas le rôle d’un curé de fomenter des révolutions .
D’ailleurs, sur son cercueil, comme sur celui d’un maréchal, on posé ses armes, ses emblèmes : sa canne et son béret...

Ah, l’abbé si tu avais troqué ton chapelet contre un flingue... Tu serais mort beaucoup plus jeune, tu ne serais pas canonisé, peut-être serais-tu un héros... C’est ton choix ! Je le respecte !

Ils surent t'utiliser de ton vivant, comment vont-ils t'utiliser post mortem ?....

26 janvier, 2007

Un bel exemple de courage !

Quand il se réveilla ce matin, il sentit sur son oreiller quelque chose d’inhabituel. Oh, rien de désagréable, rien de bien agréable non plus, car il s’agissait de quelque chose qui était là à son insu .
Cela avait dû se passer pendant la nuit, une nuit tout à fait normale, calme, avec quelques rêves communs, sans cauchemars, sans angoisse. Et pourtant il lui fallait se rendre à l’évidence, cela venait de lui, puisqu’il dormait seul. Il se leva et s’en fut dans la cuisine préparer son petit déjeuner. C’est en posant la cafetière sur la plaque chauffante qu’il s’aperçut que cela continuait. Il y en avait un peu sur la table, qu’il venait de perdre, discrètement, doucement, sans bruit ; il y en avait par terre aussi, qu’il avait perdus cette nuit-là quand il s’était levé pour aller boire un verre d’eau. Il prit la pelle et la balayette ramassa ce qu’il put trouver et mit le tout dans une enveloppe. Bien que ce ne fut pas alarmant, il s’inquiéta un peu de cette nouvelle journée de travail. Il fut désagréablement surpris quand dans l’ascenseur de son entreprise cela le reprit d'un seul coup. Il se sentit gêné car il n’était pas seul mais entouré, comme souvent, de gens qu’il ne connaissait pas. Il masqua son embarras en toussotant, en se mouchant, il était temps que l’ascenseur s’arrête. Il gagna son bureau en hâte, sans faire la pause habituelle au distributeur de café, sans même passer saluer ses collègues. Il fit semblant de se mettre au travail, mais rien n’y fit. Au bout d’une heure, il était envahi, inondé. Il dut se rendre à l’évidence, il était victime de sa première réelle crise de logorrhée. Ce n’était pas douloureux, juste un peu incommodant car il n’était pas vraiment équipé. Seule solution, le papier. Il ferma sa porte avec soin et se mit à écrire, au stylo d’abord, puis devant le flot des mots qui le submergeait et le tas de feuilles de papier qui commençaient à envahir son bureau, il se mit à son ordinateur, un bel ordinateur tout neuf dont il savait qu’il ne serait pas saturé de si tôt. L’ "émotragie" pris fin vers dix huit heures. Il ramassa les feuilles éparses sur le sol de son bureau, vida la corbeille de son ordinateur et rentra chez lui épuisé. Le restant de la semaine fut calme. Il pensa que ce n’était qu’un accident, un peu comme la fois où il s’était coupé le pouce et que cela avait saigné pendant un bon moment avant de cicatriser définitivement. La plaie ne s’était pas réouverte.

Quelques semaines plus tard, il fut pris au moment de s'endormir d’une subite envie d’écrire. Il se leva, alluma son ordinateur et passa sa nuit à recueillir un flot de mots, de phrases, certaines cohérentes, d’autres absolument pas. Au petit matin, cela s’arrêta tout seul, doucement comme un descrescendo. Il n’avait pas dormi une heure. Épuisé, il se rendit pourtant au bureau. Ses collègues lui trouvèrent mauvaise mine, mais imaginèrent qu’il avait fait la fête où autre chose encore...

Les crises se rapprochèrent... Il n’osait pas en parler. Mal informé, un peu honteux, il ignorait où trouver un service hospitalier ou même un simple praticien qui put le prendre en charge. Sans doute même n’y en avait-il pas. Il en était désormais certain : il était sujet à une MST, une Maladie Spirituellement Transmissible, dont le traitement ne se faisait que dans de discrètes ( et qui sait, coûteuses ?) officines ! Il ne savait où les trouver.

Seule solution : internet. Il chercha maladroitement, ignorant le nom de son mal. Il chercha, chercha et finit par tomber sur son premier Blog... Bon Dieu ! mais c’est bien sûr ! Il n’était pas seul... Ils étaient des millions comme lui, atteints du même mal : la “tchatche obsessionnelle”. Bien que les malades fussent encore plus nombreux que les migraineux, les T.O.Cqués, les obèses et malades de la gangrène gazeuse, la maladie était officiellement ignorée des pouvoirs publics, même si ceux-ci souhaitaient activement que l’épidémie finît comme toute épidémie par s’éteindre d’elle même... Mais rien à faire, le mal était installé. Seule l’automédication était possible.

Il décida de vivre avec. Il apprit la contention. Le mal était finalement assez doux, on s’y faisait très bien. Il s’y fit même si bien qu’un jour, après avoir blogué plus que de raison, il finit par faire une anémie, une anémie de mots... Ses pertes quotidiennes se firent plus courtes, moins riches au point même qu’un jour l’anémie le rendit blanc, tout blanc comme la page blanche qui sur l'écran blafard lui faisait face... Rien de bien inquiétant mais il dut arrêter quelques temps. Un ami de très bon conseil lui conseilla la perfusion cérébrale. C’est ainsi que, chaque jour pendant au moins une semaine, il s’en fut à la bibliothèque où on le soumit à un "traitement par l’inédit intensif" qui lui fit le plus grand bien.

Depuis, quand il se sent un peu fatigué, il pioche dans un petit choix de livres qu’il a toujours à portée de main. Certes il n'est pas guéri, car incurable, mais il vit très bien avec son handicap...
Le bel exemple de courage !

Image empruntée à "Megafourire"

25 janvier, 2007

Petite histoire triste...

Maman ne veut pas que je joue
Car je n'ai pas fait mon devoir
Je pleure tout au bout du couloir
Je pleure à me mordre la joue.
J'aime bien rêver, je l'avoue.
Dans ma chambre, quand il fait noir ;
Je me raconte des histoires,
Des histoires à dormir debout.
Je suis distrait, oui j'oublie tout,
Et mes absences sont notoires,
Je fais des nœuds à mon mouchoir.
Et je crois que je deviens fou...
On dit qu'il suffit de vouloir !
Et que c'est simple comme chou.
Si maman parfois est à bout,
C'est parce qu'elle ne veut pas voir
Que je suis près du désespoir,
Mais c'est ainsi, que voulez-vous...

Charité

Tant que la charité n'aura pas la révolte pour compagne
Elle aura autant d'effet qu'un cautère sur une jambe de bois

24 janvier, 2007

Hommage à l'Abbé Pierre


Le plus grand hommage qu'on aurait pu lui rendre eût été, pour éviter les récupérations, de ne lui en rendre aucun... puisque de toute façon il s'en foutait... L'hommage c'est toujours une "histoire à deux" qui profite généralement plus au vivant qui le rend qu'au mort qui le reçoit...

L' Art et la Décadence !

"A la France nouvelle qui sera celle de notre renaissance il faut un art revenu à la santé, sain, fier, plein de sève et de forces neuves. Depuis une trentaine d'années nous avons l'art que méritait une époque sans idéal, sans discipline, prête à tous les abandons, dominée par la peur de l'effort." Qu'est-ce que cet Art vivant qui a régné en maître, au nom duquel se prononçaient tant d'exclusives ? Qu'apportait-il , Quelles idées, quel programme ? Quelle unité de vues groupait ses adeptes ? A-t-il trouvé des lois permanentes sur lesquelles s'appuyer ? En quoi ces paysages sans construction, sans athmosphère, ébauches d'une nature regardée sans amour, en quoi ces visages humains saccagés, sans ressemblance, ces nus abjects se réclamaient-ils de la vie ? Le fauvisme appartient au passé, comme le cubisme. Le surréalisme est mort-né . La néfaste école de Paris n'a été que l'école du désordre, grossie de tous les apports étrangers. Venaient s'y abriter et chercher une consécration les ignorances, les audaces,les enfantillages, les supercheries. En pleine anarchie les expériences peuvent paraître séduisantes. On s'amuse de l'imprévu, une curiosité lassée attend le stimulant des violnece et des paradoxes. Mais que dire d'une époque qui s'installe dans ce gâchis, qui nourrit ses aspirations de ces laideurs, de ces défis, de ces naïvetés, de toutes ces pauvretés sans moyens, sans esprit ? ....
.... Comment cet art de négation a-t-il pu devenir art officiel ? La complaisance de certaine presse, l'appui de l'administration, le consortium de puissants marchands y eussent-ils suffi ?...
... Comment en est-on arrivé à un tel déclin ?...
... N'y aurait-il pas liaison étroite entre certains abandons et notre décadence ? ...
etc. etc...

Jacques Baschet

Pour une Renaissance de la Peinture Française
Éditions S.N.E.P Illustration 1946



Pas plus cons aujourd'hui qu'hier... pas moins non plus...

"Radio. Concours de devinettes.
On dit à un monsieur monté sur une estrade :
- C'est une jeune fille de conte de fées. Une citrouille changée en carosse...
- Line Renaud. !
- Mais non, voyons une jeune fille de conte de fées, la pantoufle de vair. Elle épouse le prince...
- Mistinguett !
- Mais non, cela commence par Cen...Cen...
- Samson et Dalila ! "

Non ce n'est pas un sketch des Inconnus ( Stéphanie de Monaco ! ) ou un extrait du " Maillon faible", ou de "Questions pour un Champion", c'est un moment d'un jeu radiophonique en 1955, raconté par Cocteau dans ses souvenirs.

23 janvier, 2007

Erreurs

Nos petites erreurs cordiales ne nous engagent, au demeurant, pas plus que des jeux d’enfants sages. Cessons de chercher plus avant les fruits de nos vieux stratagèmes pour les cacher en nos replis.

(Musique de Paul Wehage)

22 janvier, 2007

Équation

Ce soir dans ma lucarne publicitaire on me pose deux questions simultanées et équivalentes :

Qui est Nicolas Sarkozy ? = Qui est Jésus ?

Si je simplifie les deux termes de cette équation, j'en arrive
à
Nicolas Sarkozy = Jésus
et oui !

Les nécrophages accourent !

A peine est-il froid, que ce bon Abbé Pierre est la proie des nécrophages. Ils vont le dévorer pour s'attribuer au moment du scrutin ses vertus recyclables ! On va donc commencer par des funérailles quasi nationales ! Une messe à Notre-Dame. On y mangera le corps du Christ mais aussi par contamination un peu de celui de l' Abbé Pierre. Tous les membres du personnel politique, comme une tribu anthropophage, vont pouvoir se partager son coeur en espérant que ce viatique, par magie, gonflera les urnes chacunes en leur faveur...

Le seul qui a eu du bon sens dans les projets thuriféraires, c'est Fabius qui a proposé qu'on le conduise directement au Panthéon et, le dépouillant de son froc, en faire un saint laïc pour mieux rejoindre l'abbé Grégoire...

En attendant :
"mes pieds sont nus
tels étaient les pieds de Jésus,
ce n'est pas ça qui me console
car marcher dans la rue nus pieds
ce n'est pas bon pour la santé
ça vous décolle...

Pourquoi noircir des pages...

quand quelques mots suffisent

ÉGLIN AMBROZANE

La galante

- Commencez à vous réjouir,
Étranger, je vais vous ouvrir.

Églin

- Je suis le loup chagrin,
Beauté, pour vous servir.

René Char

Prix d'achat

Trafic d'enfants, tout est normal :
- 4000 euros une fille
- 5000 euros un garçon

Les clés de Saint Pierre...

Ca y est, l'Abbé Pierre a rendu ses clés.
L'Abbé Pierre, Monsieur Vincent du XX° siècle, tout le monde l'aimait bien. Généreux, efficace, curé non-pédophile, ça force le respect. Bon, sa fidélité en amitié l'avait conduit un moment à soutenir l'ineffable Garaudy convaincu de négationnisme, mais bôf, on va pas chipoter ! On fera aussi l'économie d'une reflexion sur le fait qu'il ne proposa jamais de mettre les biens de l'Eglise à la disposition même momentanée des pauvres, la charité même la plus sincère aura toujours des limites, celles de l'esprit de corps... On va voir, maintenant qui, dans la course à l'auréole, de Jean-Paul II ou de l' Abbé Pierre sera canonisé le premier.

Et les hommes politiques de droite d'être les premiers à se précipiter lui rendre hommage... eux qui par leur libéralisme forcené participent depuis des lustres à la paupérisation de ceux dont l'Abbé Pierre pris, avec quelle énérgie, opiniâtreté,constance, la défense... La gauche, elle, qui se sent un peu morveuse, fait preuve de plus de retenue.
A crever de rire, quand ce n'est pas de froid...

La guerre de succession est donc ouverte pour la très convoitée place de "personnalité préférée des français". En tête, Nicolas Hulot qui vient à l'instant, suite à ce qu'il estime le succès de son pactulotage, d'annoncer qu'il ne se présentait pas à la présidentielle a ses chances, le président des Enfants de don Quichotte, spécialiste d'un jour des cargos en perdition, aussi qui a pris les devants en se faisant un look sur mesure façon "Hiver 54" (photos in "Le monde Citoyen") . Les candidatures vont continuer d'arriver. Pascal Sevran, le grand africaniste s'y préparerait secrétement. Doc Gynéco aurait déjà fait solennellement don de son vieux scooter accidenté à Emmaus, et Johnny s'apprêterait à faire un rock-opéra d'enfer à la mémoire du saint homme.

Pensée du jour

" La pornographie, c'est l'érotisme des autres "

21 janvier, 2007

Le mot qu'on ne peut pas écrire


Invocation aux Parques
( anonyme Renaissance)

On trouve dans le livret d’un disque Poulenc ce petit poème qu’il mit délicieusement en musique et sa traduction en anglais


Je jure, tant que je vivrai,
De vous aimer, Sylvie.
Parques, qui dans vos mains tenez
Le fil de notre vie,
Allonger, tant que vous pourrez,
Le mien, je vous en prie.

En fait dans le quatrième vers, le mot “vi-” ne peut pas être écrit en entier puisqu’il est supposé créer par homophonie l’équivoque entre vie et vit ( sexe masculin )
Le seul moyen de l’écrire est donc de ne pas l’écrire entièrement car si on l’écrit “vit” la référence mythologique est annulée, et si on l’écrit vie, il faut écrire pour être correct “la mienne” au début du dernier vers et l’astuce s'en trouve par la même occasion abolie...
La seule solution est donc :
"Le fil de notre vi-"

La traduction est par ailleurs tout à fait impossible et dès qu’elle est faite, totalement imbécile puisqu’en anglais, il n’y a plus aucune équivoque...

Invocation to the Parcæ

I swear, whilst I live,
to love you, Sylvie.
Parcæ, who in your hands hold
the thread of our life,
lengthen mine, as long as you can,
I beg you.

De l'art d'être stupide en voulant être intelligent...

Ca me rappelle cette blague de VRP qu'on faisait étant jeune qui consistait à dire " Tiens, j'ai vu le couvreur, il m'a parlé de toi(t) ". Je fais le coup un jour à un mec que je connaissais à peine mais suffisament pour le tutoyer... Cinq minutes après il avise un type qu'il avait toujours vouvoyé et lui dit " Tiens, j'ai vu le couvreur, il m'a parlé de vous..."

Aujourd'hui, 21 janvier, anniversaire de la mort de Louis XVI.

Comment, PPleMoqueur, comment vous un grand républicain pensez-vous, voire comment osez vous commémorer la mort de Capet.
Pour emmerder les royalistes, Monsieur !
Ah non mais, c'était pas que le roi des royalistes, morbleu !
Cétait le roi de tous les français, comme le président d'aujourd'hui est le président de tous les français y compris des royalistes.

C'était un brave mec, Louis XVI, pas la moindre guerre sous son règne si ce n'est celle que les révolutionnaires le poussèrent à déclarer à l'Autriche un an avant de le zigouiller, c'était bien la peine...
On imagine Louis XVI comme un petit bonhomme replet et sans allure. Erreur, c'était un géant d'un mètre quatre-vingt douze qui défonçait de son pas le plancher de la galerie des glaces.
Et la Veuve Capet ? Ah celle-là je l'aime vraiment bien. Il suffit de lire son testament pour l'aimer.
Je préfèrerais toujours Louis XVI à tous ses prédécesseurs et à Napoléon ( la seule chose qu'on peut lui reprocher c'est d'être la cause de Napoléon, catastrophe nationale et internationale ) pour la seule raison qu'il n'a jamais tué personne.



20 janvier, 2007

Le président des Enfants de Don Quichotte a réponse à tout


Lumineux !
Ce matin, dans le poste, on cause de ce porte-conteneurs qui a failli plonger du coté de la Manche ou de la Mer du Nord, je ne sais plus, et que la vaillante Abeille traine vers la côte anglaise.

Savez-vous qui on intervioue pour qu'il donne son avis ? Un marin ? Un spécialiste des marées, le commandant de l'Abeille, l'armateur du bateau, le préfet maritime ?

Non ! on intervioue le président... des Enfants de Don Quichotte... Il sait tout, le président des EDQ : que le bateau était pourave, qu'il avait été rafistolé avec des épingles de nourrice et des bouts de chatterton, il sait tout du bateau, il sait par coeur son manifeste, et surtout, surtout, il prédit, grand et péremptoire visionnaire, que si le bateau coule, ce sera une catastrophe écologique. Oui Madame ! Tout sauf con, le président des EDQ !

Moi je propose, avant que le bateau gagne la terre la plus proche, qu'on fonce interviouver l' Abbé Pierre, Mère Thérésa - ah elle est morte ?- bon, l'autre, Soeur Emmanuelle, le Dalaï Lama, Johnny Hallyday, Doc Gynéco, Pascal Sevran et pourquoi pas ma boulangère, un trav du bois, le grand mamamouchi, et bien sûr ma soeur qui a encore sa main dans la culotte d'un zouave.

Il parait qu'on va l'interviouver, le président des Enfants de Don Quichotte., sur le grave problème de l'élevage intensif des crevettes homozygotes dans la baie de Zanzibar, sur la mécanisation de la cueillette des renonculacées dans la forêt amazonienne, ainsi que sur le temps de cuisson des brocolis avant d'en faire un gratin. Qu'on se le dise, plus fort encore que défunt Choron, ou que le Grand Babu, le président des EDQ a réponse à tout !

Je sais plus...

Tiens, moi ce soir,
Je sais plus...
Je sais plus quand,
je sais plus où,
je sais plus pourquoi,
je sais plus comment
je sais plus pour qui...

Si vous savez, vous, vous avez bien de la chance !

18 janvier, 2007

Sur la guerre d'Algérie

La question de la guerre d'Algérie revient souvent. Crimes de guerre de l 'armée française ? Savait-on, ne savait-on pas ?

De temps à autres on s'offusque en découvrant les révélations d'un général en retraite. On aurait torturé ? On aurait tué en masse ? On ne savait pas ! On découvre !
Or, ce n'est pas que par les témoignages secrets d'appelés qu'on savait...

Voila ce qu'écrit Cocteau en août 1955 :
" J'ai déjeuné chez Marie Cuttoli avec sa nièce qui est d'Oran. Elle me confirme les dires de Millicam ( parti hier soir ). Les répressions en Afrique du Nord sont épouvantables. Pour un Français massacré par des terroristes, on rase tout un village et on brule tout le monde. On imite Guernica et Oradour."

( Le Passé Défini vol. IV p.225. Gallimard éditeur.)

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