15 janvier, 2007

Ensemble, tout est possible, même le pire !

Rachida Dati est l'une des nouveaux porte-parole de Sarkozy. Elle ne manque pas de fraîcheur.
On lui demande si elle n'a pas l'impression d'être un peu la beurette de service. Non absolument pas, car ce n'est pas Sarkozy qui l'a choisie, c'est elle qui a choisi Sarkozy, en lui écrivant pour lui proposer ses services... Ok c'est la preuve !!! C'est bien connu, c'est le chat qui choisit son maître, même si c'est le maître qui le nourrit...
Elle est persuadée qu'elle ne trahit pas sa classe, que tout le monde peut s'en sortir, puisqu'elle est l'exemple de cette réussite.
Chacun sait que c'est partant de ce principe qui a fait ses preuves (et que Sarkozy va remettre en vigueur) que tous les grecs sont devenus des Niarcos et des Onassis... et que demain, les français seront tous des Bouygues et des Lagardère... Certains oui, peut-être même les enfants de Rachida Dati... A l'ascenseur social via la politique ! Y a que ça de vrai !

13 janvier, 2007

Après la question que je me pose : le problème que j'ai

Je cherche depuis un bon moment la procédure de blogger pour créer des liens avec les blog-amis.
J'ai du mal, mais je pense que je vais finir par trouver.

12 janvier, 2007

La question que je me pose...

Il faut remonter loin, très loin. Peut-être au jour où l’Homme, ignorant encore ce qu'on nomme acouphène, entendit, en décubitus latéral gauche, tout simplement battre son cœur oppressé. A moins que ce soit celui où, frappant entre eux deux cailloux pour en fabriquer quelque outil, en tirer une étincelle, il s’aperçut sans vraiment se le dire, que le bruit qui en résultait, par sa répétition rapprochée, sa réitération nécessaire, offrait un intérêt qu’il pouvait dissocier du caractère utile de son geste initial. Depuis fort longtemps certes, il entendait des bruits organisés - la nature en est pleine - le pas des mammifères, galop des chevaux sauvages, le chant des oiseaux, le hurlement des loups et ses modulations, le vent dans les falaises, le bruissement des feuilles et la pluie sur icelles... le crescendo de l’orage qui vient et le decrescendo qui suit lorsqu’il s’éloigne. Rythmes, hauteurs et variations du son, dynamiques, tout était déjà là qui put être musique. Une gigantesque symphonie stochastique ( mais sans but avéré, pourtant... ) et sans répit l’entoure, dont il n’a pas pleinement conscience car l’oreille est sélective ; mais elle nourrit en lui ce qui va devenir petit à petit l’un des composants essentiels de la nature humaine : le besoin irrépressible d’exprimer l’indicible... On peut penser qu’il ignorait, comme Monsieur Jourdain, que son action momentanée serait « artistique » puisqu’il n’avait probablement, comme on dit aujourd’hui, aucun « projet » de cet ordre si tant est qu’il en eût d’autres que celui de vivre ou de survivre... Pourquoi, l’Homme des Cavernes inventa-t-il la peinture pariétale, la fresque, appliquant sur la roche sa main enduite d’ocre ou traçant son contour d’une poudre amarante, inventant du coup en parallèle, et l’imprimerie et le pochoir, technique encore plus innovante, puisque l’imprimerie existait déjà dans l’empreinte de son pas, dans celle des animaux et des hommes dans la neige, dans la glèbe ou dans l’herbe foulée et qui lui permettait ainsi de lire au sol ou son « menu du jour » ou l’évaluation de nombre d’ennemis en vue d’une bataille. Les hypothèses sont nombreuses, elles restent des hypothèses. Les débuts de l’expression musicale sont encore plus difficiles à situer, car même si l’on a trouvé des instruments de musique très anciens, flûtes d’os percés, arcs, rhombes, lithophones ou leur représentation graphique (dans les fresques, pétroglyphes, sculptures rudimentaires), on n’a trouvé que des objets qui ne prouvent rien d’autre que leur propre existence sans pour autant affirmer, même par défaut, qu’avant eux l’expression d’un « fait » musical n’existât point, car il aurait pu exister d’une manière qui ne laissait pas de trace. Il est clair, qu’à ce moment, art et artisanat (merci Monsieur Lévi-Strauss) sont interdépendants. Peut-être que l’étincelle qui jaillissait au bout d’un certain nombre de gestes sonores et nécessaires donnait à ce rythme un caractère magique et sublimatoire assez éloigné au bout du compte de la préoccupation première de faire cuire le repas de la communauté, de la réchauffer ou encore de chasser tous les indésirables, souples et discrets félins ou pesants pachydermes... Et tout ça se produisait dans une superbe ignorance, dans l’inconscience probable de la réalité de l’acte accompli... L’homme ignorait alors qu’il devenait artiste... Pour ce qui de la causalité, c’est une autre histoire.
Mais ces bruits environnants dont il sentait qu’il en subissait la proximité, le poids et qui exerçaient sur lui un curieux et indéfinissable pouvoir dont son langage ébauché ne pouvait permettre que la verbalisation sommaire d’une analyse simple, ces bruits « n’étaient pas les siens ».
Le jour où l’Homme comprit qu’il pouvait lui aussi revendiquer (et oui déjà, même s’il n’y avait encore pas grande monde pour lui interdire - heureux homme ! - quoi que ce soit...), le droit à l’expression par le rythme d’abord (l’idée de mélodie vint bien après sans doute), le droit de frapper un objet dans un but autre que celui de le transformer en un couteau utile, une « durable » flèche, mais pour en tirer désormais un bruit, un son, gratuits et éphémères et peut-être ainsi modestement chercher à égaler le cheval qui galope, le tonnerre qui roule, le cœur qui bat, et, qui sait, approcher en l’imitant l’entité extraordinaire qui régenterait tout « ça », « ce » ou « ces » dieux qu’il ne s’était pas encore mis en tête de vénérer, pour son malheur, peut-être, pour son bonheur, qui sait..... Se laisser « charmer » par le résultat de son propre geste de thaumaturge qui s’ignore encore, jusqu’à y trouver du plaisir, ce plaisir qui allait devenir, quelques dizaines de milliers d’années après, si suspect, si douteux, pour certains même obscène... un peu comme le coït sans le but de procréer...
J’imagine que lorsqu’il comprit qu’il pouvait ne plus se limiter à l’écoute «des autres», animaux, éléments, calmes ou déchaînés, se contenter du rythme et des modulations de ce qui l’entourait, mais générer lui-même quelque chose qui fût apprécié à l’égal de ce qui le fascinait, par désir, par peur, par plaisir, participer ainsi lui-même au "chant du monde", acquérant du même coup une bien innocente, involontaire mais désormais fructueuse et légitime indépendance, il devint musicien.
Est-ce à ce même moment qu’il s’appropria, en la reproduisant, l’image de l’« autre » qu’étaient bisons, aurochs, mammouths, antilopes et tigres, voire frères humains, nul ne le sait.

En bref, comme tous les peintres, le peintre de Lascaux, celui d’Altamira, sifflait-il, en travaillant ?

Sevran est une perle...

Jouhaud dit Sevran, ce matin, tente de s'expliquer sur Europe.
Mais, de fait, pas d'explications... Juste la liste des gens qui le soutiennent avec comme argument-massue le fait qu'ils viennent de tous bords...
Tout y passe, la voix grave, l'étranglement, l'émotion... C'est lui la victime ! Il l'aime l'afrique, et les africains, et les antillais, il aime tout le monde, il aimait Mitterrand, il aime Sarkozy, "c'est fou comme il aime" aurait dit sa copine France Gall qui le soutient... Il trouve scandaleux qu'on lui cherche des poux quand le Darfour se meurt... Il n'hésite devant rien, le blondinet...
Coup de fil d'une personne dont il pense qu'elle va le soutenir et patatras, la personne en question cite in extenso le passage de son livre qui le charge, l'accable, ce qu'il voulait éviter à tout prix et qui était pourtant la seule et sérieuse hypothèse de travail de l'émission. Non seulement le texte est décidément ignoble, mais les statistiques qui lui servent de préliminaires justifiants sont, aux dires du monsieur qui appelle et qu'on n'a pas de raison de ne pas croire, fausses et ce monsieur le lui dit...
Seule excuse proférée par Sevran : "j'ai écrit ça il y a un an "... Comme s'il y avait prescription.
Sevran est donc un lâche, c'est aussi un con, car pour couronner le tout, on lui demande ce qu'il pense de Ségolène Royal, et vous savez ce qu'il répond, le sarkozien microcéphale ? " C'est une très jolie femme"... On ne l'avait jamais entendue, celle-là ! Raciste, lâche, con et maintenant misogyne... Une vraie perle, Sevran... Endin je dis ça mais il ne doit plus y avoir grand monde qui se l'enfile...

11 janvier, 2007

C'est bon pour l'ego ( enfin le mien...)

Ce soir je lis dans une revue en ligne une critique très favorable d'une pièce pour quatuor de saxophones que j'ai écrite il y a quelques six ou huit mois. La personne qui en parle a, bien entendu, tout compris de mes intentions et considère l'adéquation entre mon projet et ce qui en résulte... Contrat rempli ! Allez, je vais laisser percer ce soir une pointe d'orgueil !

10 janvier, 2007

Labyrinthe


Tiens, j'avais écrit ça il y aura bientôt dix ans après la mort de mon ami Antoine Tisné, compositeur génial, amateur comme moi de labyrinthes, bouffeur raisonné de curés et drôle quand il le voulait ...


Dans une cathédrale un vieux prélat perclus
Jouait à la marelle au cœur du labyrinthe…
Prisonnier du symbole, en ce dessin reclus,
Il cherchait son salut dans un ciboire d’absinthe.

Une chimère, d’un mur, tenta de le saisir
Pour l’extraire du parcours où l'on perd connaissance,
Mais elle était de sucre et malgré son désir
Ne put que se dissoudre en la sublime essence…

Il erre encore, dit-on, comme le fit Thésée ;
Mais c’est le Minotaure qui le suit et l’assaille,
Gothique créature en pourpre déguisée,
La soutane en furie et la mitre en bataille…

Ce soir : cuisine

Mon père disait " On ne regarde pas à un seau d'eau pour faire une bonne soupe ! ".
Il disait aussi, (mais peut-être est-ce ma mère) " La cuisine c'est l'art d'accomoder les restes ".
Ce soir il me reste trois carottes, quelques oignons, de l'ail et un pain de tofou.
Voilà !
On rape les carottes à la main, avec la grosse rape. Quand on rape avec la petite, la carotte se change en foin sucré.
On coupe finement un gros oignon, ça fait un tiers oignon/deux tiers carottes.
On hache-menu une gousse d'ail.
On coupe la moitié du pain de tofou en petits cubes
et on mélange tout ça, délicatement, car , vous le savez, le tofou a tendance à "s'ébeurziller".
On fait une vinaigrette avec une pointe de moutarde, de l'huile de noix et du vinaigre de vin. Un peu de poivre, de sel de mer et voilà.
Et bien cette recette nipo-poitevine est tout simplement délicieuse. Un petit coup de rouge ( pas de saké, dommage ! ) là-dessus et hop !
On est bien content !
La prochaine fois je vous parlerai du concombre à la chantilly de wazabi.

Judéo-chrétien ? Foutaise !

Il y a des formules qui m'agacent.
Pas plus tard qu' hier, je ne sais plus qui parle encore de "civilisation judéo-chrétienne" pour stigmatiser une fois de plus le poids de celle-ci.
Non, une fois pour toute, ce qui est judéo est judéo, ce qui est chrétien est chrétien... Chacune des deux traditions trimbale son paquet, point n'est besoin de les réunir dans le même cabas pour charger la bête. D'autant plus absurde que la prétendue civilisation judéo-chrétienne ne s'adresse qu'aux chrétiens. S'il elle était vraiement judéo-chrétienne, elle s'adresserait aussi aux juifs...Vous me direz : oui, mais il y a une filiation ! Un rapport historique ! Ok, mais c'est pas parce que je suis le fils de mes parents que j'ai hérité leurs défauts... Car au bout du compte, c'est bien de ça qu'il sagit, dans cette histoire, refiler en douce à la tradition juive la responsabilité des errences de la tradition chrétienne, du poids, de la tare, puisque c'est la même chose. Je ne sais pas si vous avez remarqué mais la référence à la formule s'inscrit toujours dans un contexte négatif. On vante rarement les mérites de cette prétendue civilisation syncrétique, alors qu'on va parler de la civilisation chrétienne ( tiens donc ! le "judéo" a disparu ) dès qu'il s'agit de merveilles, cathédrales et peinture ancienne dont, entre nous, les trois quarts des sujets sont pris à la mythologie biblique...

Pour être bref :
- quand je visite une cathédrale, je remercie la civilisation chrétienne porteuse des admirables valeurs du plus pur Occident .
- quand je fonce au bordel, je ne peux que maudire le poids de cette civilisation judéo-chrétienne qui me culpabilise, si lourdement car gravement enjuivée, comme on disait dans les années trente...

Le concept de civilisation judéo-chrétienne est un concept profondément mais très obscurément anti-sémite, qui tend à faire croire en amalgamant deux traditions différentes que la plus ancienne serait à l'origine des tares de la seconde ...

09 janvier, 2007

Énervement-grammaire-et accord de participes ou le Bled pour les ploucs ...

*
Ce matin à la radio Pascal Obispo parle des chansons qu'il a "écrit".
Une heure après Nicole Avril parle des choses qu'elle a "dit".
Ils ont quand même les moyens de se le payer, les ploucs, le BLED, merde !

Voila c'est tout ( encore) !

* publicité entièrement gratuite !

Clin d'oeil

Je vous ai déjà parlé de mon ami Jacques qui est musicien, aveugle, sculpteur et bricoleur. Comme il est moderne, il s'est mis à internet. Il envoie des mails, sans faute, il lit les siens. Il trouve que c'est pratique et il a bien raison. Mais il y a deux semaines il a fait plus fort. La jeune femme ( qui est une amie commune ) qui lui a succédé à sa tribune, ayant besoin d'une photo pour l' envoyer à un organisateur de concerts qui l'avait programmée, n'avait personne pour la photographier à ses claviers. Qui a fait la photo ? Et bien, Jacques bien sûr... Il parait que la photo est superbe. Dans le programme du concert sous la photo, il y a le crédit photographique : "Photo Jacques H. ".
Voila c'est tout !

08 janvier, 2007

La cour des miracles, soutien de Sarkozy

Doc Gynéco, membre actif du comité de soutien à Sarkozy, s'est, l'autre nuit, vautré en scooter tellement qu'il était bourré... Il a passé la nuit en cellule de dégrisement.
Il y avait au comité de soutien :
- une vieille folle raciste et peroxydée
- un chanteur sur le retour en exil fiscal
- un gandin radiophonique
- un chanteur en délicatesse avec les impôts
- le même, maintenant, en pochetron.
Bravo !
Il ne manque plus à la cour des miracles sarkozienne qu'une écrivaine de troisième zone
ou d'autres encore à imaginer.... les paris sont ouverts...

07 janvier, 2007

Les bons comptes...

Ca y est, les États Unis d'Amérique ont fait leurs comptes. Trois mille soldats américains tués en Iraq depuis le début de la guerre faite par G.W. Bush. pour lutter contre le terrorisme et en particulier Ben Laden qui a fait sauter les Twin Towers faisant trois mille morts civils.
C'est simplement mathématique : Bush a, en attendant de le dépasser, désormais tué autant d'américains que Ben Laden, c.q.f.d.
Ah! ce goût du "challenge", de l'émulation !

Le pauvre restera-t-il gentil ?

Suite à un poème pas plus gai d'Orlando de Rudder... (http://orlandoderudder.canalblog.com)

Et ce vieux son de cloche, il le connaît déjà
C'est celui qui se perd dans la brume qui mord,
Qui lui anesthésie la main, quand du jaja
Il cherche obstinément le goulot-réconfort...

Vous l’avez dit, c’est vrai, il titube... et se tient
Aux murs, au parapet du pont où il s’abrite
Le glas, il le connaît, c’est son air, c’est le sien
Son opéra, sa vie, sa scène qui s’effrite...

Pour “aller vite au trou” sans forcer le destin...
Pour mettre un terme enfin à sa misère profonde,
Il lui faut pour ce faire, attendre qu’un matin
Le froid, tueur légal, l’entraîne dans sa ronde...

Le pauvre se tue peu... Le pauvre fuit la mort...
C’est à se demander s’il n’est pas le dernier
A avoir de l’espoir... A croire, à croire encor,
Que Dieu aime le pauvre... qu’il sera le premier

Au paradis des gueux, et comme au bon vieux temps
S’il reste sage et digne, et gentil sous sa tente,
On lui fera crédit, pour un mois, pour mille ans
D’un rêve lénifiant d’aptitude à l’attente...

Car le pauvre ne sait rien d'autre, non, qu’attendre
Attendre le printemps, l’été quand il fait chaud...
Le pauvre malgré tout est gentil, reste tendre...
Il tend la main et dit merci ou peu s’en faut.

Il faudrait bien qu’un jour le pauvre se redresse,
Se révolte et puis s’arme et se serve alentour...
Dans ces lieux éhontés où prospère la richesse
Il aura des fusils des munitions, un jour...

Et ce jour-là, mes amis, ça va chier...

Jour de colère que ce jour-là
Dies irae, Dies illa...

Stendhal dit ...


Stendhal dit : "Le meilleur régime politique est la monarchie absolue tempérée par l'assassinat. "

Peut-on être à la fois contre la peine de mort et pour l'assassinat ?
Il y a des jours ou devant la connerie et la méchanceté humaine, à défaut de répondre, on est en droit de se poser la question...

06 janvier, 2007

Ah ! les cochons

Le summum de l'abjection, le top du top de la saloperie, l'himalya de la méchanceté réfléchie, raisonnée, vient d'être atteint par une prétendue association qui s'appellerait " La soupe au cochon" et qui distribue dans Paris à l'intention des SDF de la soupe dans la fabrication de laquelle entre systèmatiquement du porc, pour, vous vous en doutez, dissuader, les SDF musulmans de venir en goûter...

L'idée est visiblement née en Alsace, dans le cerveau pourri de militants FN.

Comment peut-on en arriver là ? Comment un être humain peut-il imaginer de mettre en oeuvre une telle masse de haine appliquée, cadrée, organisée ?

05 janvier, 2007

Un immense dragon pour le Têt

Le problème avec certaines associations caritatives, c'est qu'elles ont à leurs têtes des personnes qui ont un Moi surdimensionné. Sans doute est-ce nécessaire, au départ pour brasser, pour mener les "hommes". Mais ça peut se gâter très vite et se révéler être un frein à l'efficacité et à la bonne gestion d'ycelles...quand ce n'est pas devenir par le goût du pouvoir d'yceux, "contre-productives" comme on dit pour causer moderne. Je me suis un peu énervé à propos des Don Quichotte dont je considère qu'ils sont momentanément les "alliés objectifs " du pouvoir, lui servant sur un plateau, de quoi faire, en période électorale, de belles promesses. Pendant que les Don Quichotte installent leurs tentes et fréquentent les hautes sphères de la politique, le DAL, lui, a sans tambour ni trompette casé 80 personnes dans un immeuble de la rue de la Banque. Ce que je reproche en fait au Don Quichotte, c'est cette esthètique de la mouise. Ces tentes rouges, toutes bien alignées, c'est une " Installation" d'artistes, c'est le pire avatar du Land Art dédié à la dèche et produit sur la misère. Inviter des bourgeois à passer une nuit avec des SDF est un foutage de gueule en règle. Le truc, c'était de convaincre le nanti, (bourgeois ou non d'ailleurs) d'accueillir pour la nuit un SDF chez lui... Certains le font d'eux mêmes, une femme psychiâtre témoignait anonymement à la radio de cet accueil. Mais je crois que c'est plus facile de passer une nuit sur le pavé que de supporter chez soi un crado qui va vous saloper votre canapé Roche et Bobois... et laisser ses poils de fauché dans votre douche... Les tentes c'est dans les Eglises qu'il fallait les installer, elle sont grandes et chauffées ( le paroissien aime son confort) Deux cents tentes dans Notre-Dame, ça loge sans problème. Bon ok, ça nuit au commerce des cierges et des indulgences. Mais vous imaginez, Vingt-trois envoyer les flics ( "tiens 22 ! vla les flics , c'est 23 qui les a prévenus ", je pouvais pas la louper celle-là...) pour virer les pauvres de sa cathédrale ? Bof, on sait jamais... C'est ça qui serait intéressant de savoir... avant de savoir si le droit opposable sera voté. Attaquer l'État, qu'on pourra ! Mais vous avez déjà essayé de l' attaquer l' État... Et vous croyez qu'il a l'intention de se laisser attaquer l' État... En attendant, le long dragon rouge, du canal Saint-Martin prospère. Souhaitons qu'il disparaisse avant la fête du Têt, il pourrait y avoirconfusion...

04 janvier, 2007

Le journal de Cocteau

Je continue de lire le journal de Cocteau. Il dit de grosses bêtises, sur l'art abstrait en général et en particulier sur Nicolas de Staël dont il attribue connement le suicide à un aveu d'échec, le sien et celui de l'abstraction.. C'est idiot car de Staël est un meilleur peintre que Cocteau qui n'est qu'un très charment décorateur pour créatures de luxe et de tous sexes. Mais néanmoins, Cocteau est capable de fulgurences, de finesses, de compréhension et des hommes et de leurs oeuvres, en particulier à propos de Picasso. Il a néanmoins des goûts de son temps et des solidarités hasardeuses... Considérer Peyrefitte ( Roger, le bouffon, pas l'autre le (m)sinistre..) comme un écrivain courageux... bôf... Le problème de Cocteau, quand il parle des autres, c'est que sa qualité principale se retourne contre lui... La fidélité amicale l'aveugle... Car mettre dans le même panier Picasso, Buffet et Matthieu... tout de même... Cela dit, les fulgurences, l'emportent... Il y en a à chaque détour de page. Tout bavard qu'il est, Cocteau est un moraliste, son truc, c'est l'aphorisme. Curieusement, il y a du Montaigne dans ce mondain forcené. Mais a contrario, c'est un sprinteur, mais pas coureur de fond... Il faut des deux... Je continue de le lire avec bonheur. Car même les agacements qu'il provoque sont discutables..."écartables" comme on dit dans le Poitou, donc utiles...

03 janvier, 2007

Y a pas que moi qui le dit...

Dans un message précédent, je me suis un peu inquiété tout en reconnaissant leur utilité de ce que la publicité faite autour des " Enfants de Don Quichotte" risquait paradoxalement de se faire aux dépends de ceux qu'ils soutiennent.
Les associations lyonnaises qui font le même travail avec efficacité et dans la discrétion depuis des années trouvent un peu fort que les " Enfants de Don Quichotte" viennent aujourd'hui à Lyon leur donner des leçons de bienfaisance. Ils parlent d'une surmédiatisation et des dangers qu'elle risque d'entraîner...
Voilà... Je pensai un moment y être allé un peu fort... Finalement...

02 janvier, 2007

Le Droit de Fulminer !

Profitons-en. Bientôt on aura plus le droit ! Le droit de quoi ? Le droit de fumer ? Mais non, c’est déjà fait ! Je parle du droit de fulminer, de dire des horreurs, enfin plutôt de parler des horreurs, d'en causer, de s'en offusquer. Car vous savez bien que le plus horrible dans l'horreur, ce n'est pas l'horreur en elle même, c'est que des gens disent que c'est une horreur et ce que c'est comme horreur, car il y en a des tas d'horreurs et de tous genres... Comme toujours, c'est le mot qui est obscène... L'horreur, on en est entouré, on la voit, on la touche, on la renifle, on baigne dedans... Mais quoi, merde ! c'est pas une raison pour en causer. Faudrait inventer un spray pour enrayer l'haleine furieuse, les miasmes d'arrière-gorges de ceux qui s'énervent, qui s'indignent devant la connerie et la méchanceté. Car comme avec le tabac, vous gênez vos voisins quand vous fulminez ! Le fulminagisme passif que ça s'appelle ! C'est très mauvais pour le cerveau, le votre (encore que, ça vous regarde, c'est le votre), mais aussi celui de vos voisins qui n'ont jamais demandé à ce qu'on les pollue avec des idées qui font tousser les méninges, alors qu'ils rêvent de l'Air-Wick et du Vick-Vaporub de la bonne conscience ; des fumigations consensuelles qu‘ils veulent, pas de fulminations incontrôlables ! Alors, il y a des lieux pour calmer tout ça. Ca peut s’appeler partis politiques, églises, sectes, parfois même associations... Ce sont un peu les fumoirs où l’on vient se retrouver entre fumeurs qui prennent de préférence le même tabac... (les mélanges sont vites écœurants...) dans le but d'arrêter...

Mais le fulminateur non repenti, c‘est n’importe où qu’il veut fulminer, lui ! dedans, dehors, en haut, en bas ! sans retenue, sans compter, par vent, par neige ou par beau temps ! Il le craint pas, le cancer de l'ame... parce que justement, pour une fois c'est le contraire... L'addiction à la réflexion est bonne pour la santé mentale... Néanmoins, y aura pas besoin de légiférer ! C'est l'entourage (pas "l'immédiat", il est habitué, pire, souvent convaincu..) qui lui fera comprendre qu'il fait chier à l'enfulminer sans vergogne à défaut que ce soit sans raison... Bientôt ce sera plus à la mode du tout !
- Quoi ? vous fulminez encore ?
- Ben oui, j'ai essayé d'arrêter plusieurs fois, tout au moins de réduire ! ça dure quelques temps et puis hop ! je replonge !
- Faut aller voir un fulminatologue !
- Ah bon ?
- Mais oui ! Il vous désintoxique en vous faisant signer des trucs de substitution du genre pactulot, comités de soutien, qui vous permettent de vous sentir mieux et calment votre addiction fulminogène.
- C'est cher ?
- Non, c'est gratuit, mais c'est pas pour ça que ça rapporte pas...


Un peu de latin en ce début d'année, ou les pages roses appliquées .

Tempus fugit dit le cadran solaire
Qui sait et l’heure et le latin…

Carpe diem dit le jouisseur
Qui cherche à gagner les faveurs
De sa voisine latiniste…

Festina lente, répond-elle
Craignant encore d’être victime
D’un coïtus interruptus

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