21 novembre, 2007

Catherine Muller dit n'importe quoi, pourquoi ?

Ça revient ! encore ! Ce matin dans le poste on re-pose la question : peut-on parler de prise d'otage en période de grèves des transports. Notre Président ( LST!) emploie ce mot autant qu'il peut c'est à dire trop. C'est vrai, nous avons un président dont le vocabulaire doit tourner autour des trois-cents mots, (dont au moins la moitié d'une vulgarité totale), faut l'excuser. Mais une psychanalyste comme Catherine Muller (d'accord c'est pas le top du top dans la profession) trouve ça tout à fait normal, puisque dit-elle en substance, dans le cas des déchirements qui accompagnent souvent les divorces, c'est le terme qu'on emploie lorsque les enfants deviennent des enjeux. Mais pauvre imbécile, s'il y a une occasion de ne pas employer ce mot, c'est justement à propos des disputes entre les parents dont les enfants font les frais, quand, à l'occasion d'enlèvement d'un ou des enfants par l'un des parents, il s'agit, là vraiment, de prise en otage...
Après ces inepties, elle se lance, à propos du stress provoqué par ces situations de conflit social, dans une rapide apologie des méthodes d'une sorte de guérisseur-people nommé David Servan-Schreiber qui soigne bobos ou cancers à coup de best-sellers...
Mais ce nom, Muller, me dit quelque chose... Je me recueille, je cherche... Bon Dieu ! mais c'est bien sûr, souvenez vous, dans Tintin il y a un personnage récurent, le docteur Muller ! Visionnaire, Tintin, tout le monde le sait... Le docteur Muller est, qu'on s'en souvienne un faux-monnayeur... Il y aussi qu'on se le rappelle, des faux-monnayeurs de la pensée... leur principal outil, c'est le détournement du sens des mots.

Bientôt Noël et ses cadeaux

Une histoire de Noël me revient en mémoire.
Ça se passe dans un pays catholique apostolique et romain, dans une île sans doute méditerranéenne où les petits enfants écrivent, non pas au Père Noël mais au Petit Jésus (c'était comme ça pour moi aussi quand j'étais enfant, tout continental que je fus). Allez, soyons francs, ça se passe en Sicile. Un petit garçon, assis à sa table sous l'oeil bienveillant d'une Madone en plâtre multicolore qui siège sur une étagère, rédige sa lettre au Petit Jésus.

Très cher Petit Jésus !
Aurais-tu, dans ton immense bonté et à l'occasion de l'anniversaire de ta divine naissance, la gentillesse de m'offrir un VTT et un lecteur Mp3 ainsi qu'une game boy modèle X3 Z2
Tu feras de moi le plus heureux des petits chrétiens.
Ton très dévoué
Alberto

Il relit sa lettre mais la trouve un peu trop obséquieuse et la ré-écrit

Cher Petit Jésus !
Ce serait sympa de ta part de m'offrir pour Noël un VTT et un lecteur Mp3 ainsi qu'une game boy modèle X3 Z2
Dans cette attente et certain de ta générosité, merci d' avance
Alberto Corleone

Il la relit encore et la trouve décidément encore trop servile.
C'est ainsi que de reprise en reprise et devant la nécessité d'affirmer une virilité des plus insulaires, il se lève, monte sur une chaise, se saisit de la Sainte-Vierge en plâtre, la met sous clé dans un placard et retourne à sa table :

Petit Jésus !
Nous détenons ta maman en otage.
Nous la libérerons contre un VTT et un lecteur Mp3 ainsi qu'une game boy modèle X3 Z2
Rendez-vous le 24 décembre à minuit devant le n° X de la rue Z où nous procéderons discrètement à l'échange.
Inutile de prévenir la police si tu veux la revoir un jour.

Signé illisible


20 novembre, 2007

L'Argent là où il est

Quand on parle d'envisager d'émettre l'hypothèse d'imaginer qu'on puisse éventuellement se laisser aller à admettre qu'on aille un tant soit peu racketer quelques riches, des gens très spécialistes vous disent aussitôt avant même que vous en ayez fini, que si on taxe les produits du capital, ceux qui en bénéficient vont se faire la malle !

Alors je voudrais bien que les Sylvestre, Marseille et autres Montaldo, (qui, en passant, a encore aujourd'hui en homme du XXI° siècle, traité les grévistes de "révolutionnaires" et de "trotskystes"...) m'expliquent la différence du point de vue économique entre les riches qui restent en France et ne paient pas d'impôts et les riches qui la quittent pour ne pas en payer ?
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19 novembre, 2007

Kieu Sampan est-il fou ?

Kieu Sampan, contrairement à son pote Pol Pot, lui aussi l'un des grands tueurs sadiques de l' Histoire humaine, va être jugé. Vergès défendra donc cette sinistre ordure et comme j'aime bien Vergès (je sais, c'est pas bien, je devrais pas - tant pis !) je pense qu'il est capable, à défaut d'être acquitté (Vergès n'a jamais fait acquitter qui que ce soit, mais fait très souvent éviter la peine capitale, Badinter que j'aime bien aussi n'a en tant qu'avocat jamais fait mieux ), de sauver sa tête de con. Tant pis ! Dommage ! penseront certains. On se posera la question le jour ou Dobeulyou sera traduit devant le tribunal de la Haye...

En attendant, je me pose, à propos de ce jugement et très sérieusement, une autre et drôle de question. A partir de combien de victimes un tueur cesse-t-il d'être irresponsable ? Je m'explique. L'autre jour on s'est, sans doute à juste titre, offusqué de savoir que le tueur des infirmières de Pau n'était pas en prison mais en H.P et avait droit à des sorties en ville, car il avait bénéficié en raison d'une folie dûment expertisée, d'un non-lieu. Précisons : pour la victime (pour la Justice aussi) la différence entre le commanditaire et l'exécuteur reste que ce soit le même ou non et pour peu qu'il s'en souvienne, des plus minimes.

Maintenant, je voudrais bien qu'on me dise, à la veille de l'ouverture du procès de Phnom Penh, en quoi un grand tortionnaire imbécile sanguinaire puis lamentablement lâche (Hitler, au moins, s'est suicidé... c'est dire !), qui, après les avoir consciencieusement torturés avec un raffinement résolument oriental, a zigouillé près de deux millions de ses concitoyens, (même pas d'expiatoires étrangers...) serait moins psychopathe qu'un tueur artisanal qui "n'en a tué que deux" comme un vulgaire et occidental apprenti garçon boucher... Notons quand même que Pol Pot et ses tueurs ont innové en la matière, inventant, on arrête pas le progrès, le génocide-endogène...

Maintenant, quand bien même sa responsabilité serait éclatante, que dire de celle de la classe politique internationale qui l'a laissé faire pendant plus de quatre ans ? Ok, je sais, c'est un argument à la Vergès... et après ? Ok, c'est un peu chiant ! c'est pas pour ça que c'est con...

Question subsidiaire : est-ce que le fait d'être frappadingue excuse d'être une enflure ?
Mais comme le fait d'être sain d'esprit n' empêche pas d'être une saleté, le débat reste ouvert ..
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Rama Yade fait entrer l'apocope au gouvernement.

Ramatoulya Yade, mannequin vedette de la Maison d'Orsay, a donc raccourci son prénom. Elle se fait appeler Rama, procédant par apocope. Pourquoi n'a-t-elle par procédé par aphérèse ? Sans doute pour deux raisons. Toulya Yade, c'est vrai, ça fait un peu pagaille, un peu glandouille dirait sa collègue et quasi anagramme Amara, bref, moyennement sérieux. Mais la raison la plus probable, même si l' intéressée n'en a peut-être pas conscience, c'est que ces deux procédures n'ont pas le même résultat en terme de valeur sociale quand on les utilise. L'apocope induit une sorte de plus value dans le "chic", le "classieux", l' aphérèse tout le contraire. Je roule en Jag, je ne prends pas le bus car je m'appelle Alex, pas Bébert... (cf mon blog au 12 nov. 2006). Et puis Rama, ça fait un peu indou (Rama-la-Guerre et Vishnou-la-Paix... comme disait Pierre Dac). Mais le plus utile dans l'affaire c'est que quand elle dit ou fait des conneries, pas la peine d'inventer un truc façon "raffarinade" ou encore "jospinerie", le mot est déjà prêt et de surcroît éponyme : c'est une "ramayade".
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18 novembre, 2007

"Pauvres" de nous !

Dans cette histoire de retraites, en dehors de toute considération politique, technique, économique, il y a une chose qui me troue le cul. C'est cette énergie avec laquelle les classes moyennes défendent ce projet scélérat. Ce gouvernement va leur tondre la laine sur le dos et elles tendent l'échine aux ciseaux, comme si la coupe des poils favorisait la repousse... J'écoute la radio, vous le savez ; elle présente l'avantage comme aurait dit Monsieur de Lapalisse de ne pas être parasitée par l'image et n'est pas plus manipulatrice que l'écrit. C'est incroyable... Mais les gens qu'on entend qui soutiennent ce projet sont d'une abnégation réjouissante. Tout le monde sait qu'il y a du fric en France. Il y en a tellement qu'on ouvre des parapluies fiscaux pour, prétend-on, éviter qu'il ne se fasse la malle... La très fraîche (i.e. très conne) Ramatoulya Yade voulant l'autre jour prouver la compétence de la droite affirmait sans se rendre compte de ce qu'elle disait que, depuis 2002, la France s'était considérablement enrichie, abondant donc sans le vouloir dans ce sens... Elle a raison, la France est riche ! Il y a donc du fric, du flouz, du cash, de la fraîche et l'on pourrait en répartissant mieux les richesses régler ces questions en peu de temps. Non, non, parait-il, ce n'est pas possible ! Il ne faut pas mélanger les tiroirs-caisses... c'est à dire ceux des riches et ceux des pauvres... et surtout ne pas appliquer l'odieux principe des vases communicants ! Moi qui croyais qu'avec le nain de la pensée politique dominante "Tout était possible", j'en reste coi... Le culot efficace de ce gouvernement c'est de faire croire au moindre couillon (pas de féminin pour ce mot, dommage, car elles assurent ...) qu'il peut devenir riche et, le faisant rêver, soutenir et approuver des réformes régressives (c'est nouveau, ça vient, grâce à Sarkozy et à l'oxymoron, de sortir...) dont il bénéficierait s'il devenait riche lui aussi en l'excluant de ce fait de toute promotion... Le pauvre soutient en se sacrifiant le riche dans l'hypothétique projet de faire un jour, comme lorsque le communisme annonçait sans vergogne les "lendemains qui chantent", partie du club... Un peu comme lorsque les petits agriculteurs, défendent sans s'en rendre compte les géants de l' agro-alimentaire. Cons, je vous dis, ils sont cons ! Y a pas d'autres mots... enfin, pris en défaut, je n'en ai pas sous le clavier...

La pire des choses qui pourrait arriver dans une démocratie, c'est que le peuple devienne in-tel-li-gent ! Ok, j'exagère : un peu moins bête...

Pour cette populace imbécile voici donc le plus important : être d'accord pour devenir plus pauvre dans le but de devenir riche, pourvu que surtout, ceux qui ne veulent pas devenir pauvre, le deviennent aussi...
Pauvres hères, au lieu de soutenir ces réformes, jouez plutôt au Loto ou à l'Euromillion... La Française des Jeux est finalement dans son statut de vecteur de rêves beaucoup moins malhonnête... "Cent pour cent des gagnants ont tenté leur chance..." Avec Sarkozy, 100% des français, dont 47% qui n'ont pas voté pour lui vont se faire avoir...
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17 novembre, 2007

Les Pizzicato Five enfin !

Ca y est ! on peut enfin voir sur YouTube des vidéos de notre groupe favori toutes tendances confondues ! Celle-ci (cliquez ci-dessous pour voir !) est une des plus représentative de leur génie absolu ! Nos amis japonais faillirent faire sepeku quand, il y a quelques années, ils apprirent que nous écoutions de cette bande de nipons branquignoles les disques que Polo avait rapporté de Tokyo. Ils passent parfois à la Maison du Japon.
Il ne vous échappera pas que, contrairement aux Douze travaux d'Hercule et aux Sept Péchés Capitaux, les Pizzicato Five, mousquetaires du bon goût japonais, ne sont que trois...

Delphine encore, forcément...

C'est bizarre. Je ne crois absolument pas à ce genre de trucs, mais quand j'ai, hier, écrit ce petit souvenir, j'ignorais totalement qu'elle est morte un 15 novembre... Je viens de m'en apercevoir à l'instant en re-visitant le blog d'Angèle Paoli l'excellent "Terres de Femmes" sur lequel j'avais, en commentaire et peu de temps après l'avoir écrit, repris mon petit texte d'hier.
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16 novembre, 2007


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Et maintenant histoire de rigoler : "Le Quotidien du Peuple" en ligne

Ah souvenirs ! Souvenirs !
Si vous voulez vous marrer un brin, cliquez sur le lien ci-dessous. Vous serez raccordé au fameux " Quotidien du Peuple", organe officiel (et en français) de cette grande et merveilleuse démocratie qu'est la Chine Populaire.

Le quotidien en question....

Je regarde le portrait de Mallarmé par Manet et plus encore que les photos du poète, ce tableau m'inspire une drôle de réflexion. Pouvait-on avoir avec Mallarmé une discussion "quotidienne", j'entends, simple, du genre fera-t-il beau demain ? Que mangerons nous ce soir ? Geneviève fait-elle un bon mariage ou les fraisiers du jardin de Vullaines seront-ils généreux cette année ? Bon, pour ne rien vous cacher, je me pose la même question en regardant les portraits par Blanche de Claudel ou de Mauriac. A croire que les peintres ont saisi une part de l'essentiel... un truc parfaitement indicible, un trucage en quelque sorte, comme pour mieux nous intimider. Je ne sais pas si les photographes ont ce pouvoir.
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Faustine Bollaert raciste ? oui probablement .

Cet après-midi, Faustine Bollaert, miasme téléviso-radiophonique (ça y est, je sais désormais qui c'est !), s'intéresse "aux dragueurs". Elle dresse donc des portraits prétendument drôles. Le premier type de dragueur pour elle, c'est le lourdaud, "l'ouvrier qui vous siffle" (sic!)... ou celui qui vous drague à la tchatche, et là elle l'imite, le dragueur : tics de langage façon banlieue et accent rebeu à trancher au laser... Le dragueur genre gros con est donc un prolo, quand ce n'est pas un bougnoule, une caillra.... Elle oublie, mais après tout peut-être ne le connaît-elle pas, que dans le sketch mémorable de Bedos et Daumier, "La Drague", le lourdaud est encostumé-cravaté...

Je sais qu' Aubstine Follâtre est un peu conne, vaguement hystérique et navrante aussi, c'est pardonnable, mais désormais, ce qui l'est moins, une bien mauvaise personne... Un vraie "morue" comme on disait quand j'étais jeune.
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15 novembre, 2007

Le monde à l'envers...

Pendant que la France, le monde entier et les japonais se ménagent avec énergie une migraine post néo-beaujolaise, et bien nous, ce soir, sans l'avoir prémédité et par le plus grand des hasards (Polo est passé hier chez Kyoko), on se pique la ruche au saké... Résistance !
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Regards...

La coiffure, le regard perdu d'une angoisse visible...











Près de deux mille ans les séparent... et pourtant elles ont toutes deux les yeux rougis, de la même manière...

14 novembre, 2007

Regard

Pourquoi a-t-elle l'air si inquiet, la "Gitane" de Gaziantep ?
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Christine Bard

Christine Bard est historienne, mais les sujets qui l'intéressent la font aussi un peu anthropologue, antrhopologue des femmes, souvent. Et comme tous les anthropologues masqué(e)s ou non, elle est à l'instar des Leiris, des Lévy-Strauss un peu (beaucoup) poète aussi, car la poésie, c'est avant tout un regard...
Si l'Histoire des femmes vous intéresse, lisez et intéressez-vous à Christine Bard et à ses travaux. Moi j'aime les gens qui me donnent, en les lisant ou en les écoutant, l'impression d'être, par contamination, intelligent voire brillant et, c'est drôle, un peu généreux. Bref, Christine Bard fait partie des gens qui "déteignent" ... Ces gens-là, de nos jours, ne sont pas si nombreux...
Merci Madame Bard !
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Grève, politique, cyclisme et sudation

"A cause des grèves, je pédale et ça me fait suer. Stop à la grève"
dit un tract distribué ce matin paraît-il à 500.000 exemplaires par les petits croisés de l'U.M.P. Ben alors ? Qu'est-ce qu'elle a dit la semaine dernière, Christine Lagarde, la ministre des finances de leur président qu'ils ont élu, quand le pétrole a augmenté ?
"Faites du vélo ! "
qu'elle a dit ! Amis sarkozystes, faudrait l'entendre, faudrait s'entendre...
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Otages, Ô nous les poires ! Ô gréviste, il suffit !

Les mots, toujours les mots... Ça y est il nous l'ont encore resservi. Je croyais qu'ils avaient enfin compris, mais non, les gens et les partis hostiles à la grève continuent d'estimer qu'ils sont pris en otages. Couillons, avez-vous déjà vu les cheminots vous séquestrer dans votre wagon, vous interdire de quitter la gare, vous encarafer au dépôt ? Trouvez un autre mot, qui convienne... et qui si possible ne fasse pas contre-sens... J'en ai plusieurs, mais je ne vous les dirai pas !

Il paraît qu'Ingrid Betancourt et ses camarades ne rêvent que d'une chose, être dans l'impossibilité de prendre le train et le métro et d'être contraints, forcés, de faire du vélo ou de marcher dans Paris ou dans Bogota...
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13 novembre, 2007

Debbie Harry, première rappeuse

Pour définitivement reléguer Johnny et bien d'autres au magasin des accessoires de la médiocrité chansonnière, regardez et bien sûr écoutez cette vidéo de Blondie (l'image est moyenne mais le son excellent) ...
Certainement l'une des plus géniales de l' Histoire du Clip, manifeste pop-rock de l'époque, très estampillé "Factory"... Il est plus que probable que les taggers du troisième et remarquable plan-séquence soient Five Fab Freddy et surtout Basquiat lui-même... et oui... au début des années quatre-vingts, ça se passait comme ça avec Debbie la sublime qui rappe ici déjà tout naturellement et sans prévenir...
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Johnny Hallyday Always aussi con...

Johnny Hallyday qui est au Rock ce que le skaï est au cuir véritable (imputrescible), sort un nouveau disque. On en entend, par un discret matraquage, déjà la chanson phare. C'est, comme à l'accoutumée, assez nul mais désormais aussi, un peu prétentieux....

Le titre, qui est le premier mot de la chanson, est à se taper le cul de rire. C'est "Always", comme les serviettes et protections périodiques du même nom... Bôf ! Si ça fait pas le tube de l'hiver ça pourra faire la pub de l'été...

Bon, ta prochaine scie tu vas l'appeler "Confiance", j'imagine. Allez, pour une fois, toi le rebelle de la récup, l' ex-aventurier du recyclage musical en tous genres, tu innoveras enfin en créant le premier "Prostate Song"...
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12 novembre, 2007

Haïku pas cool...

Tu fais grève ?
Tu rêves !
Tu fais pas grève ?
T'en crèves !
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Encore des mots, toujours des mots...

Je vous parlai, il y a trois jours, de la résurgence à l'occasion des grèves imminentes d'un vocabulaire délicieusement vieillot, façon "droite en soixante-huit". Aujourd'hui dans la même série sont réapparues, encore toutes imprégnées de leur naphtaline idéologique, les sournoises, les occultes, les souterraines
"minorités agissantes"
et bien sûr,
la sublime par son abnégation historique
"majorité silencieuse".

Il faut savoir que les minorités agissantes sont les bras armés de politiciens, de gauche bien entendu, amers, envieux, incompétents et prêts à tout pour provoquer la fameuse gauloise et gaullienne
"chienlit"
La majorité silencieuse, elle, c'est bien connu, ne fait pas de politique...

11 novembre, 2007

Romantique ? ou Romanesque ?

La semaine dernière sur Europe, une émission l'après midi a pour sujet cette question d'une importance extrême en temps de paix : "Êtes-vous romantique ?". Il y a bien sûr des gens qui téléphonent mais aussi des invités. La blonde des ondes qui officie, une certaine Faustine Bollaerd (ou quelque chose comme ça), est particulièrement inepte, inculte, et un chouïa hystérique, personne n'est parfait. Mais tout de même... les invités, eux, pourraient être moins cons, non ?
Et bien voilà, on vous explique. Être romantique, c'est offrir des fleurs à son amoureuse, lui dire qu'on l'aime le jour la nuit, la Saint-Valentin quotidienne. Car il faut bien comprendre que c'est un truc de mec, le Romantisme... pas une fantaisie de bonne femme, un délire de fendue... Le Romantisme tel qu'on l'imagine à l'instant, c'est couillu... C'est faire des trucs insensés pour prouver son amour, du genre " Patrouille de France qui dessine dans le ciel sous les yeux ébahis de l'aimée un coeur avec une flèche au centre et en plus : "A Jennifer pour la vie", signé Bryan ! (une société de services propose quasiment ça pour quelques milliers d'euros...) Bref, l'accessoire du Romantisme aujourd'hui c'est un peu le 4X4 qui vous mène sur un coup de tête un soir à Étretat...En tous cas, c'est toujours le mec qui s'y colle...
Bon, je crois qu'il faut reprendre les choses dès le début et dans l'ordre... Le Romantisme, c'est pas de la gaudriole... C'est pas de la fiction à cent balles... ni, comme le prétend un auditeur, "Le Zèbre", roman à succès de ce brave Jardin qui croit sans doute en l'occurrence et en toute sincérité avoir créé un héros romantique sous les traits d'un notaire... Ce n'est de toute façon et en aucune manière patauger dans un bonheur tarifé...
Le Romantisme, tas de glandu(e)s ça mène à la folie (Marguerite dans Faust), pas chez Interflora, à la mort et pas chez Cartier (Werther qui se suicide de l'indifférence de Lotte).

Le Romantisme c'est Gérard de Nerval génial et dévasté, pendu à une grille rue de la Vieille Lanterne, au pied de la Tour Saint Jacques... Marie d'Agoult dite Daniel Stern, morte folle elle aussi... C'est aussi George Sand vaillante et généreuse... Hugo, Vigny, Chateaubriand ... j'arrête... la cour est pleine...

Le reste, pauvres imbéciles sonores, incolores, indolores, inodores, c'est du Ro-ma-nes-que... Faudrait pas confondre les chansons de Vincent Delherm et les lieder de Schubert, Goethe et Christine Angot, La Malibran et Marianne James. Hélas, hélas, on en est là ....
Et c'est ainsi que vous persistez à mélanger les genres... Confondre romanesque et romantisme, ça a un nom, ça s'appelle le "bovarysme"... On en meurt aussi, c'est vrai...
J'ai vécu quelques années avec quelqu'un qui, infatigablement, avec soin, faisait l'amalgame. Ça devient insupportable, rien à faire : cas de divorce... Ma vie en aucun cas n'est un roman dont je suis le héros pas plus que la victime... Ni Cosette, ni Jean Valjean...
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Roselyne goes shopping

Nos reporters étaient présents :
Derrière ses lunettes noires et malgré sa perruque,
ils l'ont reconnue !


Midi-quinze, mercredi, fin du Conseil. Rue du Faubourg Saint-Honoré, attendant incognito que son chauffeur ferme la voiture ministérielle après lui avoir sorti son caddy, Roselyne s'octroie une petite pause avant d'aller faire ses emplettes.


Le Figaro Madame cite PPleMoqueur... et oui !

J'en suis tout ébouristouflé ! Je découvre à l'instant qu'une certaine Caroline Rousseau journaliste au Figaro Madame m'a fait l'honneur le 15 octobre dernier de me citer (sortant il est vrai, en professionnelle avertie, mes propos de leur contexte...) dès les premières lignes de son article sur Colette, le grand-bazar filou-branchouille de la rue Saint-Honoré. Mais je pense que la chérie m'a lu "en diagonal"... En tout état de cause, si les lecteurs et lectrices de son illustré se reportent à mon blog en général et à mes propos sur Colette en particulier, ils vont pas être déçus...
pour l'article cliquez :
http://madame.lefigaro.fr/mode/en-kiosque/809-colette-arbitre-de-l-air-du-temps/1

Pour ce qui est de ce qui a inspiré la brillante jeune femme, revenez, si vous voulez, à mon message du 22 août dernier et surtout à celui du 15 août 2006, histoire de comparer...
http://pplemoqueur.blogspot.com/2006/08/colette-le-magasin-pas-lcrivain.html
http://pplemoqueur.blogspot.com/2007/08/colette-encore-escroc-toujours.html
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10 novembre, 2007

O.T.A.N. en emporte le vent...

STUDEBAKER

En ces temps de grand rapprochement franco-américain dont les effets vont peut-être nous conduire au pire, je me souviens... Je me souviens des américains, des bases que de Gaulle un jour de 1965 vira de France, sans beaucoup de ménagement il est vrai (il a du encore faire un quart de tour dans sa tombe lors de la visite de notre actuel président il y a quelques jours à Colombey-The-Two-Churches, soyons américanophile jusqu'au bout...).
Il y avait la M.P, jeep, treillis, rangers et casque blanc, qui rôdait dans la ville, chargée de l'ordre des soldats américains, mais qui en cas de bagarre, c'est à dire tous les soirs, matraquait les pochetrons des deux nations alliées sans beaucoup de discernement quand elle ne se mêlait pas de "l'ordre en ville" à la place de la police française, tout simplement.
Il y avait dans notre rue, une "particulière" (selon le glossaire maternel) dont la clientèle était devenue surtout américaine. On l'appelait "la Pauleau", de son nom de jeune fille, hors de question de l'appeler par son nom d'épouse : c’était, pour notre honte, le même que le notre... C'est ainsi que chaque jour, le soir venu, débarquait, silencieuse, glissant sur le bitume, la superbe Studebaker rose et blanche (la même exactement que celle montrée ci-dessus) d'un sergent black américain qui de client assidu était devenu son souteneur, créant ainsi en bon libéral éclairé une modeste mais florissante multinationale vicinale du cul...
Il y avait des choses curieuses, telles ce cabriolet Sunbeam d’un jeune soldat qui s’était, à cent-soixante à l’heure (le compteur qu'on pouvait voir au coeur de l'épave était resté bloqué), presque en même temps que James Dean, amoureusement enroulé comme le fait le lierre en été autour d’un platane ; les gens venaient en famille voir ce tout nouveau trophée de la modernité, les français ne se tuaient pas encore couramment, à l'époque, d'une aussi flamboyante manière. Beaucoup d’américains donc, mourraient en France en temps de paix, comme cette jeune femme dont la maison de bois à la sortie de Chauvigny avait brûlé, elle avec. On racontait avec horreur que sa chemise de nuit avait “fondu” sur elle... première et innocente victime en France du tout nouveau nylon, de ce progrès qui, déjà et encore, tuait...
Il y avait aussi ces cités qui leur étaient réservées. Des maisons basses toutes simples posées, comme ça à la périphérie des villes dans des hectares de pelouse dont chacun profitait de la totalité. Quand les français les récupérèrent, la première chose qu’ils firent fut d’installer des clôtures, transformant ainsi des parcs immenses en autant de minuscules mais personnelles basses-cours, un petit "chez soi" plutôt qu'un grand à "tout le monde" ... autre notion de l'espace issue des "grands espaces"...
C’est l’époque à laquelle je reçu en provenance du PX un disque de Jimmy Driftwood... Vous ne connaissez pas ce chanteur de “Bluegrass” (l'un des avatars de cette Country Music dont se repaît Dobelyou quand un doute l'étreint) ? Normal, même les américains l’ont oublié...

Bon à part ça, Norman Mailer est mort aujourd’hui. Et ça, c’est bien dommage...

09 novembre, 2007

Rétro, au trot les gauchos !

A l'occasion des grèves qui approchent au galop on entend, venant de gens qui interviennent à la radio à propos de ces odieux fomentateurs antisarkozistes primaires de troubles sociaux, des termes au charme désuet qu'on n'avait pas entendus depuis des lustres :
gauchistes,
agitateurs,
cocos,
trotskistes,
et surtout, surtout, le plus beau, le plus rétro, le plus barocco-rigolo expectoré hier par la bouche d'un très digne et chenu auditeur :
bolcheviques !

Ah, souvenirs d'antan et beautés oubliées tels "les bijoux perdus de l' antique Palmyre" ! à quand le retour de "l'Ennemi de l'intérieur" que le merveilleux Marcellin des Plombiers du Canard combattait en son temps ou son avatar l' "Anti-France" cible éternelle de son double : Super-Dupont !


08 novembre, 2007

Amérique, Mère-Patrie, tropisme sarkozien...

Mon partenaire privilégié consulte quotidiennement sur le net la presse américaine. Il me fait part d'une étude toute fraîche qui a été faite sur les "sans-logis" américains, oui il y en a. Il apparaît qu'un SDF américain sur quatre est un ancien soldat. Des vétérans du Viet-Nam ? lui demandè-je. Oui bien sûr, mais pas uniquement, il y a aussi des anciens de la "Guerre du golf", et surtout, pire encore (si c'est possible) de jeunes soldats tout récemment démobilisés à leur retour d'Iraq.
La Mère-Patrie ne tue pas que ses ennemis, elle flingue aussi et tout autant ses propres enfants "sur le terrain" ou les laisse crever à leur retour en remerciement des services rendus...

C'est cette Mère-Patrie là que notre président (LST !) est allé, courageux mais pas téméraire, évitant les sujets qui fâchent, saluer à genoux, à plat-ventre... C'est le modèle qu'il veut pour nous, le rêve dans lequel il se vautre.

Réveillez-vous, petits français qui l'avez élu. L'homme n'est pas qu'un vulgaire histrion, son tropisme américanophile n'existe qu'en occultant soigneusement la Mort dont ce rêve sait aussi se nourrir... Ne riez plus de Sarkozy ! Méfiez-vous ! cet homme pourrait, pour un simple hamburger, un T-bone ou une "standing ovation", envoyer vos soldats au casse-pipe.


07 novembre, 2007

Cimetières, chrysanthèmes, cailloux et crucifix

Voila, je suis de retour. J'étais parti fleurir mes tombes.
Sur l'une d'entre elles il y a un chrysanthème mais aussi des cailloux, syncrétisme post-mortem. Savez-vous que le pire ennemi des morts c'est la mousse qui se dépose, s'introduit et prospère, spore par spore sur les lettres gravées dans la pierre et masque peu à peu, si l'on n'y prend pas garde, le nom du disparu ? Le vrai larbin du temps, l'auxiliaire de l'oubli pour peu que la dalle soit orientée au nord, je vais vous dire, c'est le lichen ! J'ai donc ainsi gratté un prénom, un nom et deux dates, des chiffres et des lettres en quelques sortes, ça l'aurait bien fait rigoler.
Sur la tombe maternelle il y avait et ce depuis des lustres deux croix bien trop grandes qu'on avait disposées en "V" pour qu'elles tiennent côte à côte, V comme "Mort où est ta Victoire" façon Borgnole and C°... C'est avant-hier seulement qu'on s'est dit que, quand même, une suffisait... J'ai donc soustrait l'autre, la plus moche... Facile ! Mais qu'est ce que j'en fais maintenant de mon Christ en maillechort sur sa croix de feuille de marbre ? Je vais pas le larguer au dépotoir, je respecte ! Je regarde si sur une tombe voisine, y aurait pas un petit déficit. Des nèfles ! alentour, l'ex-voto prolifère, ça déborde, ça dégorge, ça pullule, c'est la crise du logement, la cité d'urgence du souvenir. J'avise plus bas, contre le mur, une concession en déshérence et lui fais don incontinent du très grave et divin symbole. Oh la-la ! Qu'est-ce que j'ai pas fait ! Au nom du respect des consciences, mes soeurs me tancent, me morigènent ! Qu'est ce qui te prouve que ce défunt (dont la tombe, entre nous, est désespérément vide de tout souvenir) voulait d'un crucifix ? Ok-ok ! y a rien à redire ! J'y retourne et je porte ma croix... Heureusement pour moi (car je commence à la trouver pesante), à trois pierres d'ici, sur une tombe visiblement catholique apostolique et romaine, une croix en céramique qui avait du être marron façon bûche de Noël avec des petites fleurs et puis du lierre aussi, est littéralement explosée, ratatinée, en poudre. D'un revers de main je balaie les résidus et je la remplace, bien au milieu, par ma croix, à moi l' éphémère et perclus christophore.
Mais au fait, je veux bien qu'on prenne en compte les éventuels désirs des morts sur le plan de la croyance. D'accord, le premier n'en voulait peut-être pas mais qu'est-ce qui me prouve que celui qui en hérita finalement en souhaitait une aussi sinistre, grisâtre, neurasthénique ?
C'est fou, quand on s'approche des morts, les questions qu'on se pose et le nombre de réponses qu'on n'aura jamais !

04 novembre, 2007

Et hop ! le voila parti !

Ca y est, il a pas résisté, et comme Cécilia s'est quasiment retirée au Carmel, il accourt dès ce matin au Tchad pour hâter la libération des trois journalistes français et des hôtesses espagnoles, (ha ! cette attirance de notre président pour l'Espagne et les espagnoles !). Bref dès qu'il y a une couille, tel Superman, pfftttt! le voilà ! Il est vraiment, comme il le dit lui-même de son adjectif favori, "extraordinaire". Tenez, je suis sûr que si l'avion qui le trimbale a des problèmes il est capable de le réparer en vol .

En attendant il y a des trucs où malgré ses talents extraordinaires, ça coince :
Cliquez sur ces dossiers que mon amie Nathalie qui ne pense pas très bien non plus me transmet fort aimablement :

02 novembre, 2007

Radio Courtoisie, Bernanos et Bloy

Je tombe à chaque fois que j'allume mon mini-transistor (qui fait aussi lampe de poche...), allez savoir pourquoi, sur Radio Courtoisie. A ce moment de ma brève écoute un sinistre vieillard pompeux se recommande, en initié, de Bernanos et de Léon Bloy... Ah, le con ! il a oublié Maritain ! Mais bougre d'âne, salisseur de mémoires augustes par la seule citation que tu oses faire, et de ta bouche indigne, de leurs sublimes noms, si Bernanos, Bloy, Maritain que tu ignores étaient vivants et s'ils t'entendaient à l'instant, petit phimosis cérébral, ils te conchieraient allègrement pour ton étroitesse d'esprit, ta calamiteuse rhétorique, ta haine raciste et homophobe, ton incontinence réactionnaire, ta prostate intégriste et tes remugles de soutane rance, tellement, tellement ! que tu n'oserais même plus te rendre faire tes grâces à Saint-Eugène ou à Saint-Nicolas, tes miasmatiques paroisses...
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Christine Boutin, les sans-logis et le Petit Jésus.

Christine Boutin bonne chrétienne n'est pas contente. Parce que des comédiens viennent soutenir les sans logis que les flics de sa collègue Alliot-Marie (ces femmes sont décidément douces et généreuses) vident régulièrement de la rue de la Banque où ils s'installent même si dans la réalité il semblerait que ce sont plus des mal logés que des sans logis

Christine Boutin s'en prend à Emmanuelle Béart, à Josiane Balasko, à Depardieu qui viennent sur place pour afficher leur solidarité.

Christine Boutin leur dénie tout droit à la parole en raison de leur incompétence en matière de logement.

Christine Boutin est-elle compétente qui n'a pas été foutue au bout de cinq mois d'activité ministérielle au sein d'un gouvernement pourtant si activiste de régler le problème ?

Certains prennent sa défense en se gaussant de ces saltimbanques pétés de thunes qui viennent s'afficher, par pure démagogie et dans le but unique de nuire à ce gouvernement, avec des pauvres ! Et si l'on comprend bien Christine la Câline, les riches sur ce sujet n'ont pas le droit de l'ouvrir et les pauvres n'ont qu'à la fermer ! Ah ! Démocratie quand tu nous tiens !

Sois rassurée, Christine, toi dont le prénom vient de "Celui" dont tu es une fervente adepte, le nombre de saltimbanques pétés de thunes qui s'offusquent restera toujours inférieur à celui de ceux qui s'en tapent...

Mais n'oublie pas, Christine-la-Chrétienne, le Petit Jésus t' a à l'oeil !

(Allez, je vous fais grâce du classique "Christine qui rit quand on la ..." car non seulement c'est hors-sujet, mais c'est surtout hors de question...)
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01 novembre, 2007

Histoire belge à l' Arche des Zozos

A l'instant même sur Europe on intervioue la femme du pilote belge retraité de la Sabena qui devait transporter les enfants du Tchad en France et qui vient de se faire arrêter à N'Djamena pour complicité d'enlèvement d'enfants :
"J'ai eu mon mari au téléphone, il va très bien, il a pris ses médicaments... (sic !) ". Elle explique : " Il a eu, il y a deux ans, un pontage coronarien... Il a 74 ans mais il est en pleine forme".

Dommage que les regrettés Albert Schweitzer et Florence Nightingale ne soient plus de ce monde... Ils les auraient sans aucun doute recruté en priorité...

Maintenant qu'on sait l'âge et l'état du capitaine, il serait intéressant, juste pour rigoler, de connaître ceux de la "Caravelle" voire du "Constellation" ou du "Latécoère" qui devait faire le trajet...
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31 octobre, 2007

Brice Hortefeux injustement privé d'une reconduite massive.

En raison de l'incompétence d' ONG quelque peu brouillonnes, Brice Hortefeuer se voit privé, par le ratage de l'opération Arche de Zoé, d'une reconduite à la frontière instantanée et clé en main de 103 clandestins scolarisables qu'il suffisait de laisser dans l'avion, demi-tour en bout de piste et hop direction N'Djamena... Plus la peine d'aller les cueillir à la sortie de l'école... Bref, un bon quota atteint en deux minutes à peine et un tour de tarmac... Mais si on continue comme ça, à laisser les émigrants se faire encarafer avant même de quitter leur pays d'origine, on va en faire quoi, d' Hortefire et de son fond de commerce ?
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30 octobre, 2007

Enfants d' Afrique, petit bétail...

Qu'est-ce qu'on peu bien encore piquer dans un pays d'Afrique une fois qu'on a raflé le pétrole, les minerais, les diams, l'ivoire, les essences rares ou quand ce pays n'a jamais eu la moindre de ces richesses, pas même une goutte d'eau ? On a deux possibilités qui bien que proches sur le fond, sont totalement indépendantes l'une de l'autre.
Premièrement, la voie légale et gouvernementale qui nous fait recruter les plus brillants sujets et les inviter à venir travailler en France pour le plus grand bien des entreprises en manque de cervelles fraîches.
Et puis la voie illégale, qui consiste à aller enlever des enfants pour pallier le déficit de tendresse de familles françaises en mal d'adoption. Cette seconde voie est toute nouvelle ; elle est tracée par de jeunes et modernes aventuriers et semblait jusqu'à ces derniers jours, somme toute moins risquée que la chasse au bonobo. Bon, ok, ils sont en taule... adieu la gloire ( les photographes étaient pourtant là...), adieu 4x4, adieu destin à la Kouchner, braconniers de la misère...
Cent-trois enfants, petit bétail, qu'ils allaient offrir, à l'ancan...
Cent-trois enfants prétendument darfouris orphelins dont on apprend en fait qu'ils sont tchadiens et qu'ils ont leurs parents, qu'on traite donc de ce fait comme de la viande en en masquant la "traçabilité". Cent-trois enfants dont le président du pays où ils vivent et d'où ces bons apôtres voulaient selon leurs propres termes les "exfiltrer" (sic !) utilisait pourtant, lui qui ce jour s'offusque, pour venir au pouvoir, des enfants soldats... Franchement était-ce la peine d'en rajouter ? Pendant ce temps, en France, de braves gens, généreux mais quand même un peu cons et qui ont cotisé, attendent encore peut-être ce petit darfouri qui, quasiment coché sur catalogue, les fit tant, mais en vain, rêver ...

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Ah ! Que je suis déçu !

On entend à propos de l'augmentation sauvage des émoluments présidentiels, l'argument fallacieux qui voudrait que les salaires des footeux, des chanteurs, et des "artistes" soit aussi scandaleux que ceux des "grands" patrons et ceux, désormais des politiciens. Désolé, mais jusqu'à présent, les sportifs et les artistes n'émargent pas au budget de l' État, et je ne me souviens pas qu'on m'ait obligé à payer une place de match, de cinéma ou de concert... Pour ce qui est des patrons, hormis ceux qui sont à la tête d'entreprises dans lesquelles l' État est présent, s'ils sont assez malins pour embobiner les actionnaires en leur faisant croire qu'ils sont irremplaçables, c'est certes pas glorieux, un peu comme les gourous qui vampirisent leur adeptes, mais ça n'a rien à voir...
Argument subsidiaire foireux par excellence : le personnel politique n'a pas "d'horaire" et le président de la République est président 24h/24... Ah ! c'est donc un "métier" ? Je croyais que c'était une vocation et que ce dévouement à la Nation n'était pas rémunéré mais "indemnisé"...
Moi qui étais persuadé que les hommes et les femmes politiques n' oeuvraient que par un goût irrépressible du sacrifice et du don de soi, un peu comme les prêtres... Mais non ! Comme mon boucher, mon plombier, mon quincaillier, mon épicier, ils veulent de la thune ! Ah! que je suis déçu !


29 octobre, 2007

Economie

On apprend aujourd'hui que le Président de la République gagne trois fois moins que le premier ministre. On envisage donc aussitôt, contrairement à ce qu'on propose pour la mise à plat des retraites, un réajustement par le haut. Mais puisque par les bons soins de notre président le premier ministre n'en fout plus la rame, ne serait-il pas plus juste, plutôt que d'augmenter le salaire du président, de réduire celui du premier ministre ?
Je sais, je n'ai rien compris, je ne suis qu'un privilégié crypto-poujadiste exonéré de toutes pensions alimentaires et autres indemnités compensatoires à répétition.
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Sarkozy tel qu'il est...

Nous avions jusqu'à Sarkozy des présidents, de quelque bord qu'ils fussent, maîtres de leurs nerfs. Ils étaient pour la plupart issus de milieux où les bonnes manières étaient de mise, en particulier celles qui s'adressaient aux femmes. Ne dit-on pas que Louis XIV dans les couloirs de Versailles s'effaçait devant les femmes de chambre... Nicolas Sarkozy, est comme on disait autrefois, "mal élevé"... victime d'un déficit de bonne éducation très probablement dû à ses origines "aventurières" d'autant plus évident qu'il gravite maintenant depuis des lustres en satellite de ces sphères où, a minima, la bonne éducation tient souvent lieu de morale...
L'aventure de son intervioue pour CBS (le TF1 américain...) par une journaliste pourtant dès le début acquise à sa cause en est le témoignage le plus affligeant. De l'art de se griller avec ceux qui sont censés vous porter aux nues, quand on n'a rien compris à rien, soit parce qu'on ne maîtrise pas la langue, soit parce qu'on ne maîtrise rien du tout, même pas soi-même.

Regardez bien ce qui suit (prenez votre temps c'est assez long à télécharger.) Nous avons un président qui manque singulièrement de maturité et je le crains, d'intelligence quand il déborde en même temps d'une insigne et incontrôlable vulgarité. Nous votions pour un président, ce fut un pouffiat qui l'obtint... Sarkozy grand communicant ? dans un cadre franco-français... seulement... Ce reportage de ses amis américains est accablant :
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Ne rêvez pas, Mesdames...

Pour ces jeunes femmes intelligentes et actives qui sont passées si vite, à la faveur d'une élection, de leur banlieue natale au VIII° arrondissement, des graffiti des HLM aux ors de la République : n'oubliez pas, Mesdames que sous le Chanel, voire même sous le Guerlain, la caque sent toujours le hareng.
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Zyed Benna et Bouna Traoré, deux ans déjà...

Vous souvenez-vous qu'il y a deux ans jours pour jours à Clichy sous Bois, deux gamins coursés par les flics et ce sans raison sont morts électrocutés dans un transfo EDF où, déjà morts de trouilles, ils s'étaient réfugiés, déclenchant les émeutes des banlieues.
Il devait y avoir une enquête... On devait dénoncer les responsables, savoir comment on en était arrivé là... Ben, je crois qu'on ne saura jamais... C'était avant... depuis, il s'en est passé des choses... Bien plus importantes, des élections, pas des électrocutions ! Et celui qui les avait accusés sans preuve et à tort d'avoir été poursuivis par ses flics parce qu' ils venaient de commettre un larcin, n'a, alors que ses pouvoirs ont été décuplés, rien fait ni pour la recherche de la vérité, ni ne s'est excusé de ses propos de l'époque. Ah si ! Il a nommé une beurette à la Chancellerie, une autre au logement et une blackette au Quai d'Orsay... Elles sont issues de ces banlieues pour lesquelles elles ont désormais le plus profond mépris et la haine la plus tenace. C'est sa façon à lui de réparer... Heureusement, le petit Louis n'est plus en âge de mettre les doigts dans les prises...
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28 octobre, 2007

Il suffit de piger...

A l'instant même, dans la rue presque déserte un jeune homme visiblement perdu, un papier à la main, me demande son chemin. Il cherche une rue qui se trouverait près d'un grand "Auchan"... Le grand Auchan en question est à plus de dix kilomètres d'ici en rase campagne et je ne le vois pas, un dimanche, y aller autrement qu'à pied, bon courage ! Je lui demande quand même de me préciser l'adresse qu'il cherche. Et là, je comprends tout ! Il s'agit d'une rue toute proche qui donne dans un grand.... carrefour. Oui, c'est ça ! me confirme-t-il, pas un auchan, un carrefour... J'espère pour lui qu'il m'a bien compris et qu'il va trouver la rue avant d'avoir besoin de se renseigner encore, car s'il demande cette fois d'emblée le grand Carrefour, on va l'expédier à cinq kilomètres, là où se trouve vraiment la grande surface, car s'il y a bien un Auchan dans le coin, il y a aussi un Carrefour...
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Emmanuel Chabrier et Oscar, chien mélomane

Oscar le chien a des goûts musicaux. Il y a des choses qu'il aime et d'autres qu'il déteste. C'est ainsi qu'il se met à hurler dès qu'au piano j'égraine les premières notes de la Danse villageoise de Chabrier. "Mi-la-do-ré, fa-la-fa-ré si do-ré-si-ré-do..." je n'ai pas encore joué le premier si qu'il s'insurge. Bon, ok, y a meilleur pianiste que votre serviteur mais tout de même ! Et ce que j'ai pris longtemps pour une appréciation désobligeante de mon talent pianistique, n'est en réalité qu'une aversion profonde pour la pièce de Chabrier car si je commence à la trentième mesure, il gueule tout pareil. Mais ce matin j'ai eu confirmation de ce qu'Oscar le musichien reconnaît une mélodie. Il devait être huit heures et le radio-réveil qui pourtant est réglè au plus bas se met en route. Et qu'entend-on ? La Danse Villageoise, dans sa version orchestre... Oscar le Chien qui pourtant ne connaît que la version piano, se met, de la pièce d'à côté et du canapé où il est langoureusement allongé, à gémir... Offusqué, qu'on lui fasse ce coup un dimanche matin... (il avait déjà tout jeune surpris Paulo quand l'entendant sur France Mu jouer le Petit Nègre de Debussy qu'il jouait de temps en temps à la maison, il avait, alors, exprimé son profond désaccord comme il le faisait régulièrement en direct...)
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27 octobre, 2007

Ravel encore et le flegme de Michelangeli et de Celibidache

Regardez, admirez le grand Arthur faisant la tartine de beurre... pendant que le non moins grand Serge bat tout simplement la mesure, peinards... plus décontractés, y a pas... rigolards, qu'ils sont... mais c'est qu'ils s'amusent !

Mais qui est donc Harry Potter ?

A l'occasion de la sortie du dernier tome des aventures de H.P, un tas de bouquins sont publiés, oeuvres de gens qui viennent comme les moineaux autour d'un crottin frais, grappiller quelques miettes du succès. L'un de ces bouquins traite de la question très importante, maintenant que le sorcier devient adulte donc responsable, H.P. est-il de droite ? H.P. est-il de gauche ? Mais H.P. étant anglais de l'ère tonyblaire, la question se pose-t-elle vraiment ?
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26 octobre, 2007

Ecologie

C'est bizarre l'écologie. Bizarre en tant que "science", bizarre en tant que concept politique, bizarre en tout... Plus ça va, plus l'écologie me parait primordiale, plus j'ai l'impression qu' elle est impalpable, inaccessible, contradictoire, merveilleuse, odieuse, démocratique, fasciste, intelligente, conne, gentille, méchante, tolérante, sectaire, vitale, mortifère, utile, nuisible, dispersée, holistique, bonne, mauvaise, molle, radicale, joyeuse, sinistre, à gauche, à droite, au centre, en haut, en bas...
Bref... un bordel à l'échelle humaine... L'écologie c'est peut-être bien la vie... C'est tout et son contraire... C'est aussi pour certains comme pour d'autres, un bizness, faut bien vivre...
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24 octobre, 2007

Mieux encore...

Cela dit, rien ne vaut, dans le second mouvement du concerto en sol de Ravel, après ce long et sublime palabre du piano seul, l'entrée de l'orchestre par la flûte, le hautbois et les discrètes cordes... A vous faire rêver de composer, bien sûr, mais aussi d'orchestrer aussi bien...
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Vinaigrette

Étant, par addiction à la salade, accro à la vinaigrette, j'ai à mon répertoire un nombre d'émulsions diverses bien supérieur à la moyenne nationale. Car, content, non seulement, de faire perdurer les recettes du grand-père Jean-Baptiste (homme admirable, s'il en fut !), j'en invente. La dernière en date est la suivante. Bien qu'un poil "syncrétique", elle va à peu près avec tout, mais surtout avec les salades qui croquent et avec les endives. C'est tout simple, comme toutes les vinaigrettes.
Délayez un peu de wasabi dans du vinaire de riz. Ajoutez de l'huile normale (arachide, tournesol, colza) en quantité suffisante ! brassez, ça se mélange très bien et donne une vinaigrette légèrement vert-fluo ou vert tendre du plus bel effet. Arrosez votre salade, et versez enfin sur le tout, certains diraient "un filet", moi je dis "une bonne rasade" d'huile de noix, de la vraie, ambrée, bien épaisse. Voilà !

J'imagine qu'à défaut de wasabi et d'alcool de riz, du raifort en pâte et du vinaigre blanc d'alcool doivent, en attendant, faire (presque) aussi bien l'affaire.
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23 octobre, 2007

Le TGV Paris-Casablanca-Marrakech est en route

Casablanca- Marrakech : 250 km environ, trois heures-dix de train (selon les chemins de fer marocains). Ce n'est pas si mal. Alors pourquoi construire un TGV qui mettra ces deux villes à moins d'une heure l'une de l'autre ? Pour les marocains qui travaillent dans l'une de ces villes et habitent dans l'autre ? mmouais...!! Si le prix de billet du TGV marocain coûte aussi cher que celui du TGV français, on peut émettre quelques doutes sur l'utilisation du gadget par les autochtones... Alors pourquoi, pour qui ? Pour le prestige ? Pour les français et autres européens qui ont une résidence secondaire à Marrakech et qui prennent actuellement directement l'avion ? Le mystère reste entier...
Ce Sarkozy, vraiment, quel commercial ! Il vendrait, comme on dit, du botox à un sharpei...
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22 octobre, 2007

Coupez !

Entendu une discussion très sérieuse sur l'excision et sur la circoncision et l'un des débatteurs voudrait faire admettre que c'est exactement pareil. C'est, certes, symboliquement la même chose en miroir, la circoncision étant censée réduire à néant la ressemblance entre le prépuce et les lèvres, l'excision entre le clitoris et le pénis, bref , savoir comme si on ne pouvait le faire autrement qui est qui... Sauf que... jusqu'à présent et depuis qu'on la pratique, la circoncision n'a jamais été effectuée à la base du pénis... quand l'excision l'est semble-t-il à celle du clitoris... Pour ce qui est du clitoris, seules les femmes qui en pratiquent l'ablation sur leurs jeunes congénères savent très bien que cette castration n'est pas que symbolique... Qui d'autre que les femmes elles-mêmes pouvaient, à l'origine, le savoir "réellement". Alors ne racontons pas de conneries... L'excision et la circoncision n'ont sur le plan du vécu comme on disait, strictement rien à voir...
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L'affiche rouge

Vous n'avez réclamé ni gloire ni les larmes
Ni l'orgue ni la prière aux agonisants
Onze ans déjà que cela passe vite onze ans
Vous vous étiez servis simplement de vos armes
La mort n'éblouit pas les yeux des Partisans

Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes
Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants
L'affiche qui semblait une tache de sang
Parce qu'à prononcer vos noms sont difficiles
Y cherchait un effet de peur sur les passants

Nul ne semblait vous voir Français de préférence
Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant
Mais à l'heure du couvre-feu des doigts errants
Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE

Et les mornes matins en étaient différents
Tout avait la couleur uniforme du givre
A la fin février pour vos derniers moments
Et c'est alors que l'un de vous dit calmement
Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre
Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand

Adieu la peine et le plaisir Adieu les roses
Adieu la vie adieu la lumière et le vent
Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent
Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses
Quand tout sera fini plus tard en Erivan

Un grand soleil d'hiver éclaire la colline
Que la nature est belle et que le coeur me fend
La justice viendra sur nos pas triomphants
Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline
Et je te dis de vivre et d'avoir un enfant

Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient le coeur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient la France en s'abattant.
LOUIS ARAGON

N'est-ce pas plutôt ce poème connu et reconnu qu'il aurait fallu que Sarkozy demande plus simplement qu'on lise.
A moins que l'origine douteuse des suppliciés l'ait un peu refroidi (aurait-on fait si l'on avait pu des test génétiques après l'exécution...) ou a contrario qu'il se le réserve au besoin pour un autre coup en direction de la communauté arménienne...
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De guy se moquet-on ?

C'est vachement bizarre cette histoire mais puisqu'il s'agit d'un coup pourquoi Sarkozy a-t-il choisi Guy Moquet pour ce coup ? Des historiens parmi les plus sérieux vous diront que Guy Moquet s'il fut une victime innocente et expiatoire des nazis ne fut, pas plus que Jacques Bonsergent, résistant. Non point parce qu'il n'en eût pas eu le courage, mais tout simplement parce qu'il n'en eut pas le temps, pas plus qu'il n'en eut l'occasion, étant communiste (donc discipliné) et assassiné avant la fin du Pacte Germano-Soviétique... Le très jeune Guy Moquet est mort en même temps que les 26 autres "Martyrs de Chateaubriant", exactement au même titre, pas plus pas moins et c'est déjà pas mal, victime d'un système mortifère qui n'avait pas besoin même d'un semblant de justice au regard de sa propre et unique règle : tuer... tuer... tuer pourvu qu'on tue. Guy Moquet est mort, plus de la folie meurtrière de ses assassins que des conséquences de ses propres actes. L'attentat de Nantes contre un officier allemand et dont il fera les frais avec ses camarades ayant été commis par un membre du PC clandestin qui ne marchait plus dans la combine du Pacte et agissait, lui déjà, comme un vrai résistant... Sac de noeuds s'il en fut... Seulement on dit depuis des lustres et cela n'a rien de honteux que Guy Moquet aurait été choisi par le PC oublieux du fameux pacte pour devenir une icône de la résistance communiste qui comme tous les mouvements de la Résistance en avait besoin. Qui se souvient aujourd'hui de Gilbert Brustlein auteur courageux de l'attentat de Nantes et grand contempteur, au sein du PC, de Marchais parti comme un bleu au STO...? Il y a donc dans cette histoire une douce imposture dont Guy Moquet, on s'en doute, n'est absolument pas responsable... Cela dit, je serai l'un des parents des 26 autres de Chateaubriant, je l'aurais un peu saumâtre... Guy Moquet était-il le seul à avoir écrit ? Est-il le seul à être mort ? Guy Moquet est mort de la prise de conscience d'une part du PC de la nécessité de lutter contre l'occupant... prise de conscience dont il fut la victime des premiers "effets collatéraux"...Guy Moquet a été instrumentalisé vivant jusqu'à son exécution. On aurait pu lui foutre la paix post-mortem

Mais pourquoi après l'"ouverture" dans son gouvernement, rigolade politique, Sarkozy se permet-il de pratiquer cette "ouverture" vers l'Histoire, mascarade historique ?
Je crains qu'il n'y ait là-dedans rien de plus que l'exploitation d'une "pensée fugitive", sorte de pet politicien sur la toile cirée de la compassion...
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Drôle de rencontre

Je regarde sur Youtube la scène extraordinaire (en fait, elles sont toutes extraordinaires) de la Belle et la bête où Josette Day parcourt ce long corridor qui la mène à sa chambre. Les bras-candélabres qui se tournent doucement à son passage, et ces voiles devant les fenêtres qui s'agitent en l' absence de tout vent audible. On entend juste une musique de rêve, aérienne avec l'intervention toujours magique de ces voix " éthérées"... Sans doute la meilleure partition d'Auric. Je reste néanmoins quelques minutes perplexe... Ce thème, je le connais, je cherche un peu car il est revu et corrigé, développé...mais oui, bien sûr, c'est clair, il s'agit du très grégorien "Vexilla Regis" du regretté Venance Fortunat...

http://www.youtube.com/watch?v=OQtmFglneko
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19 octobre, 2007

Bernard Laporte, de plus en plus fort !

Bernard Laporte n'a pas encore participé à son premier conseil des ministres qu'il a déjà droit, selon les propos du président de la République lui -même, à la présomption d'innocence...
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Isabelle Balkany est vulgaire certes, mais étonnante en funambule

La très poisse Isabelle Balkany experte en sarkozie car amie de l'ex-couple depuis vingt ou trente ans se répand sur les ondes et nous livre aujourd'hui de sa voix rauque et iodée de poissonnière de la banlieue ouest une des clés du drame de Cécilia. Cécilia a reçu une éducation rigoureuse, quelque chose d'ibérique, du genre sombreros et mantilles, castagnettes et pénitents et pour elle, le divorce n'est pas une chose simple, sur le plan moral s'entend.... Pourtant au bout de deux fois, elle devrait être rodée... non ? et ben non...

Isabelle Balkany fait le grand écart et sur la corde raide... Comment continuer de faire semblant d' être l'amie d'une femme qui n'est plus rien quand vous êtes politiquement à la merci de celui qui a fait de vous, quand elle était encore quelque chose, une vice-présidente du Conseil Général des Hauts de Seine, l'ex de la copine en question...
C'est pour les mêmes raisons, qu'actuellement, parmi les gens qui croient nous gouverner, une bonne part d'entre eux doit les avoir (tous sexes confondus...) toutes petites et vert pâle... ceux qui ont été choisis, et il semblerait qu'il y en a plus d'un (vu qu'il était prévu qu'ils n'auraient de toutes façons aucun pouvoir), par Cécilia...
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Nico and Steph

Je sais pas pourquoi, mais si j'étais Nicolas Sarkozy, j'épouserai Stéphanie de Monaco
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18 octobre, 2007

In memoriam Deborah Kerr

Je suis pas du genre admirateur... Mais je dois avouer que là je suis un peu en deuil... Deborah Kerr est morte...
C'est qui Deborah Kerr ? demanderont ceux qui imaginent que Britney Spears est un canon et Angelina Jolie une comédienne... Si elle avait été blonde elle aurait été l'une de ces créatures d'Hitchcock qui comme Grace Kelly ou Tippi Hedren avaient dans l'oeil tout ce qu'elles étaient censées cacher. Elle tourna avec les plus grands et souvent dans leurs meilleurs films, de ceux qu'on n'oublie pas...En bonne soeur ou en maillot de bain, une des plus belles femmes au monde et tout simplement une grande, une excellente actrice, capable de crédibiliser à l'écran non seulement ses propres personnages (avec, c'est normal, les codes et les tics de l'époque) mais de participer à la crédibilité de ceux de ses partenaires, affirmant l' hétérosexualité plus qu' incertaine de Rock Hudson dans des comédies "charmantes" et faisant a contrario douter de celle de Burt Lancaster dans From Here to Eternity... Je fus, enfant, fasciné par Deborah Kerr et par sa beauté hiératique. Ça vaut les Audrey Tautou et autres Bellucci non ? Ok je suis un vieux con...Mais quand y a photo : y a pas photo... Pour ce qui est de la beauté hiératique, qui aujourd'hui ?

Catherine Ney s'y colle, et sans traîner...et le people contre le peuple !

Je vous l'avais dit hier que ç'allait pas tarder.
Pas plus tard qu'à midi ce jour Catherine Ney ( ou Nay, je sais jamais-c'est pas grave.) l'immarcescible chroniqueuse politique de droite à Europe1 (mais au fait elle date de quand la chroniqueuse ? j'ai l'impression qu'elle a pris la succession directe de Geneviève Tabouis et de Carmen Tessier...), rappelle que Cécilia certes, ne manque pas de courage, mais que ça frise tout de même l'inconscience, car se casser à plus de cinquante ans et quand on n'a jamais rien foutu de ses dix doigts, l' avenir n'est pas certain, la vie future moins rose que les tailleurs de Roseline Bachelot... Bref : défraîchie et un peu feignasse, la voila habillée pour l'hiver Cécilia ! Bonne copine, la Ney (qui au passage serait en âge d'être sa mère...) utilise un argument qui fait hurler de rire son contradicteur du moment, journaliste à Politis (et dont je n'ai pas retenu le nom) : l' astronomie... Accrochez-vous : Cécilia s'en sortira, c'est une battante, car elle est scorpion... La chroniqueuse experte de la politique française, croit en la caractérologie astronomique... Madame Irma entre à l' ENA...
Voila on en est là...

Et comme un con ne parle jamais seul, un trou du cul du PS crie, hurle, que l'annonce de ce divorce a été programmée aujourd'hui pour voler la vedette à la grève... Le people contre le peuple ! Même Marchais à la grande époque n'aurait pas osé la faire celle-là ...

17 octobre, 2007

"Cécilia, you're breaking my heart !"

On parie ? Dans quelques jours, une fois qu'elle aura divorcé, Cécilia va être traitée comme une chienne par tous ceux qui il y a encore quelques jours la portaient aux nues. Parce que, faut pas se tromper, si elle était entourée, c'est pas uniquement pour ses talents intrinsèques et ses qualités d'amie, c'est aussi parce qu'elle était "la femme de". Bon ok, c'est sa faiblesse à Cécilia, elle n'est toujours que la "femme de", une de ces épouses carte-bleue dont les amis profitent, j'imagine... Car elle n'épouse pas des Prix Nobel, Cécilia, ni même des Prix Goncourt : on épouse ce qu'on peut, quand on est rien. Cela dit, vous vous voyez finir vos jours avec Sarkozy ? Vous voyez-vous, même seulement, vivre avec lui aujourd'hui ( pas plus qu'on puisse imaginer l'avoir fait hier sans une petite idée de derrière l'arrière gorge ?) Partager le même lit, la même salle de bain, je vous fais grâce du reste, c'est l'heure du dîner... Ok-d'accord, elle le savait en l'épousant, qu'il était comme-ci ou comme-ça : oui et après ? Tout le monde peut se tromper, même plusieurs fois et puis on a quand même le droit d'avoir des sensibilités successives, merde ! Joker ! A défaut de provoquer chez moi une quelconque estime, ce dont j'imagine qu'elle se tape avec raison, elle va finir par m'être moins antipathique, ce dont elle se fout tout autant... Cécilia, you're breaking his heart ! On va enfin voir s'il en a un.
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16 octobre, 2007

Cantat, Parisot, Poletti, Rocard, tout est dans le ton...

Je ne sais pas si vous avez remarqué sur les radios aujourd'hui la manière dont est annoncée au moins une fois l'heure la mise en liberté provisoire de Bertrand Cantat. On parlerait de la libération d'un otage qu'on ne s'y prendrait pas autrement... La sortie de prison un peu mystérieuse entre chien et loup (va-t-il être libéré ou non), la maison retrouvée, la silhouette au fond du jardin... le porte-parole et la mise en avant par ce dernier "du besoin de calme nécessaire à sa reconstruction" (sic !), bref la dignité forcenée... On le préserve, on le bichonne, c'est à croire qu'il revient de Bagdad...

Ce matin Florence Parisot s'étonne et puis s'indigne de découvrir que le syndicat qu'elle préside ressemble à s'y méprendre à une association de malfrats. Et de sa voix légèrement émue (comme une personne discrètement parfumée, mais aussi à l'instar d'une bonne soeur qui comprendrait qu'au lieu de diriger d'un couvent, elle règne sur un claque) utilise des images très à la mode télévisuelle et parle à propos de ce qui agite le Medef, de secret de famille, comme dans les émissions de Dumas ou de Delarue...

Ce soir un certain et impayable Roger Poletti, secrétaire général de la fédération des transports F.O à qui on demande s'il est vraiment impossible que Denis Gauthier-Sauvagnac ait refilé de la thune en cash aux syndicats en général et au sien en particulier, ou pire encore à des syndicalistes à titre personnel, la joue méridionale, étranglement d'indignation proche du collapsus. De "l'émotion à l'état pur"...

Et puis Michel Rocard, comme s'il pratiquait un exercice préventif de lutte contre l' alzheimer, rabâche lamentablement, date à l'appui, qu'il est à l'origine de la loi sur la réglementation du financement des partis politiques et que malgré les apparences il ne faut pas s'y fier : tel le Père Dupanloup dans son cercueil, le PS banderait encore...

Tout ça, à mourir de rire ou de chagrin, au choix... En tous cas, comme disait Léo Ferré quand j'étais jeune : "C'est extra !"
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14 octobre, 2007

Un monsignor et oui, peut cacher un Tartuffe

Un monsignor très proche de Benoît Sex et qui draguait les mecs sur internet invita chez lui un jeune homme tout à fait comme il faut. Jusque là rien que de très normal. Mais le prélat aurait tenu au jeune homme qui affichait quelques scrupules à trousser la soutane un discours assez proche de celui de Tartuffe à Elmire au milieu de l'acte IV et dont voici la traduction imaginaire :

Le jeune homme :

Mais comment consentir à ce que vous voulez
Sans offenser le Ciel dont toujours vous parlez ?

Le prélat (en condensé) :

Si ce n'est que le Ciel qu'à mon noeud on oppose,
Lever un tel obstacle ? c'est "pétale de rose" !
Le Ciel défend, de vrai, que j'ai le moindre amant,
Mais il s'agit "d'un coup", pas plus, évidemment !
Contente mon désir, ne pense pas qu'à toi !
Je supporterai tout et le mâle sur moi...
Il te faut dissiper ta crainte ridicule.
Certes je suis prélat, mais j'entends qu'on m'encule !


Pas d'Orgon donc, pour assister en lousdé à la scène, mais une de ces caméras miniatures dont était équipé le jeune homme, journaliste en reportage sur l' Éternelle et Douloureuse Question de l'Église et de l'Homosexualité...
La séquence passa à la télé. Les visages étaient certes floutés, mais les bonnes copines du prélats reconnurent son bureau et s'empressèrent de l'outer en force...
Il reconnaît semble-t-il les faits, mais prétend qu'il était lui aussi en mission pour "comprendre" et ce, dans le but d'écrire un ouvrage sur l'homosexualité...
Il est certain, a minima, qu'il voulait se pénétrer du sujet...
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