05 décembre, 2011

Allez, rêvons un peu , c'est à l'instant sur TSR


Deux trous noirs ayant une masse correspondant à près de dix milliards de fois celle du Soleil, un record absolu, ont été découverts au coeur de deux galaxies géantes situées à plusieurs centaines de millions d'années-lumière de la Terre, selon une étude publiée lundi dans la revue Nature.

Street Art, ma collecte du jour






le premier flash mob

Ce matin mon amie Nathalie m'envoie par mail deux liens sur deux flash mobs. Le premier c'est "Boléro" de Ravel dans une gare danoise, c'est ok ! Le second, c'est l' Alléluia du "Messie" de Haendel dans un centre commercial. Et d'un seul coup, là, ça ne va pas. Je ressens une gêne bizarre inexplicable. Pourtant l'Alléluia du Messie c'est sans problème, œcuménique, fédérateur et d' une bonne santé musicale et mentale.
Comme j'aime bien comprendre ce que je ressens surtout quand ça me perturbe, je réfléchis. Pas longtemps, ça y est, je sais ! Quand c'est instrumental, ça va. En revanche, pour le second, ce sont les voix qui s'enchaînent et surtout, ce rapprochement saisissant et terrible qui me saute aux yeux et aux oreilles et me fait découvrir que le "flash mob", c'est le génial Boss Fosse qui l'a inventé pour "Cabaret" (le film) dans un but d' efficacité évident et avouons le totalement réussi, en incluant le très vénéneux "Der morgige Tag ist mein" ...

Ravel


Haendel


"Cabaret" Bob Fosse

ne cherchez pas pourquoi c'est sous-titré en bulgare... C'est parce que les producteurs du film font la chasse au téléchargement ( 3 mn, tu parles !) et qu'il n'y avait aujourd'hui que celui ci de (provisoirement) possible. C'aurait pu être en serbo-croate en tchétchène ou en tamoul du nord...

04 décembre, 2011

Allemagne, Israël et Sarkozie : même combat !

Bon, vous savez que si vous n'affichez pas un soutien inconditionnel à l' état d'Israël quels que soient ses méfaits, vous êtes un antisémite en puissance, masqué ou avéré. Et si, c'est nouveau, vous émettez quelques doutes sur la politique de Frau Merkel, et des relations bizarres puissance / soumission, entre elle et notre président (Loué soit-il !) vous êtes germanophobe... Vous avez encore le droit de conchier l'Angleterre, c'est normal, ça fait des siècles et en plus elle est hors zone euro..
Vous allez voir bientôt qu'être anti sarkozyste", c 'est être anti-français et voter contre lui un acte de haute trahison.

Allez, faites un effort ! soyez du coté du plus fort et surtout acquiescez ! C'est quand même pas compliqué, merde ! Abdiquer, c'est collaborer... Allez, faites pas chier, on a l'habitude.

DSK encore !

L'incroyable Guéant, ministre de l'Intérieur par hasard et des archives du cul par goût, ou le contraire, c'est pareil, vient de révéler que DSK s'est fait contrôler au Bois (de Boulogne pour ceux qui savent pas), dans les années 2000...
Alors puisqu'il s'agit visiblement d'avoir, physiquement, la peau de DSK, sa mort, c'est évident,
vous allez voir qu'ils vont nous dire un jour qu'il est sex addict in utero, ils ont des radios de l'époque, et le témoignage d'une sage-femme. On parie ?

Qui se souvient de Pierre Gripari

et de ses "Contes de la Rue Broca"?


Mais si ! Souvenez-vous : "Manque de Chance", "La Sorcière du Placard au Balais", "La Sorcière de la Rue Mouffetard" ?
Faut-dire que même si ces contes vraiment "pour enfants", donc radicalement et sournoisement subversifs, sont tout à fait délectables, ils souffrent moins de la comparaison que de la concurrence éditoriales des célébrissimes "Contes du Chat Perché " du célébrissime et néanmoins génial Marcel Aymé. Vous aimez Marcel Aymé ? Lisez Gripari ! C'est du même tabac, ou pas loin.
Ah ! hasards de la ville et du nom de ses rues, la rue Broca est parallèle à la rue Pascal... Quand à Pierre-Paul Broca, dont on a éludé les prénoms, il était, je l'apprends à l'instant, au XIX° siècle, chirurgien et anthropologue. Il est désormais connu, sauf des chirurgiens-anthropologues, surtout grâce à Gripari...

Un petit coin d'Allemagne rue Mouffetard

Dans le bas de la Mouff' juste en face de l'église Saint Médard on peut voir l'une des plus belles façades peintes de Paris (probablement, d'ailleurs, la seule) et de France. C'est celle d'un charcutier traiteur, l'un de ces pourvoyeurs fabuleux en gibiers divers, faisans, col-verts, lièvres, garennes, chevreuils, biches et marcassins et bien sûr, en terrines, gelées et saupiquets y afférents ...
Elle est, dans son esprit et par sa qualité, la cousine germaine de ces façades allemandes que j'adore regarder, vouées aux mêmes commerces, du côté des pour ne citer qu'elles, délicieuses Thuringe et Franconie. Curieusement, mais étant exposée à l'est, au soleil levant uniquement, c'est un peu normal, elle tient le coup. Agrandissez les détails, c'est superbe.




Le corbeau du jour


les corbeaux du Jardin des Plantes ne sont pas plus, ni moins beaux que leurs congénères campagnards. Ils sont simplement bien plus culottés, se laissent approcher et photographier.

Street art, il suffit d'avoir l'œil


Drôle de rencontre sur le pont d'Austerlitz


Hier après midi, à peine avais-je fini de photographier du haut du pont d'Austerlitz un bateau-pompe en action, qu'un type s' approche de moi, parka verte, capuche sur la tête. Il me dit d'emblée : "Vous savez, la semaine dernière j'étais en Belgique et j'ai mangé dans un restaurant municipal. 1 euro 70 ! c'était très bon . Mais y a une femme qui c'est approchée de moi et qui m'a dit : va-t-en pédophile, va-t-en pédophile ! Eh bien la nuit suivante, elle morte brulée dans sa maison." Ah, ah !" ai-je tout juste le temps de dire. Il fait demi-tour et s'en va.

02 décembre, 2011

Phabrice Petitdemange ou l'art et la manière

Phabrice Petitdemange écrit, chante et dessine. Ses dessins sont tout petits, très fins. Pour ceux qui connaissent, il est à la fois - chut ! il l'ignore - l'enfant caché de Aubrey Beardsley, de Wols et de Ralph Steadman, il y a pire, comme triple parenté, non ? Au dos de ses petits dessins à la plume et au collage, d'une poésie flagrante, bizarre, des textes, écrits de sa belle graphie, qui les ont inspirés. Des références diverses, surprenantes toujours. C'est le genre de trucs qui me plaisent, vous vous en doutez. Alors, notez ce nom, Phabrice ("avec un f comme pharmacien", comme dans la chanson)... Ses vidéos sont tout autant remarquables. Comment dire ? Phabrice Petitdemange, en ces temps de formatage culturel, est tout simplement "différent", c'est à dire : rare, voire unique.Il expose actuellement et depuis hier à l'Hôtel de Ville de Lagny sur Marne. Dans ce lieu on voit régulièrement, hors des circuits, des choses jamais banales. C'est à 20 minutes de train par la gare de l'est.
Je vous ai prévenus. C'est vous qui voyez !



et puis ça, aussi !

le bonjour d'Alfred ! comme ça, parce que c'est super.

J'ai un problème avec les anniversaires.

Ce soir, Polo et moi sommes invités à dîner chez une amie. J'aurais dû m'en souvenir, c'était son anniversaire. Je ne m'en suis pas souvenu ou pire j'avoue maintenant, j'ai fait comme si. J'ai un problème avec les anniversaires, que ce soit celui des autres ou le mien. Le mien, même si ça n'arrange personne, c'est réglé depuis longtemps, je veux pas, je veux rien. Pour ce qui est de celui des autres, c'est moi que ça n'arrange pas, c'est le déni. Oh, pas par radinerie, ni par indifférence, c'est tout simplement que pour moi, tout anniversaire, passé les trente ans, relève du décompte. Peur de vieillir ? peur de mourir ? mais non, simple constat de non-éternité. La mienne, je m'en accommode, une histoire de chaque instant entre moi et moi, c'est celle des autres, tant que je suis vivant qui me chagrine... Mon vieillissement je le vis au jour le jour, froidement, je me démerde avec. En revanche, je n'aime pas voir les autres vieillir. C'est comme ça.

30 novembre, 2011

Scènes de Chasse en Bretagne

Vous vous souvenez peut-être de ce film allemand de Peter Fleischmann des années soixante-dix qui s'appelait "Scène de Chasse en Bavière" ? Non ? Dommage ! Je vous laisse chercher, vous trouverez.
En attendant, je vous la fais en bref, si j'ai bien compris les rapports des radios .
Un habitant de Brest, retraité, soixante-cinq ans, sans casier d'aucune sorte, nickel-chrome, mais sous curatelle, vivait près d'une école maternelle. Il était un peu bizarre, du genre qui se cause tout seul dans la rue, au lieu de causer comme tout le monde tout seul dans un portable. Avant-hier, se promenant, il a reconduit à l'école une fillette égarée. S'en est suivi une chasse à l'homme, au pédophile, hystérie régulière et entretenue de parents indignés... Les flics sont venus le cueillir chez lui. Il était cardiaque. Il est mort d'émotion, qui sait, d'injustice, dans les minutes qui ont suivi.
On intervioue une mère d'élève de l'école en question. Pas la moindre compassion, le plus petit regret, la plus infime interrogation. C'est de sa faute, dit-elle en substance : il était bizarre...
Un conseil : ne soyez jamais bizarre et si d'aventure vous voyez un enfant perdu, errant sur la chaussée, surtout, ne le touchez pas ! laissez-le se faire laminer par le premier 4X4 sexuellement-normal venu, à jeun ou non. Votre honneur et votre vie en dépendent .

DSK ou "Cherchez la femme"

Vous avez vu ? encore un stand ouvert dans la baraque foraine de tir sur DSK.
Il aurait passé la nuit du CRIME avec une blonde ( fi de garce ! comme on dit chez moi, quelle santé!) après avoir trompé la vigilance du personnel d'un hôtel qui visiblement le fliquait depuis des semaines, pour la laisser passer sans encombre. La preuve : il lui a tenu la porte pour qu'elle entre dans l'ascenseur... C'est quand même pas parce qu'on est un invétéré queutard, qu'on en oublie les usages. Imaginez qu'il ait pris l'ascenseur avec un mec, un garçonnet, une fillette... Il s'en tire plutôt bien, DSK, mieux que le brestois dont je parle à l'instant.
Et si on lui foutait définitivement la paix, à Strauss-Kahn, maintenant qu'il a de tous côtés fait le plein de la haine et du discrédit ? A qui, au bout du compte, son "crime" profite-t-il ?
Il a encore, toujours et c'est normal, ce n'est que justice, un gros procès au cul, au civil, et aux States. C'est désormais pour lui un job à temps plein, plus que sa sinécure au FMI, (ça en fait un de moins à s'occuper de la dette...)
A moins qu'on veuille, catharsis suprême, le pousser au suicide.
Vous vous rendez compte, le scoop : DSK retrouvé devant chez lui pendu à un arbre de la place des Vosges avec sa ceinture de chez Hermès. Au balcon, c'est pas le moment, va y avoir les Pères Noël... Mais pendu, bien sûr, depuis le regretté Félix Faure, on le sait, ça fait bander. Putain! le temps qu'on le décroche, y aura de quoi alimenter les unes de tous les journaux du monde. Un suicide ! ah la vache ! dans ce cas de figure, c'est encore plus vendeur qu'un simple assassinat. Pourquoi autant d'acharnement médiatique pour quelqu'un qui n'est et c'est heureux, plus rien, mais rien de rien ?
Laissez la justice faire son œuvre et lâchez lui la grappe, à DSK, à moins que ça vous excite, ces sordides histoires de cul, de salades misérables de muqueuses en tous genres, sexagénaires et de surcroit tarifées, tas de bande-menu, à croire que vous l'enviez !
Voulez-vous vraiment que dans cette histoire, Thanatos ait la peau d' Éros ? M'enfin ! Vous ne le savez pas ? Thanatos gagne toujours... Pas besoin, couillons que vous êtes, de lui prêter "main forte"... Quel est le journaliste qui osera revendiquer la responsabilité de la mort de DSK ? Même à Sarajevo aux pires moments, personne, l'eût-il fait, ne se serait vanté d'avoir tiré sur l'ambulance.

Les trois demandes d'Oscar le Chien.


Le jour c'est moi qu'il sollicite, la nuit c'est Polo, comme cette nuit à quatre heures, on ne s'est pas rendormis, salaud !
Quand Oscar le Chien vient, de sa truffe humide, se rappeler à mon souvenir, c'est pour l'une des trois raisons suivantes.
- ses écuelles, eau ou bouffe sont vides.
- sortir d'urgence faire des crottes quand il a refusé de sortir un quart d'heure auparavant.
et
- faire un câlin.
La troisième raison, c'est au moins deux fois par jour. Sitôt que je l'ai rejoint sans savoir encore laquelle des trois hypothèses est la bonne, il m'informe en me montrant son Winnie, et dès que je dis "Câlin !", il grimpe son gros cul sur le canapé. C'est le moment du câlin, parmi ses peluches (toutes trouvées, je précise ! dans la rue). Heureusement, c'est le geste qui compte plus que sa durée.Encore que, si c'est vraiment trop court, il réclame une rallonge, faut pas déconner...

C'est pas beau, ça ? Je ne sais pas laquelle je préfère

trois petites notes de musique : ré, si, do... , transposées, certes après, do, la, si... mais ça reste trois petites notes et avec ça Puccini nous fait une berceuse mortuaire des plus touchantes, c'est du théâtre, c'est fait pour ça. C'est souvent ça, le génie, ça tient à trois fois rien.
Maintenant, plus je les écoute, Tebaldi, Callas et Scotto et plus je les aime toutes les trois, également. Après j'arrête, parce que - je vais vous faire rigoler - Puccini, beaucoup plus que bien d'autres compositeurs d'opéras des origines à nos jours, ça me met dans des états pas possible, syndrome de Stendhal à domicile le casque sur les oreilles, un comble ...








29 novembre, 2011

et puis n'oubliez pas

que le chômage est le fer de lance des Marchés et du Libéralisme puisqu'il réduit par concurrence le coût du travail, qu'il soit légal ou mieux encore "au noir".
Un jour, dans sa folie, son rêve, son aporie doctrinaire, le Libéralisme voudra faire payer les travailleurs pour qu'ils puissent travailler. "Droit d'entrée" au travail dans une usine, "Charge héréditaire" d'employé d'administration... en attendant de rétablir le servage.

Je déconne ? J'aimerais bien. Des gens sérieux, diplômés, bien plus sérieux que moi, y travaillent. C'est bien là que ça coince.

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