18 mai, 2008

Et pendant ce temps

Et pendant ce temps, de jour ou de nuit
Si vous êtes un peu rebeu, un peu noir
Du matin très tôt jusqu'à tard le soir,
Excitant ses chiens, Hortefeux vous suit !
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Ambiance "Occupation-Rafle"

On vient de me raconter :
Il y a trois jours, dans le métro parisien sur la ligne 9 dans le sens Montreuil-Paris. Une jeune femme affolée monte dans un wagon à Croix de Chavaux et avertit tous les blacks, rebeus et autres (ça ne manque pas sur cette ligne !), qu'il y a un contrôle flic sur le quai station Porte de Montreuil. Tous les litigieux descendent à Robespierre. Le portable contrairement à ce que je disais récemment a dans ce cas précis vraiment du bon. Une dame plutôt chic accompagnée de deux enfants décide de descendre elle aussi pour ne pas, dit-elle, "leur infliger le spectacle traumatisant d'une rafle".

Je sais, d'aucuns me diront : ne jouez pas avec les fantômes des rafles de la guerre de 39-45, ça n' a rien à voir, on ne les envoie pas dans des camps d'extermination. Mais qu'en savez vous, suppôts d'Hortefeux ? En savez-vous plus que vos parents ou grands parents n'en savait en 1942 ? Savez vous où ils vont finir une fois qu'on les aura largués sur le tarmac de républiques bananières et néanmoins amies ? Crever la dalle sous le soleil d'Afrique, ou dans les geôles ou sous les balles parce que vous vous êtes révoltés, ça vous tente ? Quoi, ces gens ne sont pas des réfugiés politiques ! Quand bien même, avez-vous eu parfois faim ? Salopards ! Oui, je sais, ce ne sont que nègres et bicots... Ce n'étaient que des youpins...

Il est certainement moins scandaleux car plus objectif de parler de "rafles" en ce qui les concerne que d'"otages" à propos des usagers au moment des grèves de transports...

Mais il semblerait aussi, et c'est réconfortant, que de plus en plus de gens s'opposent à ces rafles et ne veulent plus, a minima , tout le monde ne peut s'opposer aux flics, être les témoins de ces abjections, même parmi ceux qui ont conduit au pouvoir ceux qui en sont désormais les auteurs...


17 mai, 2008

Nougaro-Cassar : le jour où Toulouse se fit Ville d'Ys...

Y a qu'à se laisser faire, écouter...
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Et pendant ce temps...

Et pendant ce temps, de jour et de nuit
Que vous soyez pour, que vous soyez contre,
Tandis que vos heures tournent à sa montre...
Entouré des siens, Sarkozy vous nuit !
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16 mai, 2008

Jean Cocteau et Aimé Duval













Ainsi donc, le brave ensoutané et le poète sulfureux avaient un point commun : leurs signatures se ressemblaient étrangement... Graphie simple, lisible, joviale et ascendante et comme la cerise sur le gâteau, la petite étoile au dessous, juste au milieu...

Pour bien apprécier cliquer l'une et l'autre image pour les agrandir

Zouc , encore une fois

Zouc ne se produit plus en public et c'est bien dommage.
Heureusement, il y a dailymotion

15 mai, 2008

Le hoquet . Vos témoignages nous intéressent !

Ce n'est pas pour Delarue ni pour Mireille Dumas, c'est pour Orlando de Rudder

Une enquête sur le hoquet !

Voici mon témoignage.

Contrairement au bâillement qui est supposé manifester l'ennui de celui qui en est atteint (c'est faux, ça sert, paraît-il à faire entrer de l' air neuf qui rafraîchit le cerveau), au rot qui dit ici une chose et son contraire ailleurs et au pet, signe le plus ancien de la mondialisation de l'opprobre et cause de l'ouverture des huis et des fenêtres en hâte et catastrophe, le hoquet est un peu ridicule, parce qu'il empêche momentanément celui qui en souffre de parler, de dire ce qu'il pense, et ce parfois à un moment crucial ! ...

Remèdes ?

- L' apnée. Rester sans respirer jusqu'à friser l'asphyxie, risquer l'apoplexie.

- Faire "le poirier" la tête en bas, les pieds en l'air. Le temps ? Oh ! et bien, le temps qu'il faut, le temps que ça passe ! Pour les jeunes uniquement ou pour les danseurs de break-danse ou ceux de William Forsythe.

- Faire le tour de la table de la salle à manger (c'est souvent au moment des repas que cela vous prend ) à l'envers, sur un pied en psalmodiant douze fois d' affilée : "Chaviro, rotentacha, chamipataro, rogrillapatacha, chassecouapattequitaro", ou, si l'on est croyant, un rosaire en entier ou Dalaï Lama six cent soixante six tours de moulin à prière assis sur un stupa...

- Boire un verre d'eau la tête en bas en se bouchant le nez, les oreilles, les yeux et si l'on peut bénéficier d'une main amie et secourable, le reste.

- Certains érotomanes prétendent qu'une fellation ou un cunnilingus (et oui, la femme aussi hoquète !) peuvent être salvateurs.

- Se faire faire peur... C'est idiot ! ça ne marche jamais, sauf pour les sourds et les mal entendant : on s'y attend !

Ou bien, comme Pie XII : mourir (c'est authentique ! pathologie inventoriée) dans une crise fulgurante de hoquet. Le Bon Dieu est parfois espiègle qui inventa la chose, même avec ses plus grands serviteurs...

Voilà... Mais je ne suis qu'un hoquétologue amateur !

Orlando attend vos témoignages, le fruit de vos recherches sur :



14 mai, 2008

Amel Zmerli, pour ceux qui ont des yeux pour voir, un cerveau pour lire et puis un coeur qui bat....

Je n'ai pas encore trouvé le moyen technique de créer des liens avec des blogs amis. J'ai honte mais je ne sais pas comment faire, aussi, en attendant, je vous conseille comme je l'avais déjà fait pour celui d'Orlando de Rudder, d'aller jeter un oeil sur celui d'Amel Zmerli. Il y a à voir et puis aussi à lire, c'est le moins qu'on puisse dire...

Trouvé par terre

Dans la rue, je ramasse n'importe quoi qui m'intrigue. Ainsi, j'ai trouvé une vieille lettre dans une enveloppe jaune que je n'arrête pas de lire, bref qui me fascine. Elle est adressée à une certaine Madame P. rue du Maréchal Foch, à Saint-Brieux C.du.N (sic). A l'intérieur, je trouve un petit morceau de papier plié en deux (pas de gâchis : 12cm x 10cm, exactement à la mesure de l'enveloppe, et juste à la taille du texte ), jaune lui aussi et sur lequel sont écrits au crayon de papier, d'une belle écriture penchée et appliquée avec ses "d" en delta à l'ancienne, ces quelques mots que je vous livre tels quels :
20 juin
J'ai vue votre fils a Vincennes.
les allemands son gentil avec les prisonniers.

Dans tous les cas, il va bien
Sincères salutations.
Signé illisible
avenue de la Porte de Montrouge, Ivry.

L'écriture de l'enveloppe, ferme, tracée à la plume d'une encre noire très pigmentée comme de l'encre de Chine, n'est pas celle du petit mot.
La lettre est affranchie du 24 juin 1940 au bureau de poste de l' avenue d'Italie, Paris 13°
A droite, on a écrit côte à côte, là où habituellement on colle le timbre, les lettres F et M en capitales. J'ignore ce que ça veut dire.
La flamme en bandeau sur le haut de l'enveloppe, en alternance avec le cachet, donne clairement par deux fois le conseil suivant :
FRANÇAIS
N' ÉCOUTEZ QUE LA
VOIX DE VOS CHEFS
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13 mai, 2008

Hatikva

Tiens, je prétends ne pas avoir de mémoire. C'est faux, car à l'occasion du soixantième anniversaire de la fondation de l' État d'Israël, je m'aperçois (comme à chaque fois tous les dix ans) que je peux encore chanter par coeur Hatikva que j'ai apprise phonétiquement il y a bien longtemps (Toda raba, Elyaou katan shéli!)
Ko-ol lod balévav pé-é-ti-i-mah
Néfesh yéhudi ho-o-mi-i-yah
etc...
L'Espoir (Hatikva) fait vivre... Mais on en meurt aussi quand il n'y en a pas ou si peu, pas assez ...
Je jure d'apprendre, dès que cet État existera vraiment, l'hymne de la Palestine. Ce sera sans doute pas facile, mais je peux pas faire moins.
"Ma-spik !"
en ivrit ça veut dire : "Ça suffit !"
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Champagne !

Il y a une pub extraordinaire en ce moment à la radio. C'est sur le ton naturel, du genre "Plus belle la vie", des amis discutent du pouvoir d'achat qui baisse. Mais heureusement ! Carrefour est là qui lutte pour son maintien. Tenez, par exemple, pour une bouteille de Champagne achetée, la seconde est offerte en bons d'achats sur votre carte Carrefour ! C'est pas la preuve ça, l'urgence de la réintégration du champagne dans le cabas du smicard qu'il n'aurait jamais dû quitter?
Et puis au cas où vous n'auriez pas compris, le seul moyen de faire des économies c'est selon la grande distribution d'en claquer quand même, du fric... Pas écartable ! fini le petit cochon, faut pas confondre économie et épargne. C'est la logique du boutiquier, son credo, son magnificat, son aporie sublime : dépenser davantage pour économiser plus ! A quand l'économie ou l'épargne du foutage de gueule en règle ?
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12 mai, 2008

Des mots ? mais pourquoi faire ?

Que faire avec des mots, des mots qu’on écrit, j’entends ! Scripta manent comme disaient les romains qui savaient ce que mot et écriture veulent dire. Tenez, promenez vous dans Rome, c’est plein de trucs écrits en latin , partout, dans tous les sens, sur les murs, par terre, sur les trottoirs, les voûtes, les fontaines, les colonnes, les linteaux, là où il faut et n’importe où autant. Et attention ! pas des tags à la con, pas grattés au Mont-Blanc dérobé d'une main rollexisée pourtant analphabète, non des trucs gravés à l‘aide de ciseaux, de pointes, burin-marteau, bref avec de vrais outils et qui ont survécu à deux mille ans de vie urbaine... à l'époque, l'écrivain sculptait vraiment sa phrase... mais, je divague, revenons à nos mots.
Que fait-on avec des mots, des mots qu’on écrit, à la main, (de moins en moins) à la machine à écrire, (encore moins encore...) à l’ordinateur ? Le progrès n'y a rien changé et comme avant, on peut écrire un tas de trucs, du plus utile au plus futile, du plus doux au plus violent, du plus intelligent au plus bête, en passant par toutes les nuances intermédiaires.
Tenez, on va faire simple : l’ annuaire. C’est fait avec des noms, me direz-vous ! oui, certes, mais si les noms ne sont pas des mots, alors... tiens, justement, le Bottin, tout comme poubelle ou bourdalou, un éponyme, un patronyme qui est devenu un nom commun , un mot banal...
Après : la liste des commissions, dès fois qu’on oublierait quelque chose et qu’au cinquième étage sans ascenseur... Le “manifeste” du capitaine au long court, inventaire pointilleux des biens du navire et celui plus tardif et bien moins pointilleux du Parti Communiste, bref, des listes.
Ensuite, il y a le mot sur la table, pour qu’on ne s‘inquiète pas “Je suis parti faire les courses” (avec la liste, bien sûr!) et le mot sur la porte “ la concierge revient de suite” ou pour les imprudents : “Chéri(e), la clef est sous le paillasson, n‘oublie pas de fermer si tu re-sors !“. Il y a un verbe, net progrès, sauf dans les cas extrêmes : “ Ras le bol ! Adieu! “
Après, les mots, ça sert à écrire la Bible, la Bhagavad-gita, Le Roman de la Rose, le Popol Vu, le Livre des Morts Tibétains, le Petit Livre Rouge et bien sûr l’Intégrale Marcel Proust, les seuls écrits qu’on relit avant de les avoir lus.
Ça sert aussi, et c'est utile, à fournir du papier hygiénique quand c'est, par exemple et sans mépris aucun, Christine Angot qui fournit.
Ça sert à faire rigoler, de Plaute à Bertold Brecht en passant par Céline, à faire pleurer aussi, de la Princesse de Clèves à la Porteuse de Pain en passant encore par Céline.
Ça sert à dire sans se gourer la messe, le kaddish... Ça sert à annoncer les vivants et les morts, les nouvelles du jour, les possibles demains.
Ça sert à parler du passé, du présent, du futur... et ce, d’un seul et même ton : péremptoire.
Parfois ça donne un peu dans le doute. Ça prétend oeuvrer pour l’espoir, mais ça sert en même temps aux testaments, aux vœux, aux codicilles...
Ça sert à raconter histoires vraies mais aussi coquecigrues, balivernes et autres carabistouilles
Ça sert à signifier "arrêts de mort" et "élargissements"
Ça sert à faire des promesses électorales d’une encre sympathique qui travaille à l’envers, s’effaçant aussitôt qu'on l'écrit.
Ça sert à dresser des panégyriques, à décerner des bonnets d’ânes.
Ça sert à adouber et ça sert à exclure.
Ça dit la conversion et ça dit l' anathème
Ça sert à graver la loi dans le marbre des peurs ancestrales.
Ça sert à écrire des manuels pour l'édification des masses.
Ça sert à écrire des journaux obsolètes avant que d'être secs mais pas assez secs pour ne pas vous tacher les doigts.
C'est à tous les instants l'auxiliaire du pouvoir...
Ça sert à faire une chanson désastreuse pour Dalida et Alain Delon et qui justement en parle, des mots ! “Encore des mots, toujours des mots ! “
Ça sert aussi à écrire Mein Kampf “ et le “Protocole des Sages de Sion et là, contrairement à “La Recherche“, ceux qui l‘ont lu ne s’en vantent pas...
Ça servait à Charles Trenet tant mieux, ça sert à Barbelivien, tant pis !
Ça sert, c’est étonnant, à écrire énormément de trucs sur les gens qui écrivent et sur ce qu'ils écrivent.

Et ça sert aussi au Poète, c’est à dire à ce Rien qui est Tout...

Ça
sert enfin à écrire "Je t'aime" quand on n'ose pas le dire...

Mais ça sert, et vous l'aurez compris, aussi à se faire plaisir...

Alors, si vous voyez encore d'autres utilisations, voire d'autre utilité, c'est ouvert !
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11 mai, 2008

Le portable est insupportable

Ce matin j'écoute une émission dans laquelle on parle de tous ces objets qui ont changé notre vie et tout particulièrement du téléphone portable. Le portable a fait qu'on ne vit plus que dans l'instant, le présent. Avant on savait attendre une réponse, le temps du facteur, puis celui du répondeur ; maintenant on la veut tout de suite, on veut de l'instantané, du "temps réel", du simultané, du direct-live ! Contrairement à ce que certains craignaient (Dieu sait pourquoi ) il n'a pas aboli le lien entre les hommes, c'est même tout le contraire, il a fait de ce lien une chaîne et le boulet au bout. Un des intervenants s'étonne de ce que l'image ne soit pas plus présente dans l'usage du téléphone quand c'est désormais techniquement très possible. Naïf ! L'utilisateur du portable est un truqueur né et forcené. Ecoutez bien tous ces gens qui, en réponse au Téou ? rituel, jurent qu'ils sont au bureau quand ils sont avec vous (et parfois quelqu'un d'autre) dans le métro... Donc, l'image, personne n'y tient réellement... Car avec elle plus de mensonge possible, pas de doute non plus quand l'utilisateur du portable ne veut que de la "certitude", c'est à dire de la confiance à bon compte...
J'ai longtemps vécu il y a des années avec quelqu'un qui faisait de sa vie un roman à l'ancienne et de la mienne aussi par la même occasion et par ce qu'on appelle aujourd'hui les "effets collatéraux". Il prit amant (normal, c'est comme ça dans les romans et les films), ce dont je me foutais totalement, mais comme son goût du romanesque était teinté de profonde modernité, il ne communiquait pas avec lui par lettre ou par le téléphone fixe mais par ce tout nouvel auxiliaire de l'adultère bourgeois qu'il entendait désormais pratiquer, le portable. Ça l'excitait terriblement, où que nous fussions ensemble, de s'isoler "ostensiblement en cachette" pour chercher l'endroit où la communication était la meilleure et créer cette nouvelle ambiance un peu torve que le fixe dans sa grande banalité ne lui proposait plus. Bien entendu ça a mal tourné... Ce n'est pas d'être cocu ni la situation vaudevillesque qui m'ont très vite lassé mais la mise en scène post-moderne, tous ces accessoires qu'il sortait des coulisses, et particulièrement, ce portable qu'il s'était fait offrir par mon nouveau rival... Et bien, je vais vous faire un aveu : traumatisé, que j'ai été ! Ça fait plus de dix ans ! Je n'ai toujours pas de portable et n'en aurai jamais. Depuis cette période, je le hais, pas lui, le pauvre garçon qui n'avait pas que des défauts, mais le portable !sûrement, violemment, inexorablement !
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Encore une occasion perdue de se taire

Je vous le disais hier, que cette histoire d'esclavage, ça faisait une paye qu'on en causait à l'école primaire, qu'on avait pas attendu Sarkozy pour le faire. Et qu'est-ce que j'entends aujourd'hui ? Que notre Président (LST !) s'est encore vautré en public car le truc qu'il avait annoncé hier et que tout le monde trouvait merveilleux, et bien, comme je vous l'ai dit, ça existe déjà ! Quand il ne se cogne pas dans le mur, il enfonce les portes ouvertes, le Très Remarquable ! Qu'il m'agace c'est une chose, mais j'ai un peu l'impression qu'il ne maîtrise pas vraiment ses dossiers... Tiens, je vais vous dire : il serait incompétent que ça ne m'étonnerait pas, au bout du compte, enfin, au bout du conte...
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10 mai, 2008

AUC, BC, AC, SC, un peu de tradition latine !

Il semblerait que notre Président ( LST !) ait, lors de sa sauterie d'anniversaire avec ses preux de l'UMP, fait état de cette réalité patente, qu'avant lui et même sous de Gaulle rien n'a été fait pour la France. C'est pourquoi je propose qu'on ajoute aux dates mythiques de l' Histoire du Monde cette nouvelle et considérable date : mai 2007 date de son élection, à la suite de :
AUC ( ab urbe condita = 753 BC ( Before Christ ), date de la fondation de Rome.
B C ( Before Christ ) avant le Christ
AC ( After Christ) après le Christ
et reprenant la formule latine : Sarkozy Consule :
S C, soit : 2014 AC, puisque qu'il semblerait que le Christ soit né en 7 avant lui-même soit en 746 AUC...
Bon, peu importe l' année, mais vivement les Ides de Mars...

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Abolition de l' esclavage : commémorer pour mieux nier le présent

Bon, comme il avait raté son coup avec le parrainage des petits juifs morts par des petits écoliers vivants, il aurait bien, avec ses conseillers, aimé trouver un truc du même genre - mais réussi - avec les esclaves. Seulement voila, vu le nombre, l'ancienneté de la pratique, c'est une autre paire de manche, et devant l'insuccès de sa première idée, il a simplement annoncé aujourd'hui, date anniversaire de l'abolition, (avant lui, l'Abbé Grégoire et Victor Schoelcher, personne ne connaissait...) qu'on allait, comme si c'était pas déjà fait, en causer dans les écoles, l'inscrire dans les manuels...

Ça devient une manie, un tic, un toc, une marotte, une idée fixe, mais dès qu'il entend le mot commémoration il sort son écolier !

Ok
, c'est bien joli, les commémorations, je suis pour ! Mais il faudrait, dans ce genre d'activité théâtrale, qu'on ne parle pas que du PASSÉ, mais rappeler pour ceux qui l'oublient qu'il y a encore des esclaves aujourd'hui. Mais oui, dans certains pays reconnus, souverains et ayant leur siège confortable aux Nations Unies, l'esclavage existe encore, tels certains royaumes pétrolifères, mais aussi notre amie la Chine, enfin celle de Kouchner et de Ramatoulia Yade, on va pas dresser la liste. Ok, en Chine ça ne s'appelle pas des esclaves, mais des citoyens en voie de rééducation, ou en ces temps d'olympiades, des ilotes, comme disaient les grecs qui avaient inventé les deux...

Les commémorations parlent et c'est normal du " Passé ", mais comme si ce passé était passé... que tout ça c'était fini, et que ça n'existait plus. Drôle de concordance des temps qui fait que le passé égale le présent et, hélas sans doute encore pour longtemps, le futur... Plus vous commémorez d'une manière imbécile, ce qui est le cas, et plus vous profitez de l'occase pour nier une réalité hélas encore quotidienne. Non, le fait de vouloir faire parrainer des enfants juifs assassinés s'il rappelle que les français furent antisémites ne fait pas qu'ils le soient moins aujourd'hui et rappeler maintenant que l'esclavage exista n'empêche pas qu'il existe toujours. Hors de France ? peut-être, on s'en fout, il existe.

Et puisqu'on parle d'écoliers, non, la commémoration n'est pas une éponge destinée à effacer du tableau noir l'énoncé des horreurs présentes ...
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09 mai, 2008

John Cage ? indispensable, toujours !

4'33"
Je connaissais la version originale pour le piano. Mais Cage en fit, quel travail ! une transcription pour grand orchestre symphonique. Ravel n'eût pas mieux fait !
Écoutez et avouez que l'orchestre est remarquable et l'interprétation de Lawrence Foster particulièrement subtile !

http://fr.youtube.com/watch?v=hUJagb7hL0E
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08 mai, 2008

Comme disait l'autre, la Chine m'inquiète

Voila, c'est tout récent et si ça ne vous rappelle pas, en plus moderne, les fêtes de Nuremberg à la grande époque, et bien, foncez aux Jeux de Pékin comme vous auriez foncé aux jeux de Berlin...
Ca s'appelle " Combattants Glorieux", tout un programme...
Woody Allen disait, "Quand j'écoute Wagner, j'ai envie d'envahir la Pologne" moi, quand j'entends ça j'ai envie d'envahir le Tibet...

Anciens combattants ? en péril !

Ce matin j'ai accompagné "ma" fanfare dans son périple urbain des monuments aux morts. Oh la la ! dis-je au curé toujours présent car chaud partisan de la réconciliation du sabre et du goupillon, "c'est fou ce que d'année en année les anciens combattants de 39-45 finissent par ressembler à ceux de 14-18 !" truisme, me direz-vous ! "Plus ça va, plus ça ira et moins y aura de gens qui ont connu Napoléon", comme disait l'autre ! N'empêche ! on a mis tellement de temps à reconnaître aux anciens d'Algérie qu'ils avaient fait une guerre, qu'ils en sont encore aujourd'hui seulement à moitié persuadés et que les cérémonies se dépeuplent de ceux qui ont vécu l'événement.

Bon, l' Ancien Combattant est un chef d'oeuvre en péril, un vrai monument historique d'une fragilité désormais cristalline et le laboratoire de Champs sur Marne n'a pas encore été chargé de trouver le moyen de le sauvegarder...

En attendant, je les trouve bien touchants ces braves braves avec leurs vieux calots délavés, cuits par le soleil des commémorations, leurs médailles indéchiffrables, leurs gants immaculés serrant la sombre hampe de drapeaux éreintés, la jambe qui traîne un peu, et puis leurs yeux de cockers qui ont vu le pire et qui nous souhaitent vraiment, à nous qui avons été épargnés, de ne jamais devoir le voir...
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Le bon sens près de chez soi

Monique Olivier, femme et dévouée collaboratrice de Michel Fourniret explique qu'elle a été abusée par des hommes quand elle était jeune et que c'est par haine de ceux-ci qu'elle est devenue la complice active des crimes de son mari...
Mais putain ! c'est d'une logique absolue ! Elle est forte Madame Olivier ! Plus efficace encore, sa recette de "résilience" : pour vous venger des hommes qui vous ont fait tant de mal et que vous détestez, soyez rationnelles, femmes ! tuez des femmes en assistant dans ses horreurs l'un de ceux de cette espèce qui vous maltraitèrent ! C'est ainsi qu'un chien m'ayant mordu hier, j'ai décidé d'appliquer la méthode Olivier en participant activement à l'éradication de tous les chats du quartier ! Logique !
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