31 décembre, 2006

Les voeux... Poitiers, années cinquante...

L’" Ite missa est" étant dit, nous visitions le vieux chanoine en son borgésien labyrinthe ; là du haut des murs à la plinthe se serraient, frileux patrimoine, dix mille ouvrages d’érudit. Le vieil homme était détestable, il sentait fort l’aigre et le rance, l’encre humide et le vieux saloir. Sur un mur, tout près d’un miroir, un crucifix en déshérence semblait en équilibre instable. Le cuir craquelé d’un fauteuil recelait des puces en essaims, affamées, vaillantes, voraces ; et nous gardions souvent les traces de nos séjours sur ces coussins, au plus profond de notre orgueil... Le chanoine était hagiographe, organiste, fin musicien, presque aveugle et lippu en diable, et d’une laideur indéniable ; quelques rondeurs de batracien enflaient ses mains de polygraphe. Notre père et lui discutaient, de choses élevées sans doute, de Renan ou de Maritain, ou du Révérend Père Martin... nous laissant au bord de la route. Et pendant qu’ils en débattaient, sa vieille mère, parcheminée servante et ange tutélaire glissait son ombre à travers l'huis et telle un vieux rameau de buis sa main tremblait du froid polaire malgré le feu de cheminée. Et c’est ainsi qu'au nouvel an elle nous offrait en chancelant d'odieuses et bien vieilles croquettes au chocolat, grasses et fétides, sorties d’une boite en carton, qu’il n’eut pas été de bon ton de refuser. Alors, rapides, nous les crachions sous les carpettes...

30 décembre, 2006

Don Quichotte, Robin des Bois... Mandrin et Ravachol.

C'est bien, les Enfants de Don Quichotte. Ils font la charité, de la provoc utile, mais traitent avec le pouvoir et son opposition. Ils négocient, font signer des bouts de papiers à tous les candidats en lice qui sautent, quels qu'ils soient, sur cette aubaine compassionnelle et pré-électorale... C'est comme le pactulot, ils vont tous signer. Question d'actualité : qui va appeler les Don Quichotte pour les soutenir ? Comment ça ? Il ou elle a ou n'a pas encore appelé les Don Quichotte ! Chirac va-t-il appeler les Don Quichotte ? Les Don Quichotte deviennent furieusement tendance ! Olympia, Zenith, Bercy ? On finit par parler plus des Don Quichotte que des SDF ! CA SUFFIT ! Pendant ce temps, les SFD se gèlent sous leurs tentes. Les Enfants de Don Quichotte restent dans le cadre et évitent les vagues, les révoltes... Leurs représentants parlementent à la radio avec des ministres ! Ils en peuvent plus, ils ont du pouvoir ! Ils écrivent une histoire dont ils sont les héros... Mais ils n'ont pas compris qu'ils sont de la misère les gardiens bienveillants du Pouvoir... J'espère que c'est à leur insu. Qu'est-ce qu'ils attendent les Enfants de Don Quichotte pour accompagner les sans-logis jusqu'aux grilles de l'Elysée ?
Moi, j'attends les Enfants de Robin des Bois ou mieux encore les Enfants de Mandrin, avant que ça finisse par les Enfants de Ravachol...

A la boutique du Père Noël 2006

Dans ma lucarne publicitaire, à l'instant, une pub pour " La boutique du Père Noël 2006".

Je vais vous dire ce qu'on y a trouvé cette année, à la boutique de ce vieux salaud, "en tête de gondoles", comme on dit dans les grandes surfaces.
- Un pactulot sur pq recyclé, pour faire croire aux couillons que ça va tout arranger.
- Des jolies tentes rouges (sa couleur favorite) pour faire patienter les sans abris, au lieu de les pousser à la révolte active.
- Une carabine pour règler définitivement la question du tapage diurne.
- Un couteau,
- Un rasoir,
- Des ciseaux pour règler les "Questions d'Honneur".
- Une corde de chanvre toute neuve pour pendre les tyrans désarmés.
- Des communiqués jubilatoires après qu'on l'eut utilisée.
- Et un sommeil paisible spécial pour Mr Bush qui, prévenu à temps, a dormi tout son saoul...
- Des explosifs pour chaque jour et en quantité suffisante.
- De la haine en sachet, lyophilisée, prête à l'emploi sans date limite...

Je vais pas vous dire tout le catalogue ! Mais ce tout nouveau chant de Noël :

Vive le Père Noël, sa hotte est abondante,
Et cette année encore, il nous a bien gâtés !
Du crime un peu partout, de la mort bien sanglante
Oui, Merci, Père Noël, pour toutes tes bontés !
-

Pour qui le Coran de Sadam ?

Bon, ils l'ont pendu. Sont-ils plus avancés ? La démocratie a-t-elle besoin d'une exécution pour acte fondateur ? Ok ! On a zigouillé Louis XVI et sa famille... Mais c'était y a longtemps et dans un flot de procès expéditifs et de règlements de compte... un mort parmi tant d'autres en quelques sortes. Et l'histoire nous a appris, que les exécuteurs de Louis Capet se sont entre-tués par la suite...
Sadam visiblement est mort digne, même si on lui a réservé le sort des " droits communs", en tenant dans la main son Coran dont il a chargé ses avocats de le remettre à "quelqu'un". Et si c'était à Bush qu'il l'avait offert ?

29 décembre, 2006

Restitution officielle

On apprend que les américains ont remis Sadam Hussein aux iraquiens. Ah bon ! Je croyais qu'il avait été jugé par ses concitoyens...

28 décembre, 2006

La Charité est-elle un métier ?

Ce soir , il y a un débat sur Europe avec Catherine Vautrin la ministre de la cohésion sociale ( faut un ministre pour ça...) et des représentants du Secours Catholique et des Enfants de Don Quichotte.
C'est très étonnant. La ministre est sympathique, empathique etc, normal, elle est en campagne... On parle en vrac, car on est dans l'urgence, de places dans les refuges, de logements, de ceux qui ont été construits,de ceux qui restent à construire, de l'État qui va se porter garant des loyers, des lois, d'argent, on parle même de l'accession à la propriété,de chiffres, de pourcentages, de perte d'emplois pour délocalisation ou d'autres raisons de dégringolade sociale, d'isolement et de ce qui s'ensuit, de projets, de réinsertion, de débats... on a une vision humaniste de la misère, une prise en compte holistique du SDF (il est aussi lecteur, cinéphile, mélomane, le SDF...) bref c'est aussi un peu un consommateur qui ne consomme plus...
Mais pas un ne parle directement de l'essentiel. Il faut que ce soit un auditeur qui appelle pour dire que tout ça c'est bien gentil, d'abriter, secourir, plaindre,médiatiser et que la solution n'est pas dans la compassion fut-elle active et nécessaire, mais dans une meilleure répartition des richesses... La ministre sort son joker, les représentants des ONG sont d'accord, mais sans plus, comme si une idée simplement révolutionnaire les dépassait, mettant en péril leur plan de carrière, les vouant aux affres du chômage dont ils sont les témoins rémunérés, comme si elle pouvait sonner la fin de leur taf, la fin du replâtrage dont ils sont aussi les glorieux et actuellement, hélas, les seuls et pourtant efficaces artisans... Mais ce n'est pas eux qui vont l'ouvrir, la boite de Pandore... Prudents qu'ils sont à défaut d'être bénévoles...

Enfants de Don Quichotte et Enfants du Bon Dieu

Il y a, vous le savez, deux cents sans abris qui campent quai de Jemmapes et quai de Valmy dans des tentes dressées par diverses ONG. dont les Enfants de Don Quichotte. L'échec de la République sis sur les quais de ses victoires...
Il y a dans la capitale un parc immobilier important et sous utilisé qui appartient à l' évéché de Paris. Des immeubles entiers de logements intra-muros ( un particulièrement spacieux et confortable rue du Cloître Notre-Dame) mais aussi à Neuilly, par exemple. Il y a aussi à Paris des presbytères cossus, certains même luxueux... Les Enfants du Bon Dieu, sont, eux, fort bien logés...
Alors, si vous voyez un curé dans les parages du quai de Jemmapes venir, et c'est son droit, soutenir les SDF, même si c'est l' Abbé Pierre (qui ne peut pas ignorer la chose), demandez lui s'il est au courant des surfaces non utilisées qui appartiennent à son honorable confrérie et qu'on pourrait, après un petit amènagement, offrir à ceux qui en ont besoin... Ce n'est pas à l' Église de se substituer à l' État ? Ok, d'accord, mais en attendant, ce serait élégant d'aider ? N'est-ce pas ? La vertu de l'exemple, ça existe, non ? J'ai entendu, qui étaient sur place, Jean Rochefort, Albert Jacquard, et quelques autres. Je n'ai pas entendu Monseigneur Vingt-trois ? Ah c'est vrai, c'était Noël, messe de minuit, veillée-homélie-confession, foie gras fruits-de-mer et bûche glacée... Pas le temps ! Car c'est à cette époque que le B.H.V ( Bazar de l'Hostie Vénale) dont il est le patron, fait le plus gros de son chiffre...

27 décembre, 2006

Tibor Csernus, forcément !

2007/ Ce sera le quatre-vingtième anniversaire de la naissance de Tibor Csernus, peintre et illustrateur français né en Hongrie. Vous avez tous vu des oeuvres de Csernus pour la simple raison que vous avez tous acheté des Folio, et ce dès les débuts de cette édition de poche dont il fut l'un des premiers et des plus prolifiques illustrateurs. Technicien oui, mais aussi inspiré. Caravagesque hyper réaliste, - et oui ! - mais aussi aquarelliste virtuose. Csernus me faisait rêver quand j'étais jeune, il continue.

à voir sur : http://www.claude-bernard.com

Combien suis-je ?

Quand arrive la fin de l'année, je fais des comptes absurdes et sur l'année et sur la vie. Combien de fois j'ai grimpé l'escalier, combien de fois j'ai ouvert la porte de la maison, fermé celle du frigidaire, combien de fois j'ai pris le métro, combien de fois j'ai croisé Madame Pichegru à l'angle de la rue Pinochet et du boulevard Fidèle Castro, combien de fois ouvert et refermé un livre, combien j'ai usé de papes, de rouleaux de pq et de présidents de la république, combien de fois je me suis mis au piano, combien de fois je me suis levé le matin sans avoir mal quelque part, combien de fois j'ai sorti le chien et je lui ai mordillé la truffe, combien de fois senti l'odeur du foin coupé et du bitume humide après un bel orage, combien de fois j'ai vu la pleine lune et la rousse, dit "je'", dit "tu", combien de fois j'ai fait la vaisselle et des carottes rapées, téléphoné à ceux que j'aime, dit je t'aime, combien de fois me l'a-t-on dit, combien de fois fait au hasard des codes d'entrée que j'avais oubliés, et combien j'ai à mon actif de choses pas avouables à tout le monde par modestie ou par orgueil (ce sont d'ailleurs souvent les mêmes...). Je pourrais si j'étais utile en faire des graphiques, des courbes, des camemberts, tirer des statistiques... Insee, Credoc, etc... Des nèfles ! Je garde tout ça pour moi, juste pour savoir si je perdure ! Jusqu'à présent, pas de déflation... pourvu que ça dure ...

26 décembre, 2006

Michel Sardou, barde sarkozyien

Le programme Sarkozy a été mis en musique. C'est Sardou, le "Chateaubriand" de l'UMP, le "Beethoven" de la Rupture, le "Pavarôti" de la Droite, qui le chante.
Autant vous dire que c'est du solide, du délicat, de la poésie pure.
Je ne vous livre que le meilleur.
Quelques extraits donc de la chanson de Sardou " Allons danser", pour une analyse de texte par un simple classement par rubriques :

1°) l'immigration
"d'où que tu viennes bienvenue chez moi
en sachant qu'il faut respecter
ceux qui sont venus longtemps avant toi"

2°) la responsabilité libérale
"sans un mot tout recommencer
se prendre en charge et pas charger l'état"

3°) l'éducation
"dire aux enfants qu'on va changer
l'éducation qu'ils ont par celle qu'ils n'ont pas"

4°) les droits acquis
"parlons enfin des droits acquis
alors que tout tout passe ici bas
il faudra bien qu'on en oublie
sous peine de n'plus jamais avoir de droits"

5°) le principe de réalité
"la vérité ne nous plait pas
alors on a le pays qu'on mérite"

Tout un programme donc... qu'il hurle en vain de sa voix usée de vieux bringueur empastagué.


Pendant la trêve des confiseurs, les cons continuent.

A tout gueuleur tout honneur. Johnny, le génie des alpages, en remet une "clouche".
Oui, c'est bien Sarkozy qui lui a conseillé de partir.
"Le rocker Johnny Hallyday assure dimanche matin dans une inteview à la presse helvétique que le ministre de l'intérieur français Nicolas Sarkozy a approuvé son exil fiscal vers la Suisse et que la polémique finira par se retourner contre la gauche .
- Il m'a dit " Ecoute Coco, t'avais envie de le faire, tu l'as fait, t'as bien fait ", rapporte le chanteur dans un entretien à l'hebdomadaire "Le Matin Dimanche"."
(Lu sur
www.tageblatt.lu/ )

Le seul moyen donc, de retenir en France les gros contribuables, c'est de ne plus les imposer.
C'est logique !

Un ministre en exercice qui fut ministre des finances approuve un exil fiscal.
C'est élégant !

Johnny, considère que son départ va nuire à la gauche !
C'est intelligent !

et en plus, il porte une cravate blanche sur une chemise noire...

Tenez-vous le pour dit !




A l'attention des intégristes monothéistes de toutes obédiences
(et aux autres si ça les intéresse...).

Énoch, après qu'il eut visité le paradis, serré la pince aux anges et fait un brin de causette avec le Très Haut, dit en revenant sur terre :
"Dieu maudit l'ignorance".

25 décembre, 2006

Un vrai Noël associatif

Dieu sait que je les aime bien, mais là , ils ont fait fort ...Une bonne semaine avant Noël, ils avaient prévu leur coup. Dans la salle, ils apportèrent un grand sapin. Oh, pas un vrai. Un qui peut resservir, en polyuréthane, plus vert que vrai. Pas loin de deux mètres de haut, tout de même, et qui s’ouvre comme un parapluie, avec des branches toutes pareilles, sauf la longueur de bas en haut . Taillé en cône, en pyramide, ça pouvait ressembler. Après, sont arrivées les boules. Des rouges, des vertes, couleurs de Noël, enfin, du Père Noël...mais aussi des dorées, des bleues, des argentées, de toutes tailles et de toutes formes, rondes, oblongues, suppositoires et spéculums . Des petits paquets brillants entourés de bolduc... des pères noël grands comme le pouce, mais en nombre, en surnombre ! et des petits noeuds en paillette, des trucs de strass en papillottes, rien que "du qui brille". Le pauvre arbre, de jour en jour, il en pouvait plus, ils commençait à ployer sous la charge, à baisser les bras d'épuisement, à demander grâce. Les guirlandes alors sont sorties en douce de boites qu’étaient planquées je ne sais où, dans des tiroirs, dans des armoires... des guirlandes à frémir... aux couleurs incertaines. Ces guirlandes qui grattent au toucher, qui piquent comme des orties sont venues s’ajouter au reste. Les fenêtres ne furent pas épargnées. C’est chouette les fenêtres, pour la lumière. Ils y accrochèrent ces résilles de mille petites lumières jolies qui clignotent ensemble, puis tour à tour... La foire du trône sur deux mètres carrés.. Après ils s’attaquèrent aux murs à grand coups de ce qui restait d’ornements très ignobles et que le pauvre arbre refusait et de papier crépon découpé et de trucs dont on se demande encore où ils les avaient dégotés. Ils auraient pu épargner le plafond. Nenni, ça pendouillait de partout, façon jungle. Ca vous chatouillait le nez dès l’entrée... Fallait se diriger à tâtons, veillant à ne rien décrocher. Allan Quatermain, Indiana Jones qu’on se sentait dès la porte ! Il aurait fallu y aller à la machette ... Quinze jours que ça aura duré, à guetter King-Kong derrière le sapin... Un vrai Noël sous les tropiques...Car ils ont oublié la fausse neige et le givre en bombe...
Moyenne d'âge de l' association ? Dans les quarante-cinq ans bien sonnés... Adeptes des rituels ? Oh, que oui ! La semaine prochaine, pas question d'en louper une, on fête les rois. Y a que de la Chandeleur qu'on est épargnés, pas le matos pour faire les crêpes, et en plus c'est interdit. Ouf !

Poésie

Tiens, si vous aimez la poésie, de Rudder m'indique un blog que je découvre avec bonheur :
http://patriciaguenot.blogspot.com/
Allez-y faire un tour. La vraie poésie ne mord pas...

A se les mordre...

L'une de mes nièces chéries vient de recevoir le bulletin scolaire d'un de ses bambins.
On avait déjà reproché à son frère ainé de "ne pas maîtriser l'outil scripteur" (i.e d'écrire comme un sagouin) mais en revanche d'exceller à la manipulation du "référent sphérique" ( jouer au ballon )
Comme on arrête pas le progrès, à la rubrique "motricité" il y a une case destinée à jauger l'adresse du cher enfant.
" Réaliser un algorythme à deux couleurs"
traduction :
"Enfiler des perles en alternant perles rouges et perles bleues.

Magie des mots... ou l'art, pour le corps enseignant, d'enfiler les perles en coupant les poils en quatre.Cela dit, ils auraient pu pousser le bouchon un peu plus loin. Moi, à leur place je serais allé jusqu'à " L'algorythme bichromatique" ... Ils n'ont pas osé, ou bien ils n'y ont pas pensé...

24 décembre, 2006

Noël selon Blondin

Tiens, ça me rappelle ce que racontait François Carbou qui l' avait bien connu. Antoine Blondin avait été sollicité par Hélène Gordon-Lazareff pour fournir, dans les années soixante au journal " Elle", un conte de Noël. Il rendit sa copie en temps et heure. Le récit était traditionnel et la narration très classique qui faisait la part belle à l'errance, à l'arrivée à Bethléem, à l'installation dans l'étable après que Joseph et Marie eussent fait le tour de la ville pour chercher en vain une auberge ; la crèche, l'âne, le boeuf, rien ne manquait. Et puis l'accouchement. Et là, Blondin, dans un élan irrépressible de féminisme anticipé et prenant en considération le fait qu'il écrivait pour un journal de femmes, refit la fin à sa manière... La Vierge accouchait, certes, mais d'une fille...
Sauf erreur de ma part, le conte de Blondin de fut pas publié.
Si quelqu'un en a eu connaissance, qu'il me dise où l'on peut le lire.

23 décembre, 2006

Heureusement, Albert Jacquard pense à tout

Il est marrant Albert Jacquard... Ce matin il cause dans le poste parce qu'il vient d'écrire un bouquin dans lequel il cause de son utopie, la sienne, sa perso à lui, d'ailleurs, c'est simple, ça s'appelle " Mon Utopie", son bouquin. Moi je l'aime bien Albert Jacquard, il soutient les pauvres, les sans abris, il les aide même, c'est comme l'abbé Pierre, sauf qu'il est pas abbé. Alors il a trouvé un truc, Albert, dans son sac à utopie, pour règler le problème de la pauvreté. Avec lui au moins, la pauvreté, c'est pas la faute à la bite des blancs, c'est la faute à l'héritage! Et ce truc qu'il a trouvé, Albert, est imparable. Il faut supprimer l'héritage. C'est pas con ça... J'irai pas jusqu'à dire que ça a fait ses preuves, mais ça s'est déjà fait. Alors on lui demande quand il faut le faire et à quel degré de parentèle. Et c'est là que ça se gâte ! Ah, et bien, pas à la première génération, non, à la deuxième, ou la troisième... Mes enfants héritent, mais plus mes petits enfants ... Je sais pas comment il s'y prend pour organiser tout ça, vu qu'on est toujours le fils de quelqu'un, rarement que le petit fils... et jusqu'à présent on hérite de ses parents avant d'hériter de ses grands parents... ou alors sauf chez les vraiment riches, comme chez les Louis XIV quand y avait eu mort d'homme... faut acheter le bouquin pour savoir. Justement à propos de savoir, je voudrais qu'il me dise comment il fait, Papi, pour bloquer l'héritage, et empêcher les premiers et uniques héritiers (devant l'impossibilité de transmettre à leur tour), d'aller tout croquer avec des créatures pulpeuses et expertes avant de clamser d'excès comme des Sardanapales et de ne rien laisser à personne, encore moins à l'état... Il veut bien dire encore que " la propriété est un vol", Albert , mais pas tout de suite...
"Mon Dieu, Mon Dieu, Mon Dieu !
Laissez le moi, encore un peu,
mon livret bleu ! "
(air connu)
Moi, les mesures radicales avec un moratoire, j'ai des doutes...

Le Blues à Fabienne

Allez sur :
http://www.frmusique.ru/texts/t/thibeault_fabienne/bluesafabienne.htm
lire les paroles du " Blues à Fabienne", chanson censée redonner le moral à ceusses qui l'ont plus...
Si après ça on se flingue pas sur place, c'est qu'on a un instinct de survie chevillé au corps !
Ah, la morue !

Allez aussi sur :
http://gagny.blogspot.com/
Non seulement c'est pas un cadeau mais paraîtrait en plus qu'elle coûte cher !

JOYEUX NOËL et HANOUKA


C'EST PAS PARCE QUE J'AI DE BONNES RAISONS
DE DÉTESTER NOËL
QUE J' EN AI DE MAUVAISES
D'EN DÉGOÛTER LES AUTRES !



ALLEZ ! :
JOYEUX NOËL !
ET
JOYEUX HANOUKA !

ALLUMEZ VOS SAPINS !
MOUCHEZ VOS MENOROTH !



21 décembre, 2006

Les Bateaux-mouche peuvent enfin faire du "bacotage"

A l'instant dans ma lucarne, une pub pour les bateaux mouche.
Maintenant que Marie-Anne Bacot à fait nettoyer les quais de Seine des nuisances SDF, les bateaux-mouche peuvent éclairer les rives de leurs projecteurs indiscrets sans mettre en évidence la misère qui s'y était réfugiée. C'est un peu l'image de Paris au moment des fêtes, quoi, merde ! qui en dépend ! On se paye pas une soirée en famille ou en amoureux sur les bateaux-mouche à bouffer tout juste au chaud de la daube hors de prix pour, en plus, contempler gratis des crêve-la-faim qui se les gèlent !

Site counter

Archives du blog