"O Fortuna velut luna statu variabilis, semper crescis aut decrescis..."
(Carmina burana, anonyme circa 1230, abbaye de Benediktbeurn )
13 février, 2014
"Assassins et Voleurs"
L'avant dernier film de Guitry.
Drôle, brillant, d'un cynisme absolu et des numéros d'acteurs fabuleux. Poiret et Serrault débutants, c'est lui... Magalie Noël, Darry Cowl aussi, et puis la musique subtile, acidulée, de Jean Françaix, du début à la fin.
Drôle, brillant, d'un cynisme absolu et des numéros d'acteurs fabuleux. Poiret et Serrault débutants, c'est lui... Magalie Noël, Darry Cowl aussi, et puis la musique subtile, acidulée, de Jean Françaix, du début à la fin.
11 février, 2014
Question de genre,
J'en discutai à l'instant avec une amie.
Couilles, roubignolles, valseuses, tout en étant des attributs définitivement masculins sont, c'est un peu con, du genre féminin.
Ovaires, en revanche, moins fourni en synonymes, c'est à dire pas du tout, n'étant pas des organes génitaux externes, c'est normal, la linguistique est depuis qu'elle existe une discipline régie par les hommes, ovaires, donc, est du genre masculin. Pas besoin non plus d'inventer d'autres mots pour ce qui n'est qu'un bidule à reproduction, une source d'ovules et pas grand chose de plus. Avez-vous entendu dire d'une femme "qu'elle est bien montée" ? et pourtant dans cette procréation naturelle dont certains manifestent pour la sauver, c'est quand même fifty/fifty...
La vie c'est bien la rencontre entre le produit de féminines couilles et d'ovaires masculins...
Je sais certains vont me dire, mais testicules, c'est masculin. D'accord, mais vous vous rendez compte ? La procréation naturelle serait donc, horribile visu, la rencontre entre deux organes du genre masculin...
Va falloir, Monsieur Coppé, Madame Boutin, au lieu de vouloir fût-ce en plein hiver vêtir tous ceux qui sont "à poil" expliquer ça aux enfants... Car contrairement à ce que vous laissez penser, les enfants, c'est pas forcément des cons... Je sais, malgré votre souci fort légitime de leur protection, c'est la prophylaxie parentale et électorale qui vous intéresse en premier.
Couilles, roubignolles, valseuses, tout en étant des attributs définitivement masculins sont, c'est un peu con, du genre féminin.
Ovaires, en revanche, moins fourni en synonymes, c'est à dire pas du tout, n'étant pas des organes génitaux externes, c'est normal, la linguistique est depuis qu'elle existe une discipline régie par les hommes, ovaires, donc, est du genre masculin. Pas besoin non plus d'inventer d'autres mots pour ce qui n'est qu'un bidule à reproduction, une source d'ovules et pas grand chose de plus. Avez-vous entendu dire d'une femme "qu'elle est bien montée" ? et pourtant dans cette procréation naturelle dont certains manifestent pour la sauver, c'est quand même fifty/fifty...
La vie c'est bien la rencontre entre le produit de féminines couilles et d'ovaires masculins...
Je sais certains vont me dire, mais testicules, c'est masculin. D'accord, mais vous vous rendez compte ? La procréation naturelle serait donc, horribile visu, la rencontre entre deux organes du genre masculin...
Va falloir, Monsieur Coppé, Madame Boutin, au lieu de vouloir fût-ce en plein hiver vêtir tous ceux qui sont "à poil" expliquer ça aux enfants... Car contrairement à ce que vous laissez penser, les enfants, c'est pas forcément des cons... Je sais, malgré votre souci fort légitime de leur protection, c'est la prophylaxie parentale et électorale qui vous intéresse en premier.
Je découvris Rabelais, comme Jarry et quelques autres par mon père, humaniste et homme de goût, .
C'est ainsi qu'un jour, gamin, à l'époque où pour plaire à maman et surtout ne pas
avoir d'emmerdes, j'allais encore à la messe, j'y partis un dimanche
avec comme missel, trompé par le fameux papier bible, le Rabelais de
mon père dans la Pléiade...
09 février, 2014
Dehors ! restons entre cons.
Non
mais vous avez vu ? La Suisse aka Confédération Helvétique à décidé par
"votation", comme elle dit, (dans "votation", y a "vocation" masquée
...) de réduire la facilité d'entrée sur son territoire.
Mais on s'en fout de la Suisse si on n'a pas de compte... Vous la connaissez, la Suisse ? C'est pour la connaître un peu que cette mesure m' indiffère... M'interdire l'entrée du pays le plus chiant du monde où la délation est un phénomène social intégré où les bistrots ferment à minuit sauf pour les autochtones habitués à entrer par la porte de derrière dans un rad au rideau baisé..
Allez, helvètes qui voulez rester entre vous, ça mettra pas le feu au lac...
Écoutons plutôt la sublime Zouc, honneur de la "suissitude" et vous comprendrez...
Mais on s'en fout de la Suisse si on n'a pas de compte... Vous la connaissez, la Suisse ? C'est pour la connaître un peu que cette mesure m' indiffère... M'interdire l'entrée du pays le plus chiant du monde où la délation est un phénomène social intégré où les bistrots ferment à minuit sauf pour les autochtones habitués à entrer par la porte de derrière dans un rad au rideau baisé..
Allez, helvètes qui voulez rester entre vous, ça mettra pas le feu au lac...
Écoutons plutôt la sublime Zouc, honneur de la "suissitude" et vous comprendrez...
07 février, 2014
Le droit d'émettre...
Quand
je vois ces familles nombreuses, chrétiennes, romaines et apostoliques,
donc parfaitement admirables et leurs mères qui véhiculent, serre-tête
en velours au vent, leurs idéologies dans des manifs dominicales, et
leur progéniture dans des mini-bus à 9 places, je me dis, sans haine
aucune, c'est juste une réflexion, qu'il serait quand même temps de
distribuer des "bons de saillie".
06 février, 2014
Retrouvé dans mes tablettes A la manière de Jehan Rictus et de Maurice Fombeure aussi... Je devais pas être très gai ce jour-là.
En attendant le retour du froid.
Cet ancien son de cloche, il le connaît déjà
C'est celui qui se perd dans la brume qui mord,
Qui lui anesthésie la main, quand du jaja
Il cherche obstinément le goulot-réconfort...
Vous l’avez vu, c’est vrai, il titube... et se tient
Au mur de n'importe où, de là où il s’abrite
Le glas, il le connaît, c’est son air, c’est le sien
Son opéra, sa vie, son rêve qui s’effrite...
Aller plus vite au trou sans forcer le destin...
Pour mettre un terme enfin à sa misère profonde,
Il lui faut pour ce faire, attendre qu’un matin
Le froid, tueur légal, l’entraîne dans sa ronde...
Le pauvre se tue peu... Le pauvre fuit la mort...
C’est à se demander s’il n’est pas le dernier
A avoir de l’espoir... A croire, à croire encor,
Que Dieu aime le pauvre... à quoi bon le nier.
Au paradis des gueux, et comme au bon vieux temps
S’il reste sage et digne, et gentil sous sa tente,
On lui fera crédit, pour un mois, pour mille ans
D’un rêve lénifiant d’aptitude à l’attente...
Le pauvre ne sait plus autre chose qu’attendre
Attendre le printemps, l’été, pour avoir chaud...
Le pauvre malgré tout est gentil, reste tendre...
Il tend la main et dit merci bien comme il faut
Il faudra bien qu’un jour le pauvre se redresse,
Se rebiffe et puis s’arme et se serve alentour...
Dans ces lieux éhontés où prospère la richesse
Il aura des fusils des munitions, un jour...
Et ce jour-là, Bon Dieu, croyez moi ça va chier...
Craignez, dedans vos lofts, craignez le sans-foyer
Jour de colère, fuyez, fuyez car ce jour-là
Il chantera Dies irae, Dies illa...
05 février, 2014
Vous savez, ça commence très tôt.
Vous savez, ça commence très tôt.
Tenez, moi, étant gamin, en 6ème voire un peu avant, je me choisissais mes potes de classe parmi les pas très beaux, pour être certain de ne pas en tomber amoureux. Tout ça par expérience, car j'en avais croisé un jour un superbe, qui avait tout compris... et puis après ? Pas besoin d'être bien vieux pour "se mourir d'amour".
Après ce fut une autre affaire, une toute autre histoire. Car pour éviter ces regrets et ces désagréments, précoce et paraissant bien plus mûr que mon âge, je jetai sans vergogne mon dévolu sur des mecs bien plus vieux, faisant sans le savoir mais pas innocemment du détournement de majeurs en règle, célibataires ou pères de familles...
Ah, je vous choque un peu ? Par ce que j'ai vécu ou parce que j'ose le dire ?
Tenez, moi, étant gamin, en 6ème voire un peu avant, je me choisissais mes potes de classe parmi les pas très beaux, pour être certain de ne pas en tomber amoureux. Tout ça par expérience, car j'en avais croisé un jour un superbe, qui avait tout compris... et puis après ? Pas besoin d'être bien vieux pour "se mourir d'amour".
Après ce fut une autre affaire, une toute autre histoire. Car pour éviter ces regrets et ces désagréments, précoce et paraissant bien plus mûr que mon âge, je jetai sans vergogne mon dévolu sur des mecs bien plus vieux, faisant sans le savoir mais pas innocemment du détournement de majeurs en règle, célibataires ou pères de familles...
Ah, je vous choque un peu ? Par ce que j'ai vécu ou parce que j'ose le dire ?
04 février, 2014
Vous voulez donc un poème ?
Vous voulez donc un poème ?
J'y dirais que je vous aime
Que la vie n'est rien sans vous
Et qu'elle ne vaut pas un sous
Vous voulez que je vous dise :
"Vous êtes ma gourmandise,
Ma bugne, beignet d'amour...
Coulant de sucre alentour.
D'accord, mais faites un effort
Avant qu'un jour je sois mort
Dites-le moi donc aussi...
Je vous dis déjà : merci !
(impro 7 minutes montre en main à l'instant, j'ai la sincérité hâtive donc un peu bâclée, fût-ce en heptamètre )
J'y dirais que je vous aime
Que la vie n'est rien sans vous
Et qu'elle ne vaut pas un sous
Vous voulez que je vous dise :
"Vous êtes ma gourmandise,
Ma bugne, beignet d'amour...
Coulant de sucre alentour.
D'accord, mais faites un effort
Avant qu'un jour je sois mort
Dites-le moi donc aussi...
Je vous dis déjà : merci !
(impro 7 minutes montre en main à l'instant, j'ai la sincérité hâtive donc un peu bâclée, fût-ce en heptamètre )
Le mystère de la Belle et la musique d'Auric
La scène du couloir, extraordinaire, est habillée d'une musique éthérée dont le thème n'est autre, dilaté que celui du Regina Coeli. Ca c'est une évidence. Ce qui est tout aussi évident, pour ceux qui connaissent un peu, c'est qu'il est probable que cette séquence musicale n'est pas d'Auric mais d'un de ses amis du Groupe des Six. La manière dont sont traitées les voix, les harmonies, l'orchestration le laisse penser.
Ce n'est bien sûr qu'une hypothèse...
Sauver la famille !
Les gens qui ont et c'est bien leur droit, défilé dimanche, s'ils sont
pour la plupart " de bonne famille" ignorent le latin et par voie de
conséquence l'étymologie de ce mot dont Gide haïssait la structure
sociale qu'il évoque (seuls les cons ont peur des mots et Gide n'était
pas con... ).
Bon, venons en au fait. Le mot "famille" vient du latin " famulus" qui désigne l'esclave
et par métonymie tout le groupe dont il fait partie. Pour les romains,
la famille, au sens réduit de cellule, est sous la tutelle absolue du
Pater Familias, qui a droit et de vie et de mort sur sa femme, ses
enfants et bien sûr ses serviteurs, ses animaux et cela dura pendant
quelques siècles.
Ô vous les défenseurs de la famille
traditionnelle au nom exclusif de l'Enfant et vous avez raison de le
défendre, l'Enfant ... n'oubliez pas que ce dernier dans une
civilisation qui fut des plus brillantes et qui vous fait rêver était
l'objet de son maitre de père. Voudriez donc aujourd'hui qu'il le soit
en plus de sa mère...
Ah, vous avoir comme parents, admirables
vecteurs de la normalité ! Filles en rose, garçons en bleu, les filles à
la vanille, les garçons au citron... Rappelez -vous Poil de Carotte :
"Tout le monde n'a pas la chance d'être orphelin"....
02 février, 2014
Bien sûr, il y a les pin up idéalisées de Elvgren,
et puis les vraies, vivantes comme Dorothy Malone et ce sans Photoshop...
Ce qui fait qu'on se dit en voyant ça que si on est pédé, c'est qu'on a vraiment de bonnes raisons ...
Souvenir de Jean Babilée
Je n'ai jamais
vu Babilée danser. Mais je l'ai vu comédien. Je l'ai vu dans Salomé
d'Oscar Wilde , au théâtre Mouffetard, un soir de 1986 ou 7 avec mon
amie Catherine C. conservateur érudite, grande amateur comme moi des dessins de
Beardsley. Il avait une très belle voix Il jouait Hérode Antipas,
Mylène Demongeot Hérodiade, mais alors qui donc jouait Salomé ? Je ne
m'en souviens plus...
01 février, 2014
Pour ceux qui, j'en prends soin ne confondent pas mon blog et mon profil FB
Je suis comme le chien, gentil, affectueux
Fidèle aussi, joueur, demandeur de caresses.
Que perdre, fors la vie, en ce monde imparfait
Si ce n'est le pouvoir, ou l'idée qu'on s'en fait ?
Quand jamais on en eut les plus simples désirs
Gardons nos énergies pour vivre nos plaisirs,
Nos devoirs, nos envies, nos œuvres fructueux
Évitez toutefois de me trahir jamais
Car c’est la seule chose à vous que tant j’aimais
Qui peut me rendre espiègle et facétieux en diable
M’amusant de mes jeux, de mon droit indéniable,
Et sans méchanceté vous mordiller les fesses...
Fidèle aussi, joueur, demandeur de caresses.
Que perdre, fors la vie, en ce monde imparfait
Si ce n'est le pouvoir, ou l'idée qu'on s'en fait ?
Quand jamais on en eut les plus simples désirs
Gardons nos énergies pour vivre nos plaisirs,
Nos devoirs, nos envies, nos œuvres fructueux
Évitez toutefois de me trahir jamais
Car c’est la seule chose à vous que tant j’aimais
Qui peut me rendre espiègle et facétieux en diable
M’amusant de mes jeux, de mon droit indéniable,
Et sans méchanceté vous mordiller les fesses...
Réminiscence
en voyant cette superbe photo,
d'une phrase extraordinaire lue il y a bien longtemps dans je ne sais
plus quel roman :
"Elle fit alors ce que toute femme eût fait en pareille circonstance, elle se remit du rouge à lèvres..."
"Elle fit alors ce que toute femme eût fait en pareille circonstance, elle se remit du rouge à lèvres..."
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