08 août, 2013

Les rendez-vous manqués...


Voici ce que m'inspire à la, manière de Georges Fourest, le superbe Daphnis et Chloé de Léon Bakst

Daphnis mène ses chèvres au fin fond du maquis
Quand sur l’étroit chemin, bordé de pierre sèche
Il rencontre Chloé qui pousse ses brebis,
Sous son chapeau de paille, ses rubans de pimbêche.

“ Écarte-toi, dit-elle, je suis pressée ! Du reste,
Tes biques sont idiotes et ton vieux bouc empeste ! ”
" Des clous ! lui répond-il, tu vas voir si ça urge ! "
 
Et de lui faire le coup des moutons de Panurge

 Photo: Les rendez-vous manqués...
Voici ce que m'inspire le superbe Daphnis et Chloé de Léon Bakst

Daphnis mène ses chèvres au fin fond du maquis
Quand sur l’étroit chemin, bordé de pierre sèche
Il rencontre Chloé qui pousse ses brebis,
Sous son chapeau de paille, ses rubans de pimbêche.

“ Écarte-toi, dit-elle, je suis pressée ! Du reste,
Tes biques sont idiotes et ton vieux bouc empeste ! ”
" Des clous ! lui répond-il, tu vas voir si ça urge ! "
Et de lui faire le coup des moutons de Panurge

07 août, 2013

Marcel m'harcèle ?

Y a cet été plein d'émissions radiophoniques sur Proust
C'est pas forcément le vôtre mais j'ai depuis toujours un problème avec Proust.
Je sais, c'est acquis, il est génial et même si je ne l'ai lu que par bribes, (il m'emmerde en douceur, soit de la pire manière, ) je reconnais ce génie délayé.
Mais j'ai néanmoins envie de lui foutre des calottes derrière les oreilles et des coups de lattes dans le périprocte, pour lui apprendre la vie, la vraie, pas celle des problèmes psycho-périnéaux fussent-ils par ses soins devenus universels, de la grande bourgeoisie fin de siècle et de sa pédale surannée et coincée... Proust, faudrait quand même en convenir, c'est, contrairement au trop honnête, au sublime Gide, l'hypocrisie sociale faite littérature. Proust était humainement lâche je n'aurais pas aimé le connaître.
Je suis, manquant totalement de finesse, perdu pour Marcel qui s'en fout.
et, comme aurait dit Bobby Lapointe et a contrario, jamais, au grand jamais, Marcel m' harcèle...
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Canicule


Les enfants des cités jouent dans les terrains vagues
Et toisent le soleil. Leur peau est déjà sombre.
Ils traînent, un peu tristes, ou galopent partout.
Les enfants des cités ne recherchent pas l’ombre.
Ils s’arrosent d’une eau qui sourd dont ne sait où,
Imaginant ainsi la caresse des vagues...

C’est qu’ils n’ont de la mer que des éclats de rêve
A la télé, le soir, quand leurs familles calmes,
Contemplent le soleil se coucher sur la grève
D’un feuilleton douceâtre où, au dessous des palmes,
S’agitent des gens jeunes ignorant la misère.
Un monde inaccessible et chargé de mystère

Ils ont pour sable fin la pelouse jaunie
Que foulent leurs pieds nus comme on foule la plage
Et la barre de béton où ils vivent à l’étage
Est comme une falaise au soleil blanchie
Les enfants des cités sous un ciel sans nuage
Surfent sans le savoir un océan de rage....

L'apprentissage sur le vif ou quand les Roms me gavent.

Sur le parking de mon discounteur habituel et quotidien un gamin sans âge, 6 ou 7 ans vêtu d'une doudoune hivernale mendie. Visiblement il débute. Il erre timidement de l'un à l'autre et tend la main, de toute évidence il ne parle pas encore français. Sous le auvent où s'entassent les caddies, un petit mec "planque" qui de son VTT, le surveille. Son frère, son père peut-être. J'attends un peu et vois le gamin venir lui donner les quelques sous qu'il vient de soutirer à une brave femme. Faut se méfier, car de plus, son mentor guette le pédophile hypothétique ou judicieusement suspecté pour le faire chanter, arguant le cas échéant que l'aumône à peine faite est une invitation à la débauche, le maquereau, par vocation, c'est prêt à tout Voilà, je sais, c'est pas politiquement correct de raconter ça. Tant pis.

Revaloriser le travail.

Vous savez qu'on donne maintenant pour les revaloriser des noms nouveaux à des professions anciennes. Ainsi on ne dit plus "caissière" mais "hôtesse de caisse", balayeur mais "technicien de surface".
Alors je propose qu'à la place du pompeux "péripatéticienne" ou du très vulgaire et offensant "pute", on les appelle désormais "auxiliaire de vit"

Le Persée et Méduse de Canova


Le Persée de Canova est l'un des rares si ce n'est l'unique à oser après l'avoir décapitée soutenir le regard de Méduse. Mais rien n'est dit qui prouve que le pouvoir pétrifiant du regard de la seule gorgone mortelle durât après sa fin

Les positions idiotes. (mais non, pas ce que vous pensez !)


Je bois énormément d'eau gazeuse et j'aime la boire à la bouteille. C'est ainsi que je me suis aperçu hier que j'ai une habitude gestuelle qui fait qu'une fois que j'ai dévissé le bouchon de la main droite, je garde celle-ci exactement dans la même position tandis que la gauche porte la bouteille à ma bouche. C'est la même main gauche qui une fois que je suis rassasié rapproche le goulot de ma main droite qui n'a pas bougé d'un poil comme suspendue en l'air en tenant le bouchon. C'est totalement idiot et un peu ridicule, mais c'est comme ça ...

Humour, humeur

J'entends à l'instant à la TSF Marc Joiivet, humoriste autoproclamé. Y a rien de pire pour moi que les rigolos professionnels qui ne me font pas rire. Ca pourrait me laisser indifférent, mais comme je suis un empathique né, ça me plonge dans un état proche du désespoir. Je me sens gêné comme si c'était moi qui était à leur place face à moi, si vous voyez ce que veux dire. C'est que je suis sensible au pathétique, surtout quand, de surcroît, l'humoriste invité ne se prend pas pour de la merde, un peu intello mais pas trop mais qui écoute du classique, quand même...
Dans le temps y avait Devos, humoriste systématique qui discourait chez Chancel le plus sérieusement du monde sur la nature et la fonction du rire, comme un professeur des écoles qui se serait pris pour Sartre ou pour Alain, bref et j'osais le dire Devos m'emmerdait.
Y en a un autre dans un autre genre qui me fait une peine terrible, c'est l' immarcescible et radiophonique Meyer dont on entend le sourire satisfait précéder chacune des saillies.
Je sais, vous allez me dire, c'est pas parce que ça ne vous fait pas rire que ça doit attrister les autres... Hélas, je crains que vous ayez raison...

Mais je suis pas sectaire, le prochain que j' entends qui me dilate, y en a ! promis je vous en cause !

06 août, 2013

Je raconte rarement des "histoires drôles", mais celle-ci un poil surréaliste... ...

Un voyageur tombe en panne d'auto en rase campagne et bien sûr en pleine nuit. Il essaie de redémarrer en vain et se prépare à passer la nuit dans sa bagnole. C'est alors qu'il voit une petite loupiote qui vibre dans le lointain. Il se dirige vers la lumière et arrive finalement plus tôt qu'il l'imaginait dans une cour de ferme. Il frappe à la porte, et un jovial cultivateur l'accueille qui lui demande ce qui lui arrive. "Pas problème lui dit le paysan, je vais vous envoyer mon cochon..." "Votre cochon ?" " Ben oui, vous allez voir il est efficace. Tenez, y a une semaine, y a eu le feu dans un pailler, il a tout éteint tout seul... et quand le congélateur a craqué, on a été chercher les pièces ( il a pas son permis) et il l'a réparé dans l'heure". C'est alors qu'apparait un superbe cochon avec sa caisse à outil et une jambe de bois. IL accompagne le voyageur et avec sa lampe frontale répare la bagnole en moins de deux... Le voyageur reconduit après l'avoir chaleureusement remercié le cochon à la ferme. Il remercie aussi le fermier et un peu intrigué lui demande pourquoi son merveilleux cochon porte une jambe de bois . "M'enfin lui dit le paysan, un cochon comme ça, on va pas le bouffer en une fois" ....

Un tour en ville

ou les Adagi d'Albinono, les Quenelles de Pachelbon, sans oublier, bien sûr, les Saisies de Vivaldon
  En ce mois de canicule après la journée passée à Paris-Plage à mater les bronzés de tous les sexes, vous pouvez retrouver à la fraîche les marchands de doubles croches toujours d'attaque, comme ils l'étaient l’été passé et le seront l'an prochain. Dans ce triangle magique qui va de Saint Julien le Pauvre à la Conciergerie en passant par Saint-Séverin, leurs petites entreprises connaissent pas la crise. Tant mieux ! Et puis tout de même une mention spéciale pour tout ces grands résistants, comme le whisky hors d'âge, d'avant les baroqueux, leurs foutus coups d'archet, leurs cordes en boyaux, leur diapason à 415 et leurs tempéraments inégaux...
Parmi les fondamentaux, comme on dit aujourd’hui c'est sans doute Pachelbel le vainqueur. Pas un soir où vous ne puissiez l'entendre canonner quelque part. Encore que, au regard des affiches, avec Albinoni, ça se joue sur le poteau !
Vous pouvez aussi vous faire le même soir, autant tout regrouper, un Requiem de Mozart, un Cantique de Jean Racine, les Sept Paroles du Christ avec ou sans récitant, ou très chic, un récital Liszt-Chopin aux chandelles sur piano Steinway certifié....
Le plus extraordinaire, c'est que ça fait plus de trente ans que ça dure ! En même temps, par solidarité, je n'ai rien contre, car c'est la preuve que bonne ou mauvaise, la musique peut nourrir son homme, et sa femme aussi, car faut pas oublier, au royaume des cachetonneurs, la parité est depuis très longtemps respectée...

05 août, 2013

Ravel encore un peu...



Je l'ai pas fait exprès, encore que... l'inconscient ! ayant garé à contre sens l'auto qui nous y mena pour refaire ce jour là cette photo ancienne  dont j'imagine que je la connaissais et que j'ai (re)  trouvée à l'instant.

Je sais, j'ai des goûts bizarres, mais je suis un fan, un inconditionnel de Maxfield Parrish !





Pélerinage !

Hier, nous avons réalisé, Elvire, Paul et moi le projet d’aller visiter le Belvédère, maison de Ravel à Montfort l’Amaury. Après un somptueux pique-nique fait de ses blanches mains, pastrami, tapenade, et autres spécialités méridionales, nous sommes arrivés au Belvédère à l’heure convenue, les visites sont contingentées. Nous avons été reçus par la toujours et délicieuse Madame Moreau, qui règne moins sur ce lieu comme une vestale que comme une amie de la mémoire de Ravel.
Dans ce lieu minuscule se trouve curieusement concentré tout l’univers immense de Ravel. L’endroit est admirablement entretenu, la maison nickel, les topiaires rasés de près et le piano régulièrement accordé pour que tout un chacun puisse le jouer si le cœur ou l’audace lui en dit....


 














04 août, 2013

03 août, 2013

et puis la lune sur plan d'eau de Saint Germain les Belles, tandis que nous dînons d'une délicieuse paella.


Ma Pin Up est en villégiature. Pour se rafraîchir, elle fait du bateau et elle a bien raison

En fait je m' en aperçois de semaine en semaine, ma Pin Up d'Elvgren,  c'est un peu la " Martine"  de notre enfance. Martine en bateau, Martine au barbecue, Martine à cheval... mais toujours Martine  montre sa petite culotte... C'est pour ça qu'on l'aime !


not so common...

02 août, 2013

et puis, summum de l'élégance architecturale toutes tendances confondues , l'escalier semi-circulaire de la même église d'Uzerche dont la symbolique du Christ qui ouvre ses bras en guise d'accueil est, qu'on soit croyant ou non, historien de l'art ou théologien, d'une flagrante évidence. Enfin, moi, agnostique notoire et non diplômé de l'école du Louvre ou d'ailleurs, ce que j'en dis...


Malraux n'avait pas tort...

Malraux n'avait pas tort qui affirmait qu'on trouve entre des objets dont on imagineraient pas de prime abord qu'ils en aient, des ressemblances et des intentions communes. C'est ainsi qu' en voyant ces deux diables ici montés en caryatide dans le clocher de l'étonnante d' Uzerche, je n'ai pu m'empêcher de penser à ces "gardiens du foyer" qu'on trouve en Chine, en fait dans une bonne part de l'extrême orient 

C'était ma minute culturelle à l'usage de ceux qui ne connaissent pas encore le "Musée Imaginaire"


 


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