20 septembre, 2011

Troy Davis mourra demain

Troy Davis, accusé d'avoir tué un policier en 1989, ce qu'il a toujours nié, et condamné à mort sera exécuté demain dans l'état américain de Géorgie, tout les recours ayant échoué.

Dormez, braves gens.

Kinésithéra-Putes (mot valise et petit commerce)


Entre Clichy et Barbès viennent d'ouvrir en nombre des officines de ce genre pour soulager par des massages variés l'humanité souffrante.



Compétences autoproclamées, suite du précédent !

Imaginez un instant que les médecins d'hier et d'aujourd'hui aient proclamé ou continuent d'auto-proclamer leurs compétences...
Nous serions tous morts de polio, phtisie et autres saloperies galopantes en attendant le reste...

Eh bien pour l'économie et la politique, c'est pareil !

Économistes compétents ? Et puis quoi encore ?

On voudrait nous faire croire qu'il y a dans la classe politico-médiatique des économistes compétents, des experts, journalistes, universitaires, politiciens, et leurs maîtres à tous, les baroques, les invraisemblables "agents de notation". Cette compétence autoproclamée dont on nous rebat les oreilles n'est en fait, et si vous ne le savez pas, sachez-le, qu'une extraordinaire souplesse à satisfaire (en les "rassurant" car ils ont toujours peur...) ce qu'ils appellent les "Marchés". Plus ils sont experts, politiciens ou techniciens au service de ceux-ci et plus ils sont souples à l'égard des riches et rigides envers les pauvres, la paix des " Marchés" c'est comme ça, pas d'alternatives, c'est le karma de ceux qui y veillent.
- Dis, maman, c'est quoi, les "Marchés" ?
- Eh bien, mon enfant, contrairement à ce que tu pourrais croire, ce ne sont ni des lieux où l'on vend des légumes et des blouses à fleurs, pas plus que ce ne sont vraiment des entreprises. Derrière ce mot mystérieux bien qu'il soit très commun se cachent d'abord des gens, pas si nombreux que ça, qui ont des noms, certains célèbres, d'autres discrets, qui se remplissent les fouilles en ne faisant rien, mais alors rien du tout, si ce n'est se décarcasser un peu pour échapper autant que faire se peut à l'impôt qu'ils abhorrent. Le "Marché" français le plus exemplaire c'est Liliane Bettencourt, née Schueller et bientôt sa fille Françoise Meyers, née Bettencourt (dans ce milieu on est souvent "né"), sitôt qu'elle héritera enfin de sa vieille mais robuste mère, qui n'ont jamais rien foutu de leurs dix doigts, palpent sans se fouler, et surtout dictent, parce que ce sont eux qui les font élire à coups de millions, leurs lois aux politiciens qui en retour protègent et assurent la pérennité de leur enrichissement. Ils sont, où qu'ils se trouvent, cachés ou au grand jour, les vrais maîtres du monde. Voilà, mon enfant, ce que sont ces "Marchés" dont on cause, que les économistes servent fort docilement.
Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot racontent leur histoire, tu verras, c'est mieux que Fantômas et Goldfinger réunis car, la réalité, c'est connu, dépassant la fiction, les " Marchés" ont, eux, réussi et pour de vrai...

La Somnambule ou bien Norma ?



Cette statue étonnante se trouve dans le "Potager du Dauphin" à Meudon. J'imagine que c'est la "Sonnambula" ou bien "Norma". Car des hauts de Meudon à Puteaux où Bellini le génial vécut, il n'y a qu'un pas.

D.S.K È.K.O

Tant mieux ! on sera dispensés de voter pour lui pour faire échec à l'autre.
Car élire un libéral forcené pour en virer un autre, c'est quand même pas un projet...

19 septembre, 2011

Tiki est mort aujourd'hui

Tiki était un chien remarquable. Celui d'une de mes voisines. Quand ils sont arrivés ici, il y a trois ou quatre ans, Tiki, corniaud labrador blond et moi on est devenus potes, d'emblée, c'était fatal. Oscar n'était pas jaloux qui pourtant sentait sur moi son odeur chaque fois, c'est à dire tous les jours ou presque, que je le caressais. Tiki était un chien qui parle, y en a. Dès qu'il me voyait, il venait vers moi, glissait sa tête entre mes cuisses et aussitôt après s'être assis m'aboyait en modulant des mots de chien. Quand je le croisais parfois dans la rue tandis qu'il était en ballade solitaire autant qu'interdite, je lui disais de rentrer, tout de suite, et il rentrait, les oreilles basses, furieux de s'être fait coincer mais bien content aussi qu'on s'intéresse à lui, repointant aussitôt sa truffe, joueur, au cas où je ne fusse plus là ou j'eusse le dos tourné . Et puis Tiki est devenu malade, un cancer des os. Jusqu'à la fin il est resté digne, boitillant, quand sa maîtresse le sortait, et parfois le portait. Même malade, même souffrant, il venait me voir et notre rituel perdurait, museau dans mes jambes puis bavardage, c'est comme ça les chiens, pour ceux qui savent pas...

Alors, bien entendu, je sais, c'est de l'anthropomorphisme, ça n'a pas de sens, diront certains. J'attends qu'on me le prouve, que ça n'en a pas, de sens, et d'abord, de quel sens qu'on cause... Car même Descartes qui affirma, le con, que les animaux et parmi eux, les chiens ne sont que mécaniques, se discrédita, ce disant et définitivement, aux yeux de la science !

Et puis je vais en rajouter une louche, une couche, une douche : depuis cet après-midi, Oscar, Polo et moi,sommes tristes, profondément tristes.

A l'instant où je vous cause, Polo joue dans la cour, in memoriam Tiki, la première suite pour violoncelle de Bach...

Le premier qui me dit, aujourd'hui et à cette heure précise où je suis malheureux de la mort d'un chien, que je ferais mieux de m'apitoyer sur les humains qui meurent ou, pire encore, me moque, est un salaud doublé d'un con. Qu'il crève . J'ai suffisamment pleuré d'humains pour avoir le droit de pleurer des chiens.

Bien sûr , il y a les chats de Baudelaire, mais pas uniquement !



Le chat qui ne ressemble à rien

Le chat qui ne ressemble à rien
Aujourd'hui ne va pas très bien.

Il va visiter le Docteur
Qui lui ausculte le cœur.
Votre
cœur ne va pas bien
Il ne ressemble à rien,

Il n'a pas son pareil
De Paris à Créteil.

Il va visiter sa demoiselle
Qui lui regarde la cervelle.

Votre cervelle ne va pas bien
Elle ne ressemble à rien,

Elle n'a pas son contraire

A la surface de la terre.
Voilà pourquoi le chat qui ne ressemble à rien

Est triste aujourd'hui et ne va pas bien.

Robert Desnos.


Je suis d'accord avec Elisabeth Badinter

Puisqu'il n'y aura pas de chose jugée, les prétendues victimes de DSK devraient avoir un droit de réponse d'une durée équivalente à la celle de sa prestation télévisuelle d'hier soir.

Alexander Kobrin et Frédéric D'Oria-Nicolas, on les aime !

18 septembre, 2011

Conversions

Ce matin sur France-Inter, une émission intéressante sur les conversions françaises à l'islam.
± 100.000 par an, quand même... Un jeune homme, ex-musicien de studio, raconte la sienne. C'est vite fait, une sourate et hop ! (tiens, au fait, quid de la circoncision ?). Maintenant, sur les conseils (les injonctions ?) de ses frères en religion, il a abandonné la musique et va travailler dans un bureau pour faire du prosélytisme. Voilà ! un vrai petit missionnaire. C'était bien la peine de quitter une religion de merde pour glisser dans une autre.

Il y a un quart d'heure, c'est à dire sur les 20 heures, je croise mon voisin Monsieur T. qui se rend comme tous les jours, et parfois deux fois par jour à la salle de prière (on ne dit pas mosquée...) voisine.
Quelques minutes auparavant je suis passé devant l'église. Fermée.
Personnellement je m'en fous, j'avais pas spécialement envie de faire une prière, mais c'est aussi par la paresse des quelques curés qui restent que l'islam vaincra.

17 septembre, 2011

Journée du Patrimoine

Je me souviens d'avoir, dans une vie (très) antérieure, côtoyé professionnellement et d'une manière périphérique mais amicale les organisateurs institutionnels de la première "Journée du Patrimoine" en Ile de France (1984 ?).
Autant dire tout de suite que, côté proprios, publics ou privés et pour des raisons quasi identiques, ça se bousculait pas au pont-levis.
Toutefois, la Marquise de l'E........, gagnée par la modernité, les vertus républicaines et surtout convaincue par d'habiles fonctionnaires mondains de la culture, ouvrit, mieux ou pire, livra, confiante, son délicieux château louis-treizième aux manants.
Ils lui piquèrent son argenterie, centre de table et candélabres.
Ça faisait deux siècles qu'ils attendaient ça.

portrait de l'artiste dans photo de groupe


Je viens de retrouver cette photo. Il y a de gauche à droite Louis-François, votre serviteur, Alain, Frédéric, Pascale et leurs Ray Ban, Jean-Marie, et Bernard, le copain de Pascale (ils se marieront puis divorceront) qui prend la photo. 68 est passé par là, seul Frédéric et moi avons les cheveux courts : nous frisons... Pascale ressemble vraiment à Twiggy, elle en joue à merveille. Sa copine, son binôme, Danièle, malgré les pressions et les négociations, ne nous accompagne pas, ses parents pourtant juifs pratiquants n'ont pas voulu. Je suis encore pour trois ans dans le placard et pour titiller ma sainte femme de mère, je lui ai laissé croire sans le lui dire vraiment que j'allais me convertir...
C'est au petit matin dans le col du Mont-Cenis. La veille, le premier homme à marché sur la lune. Pour le voir, nous n'avons par dormi et, par suite, roulé toute la journée en nous relayant, deux chauffeurs par auto. La 2 CV à gauche, c'est celle de Bernard, la mienne doit être garée devant ou à coté.
Nous partons pour Israël. L'an prochain à Jérusalem, avions nous selon la formule, parié Pascale et moi, juste sept mois avant, le 31 décembre... Dans deux jours nous serons à Istanbul, d'où nous devons partir pour Haïfa en bateau.
Il fait beau, nous avons tout juste vingt ans, sauf Frédéric qui en a à peine seize. Nous sommes donc tous mineurs selon la loi de l'époque ; deux ans auparavant, c'était la guerre des six jours. Nos parents, somme toute, étaient plutôt confiants. Jean-Marie restera au kibboutz Alonim, ("les chênes" en hébreux, y en avait pas un seul ou à l'état de bonzaï...), nous rentrons donc à six.
La vie, bien sûr, nous a en partie peu à peu dispersés. Mais c'est la mort surtout. Pascale, il y a une vingtaine d'années, Louis-François, il y a trois ans.
En fait, je ne suis pas certain d'aimer les photos souvenirs...

Les petites boutiques de Mac Orlan

Produits coloniaux

L'aventure tient dans une poussette à trois roues. Elle habite le cœur du petit négoce comme un ver dans le noyau d'un fruit. Quand tout le monde y met du sien, cela peut devenir les docks de la Tamise, depuis Shadwell jusqu'à Barking.
Un petite poussette sur la route de la Ferté-sous-Jouarre à Montmirail, cela fait sourire les jeunes filles méprisantes. Mais cent mille poussettes sur les routes du monde : c'est le plus beau cortège matrimonial que puisse offrir un radjah dégoûté de ses vieux éléphants de famille.

c'est chez NRF Poésie/Gallimard

fibre républicaine


faiseurs de bulles

dans Paris, depuis cet été, il y a des faiseurs de bulles de savons géantes. Ce sont pour la plupart probablement des roms, car ils en ont bien l'air, les rondeurs, le poil dru. C'est très beau et les gens donnent. Je suis un peu étonné que les flics ne les virent pas.


La Chanson de Guy Béart que Tante Yvonne fit interdire de radio-diffusion...

La version originale par Béart lui-même ou par l'excellente Colette Brosset n'est pas disponible, mais celle-ci est parfaite, aussi.

Vive l'accordéon !

Philippe Meyer, portraitiste, a-t-il croqué Bayrou ?

Bon, je vais pas vous refaire le coup de la stupeur et de l'horrification, contrairement à lui, j'ai pas l'humour itératif. Donc ce matin c'est sur Europe, qu'il est Meyer (hier c'était, normal, sur France Inter), pour vendre un bouquin de son cru (cherchez pas, y a pas de contrepèterie, enfin si, y en a une mais tirée pas les poils et qui n'a rien à voir avec le sujet...). Des portraits drôlissimes de la classe politique, qu'il a écrits et comme d'hab, il en rit d'avance. Alors, je vous la fais courte, il présente des croquis badins et malicieux, c'est son style à Meyer,
- de Martine Aubry
- de François Hollande
- de Nicolas Hulot
- de Villepin, avec un acharnement particulier
et de quelques autres, simplement annoncés.
Mais c'est curieux, sur le petit quart d'heure de promotion, pas un mot de François Bayrou président de ce MODEM sous la bannière duquel Meyer se présenta. L'a-t-il ou non croqué ? Je vais quand même pas acheter le bouquin pour savoir !

16 septembre, 2011

Notre-Dame de Bonne-Nouvelle : ma nouvelle découverte à Paris

Hier, en rentrant à pied de chez Brentano's (où je n'ai pas trouvé "The Temple" de Spender que j'étais venu spécialement chercher) à la gare de l'est pour y prendre mon train, j'ai un peu musardé dans le Sentier. Et je suis entré dans l'église Notre-Dame de Bonne-Nouvelle. Je ne connaissais pas cette superbe basilique néo-classique. Certes, le trompe-l'œil en grisaille du fond du chœur est abimé et tout de même bien moins réussi dans le genre que celui de Saint-Germain* près Saint-Savin sur Gartempe. Considérons aussi que l'éclairage zénithal de la semi-coupole caissonnée accentue un peu cette décrépitude, passagère, espérons-le. Mais on trouve aussi, excusez du peu, quelques Mignard, un Champaigne, un Vignon. C'est cette église qui a donné son nom à tout le quartier, du boulevard au métro ! Et puis, la rue de la Lune, rien que pour le nom, ça vaut le détour, non?





on dirait le sud...

Je serais bien resté plus longtemps mais, accueilli à reculons par un ecclésiastique endogène des plus dissuasifs, j'ai quitté les lieux tant cet homme, même si je n'y crois pas, balançait alentour, tel un encens fétide, de mauvaises vibrations... "Le diable probablement", comme aurait dit le divin Bresson.

* http://pplemoqueur.blogspot.com/2010/09/et-puis-du-roman-poitevin-tout-simple.html

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