et puis ça, une merveille, je vous l'ai déjà montrée
18 août, 2011
Simple, claire et sans chichis... Irmgard, la sublime !
et puis ça, une merveille, je vous l'ai déjà montrée
Souvenirs d'été et douce méprise
L'été 78, un soir aux Tuileries, la nuit à peine tombée, je rencontrai Elie. Je le pris pour un marocain, il me prit pour un allemand. J'avais en partie raison, car bien qu' israélien, il était né au Maroc... De son coté il disait, bien après, vu ma tronche, que j'étais ashkénaze sans le savoir et que ma mère qu'il aimait et le lui rendait bien ressemblait, l'âge venu, à Golda, ce qui n'était pas faux... Nous nous sommes aimés de ce jour à sa mort, et ce malgré notre séparation sept ans après notre rencontre et dès ce moment là, nous nous sommes téléphoné tous les jours, où que nous fussions. Son nouveau compagnon était mieux qu' un mec bien, car fallait supporter. Nous devînmes amis et quand en novembre 1991, Elie mourut, neuf ans avant lui, nous fûmes, comme deux veufs, jusqu' à ce qu'à son tour la bête l'eut aussi.
Amour et amitié, tout ça mélangé, c'est possible.
Alors, je vais vous dire un truc : y a un tas de choses que j'ignore encore, malgré mon âge et mon assiduité à vaincre mon ignorance, mais s'il est une chose que je sais, comme eux aussi savaient, c'est aimer.
D'ailleurs, je sais toujours le dire en hébreux ou plutôt en ivrit : ani o'ev otra... ou approchant, car il n'est pas vraiment prévu, du point de vue grammatical dans cette langue bizarre, fût-ce celle de David et de Jonathan, où sujet, verbe et compléments affichent vaillamment leurs genres, qu'un homme le dise à un autre.
Mais Elie, ça le gênait pas, dans aucune des trois langues qu'il parlait couramment, de bousculer les grammaires, les us et les gens...
Chanel espionne nazi ou Oh, Coco !
Vous avez vu ou entendu le scoop de l'été ? Chanel aurait été une espionne nazi ! C'est pas nouveau, la rumeur, Charles-Roux, bonne copine, dit qu'elle l'avait déjà dit, mais y aurait maintenant des preuves fournies par les archives allemandes. La maison de couture s'offusque et proteste, faut dire que Chanel, c'est pas comme Galiano chez Dior, ils peuvent plus la virer...
Mais bôf ! Chanel était une petite main pas plus futée qu'il faut et qui voulait péter plus haut que la chaine de son tailleur, accessoire, c'est vrai, indispensable et un peu ridicule de la "femme de droite", façon Lemercier dans "Palace". Mais la charger de cette tare rédhibitoire, fût-ce une réalité prouvée, me paraît hors de taille tant sa conscience politique devait être proche du zéro absolu... Tout au plus, ayant à cette époque, comme tant d'autres et de moins célèbres, un amant teuton, mit-elle imprudemment ses convictions au niveau de ses muqueuses.
Plus une histoire d'hormone qu'une sombre affaire d'espionne, pas de quoi fouetter une chatte.
En revanche, il y a une rumeur plus rigolote et sans conséquence celle-là : savez d'où lui serait venu ce surnom de Coco dont elle fit son prénom ? Mais tout simplement de cette poudre blanche dont elle aurait été très tôt une fervente adepte. Ok, y a pas de preuve, c'est juste une histoire, et probablement fausse, celle-là !
Mais bôf ! Chanel était une petite main pas plus futée qu'il faut et qui voulait péter plus haut que la chaine de son tailleur, accessoire, c'est vrai, indispensable et un peu ridicule de la "femme de droite", façon Lemercier dans "Palace". Mais la charger de cette tare rédhibitoire, fût-ce une réalité prouvée, me paraît hors de taille tant sa conscience politique devait être proche du zéro absolu... Tout au plus, ayant à cette époque, comme tant d'autres et de moins célèbres, un amant teuton, mit-elle imprudemment ses convictions au niveau de ses muqueuses.
Plus une histoire d'hormone qu'une sombre affaire d'espionne, pas de quoi fouetter une chatte.
En revanche, il y a une rumeur plus rigolote et sans conséquence celle-là : savez d'où lui serait venu ce surnom de Coco dont elle fit son prénom ? Mais tout simplement de cette poudre blanche dont elle aurait été très tôt une fervente adepte. Ok, y a pas de preuve, c'est juste une histoire, et probablement fausse, celle-là !
17 août, 2011
Une "Executive woman" à la marocaine
Tandis que je fais des photocopies, cet après-midi sur les 15 heures, une brave dame marocaine, moderne et pas voilée du tout vient récupérer au magasin une photocopieuse à la retraite qu'elle a achetée pour, la rapportant au Maroc, ouvrir un magasin. Comme j'ai mes habitudes et qu'elle ne me connaît pas, elle me prend pour quelqu'un de la maison, elle fayotte, me prenant à témoin :
"Ah ici, c'est pas comme au Maroc, tout est bien rangé (c'est faux, c'est le bordel, et j'y ai, comme à chaque fois que je viens, amplement contribué), le papier est dans des casiers, avec les marocains c'est pas comme ça "...
" Non mais, que je lui réponds, vous déconnez ? Pourquoi causez-vous comme ça de votre pays ? Si c'est le merdier faut pas y retourner ! Au Maroc aussi y a des gens sérieux, qui bossent bien, autant qu'en France, même si c'est différemment ! Alors, faut pas dire des trucs comme ça ! Pas à moi ! C'est pas bien ! J'aimerais pas être marocain et vous avoir comme patronne ! Et comme ici, malgré les apparences, je suis client, j'aimerais pas être le vôtre, de client, nulle part !"
Elle est surprise, se trouve un peu gênée, s'excuse, se mélange, s'empêtre, elle en peut plus, s'empourpre. Erreur de casting impromptu : je suis pas la bonne personne, le winner sarkozyste qu'elle espérait flatter, pour du retour, en miroir.
Je lui dis pas car elle est trop conne-gourde-apprentie-crypto-libérale et néanmoins rêveuse, mais si elle l'a payée cent balles, sa photocopieuse épuisée, elle va se ruiner en consommables hypothétiques avant même d'arnaquer ses semblables. Pour ce qui est de la maintenance...
Mais comme je suis pas chien, je l'aide, galanterie française, à grimper son trésor pourri dans sa caisse. Elle comprend plus rien... Paris-Gibraltar... E la nave va...
Fallait pas me chercher, sectatrice de M. VI à l'insu de ton plein gré, insigne morue néocolonialiste en herbe en ton propre pays.
"Ah ici, c'est pas comme au Maroc, tout est bien rangé (c'est faux, c'est le bordel, et j'y ai, comme à chaque fois que je viens, amplement contribué), le papier est dans des casiers, avec les marocains c'est pas comme ça "...
" Non mais, que je lui réponds, vous déconnez ? Pourquoi causez-vous comme ça de votre pays ? Si c'est le merdier faut pas y retourner ! Au Maroc aussi y a des gens sérieux, qui bossent bien, autant qu'en France, même si c'est différemment ! Alors, faut pas dire des trucs comme ça ! Pas à moi ! C'est pas bien ! J'aimerais pas être marocain et vous avoir comme patronne ! Et comme ici, malgré les apparences, je suis client, j'aimerais pas être le vôtre, de client, nulle part !"
Elle est surprise, se trouve un peu gênée, s'excuse, se mélange, s'empêtre, elle en peut plus, s'empourpre. Erreur de casting impromptu : je suis pas la bonne personne, le winner sarkozyste qu'elle espérait flatter, pour du retour, en miroir.
Je lui dis pas car elle est trop conne-gourde-apprentie-crypto-libérale et néanmoins rêveuse, mais si elle l'a payée cent balles, sa photocopieuse épuisée, elle va se ruiner en consommables hypothétiques avant même d'arnaquer ses semblables. Pour ce qui est de la maintenance...
Mais comme je suis pas chien, je l'aide, galanterie française, à grimper son trésor pourri dans sa caisse. Elle comprend plus rien... Paris-Gibraltar... E la nave va...
Fallait pas me chercher, sectatrice de M. VI à l'insu de ton plein gré, insigne morue néocolonialiste en herbe en ton propre pays.
Bien sûr, Tailleferre composait,
c'était aussi une pianiste virtuose, habile de ses mains donc ; en plus elle avait l'œil et de toute évidence un joli coup de pinceau, pour preuve ce lavis. Il y a des gens aux dons multiples, c'est pô juste ! mais c'est comme ça...
Sel rose et génitif, suite et fin
j'utilise donc, je vous l'ai déjà dit,
- du sel rose de l'Himalaya,
mais c'est pas tout mais c'est pas tout ! ( in memoriam Bourvil !)
car j'utilise aussi
- du vert savon d' Alep malgré la tyrannie
- du beurre doux d'Echiré
et puis je vous l'avoue,
- mes poulets sont de Bresse
- et mes thés du Japon
- mes bismarcks du Schleswig ou de Poméranie
- mon Pineau des Charentes
- mon vieux cycle de Krebs
- mon cercle de famille
- mon vélo bleu de course
- et ma Ronde de Nuit
- mon curry de Madras
- mes boîtes de Pandore
- mes gros grigris d'Afrique
- mes huîtres de la Seudre
- et ma tige de jade
- mon Cirque de Gavarnie
- mes moules de bouchot...
- mon Cabernet d'Anjou
- mon cap de la Hague
- et mes pruneaux d'Agen
- ma gueule de bois, parfois
- mes clés d'Ut et de Fa
- de Sol aussi, j'entends !
- ma peau, bien sûr, de balle
- et mon balai de crin
- mes accords de septième,
- ma poudre d'escampette
- mes lentilles du Puy ainsi que mes dentelles
- mon goût de la rigolade
- et mon droit de puisage
- mon mépris des sinistres cuistres sentencieux
- mes plus beaux jours sont d'Angles
- mes marabouts de ficelle
- la main est de ma sœur dans la culotte d'un zouave
- et le tout de mon cru,
- les plumitifs de rien ne sont pas de mon monde
je ne fréquente plus que des gens de talent.
- du sel rose de l'Himalaya,
ça en agace certains...
mais c'est pas tout mais c'est pas tout ! ( in memoriam Bourvil !)
car j'utilise aussi
- du vert savon d' Alep malgré la tyrannie
- du beurre doux d'Echiré
et puis je vous l'avoue,
- mes poulets sont de Bresse
- et mes thés du Japon
- mes bismarcks du Schleswig ou de Poméranie
- mon Pineau des Charentes
- mon vieux cycle de Krebs
- mon cercle de famille
- mon vélo bleu de course
- et ma Ronde de Nuit
- mon curry de Madras
- mes boîtes de Pandore
- mes gros grigris d'Afrique
- mes huîtres de la Seudre
- et ma tige de jade
- mon Cirque de Gavarnie
- mes moules de bouchot...
- mon Cabernet d'Anjou
- mon cap de la Hague
- et mes pruneaux d'Agen
- ma gueule de bois, parfois
- mes clés d'Ut et de Fa
- de Sol aussi, j'entends !
- ma peau, bien sûr, de balle
- et mon balai de crin
- mes accords de septième,
- ma poudre d'escampette
- mes lentilles du Puy ainsi que mes dentelles
- mon goût de la rigolade
- et mon droit de puisage
- mon mépris des sinistres cuistres sentencieux
- mes plus beaux jours sont d'Angles
- mes marabouts de ficelle
- la main est de ma sœur dans la culotte d'un zouave
- et le tout de mon cru,
- les plumitifs de rien ne sont pas de mon monde
je ne fréquente plus que des gens de talent.
16 août, 2011
Sel rose de l'Himalaya et corn flakes...
Quand je pense que nous salons par économie domestique notre quotidien au sel rose de l'Himalaya tandis que le Dalaï Lama, agent officiel de la CIA se charge la panse de corn flakes de chez Kellog's... Je me dis que la mondialisation est, de nature, espiègle.
Madonna, 53 ans aujourd'hui me rappelle Elvis Depressley
Désolé ma poule, tu ne seras, c'est trop tard et ce depuis longtemps ou la semaine dernière, jamais un mythe comme Marilyn ou Amy Winehouse... C'est pas grave ! au contraire et c'est bien, toi, tu es toujours en vie ! C'est pour ça que ce qu'on peut te souhaiter de mieux désormais, vu ta date de péremption, c'est d'en être un comme en vrac : Bette Davis, Crawford, Marlene, Jean Harlow et Mae West ou Bardot. T'as plus vraiment le choix, tu es condamnée maintenant à devenir une star octogénaire ou disparaître...
alors, en attendant : Take care, et surtout, remember :
Jiří Kylián, et bien entendu Ravel et Colette, une merveille
allez sur Youtube, le ballet de Kylian y est en entier
et toujours pour la partie musicale, l'éternelle version Lorin Maazel
15 août, 2011
En fait... en fête...
quand on aime la musique, on aime toutes les musiques pourvu qu'elles soient sincères et, au moins, bien foutues. Le génie, c'est en plus, "du luxe, du rabiux" comme aurait dit Vian.
Je me goinfre ainsi de musique, comme je me goberge de littérature, de sculpture, de peinture, d'architecture, de "ures" en tous genres et sans a priori, parce que comme mon bon maître Lévi-Strauss me l'a enseigné (non je déconne, mais c'est vrai quand même) je ne juge selonune évidence comme toujours géniale, aucune œuvre d'un genre avec les outils d'un autre.
Tenez pour me faire comprendre, mais je sais que vous avez compris, passez un bon rock au filtre Bach, il s'en remet pas. A contrario, passez un choral de Bach au filtre Gene Vincent, même si ça swing un peu parfois, c'est pas vraiment rock'n roll...
Voilà c'est tout simple ! faut simplement aimer Bach et le rock, c'est pas défendu sauf par certains cons coincés du pelvis, parasités de l'âme, aussi.
Je me goinfre ainsi de musique, comme je me goberge de littérature, de sculpture, de peinture, d'architecture, de "ures" en tous genres et sans a priori, parce que comme mon bon maître Lévi-Strauss me l'a enseigné (non je déconne, mais c'est vrai quand même) je ne juge selonune évidence comme toujours géniale, aucune œuvre d'un genre avec les outils d'un autre.
Tenez pour me faire comprendre, mais je sais que vous avez compris, passez un bon rock au filtre Bach, il s'en remet pas. A contrario, passez un choral de Bach au filtre Gene Vincent, même si ça swing un peu parfois, c'est pas vraiment rock'n roll...
Voilà c'est tout simple ! faut simplement aimer Bach et le rock, c'est pas défendu sauf par certains cons coincés du pelvis, parasités de l'âme, aussi.
14 août, 2011
Emile, Adolf, Ernest, Eugène, et Hector et les autres.
Cet après midi, Polo et moi sommes allés pour la première fois ensemble au cimetière de Montmartre. Au hasard ou en les cherchant, nous avons rencontré :
Les Medrano, gens de cirque, baladins enterrés comme de bons bourgeois.
Eugène Labiche le rigolo, dans son petit une pièce à l'abri sous le pont métallique de la rue Caulaincourt. Juste à coté, le très sérieux Henri Rochefort
Zola bien sûr, même s'il n'est plus là depuis longtemps
Nijinski, le pauvre, bien laid, chaussé d'improbables "tiags",
fringué d'un truc à franges façon Buffalo-Bill, une misère...
Stendhal et Heine
Berlioz et son copain Sax
Renan le breton dans son tombeau étrusque
et puis cet inconnu (sauf des spécialistes de la spécialité !) génial inventeur qui n'est pas sans rappeler Jérémie-Victor Hopdebec, le père inoubliable de la pince à linge selon Pierre Dac et Francis Blanche.
On n'a pas trouvé Delarue-Mardrus supposée dans les parages, mais en revanche cette gerbe bizarre de fleurs artificielles et de bouteilles d'eau minérale pleines, sur une tombe abandonnée. Polo pense qu'il s'agit d'un rituel animiste, vaudou ou quelque chose comme ça... Si vous savez, dites-le moi, ça m'intéresse.
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