18 août, 2007

J'avais oublié...


J'avais oublié la beauté et la voix d' Annie Lennox...
Tapez par exemple : Annie Lennox Cold dans votre moteur de recherche favori ou bien entendu sur Youtube. Vous tomberez sur le clip ancien mais superbe de la chanson Cold qui est de surcroît excellente...
Qu'Annie Lennox fut la plus belle femme du monde ? C'est loin d'être impossible...

Mais on va pas chipoter, parce que Sinéad O'connor chantant "Nothing compares 2 u", c'est pas mal non plus...

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Vive " Youtube" et l'Orient est Rouge !

Je suis, comme vous ne l'imaginez peut-être pas, un farouche défenseur du droit d'auteur. Quand on va faire ses courses, sauf, si on est vraiment raide fauché, on paie... La musique c'est pareil, même si ceux qui empochent le plus ne sont pas forcément les auteurs, à l'instar de l'épicier qui gagne plus que le cultivateur... Bon c'est pas le sujet. Le sujet c'est "Youtube" et "Youtube" c'est vachement bien. Pas pour aller y pirater une bouse toute fraîche de Delerm ou de Bogaert mais pour y trouver des trucs qui ne sont pas dans le commerce, comme l'Ouverture de "L'Orient est Rouge" ou plus simplement le Concerto pour la main gauche par Samson François. Mais on y trouve aussi "Tico-Tico", "The lady in a tutti-frutti hat" par Carmen Miranda et plein d'autres extraits de entre autres "The gang's all here" de Busby Berkley. C'est comme ça qu'on peut faire des comparaisons surprenantes entre "L'Orient est rouge" et "The gang's all here" tant ces bons chinois de la belle époque (Mao, bien sûr), non contents d'avoir plagié sans vergogne Prokofiev, ont entièrement pompé les chorégraphies sur celles du génial Busby... du vol manifeste en Technicolor... On peut aussi bien rigoler, comme en regardant cet organiste naturiste sexagénaire et luthérien jouant un choral de Bach (et plutôt bien), à poil, sauf bien sûr les chaussures, dans son salon... Sans Youtube, impossible de se livrer à ces amusements. Tenez, au lieu d'écouter ce pauvre Johnny se ridiculiser en chantant " L'idole des jeunes", écoutez plutôt la version originale de Ricky Nelson... Ou plus étonnant encore, le même Ricky Nelson chantant " I'm walking" avec Fats Domino...


15 août, 2007

Du livre de l' Apocalypse de Saint Jean

"Le Temple qui est dans le ciel s'ouvrit, et l'arche de l' Alliance du Seigneur apparut dans son Temple. Un signe grandiose apparut dans le ciel : une femme ayant le soleil pour manteau, la lune sous ses pieds et sur la tête une couronne de douze étoiles. Elle était enceinte et elle criait, torturée par les douleurs de l'enfantement. Un autre signe apparut dans le ciel : un énorme dragon rouge-feu avec sept têtes et dix cornes et sur chaque tête un diadème. Sa queue balayait le tiers des étoiles du ciel et les précipita sur la terre. Le dragon se tenait devant la femme qui allait enfanter afin de dévorer l'enfant dès sa naissance. Or la femme mit au monde un fils, un enfant mâle, celui qui sera le berger de toutes les nations, les menant avec un sceptre de fer. L'enfant fut enlevé auprès de Dieu et de son trône et la femme s'enfuit au désert où Dieu lui a préparé une place. Alors, j'entendis une voix puissante qui proclamait : " Voici maintenant le salut, la puissance et la royauté de notre Dieu et le pouvoir de son Christ."

Voila... Comprenne qui peut... D'ailleurs je n'ai jamais entendu le moindre curé se risquer à la moindre explication... Expliquer quoi d'ailleurs... On a beau croire ou non... c'est de la poésie, simplement, et pas de la moindre et je trouve ce texte sublime.
Bon cela dit, le Saint Jean, il ne devait pas prendre que du pain azyme... ni boire que l'eau du Jourdain...

C'était, en ce quinze août, la séquence mariale de PPlemoqueur...

14 août, 2007

"Le Palais Royal est un beau quartier..."

Cette après-midi, j'ai fait une petite pause au Palais Royal. Le temps était sombre, il faisait chaud, un petit crachin façon mousson d'été, et sous les frondaisons, la nuit presque, à cinq heures... Les fleurs sont belles dans la partie centrale, de toutes sortes, de toutes tailles, mais uniquement blanches et bleues en camaïeux (les jardiniers de la ville de Paris sont excellents). A ma droite, je fais face au ministère de la culture, les deux fontaines de Bury, vastes coupes garnies de boules de métal, idiotes, grotesques comme deux corbeilles de fruits factices sur une table de salle à manger, un dimanche. Et puis derrière, les colonnes de Buren.
Bury, Buren, tout ça, ça se vaut :
"Bu-ryen du tout"
Fallait-il, pour chasser de cet endroit les bagnoles du ministère de la Culture et du Conseil d'État qu'elles encombraient, installer à leurs places ces pissotières à clébards, sur lesquelles les clébards n'ont même pas le droit de pisser... Comment des bidules d'une telle indigence ont-ils pu faire scandale ? A part leur coût "pharaomineux", y avait vraiment pas de quoi. Comment peut-être choqué par "rien" ? L'indignation des uns n'avait d'égale dans la connerie que l'admiration des autres... Personne ne voulant reconnaître que c'était simplement nul. Mais au fait, le vide est-il si insoutenable qu'il faille à tout prix remplir ces espaces, fût-ce de n'importe quoi ? Et si on avait installé "rien" dans cette cour dotée d'une suffisamment élégante colonnade ? Encore qu'il eût-il été plus intéressant et plus signifiant en raison de l'ancienne utilisation du lieu, d'y déposer quelques "Cadillac" de Vostell... A moins que ce ne fut, en effet, trop signifiant...

13 août, 2007

Excuse d'une femme du monde pour éviter un déjeuner...

Angine blanche ! dit-on.
Mais non !
Fort heureusement rien de grave (la guérison fut très rapide),
simples irritations :
le "Deep throat" syndrome...
tout simplement !
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Histoire d'être rigolo, ce soir...

Le problème, quand on commence à vieillir, c'est que : soit on meurt, soit on commence à voir les autres mourir...
Bon, histoire de rigoler vraiment, on annonce ce soir la mort de la présumée doyenne de l'humanité. Une japonaise née en 1893, ce qui lui faisait jusqu'à l'instant décisif, jusqu'au moment fatal, 114 ans de sushis, de miso, de nato et de bon saké. La personne qui donne sur la radio cette information importante précise "qu'elle est morte de vieillesse"... Qui l'eût cru !
Ouf ! la prétendue doyenne de l'humanité n'est pas morte de débauche, ni n'a été assassinée... La morale est sauve...
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12 août, 2007

La position du missionnaire ou le goût du martyre

Bon, c'est vrai , c'est tragique ces gens qui se font enlever dans ces pays qu'on est en train de libérer ( ah non mais ! ). Cette vingtaine de coréens par exemple. Ok, au départ, on nous dit qu'ils font partie d'une ONG installée en Afghanistan pour apporter soins et aides aux populations locales... Sauf qu'on apprend qu'il s'agit en fait de missionnaires évangélistes en pleine action prosélyte... c'est à dire de coreligionnaires, fussent-ils coréens, de notre ami G.W... partis pour tenter de convertir ces crève-la-faim au christianisme le plus imbécilement radical...
Bon, à mon avis tout ça devrait s'arranger, car entre intégristes musulmans et intégristes évangélistes il doit y avoir un terrain d'entente, car si on n'est pas du même bord, on est, et c'est encore mieux, du même monde...
Pour ce qui est des deux qui ont été froidement zigouillés, ce sont des martyrs... Alléluia !
Et il n'y a a pas de religion sans martyrs.
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Les trois petits singes de la sagesse orientale

Oh la la ! Vous les connaissez, c'est sûr, les trois petits singes de la sagesse orientale. Dans le sens de la lecture occidentale, c'est à dire de gauche à droite, l'un se cache les yeux, le second les oreilles et le troisième la bouche... On peut les acheter en soap-stone, en faux netsuké, en bois, en plastoc, en bronze ou en chewing-gum sculpté... Vous pouvez les porter en sautoir, en porte-clé, les avoir en objet de déco sur votre table basse, avec le cendrier et le briquet en onyx à coté du Bouddha-lampe-d'ambiance... Peu importe, les trois petits singes sont des enflures, des salopards, des cons, et ce qu'ils véhiculent est au niveau de cette image... Ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire... Ce serait le secret de la SAGESSE et de son corollaire, le BONHEUR ! Ne voyez rien , n'entendez rien, et si d'aventure, vous avez vu et entendu, surtout, surtout ! ne dites rien... Voila : la Shoa, vous avez ignoré(bôf des youpins...) Le goulag, vous ne saviez pas (bôf des cocos...) les tortures en Algérie (bôf des bougnoules ) vous étiez si loin ... Touche pas à mon Pol Pot (bôf des niaquoués)... Le Rwanda (bah!des nègres...) Le Darfour (mmouais, on ne sait pas très bien..). Votre voisine qui se fait cogner, voire légalement violer, ses mouflets qui se font maltraiter et voire illégalement violer... Les flics qui fouillent au corps... Et le clébard abandonné...
Soyez d'une sagesse orientale : ne voyez rien, n'entendez rien et surtout, surtout ne dites rien...
C'est le chemin du bonheur...
On pourrait croire que Freud puis Lacan et les autres l' avaient flingué le non-dit... Des clous...les plombs n'étaient assez gros...
"Om Mani Padme Om"... Ah ! Sage Orient ! Bouddhiste, ou d'autres obédiences, si tu étais si sage que ça, tu ne te serais pas ramassé à travers une partie de ceux qui se recommandent de toi, deux bombes atomiques sur la gueule...
Les trois petits singes, c'est a contario vous faire prendre en considération l'idée chrétienne et courageuse du "Martyre ". Le "martyr" est un témoin, c'est celui qui a vu et qui le dit, l'affirme jusqu'à la mort, la sienne pas celle des autres... le contraire de la lâcheté des trois singes...
Bref, les trois petits singes sont une bouse idéologique... Une authentique saleté... Ne les offrez jamais qu'à des gens que vous n'aimez pas !
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10 août, 2007

Carl Orff, le fumier

Non seulement Carl Orff fut une ordure nazi, mais aussi comme ses maîtres un pillard sans vergogne. Les "Carmina Burana"(dont Pasolini sut avec talent et à propos utiliser les miasmes fétides pour " Salo ou les cent vingt jours de Sodome" son dernier film) ne sont rien qu'un plagiat dénaturé par un esprit pervers et à l'occasion pas dénué de talent des Noces de Stravinsky. Mais ce qui est chez Stravinsky un hymne à la vie par la jubilatoire persistance de pulsions païennes russes devient chez Orff le triste chant de la mort la plus glauque véhiculée par le paganisme le plus con, le paganisme institutionnel et idéologique nazi. Beurk... Le con...
Vive Stravinsky !
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Heureusement il y a Heifetz

Par un temps pourri comme celui que nous avons, pas trente-six solutions pour se redonner du coeur à l'ouvrage : du chocolat noir à 70% et puis surtout, surtout, le violon de Jascha Heifetz... Bach, Mozart, Prokofiev, Tchaïkowsky tout ce que vous voulez, mais avec ou par Heifetz... Le plus beau son de violon au monde... Je vous jure que c'est vrai...

No comment !

Il semblerait qu'il soit impossible de me laisser des commentaires. Question technique qui n'est pas de mon fait. J'espère que ça va se rétablir...

09 août, 2007

La musique et la durée ou quelques minutes de bonheur

Pas la peine d'écrire des trucs qui durent des heures... Il suffit pour combler l'auditeur d'écrire ce qu'il faut pour qui il faut pendant le temps qu'il faut. La durée au bout du compte, compte peu... Je vais vous donner quelques exemples.
Messiaen, par exemple : le "Quatuor pour la fin du temps". Comme son nom l'indique : quatre musiciens, pour une vingtaine de minutes, pas deux heures, pas une heure, vingt et quelques minutes selon les interprètes : du génie concentré ..
Y a plus fort encore dans la concentration : Richard Strauss : "Zueingnung", une voix de soprane, un grand orchestre, à défaut le piano d'origine, pour une minute quarante de musique. Tout aussi fort, "O mio Babbino caro" l'air emblématique de "Gianni Schicchi "de Puccini...( opera qui ne dure pas une heure...) une voix, un orchestre et deux minutes de musique sublime... Si vous voulez un plaisir un peu plus long... écoutez, je sais pas, "Son vergin vezzosa" de Bellini... Maintenant, si vous ne fondez pas en larmes au bout des cinq minutes-tente de la mort de Didon dans Didon et Enée de Purcell, par Janet Baker sur scène ou Leontyne Price en concert, c'est à se demander si vous n'avez pas une pierre à la place du coeur, ou de la merde dans les esgourdes... Ça fait cinq minutes- trente de bonheur, comme disait Sylvie Vartan.
Profitez de ce que "Youtube" ( je suis farouchement pour la protection du droit d'auteur, mais Youtube me parait respectueux de la chose) fonctionne encore, pour aller écouter tout ça.

06 août, 2007

Lili, sa maman et le charope

En tentant de faire du caramel, il y a quelques minutes, je me suis surpris à penser à Lili... Lili ne s'appelait pas Lili mais Danielle. On l'appelait Lili par une apocope exercée tout naturellement sur son nom de famille. Lili avait la plus jolie peau ivoirine-chryséléphantine de brune levantine qu'on puisse imaginer. Elle était plutôt mince -Twiggy était pour les filles le critère de l'époque- mais sa maman en bonne juive turque (bien que de lointaine origine portugaise, ils avaient du quitter Izmir dans les années vingt au moment des tourmentes, car il ne faut pas oublier que si l'empire ottoman s'intéressa d'un seul coup aux arméniens, il n'oublia pas les juifs pour autant...) la trouvait toujours trop maigre, obsédée par l'image de l'opulence que représentait toute odalisque, fût elle liée au souvenir d'un bien triste passé, de bien tristes moments.
- Danielle, lui disait-elle de préférence devant ses amis et pour leur (notre) plus grande joie, tu as encore maigri des chevilles...
C'est aussi de Lili que, curieusement (de qui les tenait-elle ? ), j'appris quelques expressions turques d'une rare salacité...

Lili était fille unique, et pour son bonheur, et pour son malheur. Sa maman qui avec son mari vendait des "tartonim" ("petites culottes" en hébreux... ) sur le marché de Poitiers, l'avait, pour assurer sa réussite fait éduquer chez les soeurs (j'ai trouvé sur le net deux Danielle L... l' une candidate UMP dans la région PACA, mais surtout une autre, psychanalyste dont il y aurait plus d'une raison que ce soit elle...). Car, ça ne manquait pas, à Poitiers et à cette époque, les soeurs qui, curieusement - c'était au moment de la "guerre des six jours"- ne cherchaient pas ou avaient renoncé à les convertir...
La maman de Lili avait des recettes délicieuses, à faire mourir sur place tout diététicien chevronné...
Elle faisait du "charope".(i.e. "xarope", sirop portugais)
Son charope était un truc extraordinaire qui consiste à faire cuire du sucre dans de l'eau comme on ferait un caramel, mais en le brassant avec une cuiller en bois en permanence, fortement mais à feu doux, pour l'empêcher, justement, de virer caramel et ainsi obtenir cette consistance curieuse, cette douce, cette soyeuse texture dont étaient faits ces bonbons qu'on ne trouve plus et qu'on appelait "Fondants". On peut le parfumer, à la rose, au citron, au café ou au chocolat, bref à tout ce qu'on veut dont le goût résiste sans se dégrader à une cuisson prolongée. Une fois refroidi, on le coupe en morceaux. La maman de Lili m'avait appris à le faire et pour un homme et qui plus est un goy, j'avais, affirmait-elle, un sacré tour de main...
Je crois que d'ici peu je vais réessayer...
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Le Président Sarkozy et le travail (suite du précédent)

La question principale, en fait, est la suivante. Lorsqu'on entre en fonction dans une nouvelle entreprise, il est très rare qu'on prenne des vacances au bout d'un mois... Si vous connaissez une boite qui vous l'accorde, vous me la signalez... Je trouve surprenant ce goût du farniente venant d'un homme qui a fait campagne sur la revalorisation du travail, en faisant l' apologie de cette France qui se lève tôt et en proposant de remettre l'autre au boulot...
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Les vacances de Monsieur Sarkozy

Des gens s'indignent de ce que notre Président (LST !) prend ses vacances aux USA, dans une luxueuse villa. On nous affirme, ce que je crois, qu'il ne l'a pas louée, mais qu'il est invité avec femme et enfant d'amis qui ont les moyens de payer une location de quelques dizaines de milliers d'euro la semaine. Après le yacht Bolloré à Malte, la villa aux États-Unis, moi je serais un des potes richissimes des Sakozy, je m'interrogerais avant de les voir débarquer chez moi : ils seraient pas un peu pique-assiette, les Sarkozy, à se faire inviter, comme ça, avec autant d'aisance ?
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Hécatombe chez les gens du spectacle

Brialy, il y a deux mois, Serrault, la semaine dernière,
Lustiger aujourd'hui.
Dure série pour les comédiens...
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05 août, 2007

Langues orientales

Hier, chez Kioko, l'excellente épicerie japonaise où nous avons comme d'autres nos habitudes (pâtes, misos variés, tofu, nato modérément, concombre, wasabi en tube tout à fait correct, sakés excellents en bouteille ou en tétrapak... curry(s) de toutes forces en tablette et vinaigre de riz que j'ai une fâcheuse tendance à siffler au goulot), une dame un peu Miou-Miou un peu Mnouchkine lance, après avoir réglé ses achats à la caissière, un "Arigato ! " sonore auquel, sans lui laisser le temps d'ajouter l'indispensable "gozaïmashita" ou sa version simplifiée "zaïma", la charmante nippone répond dans un français impeccable et sans un pet d'accent : "Mais, il n'y a pas de quoi, Madame, je suis là pour ça !".
A décourager les bonnes volontés linguistiques...

Quand on pense que le "Arigato" en question ne serait qu'un avatar du "Obrigado" portugais, seul et unique vestige d'une tentative d'installation des jésuites portugais au Japon qui furent très vite virés par le shogun avant que de commencer à faire des dégâts... Le principe de précaution en quelque sorte.... L'Empire du Soleil n'était pas celui du Serpent à Plumes... et ses enfants particulièrement rétifs à toute conversion... Erreurs d'appréciation, tout le monde peut se tromper, certains missionnaires portugais, dans tous les sens du terme, n'en revinrent pas...
Et puis, on est en droit, dans la foulée, de se demander comment les japonais, gens bizarres si l'en est, ont du attendre la fin du seizième siècle avant de trouver puis de l'adopter en l'empruntant à des gens de passage et fort indésirables, un mot qui voulait dire "merci"...
Ils en conviennent eux mêmes, ils n'inventent rien, ils récupèrent et utilisent ... d'ailleurs, d' "Arigato(s)" ils ne sont, désormais, pas avares... Un jour peut-être, mais ce sera plus dur, ils apprendront d'une manière ou d'une autre à dire "non ! " Il semble que ce soit pas demain la veille...
Et puis, tiens, au lieu de dire " Arigato" à des gens qui s'en foutent, quand votre téléphone sonne, dites comme moi, " Moshi-moshi ! " vous verrez ! ça surprend encore...
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03 août, 2007

Michel Serrault mort : l'abbé de la Morandais (la mort en dais) témoigne ...

Michel Serrault est mort. Moi, je l'aimais bien, car contrairement à un Noiret qui ne faisait pour le bonheur de ses fans que du Noiret, il était surprenant, fin, malin, "joueur"... avec Bouquet, feus Carmet et Piéplu et parfois Rochefort, l'un des meilleurs ! qui pouvait avec une seule gueule vous faire pisser de rire ou vous inquiéter fort ... et puis comme j'aime bien (beaucoup) aussi Mocky, Mocky sans Serrault, ce sera un peu moins de Mocky dans le Mocky.
Bref c'est con...
Il y en a un en tous cas qui, en bon charognard, ne perd pas un instant. C'est l'ineffable Maillais de La Morandard, le paparazzo des âmes d'artistes croyants en partance, le Stéphane Bern de l' Extrême-Onction. Mieux que la photo du défunt sur son lit de mort, il vous offre dans Paris-Match, au titre extraordinaire, ubuesque et fort moyen-âgeux de "dernier confesseur" de l'acteur, son témoignage sur l'âme du cher disparu. Je ne vois pas, à moins de trahir le secret de la confession, ce qu'il aurait de plus intéressant que celui de Jeanne Moreau, Tchernia ou de Mocky lui-même, le témoignage de la Morandais, curé de base...
Ah ! Serrault était catho, pratiquant (ce qui ne l'avait pas empêché de jouer dans "Le miraculé"...), et comme contrairement au tout aussi stupéfiant Dufhilo, il n'était pas intégriste, c'est pas un scoop... Ok ! Il avait le goût du sacré ? Très bien ! et alors ? Je ne crois pas que ce soit ce qui en fit un sacré acteur...
Ne pourrait-on pas mourir tranquillement, sans qu'un homme d'un Dieu quel qu'il soit, à peine que vous soyez froid, vous récupère sans vergogne ?
La Morandais, vous êtes bien indigne....
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02 août, 2007

Der Teufel liegt im Detail ou Le Diable au Monoprix

J'ai un défaut, je vous l'avoue, j'adore emmerder les caissières du Monoprix. Mais pourquoi donc ? me direz-vous... Mais parce qu'elles sont odieuses (contrairement à celles de Leader Price qui sont, toutes, pimpantes-charmantes) et qu'elles défendent le patrimoine de leur entreprise bien plus qu'elles ne le feraient de leur vertu, fût-elle encore attaquable, persuadées qu'elles sont de faire partie de l'aristocratie mercantile... Elles se méfient de tout ce qui n'a pas les cheveux mauves et la carte "Fidélité Monoprix" et détestent particulièrement les ados, et dès qu'il en grimpe seulement deux à l'étage alimentation, elles sonnent le vigile qui rapplique, les suit à la trace tout en les laissant passer à la caisse avec de l'alcool, contre toute légalité... Je le leur ai fait remarquer, mais "du moment qu'ils paient", m'a-t-on rétorqué... C'est ainsi et pour ça que je les harcèle... S'il y a en rayon un truc pas frais, ou dépassé, c'est moi qui le trouve, s'il y a un bidule qui est mal étiqueté et dont le prix affiché se trouve majoré à la caisse, c'est encore sur moi que ça tombe... Alors j'appelle la directrice et je lui fais remarquer à haute voix que c'est indigne d'une bonne maison... j'ai régulièrement des excuses publiques... Mais rien ne la chagrine, ne la mortifie autant que lorsque que je conviens à la fin, d'un air très affligé mais toujours à haute voix, de ce que j'ai tort de m'énerver, que je suis trop exigeant, qu'on n'est pas chez Fauchon ou Hédiard mais dans un vulgaire Monop de banlieue...

Aujourd'hui, j'ai fait assez fort dans ce sens du "détail" qui m'est cher... Trois mecs jeunes lookés lascars, passent à la caisse avec trois bricoles, paient et déclenchent en sortant l'alarme du portique. La caissière hystérique appelle le vigile qui accourt, mais trop tard car ils sont déjà dans la rue. Il sort néanmoins et revient avec deux d'entre eux (le troisième s'est trissé en vitesse...)
J'interviens.
- Cassez-vous ! (que je leur dis, avant qu'ils ne rentrent dans le magasin) Cassez-vous ! il n'a aucun droit dans la rue...
La caissière furibarde :
- Ah mais alors, il faut qu'on se laisse voler ?
- De toute façon, lui réponds-je, qu'est-ce que ça peut vous foutre, c'est pas vous qu'ils volent, si tant est, d'abord, qu'ils aient volé quoi que ce soit !
Je lui explique que le vigile ne peut intervenir qu'entre le portique et la porte automatique soit sur une longueur d'un mètre-vingt environ, et que s'il n'est pas capable de les gauler sur une telle distance, faut qu'il change de job...
Le débat devient intéressant et le vigile en question qui a renoncé à toute action téméraire dans la rue vient me voir, et je lui explique qu'il faudrait qu'il demande à la boîte qui l'emploie de le former un peu, car courser des gens dans la rue quand on n'a pas d'uniforme, non seulement c'est illégal, mais qu'en plus, puisque ça peut prêter à confusion, c'est dangereux... qu'il peut se ramasser au mieux un pain, au pire un coup de cutter ou de surin, voire connaître d'autres désagréments d'ordre juridique s'il tombe sur un procédurier... que la mise en évidence du délit ne peut se faire au mépris de la loi, et qu'enfin, je n'imagine pas un instant que son salaire et son plan de carrière l'exonèrent de toute prudence...
Ça le fait réfléchir, il me remercie chaleureusement, me serre la pogne...
La caissière est sidérée...
Je suis pas chien, je lui expliquerai le prochain coup, à la "femme-tronc", en lui demandant, histoire de faire chier jusqu'au bout, si ce serait pas, par hasard, parce qu'il est black qu'elle l'envoie si facilement au casse-pipe, le vigile...



01 août, 2007

Diplomaties familiales...


Ah! tu m'envoies ta femme ?
Je t'expédie mon fils !


Les Kadhafi ne sont pas des perdreaux de l'année... Fallait pas jouer avec eux... Notre président, (LST !) est en train de passer pour un débutant et ce par les bons soins d'un gamin qui pourrait être son fils... Sauf que c'est le fils Kadhafi... Le jeune homme en question, en visite à Nice, se permet une conférence de presse au cours de laquelle, en anglais pour être certain d'être compris de tous, il balance... Bien sûr que non, les infirmières et le médecin bulgares ne sont pas coupables, ils servaient seulement de monnaie d'échange pour récupérer le prétendu terroriste lybien auteur présumé de l'attentat de Lockerby, dont tout le monde sait désormais que c'est un coup de la CIA de l'époque... Non, la Lybie n'a rien payé pour dédommager les familles des enfants contaminés. Certes c'est la France qui a réuni les fonds, mais il ne sait pas où elle les a trouvés...Et même s'il a quelqu' idée, il ne dira rien pour ne gêner personne... Non, les négociations pour la vente d'armes de la France à la Lybie n'ont rien à voir avec cette histoire... Les négociations sont bien plus anciennes (entendez, sous Chirac, lui-même,) bref, Sarkozy ne fait rien d'autre que de conclure des contrats et d'entériner en les découvrant des accords diplomatiques que Chirac avait semés sans le prévenir, comme autant de bombes à retardement... Il est probable qu'il y en ait d'autres...

"Le sort des praticiens bulgares n'était en fait qu'"un grain de poussière dans l'œil d'un énorme ouragan où se croisent des intérêts gigantesques. Je savais que de grands contrats d'armes et de concessions [d'exploration de pétrole] seraient conclus", a déclaré le général Kirov chef des renseignements bulgares...

Vraiment, Cécilia, tu y as cru à l'efficacité de ton voyage ?

Le cynisme est polymorphe. Il consiste, dans la majorité des cas à mentir effrontément. Pire, ou mieux...il peut balancer, et ce, généralement brutalement, de sombres vérités...

Voir le Monde d'aujourd'hui : http://www.lemonde.fr/

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