14 février, 2007

Ernest de Fauque de Jonquières

J'apprends à l'instant et l'existence et l'oeuvre de Ernest de Fauque de Jonquières.

"Amiral et mathématicien français (Carpentras 1820 - Mouans-Sartoux, près de Grasse 1901). Disciple de Chasle, auteur de recherches de géométrie ( Mélanges de géométrie pure, 1856) il étudia notamment la géométrie énumérative et le premier exemple de transformation birationnelle d'ordre quelconque ( 1858 ) Académie des sciences 1883" ( in le Robert )

A mon avis, il l'a bien mérité.

Il y a donc quelqu'un qui a donné le premier exemple de transformation birationnelle d'ordre quelconque.

Je ne sais pas du tout ce que ça veut dire mais ( sans doute est-ce pour ça ...) ça me fascine !

Y-a-t-il un mathématicien dans la salle ?

Alain Duault-Piccolo-et-Saxo

J'apprends par la radio que la télé, je ne sais plus quelle chaîne, va créer de nouvelles émissions musicales et les confier à... Alain Duault.

Il faudrait admettre une fois pour toutes que Duault n'a aucune compétence en musique pour la simple raison qu'il n'a en la matière aucune connaissance puisqu'aucune formation, que son bagage solfègique est proche du zéro, absolu comme l'oreille qu'il n'a pas. Pour ce qui est de l'histoire de la musique c'est à peu près niveau "Piccolo et Saxo"...

Est-il nécessaire d'être musicien pour faire de bonnes émissions musicales ? Pas forcément, l'exemple de l'ineffable Lodéon et celui de la très grotesque Ruggieri abondent a contrario en ce sens, puisqu'ils réussissent l'un avec son " Prix de Paris" l'autre avec son "Prix de Nice" à être aussi nuls que Duault qui n'a et n'est rien.

Mais il restera toujours vrai que je préfère être opéré par un chirurgien que par un aide-soignant.

Duault, donc est un imbécile sonore, un cuistre prétentieux, et surtout totalement inintéressant en raison de son inaptitude à avoir une pensée originale et utile. Lieux communs, truismes, incapacité même à trouver chez ceux qu'il pille les idées fortes dont un Gavoty par exemple savait tirer profit.

Où ces gens trouvent-t-ils une telle énergie pour la mettre au service d'une telle médiocrité ?

Mais tout ça est assez normal puisque son rôle rémunérateur consiste en fait à être ce qu'on lui demande : le truchement entre le tiroir-caisse des producteurs et le porte-monnaie de ceux qu'ils appellent "mélomanes" (i.e.cochons de payants) en court-circuitant leurs cerveaux.

Pour ce qui est de son apparence (après tout, on est à la télé, il se montre et on le voit !) son tailleur doit être celui de Darty et son coiffeur celui de Michou, spécialiste de la choucroute et de la péroxydation capillaire masculine...

Alors, "il aurait des relations " ?
Je le crains...

Bidart-Oui / Ménigon-non

Philippe Bidart vient d'être libéré.
Nathalie Ménigon reste en prison.

Pourquoi ?

C'est pas Brassens, c'est pas Johnny, c'est pas Lama qui ont écrit ça, dommage pour eux

On m'a transmis ça tout à l'heure...
Les Paroles de Mauvaise Foi Nocturne :
Et bien.... voila... y a rien à redire ... Chapeau, les mômes !

Vitoo, le mec de Vitaa, rend visite à son ami Fatal, pour lui expliquer qu'il vit l'enfer depuis que sa meuf l'a fliqué et l'a soi-disant grillé avec une fille de la nuit, qui s'appelle Âââââândy...

[Fatal] Ouais c'est qui là ?
[Vitoo] Fatal, c'est Vitoo ouvre moi…
[Fatal] Ça va Vitoo ? T'as l'air bizarre. Qu'est ce qu'il y a ? Bien t’as vu.
[Vitoo] Non, ça va pas non. [
Fatal] Ben dis-moi, vas-y qu'est-ce qu'il y a ? Fais pas ta pute…

[Vitoo] Fatal, assieds-toi faut que j’te parle, J'ai passé ma soirée à boire, Fatal, j’la sens pas, je sais pas, elle doute de moi…
[Fatal] Mais Vitoo arrête, tu sais ta meuf t'aime, ta meuf m'a dit : Tu sais avec Vitoo la confiance règne, et c’est mon ptit choux à la crême… Faut pas que tu paniques j’te jure Ta meuf est cool, ta meuf est bonne, Vitoo, t’en niques des tonnes, elle s’doute de rien, elle est trop conne !
[Vitoo] Non mais qu’est-ce t’en sais toi ?! Ça fait deux mois qu’elle me fait trop peur…
[Fatal] Ah bon ?!
[Vitoo] Qu’elle check mes messages tout les quarts d'heure,
[Fatal] Change ton code PIN !
[Vitoo] Elle a infiltré mon répondeur, Ma meuf est devenue une autre femme ouais !
[Fatal] Mais t’es sur de toi ? T’en as la preuve par 3?

[Vitoo] Elle devient zarbi, Toutes les nuits, elle me fait suivre par son frère Denis Qu’a même prévu de me casser la gueule mardi Ça d’vient l’angoisse, un vrai cauchemar, J’ai tellement peur d’elle, le soir je dors à l'hôtel !
[Fatal] Elle est à coté de la plaque, tu kiffes de ken des autres nanas toi… Tous les trucs bizarres, les plans à 3, et les pétasses quoi ! Tout tes bobards pour tes 5 à 7 pénards… T’as un python dans slibard, Vitoo, t’es un bon queutard.

[Vitoo] Je t’aime moi
[Fatal] Et bah voila dis lui ça !
[Vitoo] Excuse-moi
[Fatal] Voila, ça c’est bien ça !
[Vitoo] C’est arrivé qu’16 fois
[Fatal] Euh non ça lui dit pas !
[Vitoo] Mais j’sais pas si j’assume de n’coucher qu’avec elle !

[Fatal] Ok t’prends pas la tête Donne moi les clefs, ce soir on fait la fête Putain j’y crois pas, donne moi une claque Comme elle t’a rayé ta BM, elle t’a crevé ta BM Elle a même chié sur la banquette d’la BM, alors que putain c’est la mienne !

[Vitoo] Excuse moi…
Fatal] Mais pourquoi elle a pété ma caisse ?
[Vitoo] J’osais pas
[Fatal] T’osais pas lui dire quoi ?
[Vitoo] Qu’elle était à toi
[Fatal] Enfin à moi, j’l’avais empruntée, t’as vu !
[Vitoo] J’voulais pas assumer d’la sortir en 4L !

[Fatal] Viens on y va,
[Vitoo] Mais pourquoi ?
[Fatal] Parce qu’elle va me la rembourser là, c’est abusé !
[Vitoo] Là j’sais pas
[Fatal] Faut que tu lui parle gros !
[Vitoo] J’ai la gerbe là
[Fatal] Et bah ouvre la boîte à gants alors !
[Vitoo] J’aurais pas du tenter les fruits d’mer dans l’coktail !

[Fatal] Vas-y tape ! Non… tape j’te dis !
[Meuf de Vitoo] Ouais 12 secondes j’arrive…
[Fatal] Allez vas-y

[Vitoo] Mais qu’est-ce t’as fait là ? Pourquoi toute cette violence moi j’t’ai rien fait moi ?
[Fatal] Ouais dis lui !
[Vitoo] J’te jure cette fille j’sais pas c’qu’elle foutait chez moi !
[Fatal] Hein ?
[Vitoo] En tous cas j’y étais pas, ou bien c’était pas moi…
[Fatal] Mais pas ça !
[Vitoo] Parce que moi j’sortais ma chienne !
[Fatal] Oh là là !

[Meuf de Vitoo] Ta chienne est morte y’a 3 ans, vas-y dégage
[Vitoo] Alors là non, parce qu’en fait elle s’en est sortie parce que…

[Fatal] Mais ferme ta gueule mon gars ! Et toi Mère Thérésa, s’te-plaît calme-toi ! T’es tendue comme un string… Ah pète un coup quoi ! La BM c’est à moi ! En plus tu le savais pas, mais j’l’avais prise à ma mère… Alors ferme ta gueule toi-aussi Le pauvre y fait dans son calsif putain ! Tes vannes mesquines vas-y garde-les pour ta mamie… Oh… Pourquoi tu me tapes, mais ça va pas ?! T’es pas une meuf, t’es un ninja ou quoi ? Putain viens j’ai les foies, on se casse d’ici viens Vitoo !

[Vitoo] Dépêche-toi
[Fatal] Passe-moi les clés de la caisse !
[Vitoo] Ouvre-moi. [
Fatal] Monte, on sera en sécurité.
[Vitoo] Tu sais j’ai peur moi.
[Fatal] Elle fait du free-fight ou quoi ?
[Vitoo] Elle serait même capable de me finir à coups de pelle.

[Vitoo] Non mais elle rêve elle ! Elle m’force à faire la vaisselle, Elle veut que je sorte les poubelles, Mais qu’est-ce que je fous avec elle !
[Fatal] Mais qu’est-ce tu fous avec elle t’as vu ?
[Vitoo] Mais qu’est-ce que je fous avec elle !
[Fatal] Mais qu’est-ce tu fous avec elle na na tranquillement ouais gros tac tac bang bang lève les bras lève les bras yeah yeah pump it up !
[Vitoo] Oh qu’est-ce tu fais là ?
[Fatal] Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ? J’kiffe la vibes ! C’est bon… va te faire enculer toi !

[Fatal] C’est vrai c’est pas moi qui doit supporter ses copines Gare gare à la routine, les tampax dans la cuisine Bah ouais elle pisse la porte ouverte, elle ne se rase plus sous les bras Oui mais les meufs, c’est aussi ça Vitoo ne désespère pas Regarde moi avec toutes les femmes que j’ai connu, j’en pouvais plus Et puis l’amour m’est tombé dessus, J’ai fait une croix sur les ptits culs Car c’était moi le nymphoman, le plus queutard de Panam. Mon ex a fini dans la came, j’ai du appeler le samu social Ma vie, c’était d’sauter les michtonneuses de Paris Et pis dans l’tas, toi-même tu l’sais, un bon paquet travestis Mais r’garde moi aujourd’hui, j’ai remonté ma braguette Y’a pas qu’le cul dans la vie, Vitoo, mets ça toi dans la tête

[Vito] Mais qu’est-ce tu m’sors toi ? Tu veux dire qu’t’es plus un mec et que tu marches droit ?
[Fatal] Arrête !
[Vitoo] Que tu restes chez toi la nuit quand elle est pas là ?
[Fatal] Ouais Bien sûr !
[Vitoo] Et ton 3ème bras ?
Fatal] Quoi ?
[Vitoo] Depuis quand c’est plus lui qui dans ta vie fait la loi ?
[Fatal] Arrête… qu’est-ce tu fais là ?
[Vitoo] Es-tu sur d’être fidèle ?
[Fatal] Mais ouais bien sur ! [
Vitoo] Est-ce que j’peux consulter tes mails ?
[Fatal] Ouais !
[Vitoo] Et ton disque dur externe ?
[Fatal] Pareil !
[Vitoo] Fouillé ton Bluetouth ? Cliquer sur ta carte mère ? Démonter ta web cam ? Rentrer dans ton minitel ? Si t’es sur de toi,
[Fatal] Ouais bah quoi bah quoi ?!
[Vitoo] Alors donne ton téléphone,on écoute ton répondeur et on verra
[Fatal] Mais Arrête là, t’es fatigué, t’as la haine, Rends moi mon téléphone, qu’est-ce tu fais là ?
[Vitoo] Je vais le faire pour toi,
[Fatal] Hè mais arrête, ça s’fait pas de fliquer les gens comme ça !
[Vitoo] Ton numéro mon gars,
[Fatal] Raccroche raccroche !
[Vitoo] Je vais le faire pour toi,
[Fatal] Il va t’arriver des bricoles, je vais prendre le crick, la bombe lacrimogène, attention !

[Répondeur de Fatal] “Ouais vous êtes bien sur le répondeur de Mika, lachez un message après le bip sonore, parce que si vous le laissez avant, bah ça marche pas...” “Composez votre code secret et et terminez par touze”
[Vitoo] Touze !

[Répondeur de Fatal] “Vous avez 2600 nouveaux messages, pensez à archiver ” “Reçu hier à 22H51 : Ouais c’est Profanation Fonky, bien ou bien ?…” “Reçu hier à 22H61 : Ouais bébé, c’est la maman de Vito, ça fait une heure, tu me manques déjà. Tu me manques, tu me manques ! Oh là là qu’est-ce que tu m’as mis ! Vivement demain ! ,Gros bisous où tu sais…”

[Fatal] Alors c’est bon ? Ça va, t’es calmé ? Tu vas la fermer ta gueule ?!
[Vitoo] Fatal tiens toi prêt faut que j’te parle Tu vas passer ta vie dans le noir… Parce que je vais te crever les yeux…

13 février, 2007

Serge Lama : le guide du cul ( air connu )

Puisque je suis au rayon chansons, il parait que mon copain Lama vient de publier un bouquin de poèmes, oui Madame, et érotiques qu'ils sont les poèmes. "SENTIMENT, SEXE, SOLITUDE" que ça s'appelle . J'ai pas lu. J'ai pas envie de l'acheter. Je vais pas le voler, tout de même! car se faire gauler en piquant un bouquin de Lama, même pour rigoler, c'est le déshonneur assuré... Il n'est pas encore arrivé à ma bibliothèque municipale et comme je gage que ses groupies de tous âges vont se précipiter dessus et le souiller de leur vaillant index, je suis pas près de le lire... Tant pis.
De toute façon :
Sentiment + Sex +Solitude = Branlette, C'est-Cul-FD !

Brassens, je peux pas résister, faut que j'en remette une louche !

Voici ce que Cocteau écrit dès 1955...*

"Brassens- la fausse bonhomie- le moustachu à qui la pauvreté coûte cher. ( Il achète son immeuble pour faire plaisir à sa concierge et pour conserver sa chambre de bonne au cinquième, car il estime que s’il changeait ses moindres habitudes il perdrait son inspiration.)
Cet imbécile a des idolâtres.” Ne pas être de l’académie- comme certains autres...” Voilà comment il répond à la radio lorsqu’on lui demande : “Avez-vous un souhait à formuler ? Il a du apprendre ce que je pense de son inspiration et de ses idolâtres/ Quel brave homme !

* "Le Passé défini" Gallimard éditeur

Johnny : grand artiste et grand européen .

Ca y est, Johnny va enfin devenir belge et recouvrer après un rude combat ses racines. Il va donc pouvoir quitter la Suisse où, comme chacun sait, on rackette les riches, pour aller s'installer à Bruxelles et exprimer dans sa vie et dans son art cette belgitude qu'il avait tant envie de partager. Retrouver Bruegel, Magritte, Ghelderode, Maeterlinck et Brel et José Van Dam au panhéon des gloires d'Outre-Quiévrain...

Johnny à Bruxelles ? Mais non, vous rigolez ! à Monaco qu'il s'installe... Monaco où existent des accords avec la France qui font qu'un français installé sur le rocher (comme on dit) paie ses impots en France, alors que ces accords n'existent pas entre la Belgique et Monaco...
La Belgique peut donc s'enorgueillir de ce nouveau, talentueux et furtif citoyen.

12 février, 2007

Monsieur Sarkozy, démocrate.

La grande mode aujourd'hui est de dire que Monsieur Sarkozy est un vrai démocrate. Force est de constater que sa façon d'envisager la politique est tout à fait conforme à la démocratie telle qu'elle naquit à Athènes en 507 avant JC, il y a donc, c'est amusant, tout juste 2500 ans cette année.

Lisons donc ce petit rappel historique que j'emprunte au site de F.Oger (http://hellada.free.fr/democratie.html)

C'est en 507 avant J.C. qu'est née la démocratie dans la cité. Les grands principes de ce régime politique (littéralement "gouvernement par et pour le peuple") n'ont aujourd'hui pas changés.
À l'époque, environ 40.000 personnes sur les 250.000 qui peuplaient l'Attique étaient des citoyens, c'est à dire qu'ils avaient plus de 20 ans, qu'ils étaient de sexe masculin, libres (non-esclaves) et nés de parents athéniens.
Ceux-là, et ceux-là seulement, avaient le privilège de siéger à "l'Ecclésia" (l'assemblée du peuple).

La démocratie s'adresse donc aux citoyens libres ( ok, les femmes ont le droit de vote maintenant) et surtout nés de parents athéniens . Ca ne vous rapelle rien,ça ?

Ah, modernité ! quand tu nous tiens... Monsieur Sarkozy pense donc comme un homme d'il y a 2500 ans. C'est mieux que Cro-Magnon ou que Neanderthal, mais les choses ont changé depuis.
Comment le lui dire, sans le brusquer ?
En votant PS dès le premier tour ... voilà...

Sur le relief : la Démocratie couronnant le peuple

"Pacte", mot à utiliser avec modération

Tout le monde y va de son "Pacte".
Ca avait commencé par le pactulot il y a quelques semaines.
Hier, les deux candidats les plus en vue ont annoncé eux aussi qu'ils allaient proposer un "pacte".

Monsieur Robert-du-Dictionnaire me dit qu'un pacte est "une convention de caractère solennel entre deux ou plusieurs parties (personnes ou États), c'est aussi (par métonymie) le document écrit qui constate la convention".

Ce mot qui se banalise et dont la nouveauté s'effrite à chaque utilisation a donné un verbe dont le sens est beaucoup moins solennel et grandiloquent, le verbe "pactiser". Et s'il ne signifie selon la définition du même Robert que "conclure un pacte, un accord avec quelqu'un", les seuls exemples qui sont donnés de son application sont fort péjoratifs : Pactiser avec l'ennemi . "Agir de connivence avec quelqu'un, composer avec quelquechose", " Composer", "transiger," et pour couronner le tout, le Robert cite Gide : " Si je croyais au diable, je dirai que je pactise aussitôt avec lui ". Et de terminer par ces deux propositions d'utilisation usuelles: "pactiser avec le crime, avec sa conscience".

Rien de bien glorieux...comme on peut le constater...

Bref, méfions nous des mots dont on s'ennivre et de leurs dérivés... à utiliser avec modération !

11 février, 2007

Le Tigre et la Pompe à vélo

Donc, deux événements importants aujourd'hui :

- Le vote lusitanien à propos du droit à l'interruption volontaire de grossesse et le petit tigre du zoo de Fréjus qui a été retrouvé.

- Bon, visiblement, c'est pas demain que les portugaises vont être propriétaires de leur corps... Comme quoi, y a pas que le voile... Le voile ( ou la mantille...) peut être à l'intérieur de la tête, pas forcément dessus... C'est quand même bien fait pour leurs gueules, elles avaient qu'à aller voter au lieu d'aller à la messe. La pompe à vélo dans des arrières cuisines a donc encore de beaux jours devant elle, merci Monsieur Karmann et la taule pour celles qui se font gauler, tout autant ... Les autres, même si elles voudraient autre chose, elles vont porter : un gars aussi con que leur mari, une fille aussi soumise qu'elles-mêmes. Celles qui ont été violées, faudra qu'elles continuent d'expliquer et il faudra qu'elles prouvent... Pour ce qui est de celles dont la vie est fragilisée par la grossesse... bof ! comme on dit, place aux jeunes !
Des cons, je vous dis... mais des méchants cons...

- Le petit tigre du zoo de Fréjus avait été kidnappé. On l'a retrouvé en ville attaché à un arbre.
Moi, j'aime bien les tigres, j'aime beaucoup plus les tigres que les catholiques portugais. C'est mon droit ; j'aime qui je veux !

Et Ségolène ?
Et Sarkozy ?

Oh ! c'est dimanche ! Merdre !

Zazie invente le Slamigondis *

Vous avez des gens, comme Modiano, modèle du genre, qui écrit de beaux livres mais qui est incapable d'en parler, et puis il y a des gens comme Zazie, la chanteuse.
Je l'entends ce matin parler à la radio de son nouveau disque. Particulièrement de la chanson-phare (engagée), qui s'appelle quelque chose comme " J'étais là et je n'ai rien dit".
Elle en parle
et fort bien
et fort longtemps,
on s'attend l' écoutant à ce qu'il y ait de la matière.

Et puis on écoute la chanson en question et là, cata : en fait de matière c'est une horrible bouse... un "slamigondis" de bonnes intentions mal ficelées sur fond de musique flatulente.

On a envie de lui dire : "Sois bavarde... et tais-toi ! "


* Métathèse matinale dont je suis assez fier pour un "dimanche matin plein d'entrain", comme disait Trenet...

10 février, 2007

Et enfin Bové vint...

Je vous ai donc laissés en plan tandis qu' on enterrait ce pauvre abbé Pierre. C'était l'évènement. Mais pendant mon absence, c'est qu'il s'en est passé des choses, dont la plus importante, vous l'aurez bien compris, c'est la candidature de José le Bovidé. Un de plus qui écrit un film dont il est le héros. Il se tâtait, José, à travers son fute de velours vert. J'y vais-t-y / j'y vais-t-y pas ? Bien sûr qu'il y va ! et comme la place était libre du fouteur de merde imbécile depuis que Chévènement a renoncé au rôle et que l'ineffable Hulot n'en a pas voulu, il s'y précipite...

En attendant, le Robin Dubois de la politique française voudrait retourner en prison ! Prisonnier politique, qu'il veut être ! Comme dans un vrai pays totalitaire à l'ancienne. D'un bon Pinochet, d'un Staline qu'il rêve ! Un héros, un martyr, qu'il veut être ! Qu'on lui casse les dents, qu'on lui brise les mains, qu'on le passe à la gégène, à la baignoire ! Ah, non ? ça, il veut pas ? Ah bon ! J'avais cru !

Vous me direz (je le sais) : "Mais il ne dit pas que des bétises, José !" Bien sûr, qu'il ne dit pas que des bêtises, mais c'est fou, je sais pas si vous avez remarqué, le nombre actuel de gens qui ne disent pas que des bêtises.

On en est là ! à devoir voter pour des gens qui ne disent pas que des bêtises alors qu'on devrait voter pour ceux qui ne disent que des choses intelligentes...

Et voila comment en participant activement à la multiplication des candidatures "à gauche", on devient, fier et moustache au vent, l'allié objectif de la droite... Jusqu'à présent il ne s'attaquait qu'aux fastfoods et aux champs de maïs, maintenant, il s'attaque à la gauche.

Ce mec c'est le mildiou, le phylloxéra et la fonte des semis réunis




Une semaine sans

Donc, je vous raconte.
Le 31 janvier dès potron-jacquet, plus d'internet, plus de téléphone, plus de câble, plus rien ! Je débranche, je rebranche, je ré-initialise, je bouste, je re-bouste, je peste, j'essaie de téléphoner à UPC, pas de réponse, j'insiste et au bout de deux heures trente, je finis par tomber sur un jeune homme doté d'un accent rebeu qui sent la délocalisation à trois mille milles. Je lui demande
-Il fait beau à Rabbat ?
-Je suis pas à Rabbat qu'il me répond, je suis à Tunis !
-Ok! je vous ai bien eu ! que je lui dis en préambule. Pas rancunier il se propose de me mettre en rapport avec un technicien, musique (énervante) d'attente, j'attends toujours !

Je décide donc d'aller chez UPC/Noos, à Champs sur Marne. Quand j'arrive c'est l'émeute. Les stores sont baissés, la porte d'entrée fermée, Fort Chabrol à Marne La Vallée! Une vingtaine de personnes sont massées devant une porte de sortie donnant sur un parking en espérant la forcer. Comme je connais un peu la maison, je reste devant la porte d'entrée. Finalement tout le monde me rejoint et certains essaient de me passer devant en tapant sur la porte vitrée qui s'est déjà ramassé tellement de coups de lattes qu'elle est en partie défoncée.
Alors je me reconnais plus et fais un truc que j'avais jamais fait.
Je hurle :
- Stop ! On se calme et on se met sur deux rangs derrière moi et tout de suite.!
Et le plus étonnant c'est que ça marche... Sur deux rangs qu'ils se mettent...
- Si vous tapez sur la porte ils ouvriront jamais ! On reste tranquille, tout sourire, que je leur dit et quand ils auront ouvert, on entre tranquillement, après, on verra
Et cinq minutes après, la porte s'ouvre.
La troupe entre en silence à la stupéfaction des employés qui s'attendent à l'émeute pour éventuellement appeler qui de droit.
- On fait deux groupes, dis-je, avec moi ceux qui veulent résilier, à coté ceux qui veulent négocier.
et on fait effectivement deux groupes dans le calme.
Et je découvre que le silence et le calme les impressionnent plus que le bordel. On leur appris à gérer les crises, pas les absences de crise...
Une dame au fond de la salle dit à haute voix, "Donnez-nous vos coordonnées on vous téléphonera !"
- Mensonge ! je m'exclame, jamais ils ne rappellent, ne la croyez pas !
Elle se précipite vers moi, elle est du genre cadre supérieur les lunettes en sautoir. Elle m'interpelle.
- Monsieur, asseyez-vous ! je m'occupe de vous personnellement dans quelque minutes
- Madame , vous ne me donnerez pas d'ordre, mais vous allez m'inviter cordialement à m'asseoir !
- Monsieur, je vous invite cordialement à vous asseoir !
et j'invite mes compagnons d'infortune à se faire inviter eux-aussi.

Et au bout de trois minutes, elle arrive, elle m'entraîne dans un coin, et elle craque. Oui , c'est le bordel, Noos a racheté UPC, il y a un " plan social" dévastateur, c'est en plus le bordel informatique, elle est au bord des larmes, si ça se trouve elle va faire partie de la charrette, hier il y a un mec comme moi qui l'a tellement agressée qu'il lui a fait porter des fleurs, je compatis, je suis sûr qu'au bout d'une heure comme ça si ça continue, on va se raconter nos vies, mais je reste ferme, je veux mon raccord, quand ? elle ne sait pas, je lui raconte mon coup de fil à Tunis, et oui ils délocalisent, bref c'est la chienlit, mais elle va faire son possible, elle me donne son portable, croix de bois croix de fer... Elle veut surtout que je m'en aille...

Je m'en vais donc, son numéro en poche. Dès mon arrivée, je teste. C'est bien elle. Elle trouve que je traîne pas. On s'est téléphoné comme ça tout la semaine, on finissait par plaisanter, copain-copain. Elle avait quand même peur que je revienne. Et puis hier matin, elle m'appelle.
- Dans une heure, me dit-elle, ça marche !
Et effectivement, une heure après montre en main, ca marche.
Voila !
Struggle for life, Homo lupus homini, comme disent les gens chic, bref faut se bagarrer que c'est pas croyable !

09 février, 2007

CA MARCHE !

Alleluya ! Noël !
Voila, après plus d'une semaine d'un combat quotidien contre les forces occultes, nous sommes reconnectés !
Et merci pour vos messages !

31 janvier, 2007

En panne !

Par les bons soins de noos

C'est le bordel.

J'ignore quand je serai reconnecté

A très bientôt

27 janvier, 2007

Tout ça pour ça ...

Ca y est le vieil homme est enterré. Mais avant de partir il aura fait un beau cadeau à la classe politique et à la classe médiatique en leur offrant la plus belle parade qu’elles aient pu rêver.
Ils sont venus faire la roue, ils sont tous là et sur plusieurs générations ... tous ceux qui pendant des années se sont foutus de sa gueule en faisant en sorte que cinquante ans après son historique appel il meurt autant de gens de froid dans la rue qu’à l’époque et affichent magistralement le constat de son échec . Et le plus drôle, c’est qu’ils sont au chaud, les politiciens, les stars amies, les gens chic du charity business, tandis que sur le parvis, les obscurs se gèlent ... C’est vraiment ce qu’il avait voulu l’abbé Pierre ?

Pendant des années, on l’a exhibé l’abbé, on l’a mis à contribution, une radio par -ci, une télé par là, une manif de temps à autre histoire de lui faire prendre l’air... Tout ça pour cautionner l’absence de politique sociale... Et pendant des lustres il s’est fait rouler dans la farine, le cureton. L’abbé Pierre pote de Poivre d’Arvor... pour ne citer que celui-là, on croit rêver... S’en rendait-il compte ? C’est peu probable... On n’a jamais demandé à un saint d’être intelligent... La naïveté n’est pas un obstacle à la canonisation.

Le combat de l’ Abbé Pierre n’a pas été vain. Il a été simplement et en partie inutile. Les Communautés Emmaüs ? Ok, dont acte, on s’y réfugie, on y vit, on peut même y mourir de vieillesse, le tout dans la dignité. Sauf qu’on reste un “emmaüs” et que même si l’on ne vit plus de la “charité” à titre personnel, on vit de la charité à titre collectif.

L’abbé était un révolté entend-t-on dire ! Probable, mais loin de lui l’idée de pousser les autres à la révolte... La révolte de l’ abbé était rhétorique, sur le papier. Il s’en prenait avec justesse à la classe politique tout en la fréquentant, il s’en prenait avec raison à son église mais ne la quitta jamais. Le brave abbé pensait qu’on peut changer les choses de l’intérieur... Espoir de voir les politiciens “changer” eux aussi ... Erreur !
Je sais, il parait que ce n’est pas le rôle d’un curé de fomenter des révolutions .
D’ailleurs, sur son cercueil, comme sur celui d’un maréchal, on posé ses armes, ses emblèmes : sa canne et son béret...

Ah, l’abbé si tu avais troqué ton chapelet contre un flingue... Tu serais mort beaucoup plus jeune, tu ne serais pas canonisé, peut-être serais-tu un héros... C’est ton choix ! Je le respecte !

Ils surent t'utiliser de ton vivant, comment vont-ils t'utiliser post mortem ?....

26 janvier, 2007

Un bel exemple de courage !

Quand il se réveilla ce matin, il sentit sur son oreiller quelque chose d’inhabituel. Oh, rien de désagréable, rien de bien agréable non plus, car il s’agissait de quelque chose qui était là à son insu .
Cela avait dû se passer pendant la nuit, une nuit tout à fait normale, calme, avec quelques rêves communs, sans cauchemars, sans angoisse. Et pourtant il lui fallait se rendre à l’évidence, cela venait de lui, puisqu’il dormait seul. Il se leva et s’en fut dans la cuisine préparer son petit déjeuner. C’est en posant la cafetière sur la plaque chauffante qu’il s’aperçut que cela continuait. Il y en avait un peu sur la table, qu’il venait de perdre, discrètement, doucement, sans bruit ; il y en avait par terre aussi, qu’il avait perdus cette nuit-là quand il s’était levé pour aller boire un verre d’eau. Il prit la pelle et la balayette ramassa ce qu’il put trouver et mit le tout dans une enveloppe. Bien que ce ne fut pas alarmant, il s’inquiéta un peu de cette nouvelle journée de travail. Il fut désagréablement surpris quand dans l’ascenseur de son entreprise cela le reprit d'un seul coup. Il se sentit gêné car il n’était pas seul mais entouré, comme souvent, de gens qu’il ne connaissait pas. Il masqua son embarras en toussotant, en se mouchant, il était temps que l’ascenseur s’arrête. Il gagna son bureau en hâte, sans faire la pause habituelle au distributeur de café, sans même passer saluer ses collègues. Il fit semblant de se mettre au travail, mais rien n’y fit. Au bout d’une heure, il était envahi, inondé. Il dut se rendre à l’évidence, il était victime de sa première réelle crise de logorrhée. Ce n’était pas douloureux, juste un peu incommodant car il n’était pas vraiment équipé. Seule solution, le papier. Il ferma sa porte avec soin et se mit à écrire, au stylo d’abord, puis devant le flot des mots qui le submergeait et le tas de feuilles de papier qui commençaient à envahir son bureau, il se mit à son ordinateur, un bel ordinateur tout neuf dont il savait qu’il ne serait pas saturé de si tôt. L’ "émotragie" pris fin vers dix huit heures. Il ramassa les feuilles éparses sur le sol de son bureau, vida la corbeille de son ordinateur et rentra chez lui épuisé. Le restant de la semaine fut calme. Il pensa que ce n’était qu’un accident, un peu comme la fois où il s’était coupé le pouce et que cela avait saigné pendant un bon moment avant de cicatriser définitivement. La plaie ne s’était pas réouverte.

Quelques semaines plus tard, il fut pris au moment de s'endormir d’une subite envie d’écrire. Il se leva, alluma son ordinateur et passa sa nuit à recueillir un flot de mots, de phrases, certaines cohérentes, d’autres absolument pas. Au petit matin, cela s’arrêta tout seul, doucement comme un descrescendo. Il n’avait pas dormi une heure. Épuisé, il se rendit pourtant au bureau. Ses collègues lui trouvèrent mauvaise mine, mais imaginèrent qu’il avait fait la fête où autre chose encore...

Les crises se rapprochèrent... Il n’osait pas en parler. Mal informé, un peu honteux, il ignorait où trouver un service hospitalier ou même un simple praticien qui put le prendre en charge. Sans doute même n’y en avait-il pas. Il en était désormais certain : il était sujet à une MST, une Maladie Spirituellement Transmissible, dont le traitement ne se faisait que dans de discrètes ( et qui sait, coûteuses ?) officines ! Il ne savait où les trouver.

Seule solution : internet. Il chercha maladroitement, ignorant le nom de son mal. Il chercha, chercha et finit par tomber sur son premier Blog... Bon Dieu ! mais c’est bien sûr ! Il n’était pas seul... Ils étaient des millions comme lui, atteints du même mal : la “tchatche obsessionnelle”. Bien que les malades fussent encore plus nombreux que les migraineux, les T.O.Cqués, les obèses et malades de la gangrène gazeuse, la maladie était officiellement ignorée des pouvoirs publics, même si ceux-ci souhaitaient activement que l’épidémie finît comme toute épidémie par s’éteindre d’elle même... Mais rien à faire, le mal était installé. Seule l’automédication était possible.

Il décida de vivre avec. Il apprit la contention. Le mal était finalement assez doux, on s’y faisait très bien. Il s’y fit même si bien qu’un jour, après avoir blogué plus que de raison, il finit par faire une anémie, une anémie de mots... Ses pertes quotidiennes se firent plus courtes, moins riches au point même qu’un jour l’anémie le rendit blanc, tout blanc comme la page blanche qui sur l'écran blafard lui faisait face... Rien de bien inquiétant mais il dut arrêter quelques temps. Un ami de très bon conseil lui conseilla la perfusion cérébrale. C’est ainsi que, chaque jour pendant au moins une semaine, il s’en fut à la bibliothèque où on le soumit à un "traitement par l’inédit intensif" qui lui fit le plus grand bien.

Depuis, quand il se sent un peu fatigué, il pioche dans un petit choix de livres qu’il a toujours à portée de main. Certes il n'est pas guéri, car incurable, mais il vit très bien avec son handicap...
Le bel exemple de courage !

Image empruntée à "Megafourire"

25 janvier, 2007

Petite histoire triste...

Maman ne veut pas que je joue
Car je n'ai pas fait mon devoir
Je pleure tout au bout du couloir
Je pleure à me mordre la joue.
J'aime bien rêver, je l'avoue.
Dans ma chambre, quand il fait noir ;
Je me raconte des histoires,
Des histoires à dormir debout.
Je suis distrait, oui j'oublie tout,
Et mes absences sont notoires,
Je fais des nœuds à mon mouchoir.
Et je crois que je deviens fou...
On dit qu'il suffit de vouloir !
Et que c'est simple comme chou.
Si maman parfois est à bout,
C'est parce qu'elle ne veut pas voir
Que je suis près du désespoir,
Mais c'est ainsi, que voulez-vous...

Charité

Tant que la charité n'aura pas la révolte pour compagne
Elle aura autant d'effet qu'un cautère sur une jambe de bois

24 janvier, 2007

Hommage à l'Abbé Pierre


Le plus grand hommage qu'on aurait pu lui rendre eût été, pour éviter les récupérations, de ne lui en rendre aucun... puisque de toute façon il s'en foutait... L'hommage c'est toujours une "histoire à deux" qui profite généralement plus au vivant qui le rend qu'au mort qui le reçoit...

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