24 janvier, 2007

L' Art et la Décadence !

"A la France nouvelle qui sera celle de notre renaissance il faut un art revenu à la santé, sain, fier, plein de sève et de forces neuves. Depuis une trentaine d'années nous avons l'art que méritait une époque sans idéal, sans discipline, prête à tous les abandons, dominée par la peur de l'effort." Qu'est-ce que cet Art vivant qui a régné en maître, au nom duquel se prononçaient tant d'exclusives ? Qu'apportait-il , Quelles idées, quel programme ? Quelle unité de vues groupait ses adeptes ? A-t-il trouvé des lois permanentes sur lesquelles s'appuyer ? En quoi ces paysages sans construction, sans athmosphère, ébauches d'une nature regardée sans amour, en quoi ces visages humains saccagés, sans ressemblance, ces nus abjects se réclamaient-ils de la vie ? Le fauvisme appartient au passé, comme le cubisme. Le surréalisme est mort-né . La néfaste école de Paris n'a été que l'école du désordre, grossie de tous les apports étrangers. Venaient s'y abriter et chercher une consécration les ignorances, les audaces,les enfantillages, les supercheries. En pleine anarchie les expériences peuvent paraître séduisantes. On s'amuse de l'imprévu, une curiosité lassée attend le stimulant des violnece et des paradoxes. Mais que dire d'une époque qui s'installe dans ce gâchis, qui nourrit ses aspirations de ces laideurs, de ces défis, de ces naïvetés, de toutes ces pauvretés sans moyens, sans esprit ? ....
.... Comment cet art de négation a-t-il pu devenir art officiel ? La complaisance de certaine presse, l'appui de l'administration, le consortium de puissants marchands y eussent-ils suffi ?...
... Comment en est-on arrivé à un tel déclin ?...
... N'y aurait-il pas liaison étroite entre certains abandons et notre décadence ? ...
etc. etc...

Jacques Baschet

Pour une Renaissance de la Peinture Française
Éditions S.N.E.P Illustration 1946



Pas plus cons aujourd'hui qu'hier... pas moins non plus...

"Radio. Concours de devinettes.
On dit à un monsieur monté sur une estrade :
- C'est une jeune fille de conte de fées. Une citrouille changée en carosse...
- Line Renaud. !
- Mais non, voyons une jeune fille de conte de fées, la pantoufle de vair. Elle épouse le prince...
- Mistinguett !
- Mais non, cela commence par Cen...Cen...
- Samson et Dalila ! "

Non ce n'est pas un sketch des Inconnus ( Stéphanie de Monaco ! ) ou un extrait du " Maillon faible", ou de "Questions pour un Champion", c'est un moment d'un jeu radiophonique en 1955, raconté par Cocteau dans ses souvenirs.

23 janvier, 2007

Erreurs

Nos petites erreurs cordiales ne nous engagent, au demeurant, pas plus que des jeux d’enfants sages. Cessons de chercher plus avant les fruits de nos vieux stratagèmes pour les cacher en nos replis.

(Musique de Paul Wehage)

22 janvier, 2007

Équation

Ce soir dans ma lucarne publicitaire on me pose deux questions simultanées et équivalentes :

Qui est Nicolas Sarkozy ? = Qui est Jésus ?

Si je simplifie les deux termes de cette équation, j'en arrive
à
Nicolas Sarkozy = Jésus
et oui !

Les nécrophages accourent !

A peine est-il froid, que ce bon Abbé Pierre est la proie des nécrophages. Ils vont le dévorer pour s'attribuer au moment du scrutin ses vertus recyclables ! On va donc commencer par des funérailles quasi nationales ! Une messe à Notre-Dame. On y mangera le corps du Christ mais aussi par contamination un peu de celui de l' Abbé Pierre. Tous les membres du personnel politique, comme une tribu anthropophage, vont pouvoir se partager son coeur en espérant que ce viatique, par magie, gonflera les urnes chacunes en leur faveur...

Le seul qui a eu du bon sens dans les projets thuriféraires, c'est Fabius qui a proposé qu'on le conduise directement au Panthéon et, le dépouillant de son froc, en faire un saint laïc pour mieux rejoindre l'abbé Grégoire...

En attendant :
"mes pieds sont nus
tels étaient les pieds de Jésus,
ce n'est pas ça qui me console
car marcher dans la rue nus pieds
ce n'est pas bon pour la santé
ça vous décolle...

Pourquoi noircir des pages...

quand quelques mots suffisent

ÉGLIN AMBROZANE

La galante

- Commencez à vous réjouir,
Étranger, je vais vous ouvrir.

Églin

- Je suis le loup chagrin,
Beauté, pour vous servir.

René Char

Prix d'achat

Trafic d'enfants, tout est normal :
- 4000 euros une fille
- 5000 euros un garçon

Les clés de Saint Pierre...

Ca y est, l'Abbé Pierre a rendu ses clés.
L'Abbé Pierre, Monsieur Vincent du XX° siècle, tout le monde l'aimait bien. Généreux, efficace, curé non-pédophile, ça force le respect. Bon, sa fidélité en amitié l'avait conduit un moment à soutenir l'ineffable Garaudy convaincu de négationnisme, mais bôf, on va pas chipoter ! On fera aussi l'économie d'une reflexion sur le fait qu'il ne proposa jamais de mettre les biens de l'Eglise à la disposition même momentanée des pauvres, la charité même la plus sincère aura toujours des limites, celles de l'esprit de corps... On va voir, maintenant qui, dans la course à l'auréole, de Jean-Paul II ou de l' Abbé Pierre sera canonisé le premier.

Et les hommes politiques de droite d'être les premiers à se précipiter lui rendre hommage... eux qui par leur libéralisme forcené participent depuis des lustres à la paupérisation de ceux dont l'Abbé Pierre pris, avec quelle énérgie, opiniâtreté,constance, la défense... La gauche, elle, qui se sent un peu morveuse, fait preuve de plus de retenue.
A crever de rire, quand ce n'est pas de froid...

La guerre de succession est donc ouverte pour la très convoitée place de "personnalité préférée des français". En tête, Nicolas Hulot qui vient à l'instant, suite à ce qu'il estime le succès de son pactulotage, d'annoncer qu'il ne se présentait pas à la présidentielle a ses chances, le président des Enfants de don Quichotte, spécialiste d'un jour des cargos en perdition, aussi qui a pris les devants en se faisant un look sur mesure façon "Hiver 54" (photos in "Le monde Citoyen") . Les candidatures vont continuer d'arriver. Pascal Sevran, le grand africaniste s'y préparerait secrétement. Doc Gynéco aurait déjà fait solennellement don de son vieux scooter accidenté à Emmaus, et Johnny s'apprêterait à faire un rock-opéra d'enfer à la mémoire du saint homme.

Pensée du jour

" La pornographie, c'est l'érotisme des autres "

21 janvier, 2007

Le mot qu'on ne peut pas écrire


Invocation aux Parques
( anonyme Renaissance)

On trouve dans le livret d’un disque Poulenc ce petit poème qu’il mit délicieusement en musique et sa traduction en anglais


Je jure, tant que je vivrai,
De vous aimer, Sylvie.
Parques, qui dans vos mains tenez
Le fil de notre vie,
Allonger, tant que vous pourrez,
Le mien, je vous en prie.

En fait dans le quatrième vers, le mot “vi-” ne peut pas être écrit en entier puisqu’il est supposé créer par homophonie l’équivoque entre vie et vit ( sexe masculin )
Le seul moyen de l’écrire est donc de ne pas l’écrire entièrement car si on l’écrit “vit” la référence mythologique est annulée, et si on l’écrit vie, il faut écrire pour être correct “la mienne” au début du dernier vers et l’astuce s'en trouve par la même occasion abolie...
La seule solution est donc :
"Le fil de notre vi-"

La traduction est par ailleurs tout à fait impossible et dès qu’elle est faite, totalement imbécile puisqu’en anglais, il n’y a plus aucune équivoque...

Invocation to the Parcæ

I swear, whilst I live,
to love you, Sylvie.
Parcæ, who in your hands hold
the thread of our life,
lengthen mine, as long as you can,
I beg you.

De l'art d'être stupide en voulant être intelligent...

Ca me rappelle cette blague de VRP qu'on faisait étant jeune qui consistait à dire " Tiens, j'ai vu le couvreur, il m'a parlé de toi(t) ". Je fais le coup un jour à un mec que je connaissais à peine mais suffisament pour le tutoyer... Cinq minutes après il avise un type qu'il avait toujours vouvoyé et lui dit " Tiens, j'ai vu le couvreur, il m'a parlé de vous..."

Aujourd'hui, 21 janvier, anniversaire de la mort de Louis XVI.

Comment, PPleMoqueur, comment vous un grand républicain pensez-vous, voire comment osez vous commémorer la mort de Capet.
Pour emmerder les royalistes, Monsieur !
Ah non mais, c'était pas que le roi des royalistes, morbleu !
Cétait le roi de tous les français, comme le président d'aujourd'hui est le président de tous les français y compris des royalistes.

C'était un brave mec, Louis XVI, pas la moindre guerre sous son règne si ce n'est celle que les révolutionnaires le poussèrent à déclarer à l'Autriche un an avant de le zigouiller, c'était bien la peine...
On imagine Louis XVI comme un petit bonhomme replet et sans allure. Erreur, c'était un géant d'un mètre quatre-vingt douze qui défonçait de son pas le plancher de la galerie des glaces.
Et la Veuve Capet ? Ah celle-là je l'aime vraiment bien. Il suffit de lire son testament pour l'aimer.
Je préfèrerais toujours Louis XVI à tous ses prédécesseurs et à Napoléon ( la seule chose qu'on peut lui reprocher c'est d'être la cause de Napoléon, catastrophe nationale et internationale ) pour la seule raison qu'il n'a jamais tué personne.



20 janvier, 2007

Le président des Enfants de Don Quichotte a réponse à tout


Lumineux !
Ce matin, dans le poste, on cause de ce porte-conteneurs qui a failli plonger du coté de la Manche ou de la Mer du Nord, je ne sais plus, et que la vaillante Abeille traine vers la côte anglaise.

Savez-vous qui on intervioue pour qu'il donne son avis ? Un marin ? Un spécialiste des marées, le commandant de l'Abeille, l'armateur du bateau, le préfet maritime ?

Non ! on intervioue le président... des Enfants de Don Quichotte... Il sait tout, le président des EDQ : que le bateau était pourave, qu'il avait été rafistolé avec des épingles de nourrice et des bouts de chatterton, il sait tout du bateau, il sait par coeur son manifeste, et surtout, surtout, il prédit, grand et péremptoire visionnaire, que si le bateau coule, ce sera une catastrophe écologique. Oui Madame ! Tout sauf con, le président des EDQ !

Moi je propose, avant que le bateau gagne la terre la plus proche, qu'on fonce interviouver l' Abbé Pierre, Mère Thérésa - ah elle est morte ?- bon, l'autre, Soeur Emmanuelle, le Dalaï Lama, Johnny Hallyday, Doc Gynéco, Pascal Sevran et pourquoi pas ma boulangère, un trav du bois, le grand mamamouchi, et bien sûr ma soeur qui a encore sa main dans la culotte d'un zouave.

Il parait qu'on va l'interviouver, le président des Enfants de Don Quichotte., sur le grave problème de l'élevage intensif des crevettes homozygotes dans la baie de Zanzibar, sur la mécanisation de la cueillette des renonculacées dans la forêt amazonienne, ainsi que sur le temps de cuisson des brocolis avant d'en faire un gratin. Qu'on se le dise, plus fort encore que défunt Choron, ou que le Grand Babu, le président des EDQ a réponse à tout !

Je sais plus...

Tiens, moi ce soir,
Je sais plus...
Je sais plus quand,
je sais plus où,
je sais plus pourquoi,
je sais plus comment
je sais plus pour qui...

Si vous savez, vous, vous avez bien de la chance !

18 janvier, 2007

Sur la guerre d'Algérie

La question de la guerre d'Algérie revient souvent. Crimes de guerre de l 'armée française ? Savait-on, ne savait-on pas ?

De temps à autres on s'offusque en découvrant les révélations d'un général en retraite. On aurait torturé ? On aurait tué en masse ? On ne savait pas ! On découvre !
Or, ce n'est pas que par les témoignages secrets d'appelés qu'on savait...

Voila ce qu'écrit Cocteau en août 1955 :
" J'ai déjeuné chez Marie Cuttoli avec sa nièce qui est d'Oran. Elle me confirme les dires de Millicam ( parti hier soir ). Les répressions en Afrique du Nord sont épouvantables. Pour un Français massacré par des terroristes, on rase tout un village et on brule tout le monde. On imite Guernica et Oradour."

( Le Passé Défini vol. IV p.225. Gallimard éditeur.)

17 janvier, 2007

Été 1969, l'homme pose le pied sur la lune et je découvre Zeki Müren

Je ne sais pas pourquoi mais à l'instant, je me souviens.
Août 1969 - Istanbul. Il fait chaud, mais à Istanbul c'est toujours supportable, Bosphore oblige. Mehmet me fait visiter le bordel, où, bien qu'il prétende n'y venir jamais, tout le monde, tenanciers devant leurs boutiques, pensionnaires du haut des fenêtres le saluent, l'invitent : "Mehmet, Mehmet !" Mehmet fait partie de ces turcs blonds bien plus nombreux qu'on l'imagine mais suffisamment rares pour exciter les passions... Je fais semblant de croire que dans la cohue, c'est un autre qu'ils appellent. Il doit être dix heures du soir. Nous sautons dans un dolmuş et nous voici entre Taksim et Dolmabaçe dans un jardin extraordinaire, une sorte de plantation de chênes liège rabougris en pleine ville, et parmi les arbres décorés de guirlandes d'ampoules multicolores, des dizaines de petites tables bleues carrées recouvertes de toile cirée. Au fond une grande estrade et des projecteurs, des haut-parleurs très modernes, qui tranchent étonnement avec la rusticité du lieu, le plus grand cabaret en plein air d’Istanbul. C’est plein, juste quelques tables libres. Pas une seule femme. Des hommes, tous plus virils, poilus, la barbe sous la peau, en un mot, plus turcs les uns que les autres, attablés quatre par quatre. Ils attendent, enfin, nous attendons la star. Elle arrive. Un bon mètre quatre vingt, taillé comme un lutteur de Kirkpinar, mais en short et en t-shirt lamé bleu... une cape en lamé gris par dessus tout ça et maquillé comme Sophia Loren... Une opulente chevelure blonde brushée, choucroutée, façon Jane Fonda... Sur fond de violons d’un grand orchestre, Zeki Müren fait son entrée... On serait prêt à rigoler , mais Zeki Müren chante, et c’est sublime... Sublime au point qu’au bout de deux chansons (un bon quart d’heure chacune, c’est pas Oum Kalsoum, mais pas loin..) j’assiste au plus surprenant et émouvant spectacle vivant et impromptu qu’il m’ait été donné de voir : quatre bonnes centaines de mecs un verre de raki devant soi chialant comme des madeleines à l’écoute du plus baroque travelo qu'on puisse imaginer. Je demande à Mehmet de quoi parle la chanson. Oh ! c'est pas très compliqué : je l’aime, elle m’aime mais nos parents ne veulent pas qu’on se marie ... exactement ce que vit à ce moment Mehmet qui est amoureux d’une superbe grecque istanboulitaine qu’il m’a présentée en cachette... Zeki Müren, c’est du velours, de la violence, une maîtrise exemplaire du mélisme oriental le plus savoureux. ... Je demande à Mehmet si Müren est homo. Ibne ? Question idiote, inutile. Bien sûr ! tout le monde le sait et vu sa dégaine, le contraire serait étonnant, mais ils s’en foutent, ils l’aiment, ils l’adorent, c’est leur idole, car il les fait pleurer...

Écoutez : "Bir gülü sevdim", ça se trouve facilement, c'est une superbe chanson.

16 janvier, 2007

JARRY mais oui !



N'attendons pas le 1° novembre 2007 anniversaire du centenaire de sa mort pour fêter Alfred Jarry !
MERDRE !
CORNEGIDOUILLE !
et
DE PAR MA CHANDELLE VERTE !

Rêve(s)

Rêvez-vous ?
Actuellement je rêve "énormément", enfin, je me souviens "énormement" de mes rêves. De tout, de rien, des rêves pour psychanalystes, des rêves rien que pour moi, (ce qui n'empêche pas... ça peut être les mêmes ! ) des frais, des nouveaux, des dont je suis fier, des dont je le suis moins, un peu comme les oeuvres qu'on fait. Mais aussi des récurrents, vieillots, usés jusqu'à la trame mais qui font encore à chaque fois leur effet. Dieu ! que je suis bon public. J'ai beau les connaître par coeur, à chaque fois, au lieu d'appuyer sur le bouton "off" pour éteindre la machine, trop content, je laisse faire... Toutefois, je crée des raccourcis, un peu comme si la pratique de l'avance rapide au magnétoscope se transposait au rêve, ce qui n'est pas forcément impossible. Il m'arrive même, puisque cette possiblité m'est offerte, de rebobiner le rêve quand il est plaisant, ou quand j'en recherche, l' ayant toujours ratée, la fin depuis ( peut-être) vingt ans ou plus... et de me le repasser ainsi dans l'espoir jamais satisfait d'en connaître la chute... Je suis persuadé qu'en matière de rêve, le cerveau a intègré les termes de "reverse" et "forward" et s'en sert... Seuls le "on" et le "off" sont (encore à ce jour) hors de sa compétence...

Fâcheux malentendu

Je suis mort, je crois,
le jour où deux gamètes
se rencontrèrent
et firent affaire...
Car une heure après, quelques cellules, en se multipliant comme des folles, fabriquaient avec soin mon destin létal... me faisant croire que j'allais vivre, alors qu'elles préparaient ma mort ...
A le vilain malentendu !

Mac Orlan, c'est vraiment bien, la preuve :



Ca s'appelle : "Merci bien" ( musique excellente de Lino Leonardi )
et ce fut chanté admirablement par Monique Morelli



Mon hôtel est là dans la nuit
Tous mes amours sont sur le lit
Et mon cœur cherche une lanterne
Dans ce navire en perdition
Où la chance est au pavillon
Mais sans lanterne

C’est rue des Charrettes
Quand j’avais vingt ans
C’est rue des Charrettes
Dans la nuit des temps

Donnez des sous à cette enfant
Qui décourage les passants
Il lui faudra payer sa crèche
Régler ses torts et ses erreurs
Dans les bras d’un tôlier sans cœur
Un jour de dèche

Ah c’est un beau geste
N’soyez pas trop rat
Ah c’est un beau geste
Dieu vous le rendra

L’argent que vous me donnerez
Abolira tous mes péchés
Les flics vous prendront sous leur aile
Et vous irez tout droit au ciel
Des paradis pénitentiels
A tire d’aile

Pour ce que ça coûte
N’en faites pas un plat
Pour ce que ça coûte
Vous n’en mourrez pas

En attendant mes pieds sont nus
Tels étaient les pieds de Jésus
Ce n’est pas ça qui me console
Car marcher dans la rue nus pieds
Ce n’est pas bon pour la santé
Ca vous décolle

Pourtant de disgrâce
Ayez donc pitié
Pourtant de disgrâce
Faites la charité

Donnez moi seulement deux francs
Afin d’acheter un croissant
Un croissant chaud comme une offrande
En hommage aux et caetera
Le dabe amer et le bougnat
Et toute la bande

Merci ma bonne dame
Merci mon Jésus
Merci ma bonne dame
J’vous ai assez vus

15 janvier, 2007

Soutiens divers

Je, nous nous sommes gaussés de certains des membres du comité de soutien à Nicolas Sarkozy. Mais il n'y a pas que des illétrés... Il y a par exemple José Frèches, ancien conservateur du musée Guimet et auteur de best sellers. Il y aussi et oui, Yasmina Reza qui le suit à la trace sous prétexte d'écrire un bouquin sur lui. Ce qui est curieux, c'est que les plus bêtes se montrent et les plus chic voire les moins cons se font discrets...
Cherchez l'erreur...
C'est donc bien vrai, ensemble, qui que l'on soit, tout est possible et à coup sûr, le pire

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