24 juillet, 2010

"Daphnis et Chloé",

gravure de Gaston Manchon
revu et corrigé...

Daphnis mène ses chèvres au fin fond du maquis

Quand sur l’étroit chemin, bordé de pierre sèche

Il rencontre Chloé qui pousse ses brebis,

Sous son chapeau de paille, ses rubans de pimbêche.


“Écarte-toi, dit-elle, je suis pressée. Du reste,

Tes chèvres sont idiotes et ton vieux bouc empeste !”

Des clous ! lui répond-il, tu vas voir si ça urge
Et de lui faire le coup des moutons de Panurge ...
("Les rendez-vous ratés" © 2006)
Mais non, je déconne, allez, Ravel bien entendu...

23 juillet, 2010

Nappe ou pas nappe ? Et Berthe, bien entendu !

Je me souviens, en mettant à l'instant le couvert, de Delphine, notre voisine à la campagne qui, nous voyant dresser la table sans nappe, sur le bois, nous dit un jour : "Ah ! vous faites comme dans les châteaux !". C'est ainsi que j'appris, ne les fréquentant pas, que les ci-devant mangeaient directement sur la table, et que la nappe n'était, comme le couvert à poisson, un accessoire que de la bourgeoisie.
Bon, tout ça évidemment ça reste à prouver...
Car on raconte que c'est Berthe au Grand Pied qui, un jour où son Charlemagne de fils rentrait éreinté ou de guerre ou de chasse, voulant en bonne mère améliorer son confort, se saisit de la nappe du festin, en garnit illico la très royale paillasse, inventant en dix secondes la parure de lit !
Je me tue à vous le dire : "toutes sauf, maman !"...

Bonjour M'sieur le Procureur ou un interrogatoire serré !

-Bonjour, M'sieur le Procureur
-Bonjour Madame Pichegru, il paraît que votre mari, ministre, a un peu poussé à la roue pour vous faire embaucher chez Madame de L'Orembarre, pour lui faire ses courses, lui tenir ses comptes et la conseiller?
-Non, c'est faux !
-Très bien ! au revoir Madame Pichegru et bien le bonjour chez vous.


Inter-générationnel et drôle

Tiens, puisque vous êtes là

et qu'elle est là, elle aussi... faites donc un tour chez Amel...

George of the Jungle and the oo-oo birds feathers

Romanichels

Vous avez entendu ?
Les"gens du voyage" n'ont qu'à bien se tenir ! Car voici le Grand Lustucru qui s'avance ! Il va s'occuper d'eux, personnellement, des "romanichels", comme on disait quand j'étais môme. Il va, dit-il, virer ceux qui n'ont pas à être là et mettre les autres sous haute surveillance. Bon d'accord, ça va pas être simple car la plupart sont français ou au minimum citoyens de la communauté européenne et à ce titre circulent librement, Espace Schengen oblige. A moins qu'il y ait deux citoyennetés européennes, une pour les sédentaires, une pour les nomades... Faudra expliquer.
En attendant, ils tombent bien les romanos ! Parce que l'été est chaud, et que ça n'a pas l'air de se calmer, alors, si on peut jeter en pâture comme ça, gratuitement, pour faire diversion quelques roms, gitans et autres prétendus voleurs de poules, ça fera peut-être oublier les grands, les superbes voleurs gadjos qui font tant causer d'eux aujourd'hui. Y a des voyous chez les gens du voyage ? Ben, pourquoi pas, y en a bien des honnêtes gens les politiciens. D'ailleurs, y a pas de manouches énarques, alors qu'il y a des énarques voyous. Ah c'est compliqué tout ça !
Bon, jeter l'opprobre, c'est pas gagné-d'accord-mais on peut essayer, non ? Allez, je vous échange mon cageot de bettencourt frelaté qui pue contre deux bidons de roms tous frais !
C'est dégueulasse ? oui, mais heureusement, c'est aussi très con. Ça ne marchera donc pas...

22 juillet, 2010

Léo et les tontons...

reçu ce matin, Polo et moi, une enveloppe à nos deux noms. A l'intérieur une lettre commençant ainsi :
"Salut les tontons !"
L'auteur c'est Léo, le petit neveux quatorzenaire, qui a eu son brevet avec mention, qui est en colo en Espagne et qui le plus naturellement du monde envoie une longue lettre à son grand-oncle et au compagnon d'ycelui, pas une carte à la hâte avec une paëlla d'un coté et deux mots bâclés de l'autre, non, une vraie lettre dans laquelle il raconte, à l'ancienne, lui l'as du SMS et du texto. Et puis, quand on se souvient, à cet âge là, la valeur du temps...
Quand je vous dis qu'il est super (ce n'est pas rhétorique car je sais ce en quoi et pour ma part il l'est, pas de mythologie là-dedans !), le petit neveu, parce qu'en plus, et là, je suis non seulement heureux mais aussi, autant, fier, même si je n'y suis pour rien : pas une faute d'orthographe ! Mais voui !
Léo, c'est (déjà, eh oui !) un drôle de mec qui joint naturellement à l'intelligence, l'intelligence du coeur. On va pas se plaindre.
D'aucuns diront :"vous vous rendez-compte, s'il vous lit ! ". Ben, j'espère bien qu'il va me lire, je l' ai bien lu, moi !

Je ne suis pas un chat !

Lesa qui veille sur ma santé et me connaît m'a offert, car elle me trouve un peu nerveux, une boite de gélules de valériane. La valériane, plante sédative, relaxante est aussi connue pour attirer les chats qui en sont fous. "l'herbe aux chats" c'est elle ! Les chats ont des goûts vraiment bizarre... Même en gélules (d'ailleurs ça marche, au fait, et c'est le plus important) ça pue ! ça sent quand même un peu la merde. Contrairement aux chiens, les chats, j'en suis sûr, ne sont pas des hommes comme les autres .

La fin des mythologies familiales

Les mythologies familiales (à ne pas confondre avec les "histoires de famille") existent probablement dans toutes les familles. Elles se construisent sur plusieurs générations selon les besoins et ont la même fonction que toutes les autres mythologies, plus une qui les fait s'en différencier radicalement : la fonction de nuisance. Les mythologies auxquelles s’intéressent les spécialistes de l’anthropologie sociale ne sont pas univoques, et si un mythe est pris en considération, sont contraire l’est tout autant. Le mythe des sociétés primitives n’est pas définitivement formaté, il est évolutif, “in progress” comme disent les anglophones. “Le mythe familial” n’a rien à voir avec tout ça. C’est moins un mythe qu’un étiquetage basique, élémentaire, mais aussi intouchable et définitif qui se cache sournoisement sous une narration sommaire, indéformable, irréversible quasi magique dans sa réitération structurelle, qui entend créer l’illusion d’un lien social supplémentaire inaltérable, mais qui relève dès lors plus de la plus fantaisiste épopée que du mythe. L’épopée, contrairement au mythe a une fonction essentiellement valorisante pour le groupe pour le plus souvent des questions de pouvoir, car ce qui valorise le groupe est supposé valoriser l’individu. Foutaise, couillonnade, billevesée... Ce fatras romanesque est une horreur absolue. Car si dans les mythologies au sens anthropologique du terme, les héros ont un nom inventé, dans les mythologies familiales, les personnages sont cités sous leur vrai nom et se trouvent donc complaisamment ou à leur corps défendant souvent investis et pour toute leur vie de caractères, et pire encore, les sujets d’anecdotes pour la plupart fabriquées de toutes pièces, les prétendus témoins n’ayant matériellement pas pu être présents au moment des faits héroïques ou lamentables qu’ils content et racontent... La mythologie familiale qui est le négatif absolu du "secret de famille" son ennemi le plus proche, le plus intime, se nourrit d’elle-même et d'anecdotes incertaines, elle se grave définitivement dans le marbre, comme les épitaphes... Il vaut mieux être vivant pour lutter, je connais des morts dont on cause...
Elle peut être un spectacle interne inépuisable où chacun joue sa partie comme dans une pièce très écrite. Elle peut aussi, et c’est plus grave, être servie aux invités qui devront avoir l’élégance de s’y intéresser et la courtoisie de considérer qu'ils touchent au sommet de l'Olympe quand ils sont en fait et sans le savoir au dîner des Atrides... Je reconnais m’y être complu. C’est fini. Plus jamais.
Voilà ! et comme disait mon père : "enfin moi, ce que j'en dis..."

Saint-Plet le Stylite

Débuts, mais pas vraiment prometteurs....

Bon, ils se sont vite rattrapés, mais là Ed Sullivan avait vraiment du flair, car avouez qu'ils chantaient encore comme des patates. C'est la tronche superbe de Jagger qui les sauve... Regardez les filles dans la salle, elles en sont déjà folles et elles ont bien raison !

21 juillet, 2010

Ben oui, bien sûr...

Le seul bonheur, dit-on, "c'est celui pour lequel on abandonne (tous) les autres..." c'est peut-être con, mais n'empêche, c'est comme ça car c'est pas con du tout !
C'est vrai aussi pour "l'amouuuuuuuuuuur! "
Ah, le choix...
Pascal disait, dit-on : "l'Homme est un roseau pensant"... En bon janséniste marqué connement au sceau du destin, fatum, moïra, et autres carabistouilles, il refusait d'admettre la vérité : l'homme est en fait un roseau (ou n'importe quoi, cure-dent ou coton-tige) qui choisit ! Penser c'est choisir, couillon ! Choisir, c'est la chose la plus dure au monde car elle est de chaque instant... C'est pour ça qu'on a inventé le hasard...
Comprenne qui doit !

Marie-Rose

Un ami de mon père, ecclésiastique prospère et fortuné, élégant, beau mec, cultivé, agnostique, hétérosexuel, probablement d'extrême-droite, ce qui sous de Gaulle lui coûta un évêché auquel tout comme d'autres il aurait pu prétendre autant qu'il l'espérait, était souvent drôle. Soupçonnant fortement l'une de ses berrichonnes paroissiennes fort soignée de sa personne d'avoir assassiné son mari, il la surnommait Marie-Rose *...

* "Marie-Rose, la mort parfumée des poux", slogan publicitaire inventé par le génial Robert Desnos...

Le baiser invisible...

Comment filmer d'une manière parfaitement érotique un langoureux baiser entre les deux plus beaux acteurs du moment sans le montrer ?
Il suffit de s'appeler Hitchcock, tout simplement...

20 juillet, 2010

Objets inanimés...

Je me souviens à l'instant, parce que ce jour là il faisait chaud, très chaud aussi...
Quelques mois après une séparation délicate d'avec celui qui avait partagé ma vie pendant plus de cinq ans, j'avais gardé, je ne sais à quel titre, dans la cuisine sur une étagère métallique assez mal fixée il est vrai, de la vaisselle, des assiettes, des verres, qui avaient été notre accessoire domestique quotidien pendant des années en ces lieux et dont par habitude c'est à dire par paresse, je me servais encore malgré le déplaisir. J'ai une sorte de défaut, j'ai du mal à jeter les choses, j'ai un coté chiffonnier-ferrailleur, j'amasse, j'accumule, j'amoncelle ! Certains qui ont fait de la psychologie parleront de rétention, ils n'ont pas tort, ça ne me dit pas pourquoi pour autant. N'empêche que, étant incapable de me débarrasser de ces objets pour des raisons diverses, je fis ce jour là la preuve de mon pouvoir occulte ! et comme l'invraisemblable Uri Geller, de psychokinésie bien involontaire... si si je vous jure ! Il était dix neuf heures et des nèfles quand d'un seul coup, alors que comme tous les soirs depuis des mois je la regardais sans crainte ni idée préconçue mais avec une certaine lassitude, l'étagère qui était là depuis des années et dont je ne supportais plus le contenu quitta sous mon regard libéré et néanmoins surpris le mur, pencha, céda... réunissant à ses pieds dans un bruit infernal un monceau de débris salutaires.

Jean Guillou : l'Honneur sans la légion...

On ne récupère pas Jean Guillou,
ce n'est pas un récipiendaire !...

"D’après l’AFP, l’organiste et compositeur Jean Guillou, 80 ans, a fait savoir aujourd’hui qu’il refusait la Légion d’honneur, « à l’heure où la musique dite savante ou classique voit sa place diminuée par toutes les instances officielles ».
«Découvrant avec stupeur son nom parmi la promotion du 14 juillet de la Légion d’honneur », le musicien, nommé chevalier, « a pris la décision de refuser cette distinction qu’il n’a jamais sollicitée », écrit dans un communiqué l’association « AUGURE-Autour de Jean Guillou », porte-parole de l’artiste.
«Il lui apparaît que sa dignité de musicien impose de repousser cet accessoire honorifique », poursuit cette association assurant la promotion de l’œuvre et des activités de Jean Guillou, titulaire depuis 1963 du grand orgue de l’église Saint-Eustache à Paris. «Son indépendance viscérale l’a toujours maintenu hors des circuits officiels, et l’ironie veut que l’Etat lui confère un brevet de reconnaissance à l’occasion de ses 80 ans, comme si son talent se trouvait majoré par ce chiffre rond », ajoute le texte signé par la présidente de l’association, la musicologue Sylviane Falcinelli."
(glané sur le net, dans la presse)

Quand on sait un peu qui est Jean Guillou, personnage fort cultivé, d'une intelligence rare (et même si l'on n'est pas forcément d'accord avec ses lubies ou plus simplement ses idées organologiques ou ses interprétations parfois déroutantes du répertoire, compositeur toujours inspiré et tout simplement homme des plus respectables - oui je respecte certaines personnes quand elles sont, de toute évidence, respectables... - note de PPlemoqueur. ) on imagine mal, en dehors du fait que cela sente un peu la circonstance et la récupération, qu'il se laisse attribuer à son corps défendant une médaille par des mains incultes et qui, dès que leurs propriétaires entendent le mot culture sortent leur restriction budgétaire. Mais qui donc, parmi les rats endimanchés du ministère des Affres-cul a bien pu avoir cette idée pernicieuse ? Un rat de tribune, sans aucun doute.
En attendant :
Bravo Monsieur Guillou, et d'avoir refusé, et tout autant, de le faire savoir.

Wanda pour toujours !

Énergie, élégance, puissance, bref, évidence ! Ça fait du bien d'entendre quelqu'un qui sait où elle va...

Drôle de rencontre

Sigmund Freud et Yvette Guilbert étaient amis
J'ignore si Onfray a mentionné cette amitié (une correspondance existe entre eux...) contre nature... Freud, au début du siècle, dès qu'il était à Paris, fréquentait le Caf'Conc... si c'est pas rédhibitoire, ça !

L'art d'improviser

Mes amis vous le diront : c’est chez moi une marotte... J’imagine que la meilleure musique d’orgue française de la période dite "baroque" n’a pas été écrite mais improvisée, ce qui, conviendront ceux qui ne se sont pas encore lassés de l'écouter, est probable, exception faite du superbe, du génial Grigny. On sait par exemple que l’on accourait de tout Paris pour écouter Balbastre improviser ; on peut en conclure que ses improvisations étaient excellentes et bien meilleures que sa musique écrite, d‘où ce succès qui gênait le clergé témoin impuissant de la transformation des églises en salles de concert. C’est sans doute vrai pour tous les autres et pas seulement ceux de la fin du XVIII°siècle.
Improviser est une chose extraordinaire car vous êtes, c'est un truisme, à la fois et au même moment le compositeur et l’interprète de votre oeuvre qui, tant que ne seront pas inventés les moyens d’enregistrements modernes, resteront merveilleusement et regrettablement éphémères.... Il ne faut pas confondre l’improvisation avec la tout aussi respectable pratique de la musique de tradition orale qu’on pourrait confondre du seul fait qu’elle s’exonère elle aussi de partitions.
Certains compositeurs improvisateurs doués d’une mémoire excellentes ont pu retranscrire de mémoire certaines de leurs improvisations qui n’avaient pas été enregistrées. C’est le cas de Marcel Dupré. D’autres ont accepté après coup qu’on transcrive leur improvisations enregistrées. C’est le contrat entre Duruflé et Tournemire. Peut-être à l’époque baroque, les compositeurs ont-ils écrits certaines de leurs improvisations sans s‘en vanter... Buxtehude, Bach sans doute.
Les grands improvisateurs actuels sont de toute évidence les organistes. Les musiciens de jazz peuvent faire preuve de génie dans cet exercice, mais la réitération obligatoire, pour des questions absurdes de rituels inhérents au genre, de l’exploitation de thèmes, de standards ressassés, les pousse de fait à répéter des formules qui font de leur art une musique sans doute non écrite mais aussi plus vraiment improvisée.
La première vidéo qui suit est étonnante car elle montre un talent inouï, celui de Michel Chapuis improvisant dans le style d’une époque et réussissant une oeuvre de qualité égale et j’ose dire supérieure à celle des oeuvres originales de cette époque. Il s’agit d’une histoire entre lui et le passé.
La seconde
vidéo montre Pierre Cochereau improvisant superbement dans le style qui était le sien. Il s’agit d’une histoire entre lui et lui.
Les deux sont extraordinaires. Ils ont des tics, des formules diront les chagrins. Les compositeurs aussi et c’est
moins pardonnables car ils ont eux, comme les peintres, le droit au “repentir”.
Il va de soi qu'il y a de nos jours de jeunes et inspirés improvisateurs.

Chapuis


Cochereau


19 juillet, 2010

Et Philippe Katerine, bien sûr ! J'adooooooooooore !

Reste que le mystère est entier

qui fait qu'on ne peut pas savoir si, une fois la porte du frigo fermée, la lumière est bien éteinte.

Argerich, Blondie

d'autres vont me dire : quoi ? vous voulez avoir l'air intello en prétendant aimer Argerich, alors que vous aimez Blondie ?

Blondie, Argerich...

d'aucuns vont me dire un peu pincés : comment ? vous aimez Argerich et Blondie en même temps ?
Ben oui, grâce à ma Dopamine, mon Ocytocine, mon Endorphine, mon Adrénaline, j' assume !

Qui l'eût cru !

Le net ça sert à ça aussi :

à répercuter la parole qui ne va pas "dans le sens". Alors, le plus simplement du monde, allez lire la petite compile du jour de Lesafaker sur http://lfaker.blogspot.com/ et dispersez-la à votre tour.
Le net ça sert aussi à nettoyer le cerveau...

18 juillet, 2010

Bientôt

Bientôt des multinationales astucieuses vont déposer des brevets sur l'eau banale que nous buvons et sur l'air que nous respirons. Il faudra leur verser des droits. Comme on dit quand on est libéral, c'est incontournable, c'est comme ça ! Y a pas d'alternative, il faut rassurer les marchés !

La recette du soir

Faites cuire dans un grand volume d'eau avec un "bouillon kub" vos cortecce (500 grammes y a pas moins...) c'est long, environ 20 minutes.
Pendant ce temps, vous avez le temps de préparer la sauce...
Vous prenez un gros oignon que vous hachez menu. Vous le faites revenir, presque griller dans de l'huile d'olive très chaude. Quand il commence à être roux, vous déglacez avec de la worcester sauce et du piment (tabasco si vous n'avez pas de piment ravageur frais ou sec) en grand quantité et de l'ail, bien sûr. Vous ajoutez enfin une grosse cuillerée de concentré de tomate, et éventuellement encore un peu d'huile d'olive, histoire de...
Quand vos cortecce sont à point, vous les mélangez à la sauce.
Parmesan, dans l'assiette, par dessus tout ça !

Réchauffement climatique

La France est un pays moderne, mieux encore, un pays qui vit l'avenir. Prévoyant le fameux réchauffement climatique et ses conséquences agricoles, dattes tourangelles, olives picardes, dromadaires de prés salés, boeufs watusi ardennais, hippopotames de baie de Somme et autres gazelles flamandes, notre pays est en train de devenir par anticipation et par les bons soins de ses gouvernants, une république bananière. Comme chacun sait, gouverner, c'est prévoir.

parmi les films que j'aimerais bien revoir :

Antonio das mortes, de Glauber Rocha.
Qui s'en souvient ? A Poitiers, à l'époque, mes amis et moi, on était très Cinema Novo brésilien...

Retour de promenade avec Oscar le Chien, à l'instant.

Les enfants des cités jouent dans les terrains vagues.
Ils ignorent soleil : leur peau est déjà sombre...
Ils traînent un peu tristes, ou galopent partout.
Les enfants des cités recherchent un peu l’ombre
Ils s’arrosent d’un jet qui sort dont ne sait où,
Imaginant ainsi la caresse des vagues...

17 juillet, 2010

Mon voisin et le complot

Mon voisin du coin de la rue, je vous en ai déjà parlé. C'est un vieux maçon italien qui refait tous les ans, dès les beaux jours venus, la margelle de son mur en chantant à tue-tête Tosca ou Bella Ciao selon son humeur et aussi un peu pour emmerder sa régulière qui sort en furie, le balai à la main, pour lui ordonner de se taire. Nous avons une complicité anticléricale généralisée, toutes tendances confondues, de bon aloi. Mais il exabuse un poil ! Il a sans doute ses raisons, mais il voit des curés vicieux partout et des papes violeurs en quantité, en nombre, en surnombre. La semaine dernière il me demande : " T'aurais pas des livres sur les papes qui violaient les jeunes filles ? tu les mets dans une enveloppe et dans ma boîte aux lettres", me dit-il sans attendre ma réponse en me montrant une fente dans le mur, pour lui c'est évident, j'en ai, et pas qu'un... Je vais pas me lancer dans une mise au point du genre, "mais camarade, la plupart étaient pédés comme des doryphores, ce qui change un peu la donne", ce serait trop compliqué. Alors je lui dit qu'à ma connaissance, il n'y a pas de livres consacrés à ce sujet, fût-il en effet passionnant, en tous cas, j'en ai pas ! tout au plus y a-t-il, peut-être, des articles et encore faudrait chercher. "Ah ! me dit-il, les salauds, ils ont fait disparaître les preuves !". "C'est évident, tout le monde le sait !" que je lui réponds. Il a 88 ans, le bel anar, je vais pas briser ses rêves !

"Diamonds are a girl's best friend"

par Carol Channing, créatrice du rôle et génialement poisse. Marilyn chante très bien, elle est très belle, mais un peu trop chic dans le film, car faut pas oublier, elle le dit à sa manière, Little Rock, c'est le trou du cul du monde...

Les trois bonnes fées

A l'instant dans le poste, on cause de trois hormones remarquables qui, comme les mousquetaires, sont quatre :
Dopamine, Ocytocine, Endorphine, Adrénaline !
Les trois bonnes fées du bonheur et, disons-le sans vergogne, du plaisir ! Si j'ai bien compris :
- Dopamine, c'est elle qui provoque le désir et sa fourchette est large, c'est la même qui vous pousse à prendre du plaisir à manger une glace, écouter (eh oui aussi !) l' Adagio d'Albinoni, faire l'amour tout seul, à deux, voire à plus !
- Ocytocine, c'est elle qui participe à l'explosion généralisée, l'extase, l'orgasme, le pied, c'est elle aussi qui un peu sournoisement vous fait créer un lien d'affect avec l'objet de votre plaisir...
- Endorphine, c'est la morphine légale, celle que vous produisez sans élever vos pavots donc sans risque, et qui vous met après une bonne jouissance de quelque qu'ordre qu'elle soit dans cet état second, une sorte (pour les musiciens qui savent) d'accord parfait dans une boîte expressive qu'on ferme doucement, tout doucement...
- Adrénaline... c'est elle qui accélère tout ça, c'est le turbo...
Voilà, c'était la minute scientifique de PPlemoqueur !

16 juillet, 2010

Indispensable ! ce blog , cabinet de curiosités.

C'est drôle, c'est incertain donc pas fiable pour une thune, c'est cumulatif et n'importe quoi, mais comme ça flatte l'imaginaire c'est vachement bien !
http://mamatus.centerblog.net/

Baroques parasites

Quand le clavecin accordé Werkmeister (I, II, III ou autre, Rameau ou autre ou tempéré...) à 415 arriva dans la maison d'en face, Séraphine fut, ignorante de tout ça, fort intriguée. Tellement, que le jour où, ne pouvant plus regarder Guy Lux pour des questions d'antenne mal tournée, elle accusa le très noble instrument de parasiter sa télé.
Couperin, Rameau, vainqueurs de Mireille Mathieu et de Johnny ! Ruckers, Blanchet contre Philips ou Ducretet-Thomson ! Ah, si elle avait eu raison !

Justice ou "on est pas de bois !"

C'était il y a longtemps, dans l'est du Poitou.
Quand le fort brave homme, bon père et bon époux, travailleur et honnête fut au tribunal pour avoir violé une jeune fille, son avocat fit des merveilles. Il construisit sa plaidoirie sur la relation amicale et de bon voisinage pour ne pas dire familiale qu'entretenaient le violeur et sa victime. Il l'avait quasiment vu naître et ils se côtoyaient dans le hameau depuis des années.
- Vous savez, Monsieur le juge, c'était déjà presque une femme même si elle était très jeune, à la campagne c'est pas comme en ville, il y a cette proximité des animaux, n'est-ce pas ? C'était l'été, elle était court vêtue. Je ne dirais pas qu'elle le provoquait, ça non ! mais tout de même, comme on dit, "on est pas de bois !". Et puis, Monsieur le Juge, elle n'a rien dit quand il a abusé d'elle, vous connaissez le proverbe "Qui ne dit mot consent !"
- Mais enfin, maître ! s'offusque quand même le juge, la victime était sourde-muette...
Le violeur, en ces temps bénits ne fit, c'était le tarif, que quelques mois de prison. On considéra dans le village, sitôt qu'il fut rendu, que ce jugement était inique et la jeune fille une fieffée salope. Muette ? ah oui, mais pas pour aller cafter et puis porter plainte.

Pavane pour une Enceinte Décente

14 juillet, 2010

Éric Woerth est un homme de biens !

Monsieur Woerth a, quand il était ministre du budget et c'était parmi ses prérogatives, vendu un bout de la forêt de Compiègne, l'hippodrome et le golf attenant. Il s'agit d'un bien de l'État. Les mauvaises langues qui sont actuellement si nombreuses prétendent que tout ça a été un peu bradé à des amis de rencontre. Propos malveillants destinés assurément à nuire, encore un coup des socialistes bolchevico-fascistes acharnés.
Je lis dans le "Parisien" ce commentaire de l'acquéreur :
«Il n'y a pas eu d'appels d'offres car nous étions les seuls à pouvoir acheter parce que nous étions locataires de ce terrain», a réagi Antoine Gilibert mercredi sur RTL, affirmant en outre n'avoir «jamais vu» Eric Woerth et son épouse. «Je pense que l'Etat a fait une très bonne affaire: il a touché 2,5 millions d'euros au lieu de toucher 45.000 annuellement» au titre de la location, a-t-il estimé.
Tout ça confirme donc ce que tout le monde pense : Monsieur Woerth est donc un homme de biens. Il vends les biens de l'État pour le bien de l'État. Bon d'accord vu ces événements en cascades, c'est en train de devenir aussi un homme d'affaires...
Ah ! la langue française, avec ses mots qui veulent dire une chose et puis aussi autre chose...

Dans ma série "Poubelles" voici la 26 bis

12 juillet, 2010

Poitiers, années 65 - 77... ou l'ancien régime à portée de main,

http://www.ina.fr/economie-et-societe/religion/video/RXF05010920/benediction-de-la-cloche-de-notre-dame-la-grande-a-poitiers.fr.html

L'abbé M.

L'abbé M. n'était pas une flèche, mais il enseignait en sixième le français et le latin d'une manière efficace, par une pédagogie simple prolongeant celles du primaire ; rosa, rosa, rosae, on mettait en ces temps le génitif en troisième position. Il n'était ni malsain, ni pédophile, ayant réglé depuis longtemps sont rapport à la séduction en refusant de sourire ne fût-ce qu'un instant. Il était pourvu, pour son autorité, d'une soutane éculée, n'ayant pas les moyens de se payer un costard, et surtout d'une hypertrichose nasale et auriculaire qui nous fascinait, nous faisant parfois oublier ce qu'il disait. Bref un brave homme qui, signe de bonne santé mentale, ne vous gardait en confession pas plus de dix minutes... D'aucuns peut-être se reconnaîtront sur cette photo qui date de 1961 ou 1962, non, je n'y suis pas.

La parité en général

Définition en ligne du CNRTL bras séculier du CNRS en matière de définition lexicale : "Rapport d'égalité, de similitude entre deux choses ou deux êtres (le plus souvent comptables)".
J'ai donc décidé que mes relations avec autrui seront désormais au moins dans leurs fréquences (le sentiment, ça se mesure pas), soumises à la règle indiscutable de la parité.
Les raisons invoquées telles que "je ne téléphone jamais" ou "je n'écris ou ne réponds pas aux lettres, tout le monde le sait", font exclure leurs auteurs de mon répertoire puis, c'est vrai le temps passant, de mes pensées et préoccupations. Il n'y a pas de raison. Je fais donc partie de ceux qui désormais disent, non pas "je ne téléphone jamais ou je ne réponds jamais aux lettres, c'est normal, je ne l'ai jamais fait et tout le monde le sait et j'en suis fier" mais "je ne téléphone, ni n'écris plus, c'est con mais c'est comme ça maintenant, c'est tout." à ceux pour qui l'entretien régulier de toute relation est un insupportable pensum, sauf, bien entendu et c''est la seule, la bonne raison, s'ils considèrent et c'est possible, qu'on n'a rien à se dire. C'est aussi con, mais parité oblige, pas plus, pas moins.
Cette parité s'applique de facto à tous ceux que j'ai radiés de mon agenda et marqués comme spam sur mon compte email, de grâce, qu'ils me lâchent définitivement.
Considérant en toute humilité que l'amitié qu'on me porte peut être inférieure à l'ennui qu'elle induit, je n'ai aucune raison d'emmerder le monde en forçant à tout prix les ardeurs de quiconque.
Je ne suis ni triste, ni amer, ni furieux. Je deviens simplement oublieux, c'est bien mieux.

you know what ?

Je n'ai ni tort ni raison : il est 20 heures et je n'écoute pas Sarkozy. J'ai décidé jusqu'aux prochaines présidentielles de faire un " déni de Sarkozy".

Ces phrases qu'on entend en passant.

à l'instant en faisant avec Oscar le Chien notre seconde sortie. Un couple se promène avec un monsieur qui a visiblement des problèmes avec sa régulière. Le monsieur du couple, celui qui est avec la femme dont il tient amoureusement la main lui dit : "Moi, honnêtement, je changerais pas votre femme contre la mienne...". Madame est d'accord, bonne copine, elle opine du bonnet
C'est bien connu, il n'y a pas d'amour, il n'y a que des preuves d'amour.

"OK, Go ! " performers et chanteurs. Ils sont géniaux

deux versions de la même chanson...
première version, électro, un seul point de montage
deuxième, acoustique, un seul et unique plan terminé par une plongée phénoménale ! ...
C'est drôle, c'est pro, j'aime ça.



Soulagement

On apprend ce matin que Monsieur Woerth se dit "soulagé" à la remise du rapport de l'Inspection des Finances sur sa non intervention dans le dossier fiscal Bettencourt. Ben alors, pourquoi soulagé ? Tout le monde savait (c'est évident !) qu'il est innocent... Il aurait eu un doute ?

L'enfer est chaud...

Vous avez remarqué j'imagine, que toute représentation de l'enfer dans quelque mythologie que ce soit est associée au feu, à la chaleur, jamais au froid, anesthésiant connu. Eh bien, mes amis, c'est pas sans raison...
J'ai mis le ventilateur au pieds du lit, à hauteur d'homme couché. Il tourne au maximum de sa vitesse et entretien l'illusion d'une fraîcheur en brassant de l'air chaud, comprenne qui peut. Mais malgré tout ses efforts, hier soir après m'être retourné quinze fois sur le lit comme une escalope dans sa poêle, j'ai décidé de m'installer sur le canapé devant la fenêtre grande ouverte qui produit avec celle de la cuisine un léger courant d'air intermittent. Ça irait bien si le canapé, fût-il un trois places, n'était un peu court. J'ai essayé toutes les positions possibles pour négocier avec la chaleur, la nuit qui passe, un torticolis toujours possible. La tête sur l'accoudoir, coté fenêtre, avec un gros coussin, les pieds hors du canapé, décubitus latéral gauche, puis droit, dorsal, j'ai même pas tenté le ventral. Jusqu'à ce qu'une fois je fus endormi, sur le tard, ou sur le tôt, comme on voudra, un bref mais volontaire rayon de soleil, j'étais installé plein est, vienne me cisailler les paupières.
Une nuit d'enfer ! comme les damnés de Jérôme Bosch, je vous dis, manquaient plus que les diablotins rouges avec leur tridents.
Seule découverte dans l'histoire : le ventilateur déstabilise les moustiques qui vous foutent la paix. Manquerait plus que ça, les moustiques !
Alors ce matin, j'ai les côtes en long et la tronche dans le cabas.

10 juillet, 2010

Recettes/dépenses

C'est bizarre, on s'étonne, voire on s'offusque de la manière dont Liliane Bettencourt claque ses milliards, mais, curieusement, pas un instant de la manière dont elle les gagne...

BLU , j'aime

BIG BANG BIG BOOM - the new wall-painted animation by BLU from blu on Vimeo.

Betancourt, Ingrid , l'autre, pas Liliane

Ingrid Betancourt, on en a désormais la preuve, est une morue.
Non contente d'avoir abandonné à leur sort les autres prisonniers des farc, elle tente aujourd'hui d'escroquer 6 millions de dollars au gouvernement de son pays. L'argument est étonnant et particulièrement savoureux qui lui fait dire que c'est la somme qu'elle aurait gagnée si elle ne s'était pas fait gauler comme une conne par ses ravisseurs alors que les flics colombiens lui avaient dit de faire gaffe. Qu'est-ce qu'elle faisait dans le civil, Ingrid, qui lui aurait permis de gagner cette somme ?
On est en mesure de se demander si Ingrid Betancourt, considérant que Liliane Bettencourt gagne chaque jour une fortune en ne foutant rien, ne s'imagine pas en droit, au titre d'une homophonie patronymique, de gagner aussi quelques sous sans se fouler.
Le portrait d'Ingrid Betancourt a pendant des mois dégradé la façade de l'hôtel de ville de Paris.
Alors, camarades Delanoé, Renaud, et autres signataires humbles ou célèbres des pétitions demandant sa libération, on ne vous entend plus.

Éphéméride - 10 juillet -

événements glanés au hasard.
naissances :

1509 Jean Calvin, théologien, réformateur religieux, écrivain, père du calvinisme.
1871 Marcel Proust, écrivain people.
oui-oui, ce sinistre parpaillot de Jeannot l'iconoclaste et ce petit pédé de Marcel étaient du même signe...
ah ! l'astrologie, quelle merveille !
décès :
138 Hadrien, empereur de Rome.
là ! rien à redire ! total respect, c'est Yourcenar qui nous l'a dit !
brave homme :
1940 Le Maréchal Pétain a tous pouvoirs pour modifier la constitution. La IIIe République est abolie et remplacée par "l'Etat français".
on n'a pas lésiné : 569 voix "pour", 80 "contre" et 19 abstentions...
ah ! la démocratie, tout de même ! et la guerre gross malheur !
grand honnête homme :
2010 Le président de la République fait annoncer qu'il parlera le 12.
ah, la communication ! c'est juste trop fort !

09 juillet, 2010

08 juillet, 2010

Autrefois...

Je suis né sous la IV° république et je pissais déjà debout depuis un moment quand est arrivée la V°. Et bien, de mémoire de cinquième républicain, on n'avait jamais vu ça. Oh, c'est pas que les prédécesseurs aient tous été des parangons de la vertu, mais il y a actuellement une sorte de frénésie qu'on n'avait jamais vue, même dans les moments les plus croquignols de de Gaulle à Chirac en passant par Tonton. Le scandale de la Villette, l'affaire Aranda, les avions renifleurs, les diamants, Urba, l'affaire Chaumet, les habitudes de la Mairie de Paris quand elle était à droite, tout ça vous avait un air pimpant, anecdotique, ça sentait l'ascenseur social, la magouille en sachet, la friponnerie en barre. Il y avait un scandale par an, pas plus. Je dirais pas qu'on savait se tenir, mais on était moins goinfre, moins pressé. Aujourd'hui, le technocrate est roi, faut pas que ça traîne, on veut du cash, de la fraîche, du rendement, du retour sur investissement, du tout tout de suite ! aucune imagination, aucune poésie ! Les avions renifleurs ! c'est-y pas merveilleux ? Ça avait de la gueule... Aujourd'hui on parle "enveloppes", quelle décadence ! Question de générations... Ça ne va pas sans inconvénients... L'accumulation des scandales commence à lasser, car désormais, l'information circule en temps réel et les ripostes arrivent à peine pour régler un scandale qu'un autre le remplace sans pour autant le faire oublier. La filouterie est devenue comme disent les anglais, "a work in progress", on dira un chantier permanent... Et puis ça a un coté feuilleton, ces affaires... un épisode chaque jour ! Famille Duraton ou Signé Furax ! Bouffons certes, mais bouffons tragiques...

Pour bien commencer la journée ou quatre d'un coup !

07 juillet, 2010

Ben oui, bien sûr...

Il y a en ce moment à la radio une pub excellente pour l'un des meilleurs parfums pour homme au monde avec "Monsieur Chanel", "Pour un homme" de Caron qui fut mon parfum, mon phéromone de base quand j'avais les moyens (oui, j'aime les parfums de luxe, et le reste.) Je l'entends et je suis persuadé qu'il s'agit d'un pastiche de Gainsbourg et Birkin et je me dis, grand amateur du genre," bravo le pastiche ! " Sauf que c'est vraiment Gainsbourg et Birkin en 1979... Ben oui... en 1979, j'étais encore jeune, c'était Habit Rouge l'hiver et Eau Sauvage l'été... "Pour un homme" ? c'est l'année entière...

Sur le cul

Je sais, c'est pas une position habituelle pour un chat, mais je le connais un peu, c'est pas n'importe quel chat et ça se voit.

Plan Canicule

Quand je pense à cette canicule qui vient de commencer... Déjà deux morts au sein du gouvernement. Et pourtant, même si y en avait un qui fumait trop, c'était pas les plus vieux. Alors, il faut pas oublier de les faire boire, oui-oui, même Borloo, de les ventiler parce que ces ministères où on les installe à grands frais, c'est tout sauf frais... c'est beau, c'est doré, haut de plafond, mais à part Bercy et quelques secrétariats d'État éphémères et logés à la hâte, ça date d'il y a longtemps, et comme ils sont pour la plupart classés M.H, pas question d'y aménager ces clims qui décollent les boiseries les planchers les lambris.
Je sais bien en même temps, les ministres c'est de l'intérieur qu'ils connaissent actuellement la surchauffe, les affres des affaires. Tout ça provoqué involontairement par une octogénaire ingambe, généreuse et visiblement isotherme. Moi je suis sûr qu'il va y avoir encore et par ses soins mort d'homme ! En tout cas, désormais, on pourra pas dire après qu'on savait pas !

"Faire les soldes", définition

Faire les soldes c'est courir sous la canicule dans des magasins surpeuplés pour y arracher à prix prétendument réduit des choses dont on n'a pas besoin.

Diana Damrau, die Königin...

Diana Damrau c'est une chimère moitié Mado Robin, moitié Nina Hagen, c'est vous dire !
Pamina, ici (qui est-ce ?) est parfaite aussi

Hamachidori-Banlieue-Soir

06 juillet, 2010

Les volets verts

On pourrait croire qu'il s'agit d'une photo en noir et blanc retravaillée, mais non c'est bien, tout bêtement, une photo en couleur.

Quand il y a du doute, alors, on imagine.

Tenez par exemple, imaginez que le trésorier d'un parti politique, honnête homme et brillant politicien ait, au cours d'une campagne électorale, reçu d'un couple de vieux sympathisants une jolie somme en liquide puisée sur leurs économies de petits retraités, dont on ne trouve pas trace, puisqu'il prétend à juste titre qu'elle n'apparaît pas dans les comptes de campagne.
Et si on imaginait que le candidat pour l'élection duquel cette somme avait été donnée n'en avait jamais vu un centime et que le trésorier distrait l'avait pas mégarde "remisée par devers lui" ? Vous savez, en pleine campagne, on fait tellement de choses, une enveloppe, ça peut s'égarer.
Il s'agit bien sûr d'une fiction. Aucun homme politique français ne ferait chose pareille, ni aux siens, ni à personne d'ailleurs, c'est entendu. Ils nous le disent, nous le répètent et d'ailleurs nous les croyons. J'imaginais ça par pure fantaisie, un peu comme le pitch d'un film d'horreur, juste au cas où certains dans leur camp seraient tentés d'imaginer la même chose. Allons, amis de droite, vous savez bien que c'est impossible.

Néologismes lagardiens

Ha! ha! ha! ha! ha! Lagarde a encore frappé ! Lagarde quand elle ne se réjouit, n'observe ou ne se félicite, se livre aux joies du très littéraire et si gracieux néologisme. Sa dernière trouvaille, à moins que ce ne soit que celle d'un de ses conseillers, c'est la RILANCE.
La rilance, c'est une chimère linguistique qui agglutine deux mots aux sens parfaitement étrangers l'un à l'autre, au risque même de créer sans le savoir une sorte d'oxymoron ridicule. La rilance, c'est donc le croisement entre la rigueur et la relance... Bon, ils avaient pas le choix, parce que parmi les combinaisons, c'était en dehors de celle-ci, la gueurlance ou encore le rire, ça ne le faisait pas, comme disaient les djeuns autrefois.
C'est rigolo, les mots. Dans mon Poitou natal, il y a un mot qui n'est pas une invention de technocrates illettrés mais un mot du terroir et qui ressemble un peu à ça. C'est le "Rimâle ". Le rimâle, c'est un être animal ou humain qui n'est ni homme ni femme, hermaphrodite diront les littéraires, aneuploïde caryotype, diront les généticiens... Certes, ce n'est pas létal, mais dans le Poitou, le rimâle, souvent un chevreau, n'a pas de descendance, pas de futur...
Alors puisqu'il s'agit de jouer avec les mots, on pourrait tout autant parler, en ce qui concerne l'utilisatrice de cette nouveauté, d'Imbécilention ou au choix de Prétencilité.

Musique

Je vais peut-être vous étonner... j'aime la musique d'une H.D. Écoutez, c'est vivant... celle-ci est vieille mais sa voix est magique. L'heureux propriétaire l'a bien compris qui nous offre ce petit film à la bande son irrésistible

05 juillet, 2010

Un rendez-vous à ne pas manquer

Je vous ai parlé il y a deux semaines, de l'excellent film consacré à Darius Milhaud par Cécile Clairval-Milhaud et que j'avais vu en avant première.
cf http://pplemoqueur.blogspot.com/2010/06/darius-milhaud-et-sa-musique-de-la.html
L'auteur m'annonce qu'il sera diffusé sur Arte le lundi 19 juillet à 22 heures. Mélomanes ou non, ne le manquez pas !

La république des petits messieurs

On devient serviteur de la république des petits messieurs en en étant un soi-même. Il faut simplement, comme un courant d'air, être là quand la porte aux prébendes s'ouvre pour s'engouffrer dans le système. Alors à peine installé, pense-t-on pour un bon moment, on commence à faire valser l'anse du panier. Tout énarque ou élu et homme qu'on est, on devient une vraie cocotte, une poule de luxe, une courtisane, une hétaïre ! Désolé, femmes mes amies, il n'y a pas d'équivalent pour les hommes excepté le très réducteur "gig" ou "michetonneur". Bref, quoi qu'"il en soit, on s'enivre, on n'a plus sa tête, ou comme le mexicain dans la "Vie Parisienne", "on veut s'en fourrer, fourrer jusque-là!". Alors, on se paie sur le bien public, on se goberge aux frais de l'État et, bonheur suprême, signe évident de réussite, on ne se fait plus acheter, on s'achète soi-même. Mais parfois, et c'est nouveau, le ploutocrate en fait désormais les frais qui se fait gauler comme un bleu, car la tare rédhibitoire du petit monsieur, c'est son sentiment d'impunité et ce mépris qui fâche un peu son entourage qui dès lors le trahit à la première occas'. Ce sont des gens de droite, honorables et intègres ou déçus écartés du profit qui approvisionnent le Canard. Les petits messieurs n'ont entre eux de solidarité que minime. Quand à ceux qui les ont faits, ils les lâchent, comme des domestiques, les éjectent comme du petit personnel... C'est pas simple tout ça... Car on ne sait plus à qui se fier. Se fier... quel drôle de mot.
Aujourd'hui, l'homme politique, dès qu'il s'assoit et pète sur la morale, se trouve soumis à une double contrainte. Soit il commet de grandes exactions et devient une sorte de délinquant flambeur et flamboyant, soit il se livre à de petites magouilles et là, ce n'est qu'un petit joueur... Deux petits joueurs sont tombés ce dimanche. A quand la chute inéluctable des flamboyants au profit desquels on les a sacrifiés ?

Histoires de fantômes japonais...

04 juillet, 2010

Premier essai ! Tout frais du jour !

Ça s'appelle Axaïna, c'est 47 secondes des huit minutes d'une pièce pour saxophone alto et piano de votre serviteur (son midi pour cette version), sur des photos du même.

Coincidence

Il y a quelques jours, je vous ai parlé de "Tu vois le jeu", l'excellent film de Philippe Roméo.
(http://pplemoqueur.blogspot.com/2010/06/tu-vois-le-jeu-voir-absolument.html)
J'ai trouvé un sac plein de cartes postales et parmi quelques centaines, il y avait celle-ci éditée par Handicap International signée Guy Maye Eli, peintre Centre Africain. On y voit dans le quart inférieur droit un petit personnage assis dans un tricycle exactement comme Pita, le héros de "Tu vois le jeu", Pita qui ne fait pas que s'en servir, puisqu'il les fabrique aussi. Visiblement, il n'y a pas qu'au Burkina que la polio continue de sévir.
Je me souviens à l'occasion qu'étant gamin, j'avais une trouille épouvantable d'attraper la polio, encore très vivace en France. Étant à l'époque, selon la rigueur familiale en matière de vaccination, assez peu protégé, cela n'arrangeait en rien mes troubles obsessionnels compulsifs. J'ai vis à vis des populations africaines toujours en danger, une certaine honte interne, celle de m'être empoisonné l'existence par incurie familiale quand cinquante ans après, des africains non vaccinés et qui ne demanderaient que de l'avoir été, roulent en tricycle... Merde !

Il s'appelait Laurent Terzieff

C'était un comédien de théâtre, d'abord. Il avait donc "une voix", reconnaissable entre toutes, timbrée, grave, une voix de violoncelle, aux intonations successives, rudes ou enjôleuses, à la diction toujours parfaite et comment dire, élégante. Il avait aussi un physique inoubliable, noueux, enflammé, une sorte de sarment de vigne, des yeux de buisson ardent, toujours, slave, évidemment, et tout ça et c'est le plus extraordinaire, sans jamais, vous entendez ? sans jamais sur-jouer. Une merveille. Terzieff faisait l'unanimité, je sais, ça veut rien dire, Reno et Clavier aussi. Il avait une vision du théâtre très précise, très personnelle, militante sans doute ; il savait aussi s'engager dans la vie pour de justes causes ou contre d'odieux combats. Bien qu'il ne fut pas un éteignoir, un pisse-vinaigre, un emmerdeur sinistre, jamais on ne le vit dans une pièce vulgaire, jamais non plus, à moins que je ne me trompe, dans une pièce marrante. Le théâtre était pour lui chose sérieuse, un apostolat, pas une rigolade. Tiens, il y en avait quelques autres comme ça, Cuny, Blin, les grands disparus ses aînés ou encore Lonsdale son contemporain, toujours, même s'il a transigé parfois et pour notre plus grand bonheur. Le problème avec ceux-là, si comme moi on les aimait vraiment, énormément, c'est qu'on était obligés pour les voir et les entendre de se farcir parfois des pièces d'un chiant total. Terzieff, eh oui, ça se méritait ! C'est un peu comme Pollini ou Argerich, on y va pour eux, le programme est secondaire...

Collabos, traitres et retourneurs de vestes.

Je sais, j'exabuse ! tout le temps et plus encore ! mais je ne peux pas ne pas établir de liens entre les Doriot, les Déat, les Laval de bien triste mémoire et nombre de nos amis contemporains politiciens ou hommes de presse et de radio qui comme leurs glorieux aînés sont passés en peu de temps, celui de leur achat, d'une gauche sympathique à une droite dont il ne faudrait pas qu'elle s'égare beaucoup avant de devenir extrême.
Oh la la ! j'entends déjà les cris "d'or frais" (oui c'est comme ça qu'on dit maintenant dans notre pays où tout est voué et dévoué au profit- cf message précédent). Comment osez-vous comparer aux pires collaborationnistes de la pire époque nos transfuges mondains assoiffés de prébendes, de gains et de passe-droits ? Et bien tout simplement parce que comme dit la sagesse des nations, ce bon sens populaire qui plaît tellement aux gens de droite, "l'occasion fait le larron" et que je suis persuadé que l'aptitude de certains à trahir de petites mais honorables causes serait exactement la même dans des situations autrement plus dramatiques. Les collabos ont tous commencé petits. Ce sont les évènements qui leur ont permis d'exploiter en les développant leurs talents de vendus, de délateurs, d’acteurs de l’ostracisme, sur une grande échelle. Qu'auraient été Papon, Bousquet et autres Touvier sans la guerre ? de petits fonctionnaires tatillons et assez minables dont le pouvoir de nuisance n'eût jamais dépassé l'aire d'un chef lieu de canton. Alors, imaginez-les, tous ceux dont je tairai les noms parce que je veux pas d'emmerdes, imaginez-les dans des conditions ultimes... Je pousse le bouchon un peu loin ? Non, imaginer, c'est salutaire ! Le salaud sera toujours, “aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain”, le plus énorme salaud possible. C'est comme ça, il suffit juste de lui en donner les moyens, pour peu que les événements s'en chargent...


Glissement sémantico-homophonique très rare.

Au vu des histoires actuelles, depuis l’accumulation quotidienne des affaires politico-fiancières dans notre république démocratique, on ne dit plus dès qu’il s’agit de s’offusquer : “Pousser des cris d‘orfraie” mais “Pousser des cris d’or frais”

03 juillet, 2010

02 juillet, 2010

Le Canard Enchaîné et moi, ou les grands esprits se rencontrent, enfin presque...

C'est rigolo. Le 24 juin dernier à l'occasion de l'éviction de Guillon et de Porte de France Inter par l'ignoble Val je titrais " Val tragique à France Inter : deux morts".
http://pplemoqueur.blogspot.com/2010/06/val-tragique-france-inter-deux-morts.html
Ce matin j'achète le Canard et que lis-je en une: "Bal tragique à France Inter : deux morts."
Même pas foutus de profiter de l'aubaine, Val/Bal...

01 juillet, 2010

On pourrait imaginer...

On pourrait imaginer avec l'âge, c'est à dire en fait ou plutôt, au gré des choses qu'on a vécues, qu'on s'est enfin boucané, que plus grand'chose ne peut nous atteindre et que, s'il y a des coups qui doivent partir encore, ils viendront, c'est normal, de gens plus jeunes, de snipers excusables qui n'ont pas encore eu le temps, ou l'opportunité de passer par le tanneur. Erreur ! et comme toutes les erreurs, grossière ! Ça n'a rien à voir avec l'âge, et c'est pour un instant mal connaître l'espèce humaine. Le fumier a été fumier jeune. Le salopard l'était in utero, c'est mon coté janséniste, prédestinationniste, qui me fait dire ça. C'est aussi et toujours l'expérience. L'enflure est immarcescible et les ans n'ont aucun effet modérateur sur ses comportements pas plus qu'il n'en a sur ses projets malfaisants et ses ardeurs dévastatrices. Il y a des gens dont le seul but dans la vie est de détruire. Détruire les autres, et se détruire un peu aussi, mais doucement, l'amour qu'ils se portent, énorme, incommensurable, induit un coefficient de pondération remarquable dans leurs attaques auto-destructrices dont les effets collatéraux de leur folie lamentablement domestique sont généralement bien plus importants que le mal qu'ils se font à eux mêmes. C'est le seul instant où ils sont généreux, celui où pour une fois, ils se servent en second... Mais il est une idée qui leur est étrangère dans leur culte de leur Moi, c'est qu'ils finissent, comme disait le bon Audiard, "par user les patiences", fût-ce au bout d'années, de lustres. L'amour qui rend le plus aveugle, ce n'est l'amour d'autrui qui n'est pas, on le sait, forcément "éternel", c'est l'amour de Soi, le vrai, le seul qu'ils connaissent et qui n'en finit pas. D'ailleurs, il les rend surtout sourds, plus qu'aveugles, l'Amour.

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