20 juillet, 2009

L'homme qui a vu l'homme qui a vu l'homme

Le grand jeu du jour est de se rappeler son 20 juillet 1969.
Vous souvenez-vous de ce que vous faisiez ce jour-là ?
Vous souvenez -vous des images en direct à la télé ?
Le 20 juillet 1969 à l'heure où je vous écris aujourd'hui, je terminais de charger ma 2cv pour partir dès le lendemain à l'aube avec les copains pour le kibboutz Alonim, via Istanbul. J'avais vingt ans, un mois et quelques jours.
Je me souviens de la télé allumée et que, comme un soir de réveillon, nous ne dormions pas. Nous attendions. Il faisait chaud, très chaud et nous avions baissé les stores de la salle à manger pour garder un peu de fraîcheur, pour atténuer aussi la luminosité ambiante, la pièce étant située plein ouest, et notre télé toujours en noir et blanc... A dire vrai, j'étais plus excité par mon départ imminent, par mon aventure, que par celle des astronautes... Je me souviens de mes parents et de moi-même. Nous ne sommes que tous les trois, autant qu'il m'en souvienne. Mais curieusement c'est beaucoup plus cette image familiale qui me reste, comme si j'étais moi-même le témoin de notre trio attendant l'événement du siècle que les images de l'événement lui-même.
C'est bien ça, j'étais l'homme qui regardait l'homme qui regardait l'homme marcher sur la lune...
N'empêche que pour moi, ma 2cv, c'était mon module, mes potes mes co-astronautes et Israël, ma lune à moi...
Mais comme tout le monde, je voulais voir ça, comme on dit, pour en parler, juste quand je serais vieux... Et curieusement, mon père avait à ce moment l'âge que j'ai aujourd'hui...
Voilà le résultat... C'était bien la peine !
C'est comme ça...

19 juillet, 2009

Papa, Maman, ou inversement...

Reflexion déposée à l'instant sur un blog ami :

Mère : Mutter, Mother, Mamma.

Le drame de l'homme et sa grande chance aussi, c'est de n'en avoir qu'une...
C'est aussi vrai pour le père... mais le père, on en cause moins, du père... parfois même, c'est après sa mort qu'on s'apperçoit non seulement qu'il avait existé mais que c'était un mec vachement bien...
Moi, il m'a fallu que les deux soient morts pour que je remette tout ça en ordre :

Une cuillerée pour maman, une cuillerée pour papa ...

La Langue au Chat

Bravo à Amel qui en a trouvé un bon nombre (voir son commentaire sur "Pitch et pitch")
I
"Revenu d'Italie, Michel Poiccard vole une voiture à Marseille et tue stupidement un motard qui le poursuivait pour une banale histoire de ligne jaune..."
About de souffle
II
"Le huis clos d'un amour poussé à son paroxysme jusqu'à la mort"
L'empire des sens
III
"Une jeune fille précoce devient la maîtresse d'un professeur"
Lolita
IV
"Marguerite Duras réalisatrice retrouve Marguerite Duras écrivain à travers des personnages retrouvés"
India Song
V
"La vie d'une famille paysanne dans un îlot sans eau , au rythme des saisons..."
L'île nue
VI
"Deux amants décident de tuer le mari encombrant."
Le facteur sonne toujours deux fois
VII
"Un shérif défend sa ville contre trois dangereux bandits avides de vengeance"
Le train sifflera trois fois
VIII
"Un metteur en scène surmené décide de se reposer dans une station thermale . Mais sa femme et sa maîtresse le harcèlent"
Huit et demi
IX
"Alors qu'il rend visite à son père hospitalisé en Caroline du Nord, Jeffrey fait une découverte macabre"
Blue Velvet
X
"La vie de tristesse et de désillusion d'une prostituée qui après avoir été trahie et humiliée par tous, se fait voler ses minces économies".
Les nuits de Cabiria

Le plus tarte, comme résumé, c'est quand même celui d'India Song..

18 juillet, 2009

Orelsan. Qui donc s'acharne contre Orelsan ?

Orelsan a été déprogrammé des Francofolies.
Car :
Orelsan a écrit, chanté et gravé il y a deux ans un rap extrêmement violent qu'il ne chante plus depuis longtemps.
On va pas revenir là-dessus j'en ai déjà parlé et il s'en est depuis plus de six mois, visiblement en vain, maintes fois expliqué.

Mais moi, ce qui m'inquiète, c'est cette vague vengeresse, consensuelle et qui plus est rétro-active à l'encontre d'un auteur, au nom d'une "pensée bien pensante" globalisée et imbécile qui refuse obstinément de comprendre sa démarche.
La question du talent ou non n'est même pas de mise en l'instant, encore que je trouve, mais c'est pour ma pomme, qu'il est loin d'en être dépourvu.

Tout ça pue l'autodafé médiatique et je me méfie plus de cette Inquisition moderne que du H1N1, fût-elle républicaine et soutenue par les conformistes de tous bords, féministes bornés de tous sexes, outragés et qui craignent les mots.

Le rap, oui ! le slam oui ! dit la morale dominante, mais quand ils sont aseptisés, "mild", charmants, façon MC Solar ou bien Grand Corps Malade ou bien pétardisés façon Doc Gynécon !

Orelsan met les pieds dans le plat... On va le lui faire payer, je le crains... et ce visiblement, avec ardeur, obstination.
On voudrait nous faire croire qu'Orelsan, c'est Youssef Fofana, tout comme, ou ni plus ni moins !

Pourquoi ? Rivalités de producteurs ? Implications sournoisement politiques ? Pourquoi un tel acharnement ?

Alors, mesdames et messieurs (dans l'ordre, je fais gaffe !) les censeuses et censeurs, castrateuses et castrateurs, emmerdeuses et emmerdeurs, empêcheuses et empêcheurs, et le génial Eric Pougeau, qu'est ce vous en faites ? Ah, vous ne connaissez pas ? Ouf ! Tant mieux pour lui...et pour ceux qui l'apprécient ! en voilà au moins un qui va momentanément échapper à la vindicte de la connerie ambiante et à la censure qui s'ensuit.




Pitch et pitch et ...

J'ai retrouvé un bouquin que j'avais ramassé dans la rue. Il s'agit un gros truc qui s'appelle Cinéguide et qui n'est autre que la compilation des "fiches techniques"(!) des films selon Pariscope et/ou l'Officiel... Il s'agit avant tout de "pitch" comme on dit, 16.000 qu'il y en a...
Tenez, devinez les films suivants par la seule lecture du pitch :
I
"Revenu d'Italie, Michel Poiccard vole une voiture à Marseille et tue stupidement un motard qui le poursuivait pour une banale histoire de ligne jaune..."
II
"Le huis clos d'un amour poussé à son paroxysme jusqu'à la mort"
III
"Une jeune fille précoce devient la maîtresse d'un professeur"
IV
"Marguerite Duras réalisatrice retrouve Marguerite Duras écrivain à travers des personnages retrouvés"
V
"La vie d'une famille paysanne dans un îlot sans eau , au rythme des saisons..."
VI
"Deux amants décident de tuer le mari encombrant."
VII
"Un shérif défend sa ville contre trois dangereux bandits avides de vengeance"
VIII
"Un metteur en scène surmené décide de se reposer dans une station thermale . Mais sa femme et sa maîtresse le harcèlent"
IX
"Alors qu'il rend visite à son père hospitalisé en Caroline du Nord, Jeffrey fait une découverte macabre"
X
"La vie de tristesse et de désillusion d'une prostituée qui après avoir été trahie et humiliée par tous, se fait voler ses minces économies".

il ne s'agit que de films très connus...
à vous de jouer !



16 juillet, 2009

Le chien est un médium ou en attendant l'orage

Alors, soit il écoute la météo en douce, soit il a un sens supplémentaire, mais depuis ce matin qu'on annonce orages et tempêtes, Oscar le Chien, le merveilleux, refuse de sortir. Dès qu'on le lui propose, il fait des bonds, comme d'habitude, se précipite dans la cour mais après s'être brutalement arrêté et assis, il nous regarde façon de nous dire , "Vous avez rien pigé ou quoi ? " et il remonte les escaliers à fond la caisse pour se vautrer sur le canapé en attendant son spray... Faut vous dire que depuis que j'ai rempli d'eau pour lui un ancien vaporisateur à produit pour vitres, il réclame régulièrement son dù en se mettant sur le dos pour qu'on le réhydrate...
Ça se passe comme ça avec Oscar...
En attendant, on entend l'orage au loin qui se rapproche et déjà gronde ...

Et si les artistes étaient des cons ?

Oh putain ! qu'est-ce que je viens de dire !
Mais non , ils sont pas cons, enfin pas tous, et surtout, pas forcément ! enfin, même si y en a qu'on se demande...
Manipulables, en revanche...
En tout cas y en a un qu'est pas con, c'est notre président ! Ok c'est pas un artiste, c'est sa femme qu'elle l'est ...( mais si, mais si ! )
Tout ça pour vous dire que le but réel d' Hadopi, c'est au vu de ce qui s'est passé aujourd'hui, moins la protection des droits des artistes, même si c'est le prétexte, que de finir par pouvoir, comme en Chine, ce pays qui le fait rêver, avoir pour faire la chasse aux voleurs potentiels accès aux mails de tout un chacun... Bon, heureusement il se trouve que même parmi les gens de son bord, on n'a pas vraiment envie qu'on aille fouiller dans les placards de la vie privée au nom du droit d'auteur ( fût-il nécessaire de le respecter)...

Bon, c'est vrai ! on peut essayer, quand même ! La grenouille dans l'eau froide, je vous l'ai déjà dit... Sauf que là, la grenouille elle a senti l'eau qui commence à frémir...

Quoi ? Je vois le mal partout et tout le temps ? Ben, faut dire qu'il y a quand même des jours où...

15 juillet, 2009

14 juillet, 2009

Avoir l'oeil quand on n'en a pas ...

Il va exposer à Paris. Je suis allé faire quelques photos de ses sculptures.
Ah ! c'est pas moderne ? Pas tendance !
Peut-être...
J'm'en fous, et lui aussi surtout, parce que la tendance, il sait pas ce que c'est... vu qu'il est aveugle... alors, fermez-la, débiles moteurs que vous êtes qui voudriez vous gausser et qui contrairement à lui, êtes incapables de monter un meuble Ikéa fût-ce avec le plan.
Moi, cette vierge à l'enfant, je la trouve élégante, digne et un brin sensuelle... Je ne vous dirai même pas "faites-en autant", ça n'a pas de sens. Je vous dirai en revanche, regardez avec vos yeux, vous qui en avez, ce qu'a fait avec bonheur quelqu'un qui n'en n'a pas...
C'est pas une raison ? allez vous me dire, la critique ignore la compassion.
Ah, mais si ! c'en est une et de loin l'une des meilleures...d'autant plus que la compassion, pas demandeur, il s'en fout.

D'aillleurs vous savez très bien, professionnels de la profession, que le même objet en plastique gonflé surdimensionné et signé Jeff Koons serait déjà installé à Venise à la Douane de Mer ou par les mêmes dans la chapelle de Versailles... Alors faites pas chier...


Fascination

Il y a des maisons qui me fascinent, celle-ci particulièrement que j'ai photographiée hier d'un appartement ami et voisin. On ne sait pas qui de la maison ou du parc cherche à bouffer l'autre...
La baraque est immense, de brique et pierre meulière, faite de clochetons, de bow-windows, de tourelles, de balcons, d'auvents, marquises et vérandas et ornée partout de découpes de bois, de terres cuites et puis de majoliques, une "folie", une merveille.

Cliquez sur la photo pour l'agrandir vous aurez une idée...

Hier soir...


ah oui, j'ai récupéré mon appareil...

Israel Galván, ma découverte du jour

L'amie Amel me fait hier découvrir sur son blog, Israel Galván, le danseur flamenco.
Quand il est seul ça donne ça et c'est déjà sublime !
http://www.youtube.com/watch?v=RfmCd-caWUU
Il est à la fois, le toro, le torero et la belle andalouse au milieu des gradins, tout ça en étant gaulé comme un lutteur de foire... il est superbe et souvent drôle.
N'allez pas aux arènes voir ces boucheries immondes. Regardez Galván qui vous montre tout sans jamais tuer personne !
Quand il est accompagné, ça peut donner ça :
http://www.youtube.com/watch?v=yUTCnw4s3rs&feature=related
et comme il choisit bien ses amis, c'est tout aussi génial !

La chose jugée

Tiens je vais être sérieux un instant.
Le jugement du "gang des barbares-tristes cons " a été rendu selon la justice avec une gradation des peines en fonction des responsabilités supposées.
La famille de la victime fait ouvertement pression pour que le ministère public fasse appel. Le nouveau ministre de la Justice agit en ce sens. Tout ça est strictement légal et conforme à l'expression de la peine des victimes, mais ce n'est pas sans risque.
En effet, imaginez que, contrairement à la demande du ministre et aux espérances de la famille qui estiment le jugement trop clément pour certains des accusés, le nouveau jugement soit, et c'est tout à fait possible puisque la justice et les jurés d'Assises sont supposés être indépendants, libres et incorruptibles, encore plus clément que le premier ?
Estimer d'emblée que c'est impossible laisserait entendre que le jugement est rendu d'avance.
Je sais, c'est chiant cette histoire...

12 juillet, 2009

Des mots, rien que pour jouer !

Le camarade Olivier Autissier nous a invités à jouer sur son blog à un jeu de France-Cul.
On vous donne une liste de dix mots et vous en faites un texte, de la forme que vous voulez.
L'idée, vous vous en doutez m'a plu !
Voici le résultat avec les mots suivants, imposés :
- Terrasse
- Crème
- Parasol
- Maillot
- Glace
- Désert (adjectif ou substantif)
- Prévert
- Bulle
- Spectacle
- Glamour
J'ai fait trois trucs avec, genre exercices de style que j'ai balancés aussi sur le site de France-Cul ( "Des papous dans la tête").

I
Genre érotique de bon aloi...

Vautré dans mon transat au bord de la terrasse
J’attends la douce main qui va me secourir
Et qui chargée de mousse, d’huile ou encore de crème
Va me badigeonner et me graisser le cuir
Ah ! main amie sais-tu combien ce jour je t’aime
De te sentir ainsi qui jamais ne se lasse
Et fort discrètement derrière le parasol
S’insinuer en douceur au creux de mon maillot...
Pour, dis-tu, me calmer de ton aérosol...
Tes ardeurs digitales feraient fondre la glace !
Elles le font à l’instar du plus brûlant désert
Dont la chaleur m’étreint, me caresse et m’enlace.
Parmi celles chantées du merveilleux Prévert
Je suis à ramasser comme les feuilles mortes
Tu me masses et me palpes, aï, aï, aï, aï, aï, oh !
Mais j’entends dans un verre et qui tintinnabule
Une boisson légère, un soupçon, une bulle.
Et dans le vent qui court si vite entre deux portes
Sous mes yeux étonnés se produit ce spectacle :
Des êtres merveilleux sortis d’un tabernacle
Sous le soleil radieux qui les rend si glamour
Jouent à colin-maillard avant de faire l’amour...
II
Façon slam de base...
Oui, mon amour
C’est clair ! que t’es glamour.
T’es bonne, t'es de la crème !
T’es vraiment un poème !
T’es celle que j’aime
A donf ! sous l' parasol.
Moi, j’ suis pas un guignol
Et là sous mon maillot
C’est pas un coeur de glace
Un sundae de chez Mac’Do
Qui bat !
Sans toi j’suis dans l’désert.
Je fais mon inventaire
De toi,
A la Prévert !
Et comme dans un' BD au milieu d’une bulle
Pas de conciliabule !
J’te dis “ Faut que j’t’em...mène !”
Dans ma vie, mon spectacle !
T’es ma meuf, mon miracle
Et à ceux qu'ça agace
A ceux qui la ramènent
J' leur dit : “ Putain d' terrasse ! “
III
A la symbolico-parnassienne... allitération garantie
Esther se tient sur la terrasse,
Dans son fourreau de fourrure crème.
Son sein de soie soudain se glace
Esther la belle est un peu blême...
Le khôl ainsi que le rhassol
Ces trésors extraits du désert
Qu’on subodore sous le maillot.
De son corps font tout un spectacle.
De Corfou à Boroboudour
Partout on la porte au pinacle...
Elle, sous un pin parasol,
Rêve de prairies, de Prévert,
De bonheurs doux comme une bulle
D’un amant, même un peu vieillot...
Esther en son lamé glamour
Désabusée, là, déambule.

Obsessionnel ? métromaniaque ?
Un peu tout de même, j'avoue ...



11 juillet, 2009

Les bonnes recettes d'Uncle PP.leM

Oh ! comme c'est bête ! vous avez torché en une semaine la délicieuse bouteille de Glen Bidule - Pure Malt - Dix ans d'Age et délicieusement tourbé qu'on vous avait offerte !
Comment remplacer à peu de frais cette boisson divine mais fort dispendieuse dont il ne vous aura pas échappé qu'elle est légèrement, délicatement fumée, because la tourbe of course, ou paraît-il.

Alors, ersatz oblige, je vais vous donner la recette ("the recipit", in english !) pour faire du faux scotch "Matured in Scotland" étonnant de ressemblance, jusqu'à la couleur ambrée, incomparable, j'ai testé, ça marche.
Voila. Vous mettez dans un verre une pincée d'un (excellent, vous allez pas en plus lésiner!) thé fumé genre Lapsang. Vous y ajoutez l'équivalent d'un bouchon d'un wisky commun dont vous versez le contenu dans la bouteille de Glen Machin que vous avez vidée sans vergogne comme un pochetron. Vous laissez macérer le thé dans le verre de whisky pendant une bonne heure, c'est suffisant. Vous flitrez et vous versez cette infusion dans la bouteille en goûtant au fur et à mesure, il faut avoir la main légère ! Vous agitez le tout et vous le proposez, "oh ! sans eau, je vous le déconseille, ce serait un crime, du dix ans d'âge "... (Cf Antoine Delafoy à Fernand Naudin dans "Les Tontons flingueurs" ! ).

Voilà, c'était la recette du jour en temps de crise de PPlemoqueur !

10 juillet, 2009

Déclaration

Hier, dans l'un de ces moments d'égarement dont je suis assez coutumier, je me suis laissé aller à vous parler d'amour. Je vous ai dit qu'il fallait qu'on se le déclare les uns aux autres, notre amour. C'était mon instant abbé Pierre, ma minute soeur Emmanuelle, ma picoseconde peace-and-love. Mais soyez rassurés, je me suis ressaisi, j'ai repris les choses en main ! Y a pas que l'amour ! Y a la haine aussi . Alors j'ai imaginé, y a pas de raison, on n'est pas que des tapioles et quand bien même, c'est pas une raison pour être bon, j'ai pensé pour de rire qu'on devrait aussi se dire qu'on se déteste. Tiens, imaginez...
- Oh ! vous ne savez pas, ma chère, cet ignoble M. oui celui qui pue de la gueule et dont l'acné m'amuse, et bien, il m'a fait hier une déclaration de haine !
- Nooonnn !?!?!?
- Si, si , je vous jure. Des horreurs, vous ne pouvez pas savoir ! J'en suis encore toute chose ! "Morue de mes tourments, m'a-t-il dit, vous êtes mon cauchemar, mon calvaire, mes angoisses ! je n'en dors plus la nuit, j'attends enfin le jour où vous allez crever. Ô vous, charogne maudite, pute à deux ronds, salope-express ! "
- Oh ! faut-il qu'il soit tordu de vous, ma chère ! Moi, mon Albert ne me dit plus rien. Ah, si ! hier dans l'escalier après qu'il m'eût poussée, tandis qu'il m'enjambait d'un fort coup de talon, "Casse-toi, connasse !" a-t-il hurlé dans le corridor...
-L'ignoble fumier ! vous voyez bien, il ne faut jamais désespérer, il vous hait comme au premier jour ! Et au fait, qu'est donc devenu ce jeune con que vous maltraitiez tant ? Oui, c'est cela, "P'tite Bite" comme vous l'appeliez. Ah, il s'est suicidé !
- Oui, oui, il a mis le temps, cet insigne trou-du-cul, mais j'ai fini par l'avoir.
- Ah, chère boule de haine, vous êtes vraiment une détestable garce !

09 juillet, 2009

Il faut se dire qu'on s'aime

Lesa me le rappelle et elle a bien raison !
Il faut se le dire, qu'on s'aime et se le redire souvent.
Pas s'aimer soi-même ! non ! bande d' égotistes primaires !
S'aimer, c'est à dire entre plusieurs, réciproque, en miroir, je t'aime-tu-m'aimes ! Suis-je clair ?
Encore que s'aimer soi-même c'est pas forcément le plus simple...
Alors on va, vite fait, faire le tour de la question !
Quand on ne s'aime pas soi-même, on va chez le psy. Ça peut prendre des années. Mais ça vaut le coup de consulter.
Quand on ne s'aime pas entre plusieurs, c'est à dire quand on n'aime pas les autres, c'est beaucoup plus rapide. Où c'est-y qu'on va ? Si on est indécrottable, on va dans des trucs genre mouvement politique haineux rédhibitoire où l'amour qu'on porte aux siens est proportionnel à la haine qu'on voue aux autres. .
C'est pas terrible...mais ça sécurise les esprits faibles...
Quand on aime tout le monde, on atterrit dans des trucs façon catho, où tout le monde il est bon, aya aya aya!
C'est pas terrible non plus... parce que c'est pas plus vrai
Bon, on va simplifier... On n'est pas obligé d'aimer la terre entière. On peut aussi, par la force des choses, en ignorer gentiment une bonne partie. Car il faut en convenir, l'amour c'est quand même "un commerce de proximité"... On va pas mélanger amour et empathie !
Tiens je vais vous dire un truc... Moi l'amour, qu'il soit fraternel, paternel, maternel, conjugal, il faut à un moment ou à un autre qu'il se manifeste par un contact physique, en tout bien (ou non) tout honneur ...
Ah ! l'idée d'embrasser, c'est à dire de serrer dans ses bras... Je parle pas de mettre la langue, cochons que vous êtes ! Vous savez, quand il y a du courant qui passe... et que ça remplace, que ça se substitue aux mots... C'est autorisé de le faire avec tout le monde... faut pas se priver...
Alors pour ceux qui le savent, je le leur redis, avant que de les tripoter : "Je vous aime".
Vous voyez bien que c'est pas si difficile !
Lesa, elle a bien raison, d'ailleurs je le lui ai dit, je l'aime...

08 juillet, 2009

Le corps est un esclave, un maître au bout du compte...

Les corps est un esclave qui toujours se rebelle. Son allié, c'est l'âge ou le virus abject. Le corps emmerde l'esprit, lui fait payer comptant sa domination, son pouvoir illusoire. Le corps est un vrai salopard qui vous fait jouir et vous tourmente, vous donne tout et vous restreint. Le corps est un cheval qui une fois qu'il s'emballe vous mène à l'abattoir, le votre, pas le sien...

07 juillet, 2009

Renan, encore et enfin.

" Je me résume, Messieurs. L'homme n'est esclave ni de sa race, ni de sa langue, ni de sa religion, ni du cours des fleuves, ni de la direction des chaînes de montagnes. Une grande agrégation d'hommes saine d'esprit et chaude de coeur, crée une conscience morale qui s'appelle une nation. Tant que cette conscience morale prouve sa force par les sacrifices qu'exige l'abdication de l'individu au profit d'une communauté, elle est légitime, elle a le droit d'exister. Si des doutes s'élèvent sur ses frontières, consultez les populations disputées. Elles ont bien le droit d'avoir un avis dans la question. Voilà qui fera sourire les transcendants de la politique, ces infaillibles qui passent leur vie à se tromper et qui du haut de leurs principes supérieurs, prennent en pitié notre terre à terre. " Consulter les populations, fi donc ! quelle naïveté ! Voilà bien ces chétives idées françaises qui prétendent remplacer la diplomatie et la guerre par des moyens d'une simplicité enfantine".
Attendons, Messieurs laissons passer le règne des transcendants ; sachons subir le dédain des forts. Peut-être, après bien des tâtonnements infructueux, reviendra-t-on à nos modestes solutions empiriques. Le moyen d'avoir raison dans l'avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé. "

Voilà, politiciens, que vous soyez au pouvoir ou en rêve permanent de le devenir, lisez Renan... Oui, je sais ça n'abonde pas dans votre sens ... Quand à ceux qui d'aventure verraient dans ces propos une incitation à sauvegarder au titre d'une hégémonie barbare et potentielle à venir, une culture occidentale des plus virtuelles, qu'ils arrêtent... Renan est trop clair pour être récupéré par qui que ce soit...

"Le moyen d'avoir raison dans l'avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé. "

Être ringard plutôt que se soumettre à des réformes scélérates présentées comme étant des paradigmes irréfutables de la modernité, voici ce que nous dit aussi Renan.
Ronan Luce, le chanteur ?
Mais non, Monsieur le Président, Renan, Ernest Renan...


Les Mamelles de Tyrésias, Apollinaire, Poulenc, Duval, c'est épatant !

C'est super, c'est le début des "Mamelles" par le compositeur et la créatrice en version concert, avec en fond, quelqu'un qui tourne les pages et ressemble comme deux gouttes d'eau à Gavoty.

http://www.youtube.com/watch?v=HCg-x_bO820

rien que pour cet extrait d'une belle évidence autant que d'un féminisime indiscutable :
Ce n'est pas parce que vous m'avez fait la cour
Dans le Connecticut (bis !)
Que je dois vous faire la cuisine
A Zanzibar...

Moi, je suis fan !

06 juillet, 2009

Nous, Môssieur, nous avions le respect de nos professeurs !

Nous l'aimions bien Monsieur P. professeur compétent de français-latin-grec. N'empêche que certains matins, nous rendant en classe, nous ne manquions pas, passant devant chez lui de lui transporter sa poubelle jusqu'à la porte du bahut. Ce qui fait que pendant au moins une année, on vit régulièrement, au moins deux fois par semaine, sur le coup de midi trente le très respecté, érudit Monsieur P. rentrant déjeuner chez lui, sa sacoche en cuir dans une main, sa poubelle marquée à son nom dans l'autre...

Sur la chaise d'un autre plus distrait, nous dessinions à la craie l'empreinte d'une semelle qui lui laissait pendant quelques heures et le temps de se rendre dans la rue, la marque très lisible bien qu'un peu idéale d'un coup de pied au cul.

Notre directeur surnommé sans raison objective le Père Lafesse ne pouvait rencontrer le moindre groupe d'élèves sans entendre siffler dès qu'il était passé de fort énervants fssssss ! fsssss! fsssss!. Sainte-Colline revisitée..

L'une que nous aimions bien aussi au demeurant était l'épouse d'un médecin notable respecté. Ils habitaient une belle maison, une maison de médecin, dans une rue de médecins, avec une porte de médecin à deux battants, en chêne verni. Nous avons alors réuni en un seul pot tout ce que nous avions chez l'un ou chez l'autre de peintures restantes et sur le coup d'une heure du matin, nous avons repeint d'un mauve honteux avec un soin extrême pour faire croire que c'était leur idée, la belle porte en chêne verni.

Mais nous fûmes bien plus salopards... déjà un peu gagnés par la modernité...
L'un d'eux particulièrement détesté quitta un jour sa classe en hâte en plein cours dès que le préfet vint lui dire en catastrophe qu'un coup de fil venait d'avertir la direction que sa femme avait eu un accident... Celle-ci, comme nous étions voisins, raconta chez le boulanger à ma mère qu'elle avait été bien surprise de le voir rappliquer blanc comme un pet en plein après midi...

Mais notre seuil de dangerosité fut atteint le jour où le colonel en retraite qui était supposé nous enseigner les maths en nous terrorisant fut par nos soins traité de la manière suivante. Il avait pour habitude de s'installer derrière nous au fond de la classe et de se balancer sur une chaise en tube... C'était tentant... Nous cisaillâmes la chaise... avant de la remettre en place. Il se cassa, net et sans bavure, les deux poignets...

Alors bien sûr c'était de l'enseignement privé... pas d'enquête... surtout pas de scandale... La chaise, ah oui! elle était cassée ... mais c'était pas la seule... et puis entre nous, un prof qui se balance comme un gamin... C'est incroyable mais on ne le revit jamais.

Voila... C'étaient les pratiques d'une époque... Pas d'agressions physiques caractérisées, un peu d'humour peut-être... Mais de la violence, finalement tout autant...


L'Emprunt Dalton

Je suis pas économiste mais je me pose des questions. Ok, c'est vrai, tout se serait gâté quand l' État a commencé d'emprunter aux banques. Mais je me demande si l'emprunt tel qu'il est proposé aujourd'hui est une bonne affaire ou une sérieuse arnaque. Car en toute logique et j'aimerais bien qu'on me dise si et comment je me gourre, il y a une faille dans l'histoire.
Je m'explique.
C'est l'histoire d'un épargnant. Son argent intéresse l'État qui lui demande de le lui prêter. Il est sympa, le citoyen, il le lui prête, il va même toucher des intérêts. Or qui va les lui payer ces intérêts ? Et bien c'est l' État, c'est à dire les impôts qui vont lui être réclamés d'un manière ou d'une autre au titre du remboursement de l'argent qu'il a prêté... en gros et pour simplifier, c'est lui qui va se payer de ses frais...
C'est-y-pas génial, ça, Madame ? Même les Dalton n'y avaient pas pensé.
Mais j'ai sans doute rien pigé...

05 juillet, 2009

Lise de la Salle / Martha Argerich : essai comparatif

ou : l'une cogne, l'autre pas ...

Une amie de ce blog me demande tout à l'heure des conseils pour choisir des interprètes de Rachmaninov. Je ne suis pas vraiment donneur de conseils de ce genre mais puisqu'on me demande... Alors je fonce sur youtube pour me rafraîchir la mémoire. J'ai trouvé ce que je voulais. Ok !

Mais de fil en aiguille puisque je traîne coté russe je tombe sur la Toccata du divin Prokofiev par Argerich. j'écoute une fois puis deux, rien à redire. C'est léger, ça rebondit, ça picote, c'est drôle, ça pirouette, c'est fluide c'est violent, énergique, sans effort ça a du son, du sens aussi, ça nous mène du début à la fin par le bout de l'oreille - on en redemande.

Et puis je continue ma ballade et trouve au plus près, deux cases plus bas un autre enregistrement de la même Toccata par une jeune pianiste nommée Lise de la Salle que découvre à l'instant. Aï, aï, aï ! C'est la même oeuvre certes ! mais ça n'a plus rien à voir. C'est poussif et en même temps ça tape, fort, très fort, en lourdeur, ou "en férocité" quand ça se réveille un peu, pour aussitôt se re-traîner, sans très bien savoir où ça nous conduit, tout ça... Là où Argerich joue du scalpel, de la Salle nous la fait éléphant au marteau piqueur...
Fini, la guêpe Argerich ! c'est le hanneton qui s'épuise. La panthère argentine et le percheron.
Mais comme je suis pas chien et qu'elle propose une case plus bas le Prélude et Fugue en la mineur pour orgue de Bach transcrit par Liszt, joker ! j'y cours, je suis bon public ! Ah ! la vache ! C'est qu'elle cogne encore autant, voire plus ! Incorrigible ! Un truc à vous niquer les oreilles. Je repousse mon casque. Je me sauve avant la fugue. Comment peut-on traiter aussi durement un partenaire aimé ( Bach il s'en fout, il est mort !), fût-ce un simple piano ? et un public aimé tout autant j'espère, mais aux tympans parfois délicats, si-si ! Piano-forte que ça s'appelait à ses débuts, le zinzin, pas Fort-forte... et puis la qualité du son au piano, comme ailleurs, ça se pense, ça se travaille, c'est pas du préfabriqué, du tout-cuit... et que si c'est pour transformer un fort coûteux Steinway en "piano-punaise", à mon humble avis, il y a maldonne... car derrière le clavier, les doigts, il y a l'essentiel... l'espace où tout se passe, où tout se pense... on peut même définir et différencier des plans sonores au piano, si on a compris ce à quoi ça sert... Visiblement c'est pas le cas...

Je le savais, moi qui suis si mauvais pianiste et qui sais pourquoi, mais j'en ai la confirmation : on n'est pas égaux devant le clavier.

(Il y a un truc marrant avec Youtube, c'est qu'on voit le plus souvent les interprètes à l'oeuvre . C'est ainsi que dans le cas présent, la fille de la pampa à la beauté andine fait preuve dans son jeux (sans être vue) de bien plus de finesse que la blonde Ophélie à laquelle je la compare).

Et puis, après tout, à vous de juger, vous êtes bien assez grands ! Elles sont bien assez grandes de leur coté ( j'aimerais bien techniquement pouvoir jouer du début à la fin la Toccata de Prokofiev comme l'une ou même comme l'autre...) pour se voir sans regret être mises en concurrence !

http://www.youtube.com/watch?v=i6AhHBu_A_U&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=ZUU_0QMoe2k&feature=related

quoi ? question de prise de son ? absolument pas !
D'ailleurs, c'est pas une excuse, car elle n'est pas la seule de sa génération à violenter le piano. C'est pas possible ! mais il y a quelqu'un dans les conservatoires, ou dans les maisons de disques, un mal-entendant apointé qui leur conseille de frapper comme des brutes... en deux mots, Lise de la Salle est-elle comme la plupart de ses congénères, sponsoriée par Audika ?

Alors comme je dis parfois : allez, entre les deux, y a pas phono !



04 juillet, 2009

Bande à part

Aujourd'hui Polo et moi avons fait bande à part . Nous étions invités à fêter Independance Day dans la banlieue sud chez des gens sympas, austro-américains. Mais déjà que je fête assez peu le 14 juillet, je vais pas me fader les fêtes nationales des autres surtout quand ça crie à dix yards le barbecul d'été, les chipolatas vénéneuses, les travers de porc calcinés et les merguez subclaquantes...
Alors j'ai fait mon aprés-midi à ma guise... Une fois de temps en temps.... J'ai emprunté sa voiture au chien que j'avais au préalable copieusement douché avant de le laisser au frais à la maison et je suis allé faire un tour dans Paris. Histoire de. Mon instinct et mes "élans naturels' m'ont poussé du coté du Marais, car contrairement à notre Nicolas, moi je n'ai pas changé.
Ouais..
J'ai tenu une heure. Je vais pas vous dire de conneries. Je ne me sens pas mieux, pas supérieur, par inférieur, pas égal non plus, je me sens autre. Est-ce le fait de moins fréquenter les lieux qu'avant ? C'est possible. Je crois surtout que la question de la "représentation" et de ses codes polymorphes et évolutifs me sont devenus totalement étrangers dans un espace ou tout un chacun veut "montrer quelque chose" . Quoi ? On n'en sait rien... J'ai horreur du rien... J'aime le théâtre même quand il est vide. Peuplé de fantômes, de stéréotypes, il m'emmerde, un max... Bref le Marais désormais m'ennuie...

Propos de vieux con (Hi ! Olivier) j'en viens curieusement, car elles me gonflaient un peu à l'époque, à me demander en paraphrasant Juvet : " Où sont les folles", les vraies, les dérangeuses, les subversives...



Qu'est-ce qu'une nation ?

II

I.- DE LA RACE DISENT PLUSIEURS AVEC ASSURANCE.

Les divisions artificielles, résultant de la féodalité, des mariages princiers, des congrès de diplomates sont caduques. Ce qui reste ferme et fixe, c'est la race des populations. Voilà ce qui constitue un droit une légitimité. La famille germanique, par exemple, selon la théorie que j'expose, a le droit de reprendre les membres épars du germanisme, même quand ces membres ne demandent pas à se rejoindre. Le droit du germanisme su'r telle province est plus fort que le droit des habitants de cette province sur eux-mêmes. On crée ainsi une sorte de droit primordial analogue à celui des rois de droit divin ; au principe des nations on substitue celui de l'ethnographie. C'est là une très grande erreur qui si elle devenait dominante perdrait la civilisation européenne. Autant le principe des nations est juste et légitime, autant celui du droit primordial des races est étroit et plein de danger pour le véritable progrès.

Voilà.
C'est Ernest Renan qui écrit ça ou plutôt qui le dit lors de sa conférence en Sorbonne le 11mars 1882

Ah, il dit aussi ça Ernest Renan :

"La vérité est qu'il n'y a pas de race pure"

"Ce n'est pas la terre plus que la race qui fait une nation"

"Une nation est une âme, un principe spirituel"

"L'existence d'une nation est un plébiscite de tous les jours"


"
Une grande agrégation d'hommes, saine d'esprit et chaude de coeur, crée une conscience morale qui s'appelle une nation"

C'est édité dans la collection "Attitudes"
par les éditions "Le mot et le reste". Introduction érudite de Roland Breton


03 juillet, 2009

La revanche de l'ingratitude

Nous étions post adolescents, 18, 20 ans. On faisait la fête. A l'époque, en 68, 69, en province pas encore de dope mais on picolait ferme, et je dois avouer qu'il m'arriva au petit matin après avoir raccompagné tout le monde en bagnole, ne plus me souvenir, mais alors plus du tout du trajet que j'avais effectué. J'avais du pot, c'était plus calme et étant un gosse de bourge, c'est honteux, mais ça calmait sérieusement la flicaille de province...

Alors, bien sûr y avait les filles !
Les fêtes, c'était bien entendu fait pour tirer... enfin pour essayer. Moi, j'avais en secret déjà fait mes choix, mais pour m'intégrer pleinement au groupe, je n'avais pas d'alternative, je devais laisser planer le doute sur une certaine réserve tout en rêvant de me faire mes potes... Pour le reste j'allais comme tous les homos cachés ou non, aux Coloniaux, le jardin mythique et fréquenté où je trouvais sans problème et en dix minutes à m'envoyer en l'air sur place ou à emporter... ...

Mes potes ? Tous radicalement hétéros, les filles, ils en rêvaient, des plus belles bien sûr, des plus canons. Ils avaient raison, il y en avait. Mais soit elles étaient déjà, selon l'expression, "en main" soit elles jouaient les "hard to get", inaccessibles, histoire de... Alors, heureusement, il y avait les boudins, les moches... les taons comme on dit aujourd'hui...(Autissiser me corrige vertement à l'instant en me disant qu'il s'agit de " thons" - dont acte !)

Il y en avait une comme ça, Blandine, qu'elle s'appelait... Personne ne sortait avec Blandine, car elle était objectivement laide, ce qu'on appelle un physique ingrat...

Personne ne sortait avec elle, oui mais tout le monde s'enfermait avec...

Ce qui fait au bout du compte, qu'étant une bonne nature, contrairement à ses copines à la beauté chichiteuse, qui ruinaient les mecs en boite et ce pour des prunes, comme elle ne se faisait pas prier, elle se faisait tous ceux qu'elle voulait, à commencer par les plus beaux...

Même si je la jalousais, Blandine, je reconnaissais sans rancune et à l'occasion, qu'il y a une justice, tout de même !


02 juillet, 2009

Rare Marlon Brando screentest

Marlon Brando à 23 ans faisant des essais...
Bon , il aurait été impossible de se tromper... car en plus d'être beau, il avait une belle voix, bien placée.
Regardez les dernières minutes, l'interview. Du concentré de charme dans une mer d'inquiétude...

Luc Rosenzweig ou peut-on être juif et homophobe ?

lu à l'instant un article à vocation humoristique de Luc Rosenzweig sur le site Causeur de l'ineffable Elisabeth Lévy à propos de la difficulté de nommer un ambassadeur auprès du Saint Siège .Article repris par le site de l'Union des Patrons et Professionnels Juifs de France (UPJF)

"Le verdict romain fut sans appel : recalé ! Le Corrézien divorcé et remarié ne traînera pas ses brodequins crottés sur les beaux tapis du palais Saint-Pierre. Le Quai d’Orsay proposa donc un diplomate exquis, compétent et expérimenté, assidu aux offices dominicaux, dont nous tairons le nom par discrétion. Recalé ! Le monsieur en question se vante trop ouvertement d’être de la jaquette, pas de celle qu’on revêt pour les grandes occasions, mais celle qui désignait jadis les tarlouzes. Et c’est ainsi que l’on a fini par déshabiller Moscou pour habiller Rome, un comble à la veille de l’hiver !"

Monsieur Rosenscheise fait ici preuve, vous en conviendrez, d'une insigne drôlerie, d'un humour médullaire, mais son vocabulaire date un peu.
Les expressions "être de la jaquette" ou "tarlouze" pour parler des homosexuels sont aussi vieillottes, détestables et stigmatisantes que celle de "youpin" pour désigner les juifs...

à lire dans son contexte sur le site de Causeur
http://www.causeur.fr/on-demande-durgence-grand-ecrivain-catholique,1042

J'ai lu Zola !

proclame fièrement notre président, fort dissert paraît-il sur les Roujon-Macquart (sic !)

Ce n'est pas le seul. La preuve sur :

01 juillet, 2009

Cameron Carpenter ? Ça va vous étonner, mais je suis pour !

Hier sur France-Mu, un présentateur sympathique mais un peu lent dans ses découvertes, présente avec prudence et circonspection, Cameron Carpenter... Camerone Carpenter est un (très) jeune virtuose de l'orgue. Quand je dis virtuose, il est probable en voyant les vidéos, qu'à coté de lui Franz Liszt était un pathétique débile moteur soucieux avant l'heure d'ergothérapie personnelle...
Alors, comme on ne peut pas, mais alors pas du tout mettre en cause sa virtuosité ni sa mémoire - il ne joue que par coeur- la question qui se pose est : Cameron Carpenter est-il musicien ? Ses tenues hallucinantes sont-elles hors de propos ? C'est à dire entre-t-il dans le schémas du bon goût, de l'académisme, du baroquisme minimum pour assurer son salut ?
C'est évident que non ! le bon goût n'est pas son propos et c'est tant mieux, car si c'était le cas, il n'existerait pas...
Cameron Carpenter, j'adore ! C'est comme le nescafé et la purée mousseline, c'est autre chose ! D'ailleurs, même pas besoin de mettre le son, le son c'est secondaire, on s'en fout, il s'agit d'un acrobate, d'un funambule tout de blanc vêtu... mais d'un acrobate qui finalement quand on remet le son, ne joue pas plus mal que bien des organistes prétendument sérieux et dont je sais qu'ils rêveraient secrètement, s'ils le connaissaient, de pouvoir en faire autant...

Mon père, expert ès sons, aimait aussi les mots

Allitération et homophonie (et calembours et contrepets) lui plaisaient également.
C'est ainsi que je me souviens qu'il me disait entre autres, lorsque j'étais enfant en guise de comptine :
" Didon aidée d'Enée dina, dit-on, des doux dos de dix dodus dindons"
et puis,
"Ah, mon cher ami dont les traits sont là peints,
viens sur mon sein doux déposer ta vie d'ange
et sortir de la vie comme un vieillard en sort" ...
à vous de trouver si vous ne connaissez pas...
J'étais donc, vous en conviendrez, mal barré dès le départ...

30 juin, 2009

Volez tranquilles ou mourrez dans les règles

Quand se produisent des drames aériens, il y a comme une aubaine, c'est vrai, ne dites pas le contraire, pour les médias. Un crash bien torché ça vous meuble à peu de frais une antenne pendant des heures. Ça vous donne surtout l'occasion de convoquer les "experts". Ah ! les "experts" ! Comment pourrait-on mourir sans eux...
Donc aujourd'hui, après l'amerrissage impromptu d'un avion dans l'océan indien, on fait causer les experts qui de demandent que ça .

D' abord le ministre des transports qui très imprudemment annonce que l'avion en question était un cercueil volant d'une compagnie mortifère que les autorités compétentes avaient depuis des mois dans le collimateur... Merci Mr le Ministre, c'est rassurant de savoir que vous veillez, même si rien n'a été fait pour l'empêcher de voler. C'est vrai, c'est réconfortant pour les familles des victimes de savoir que c'était prévisible.

Ensuite, on intervioue une professionnelle de la profession qui nous dit que le contrôle, l'inventaire des compagnies dangereuses est tel que ça ne peut pas se produire... enfin pas ou beaucoup moins si on a les moyens de se payer un billet par un agent officiel sur une compagnie fiable... Bref qu'il vaut mieux être riche et bien portant que pauvre et malade...

Voilà... C'est fini, l'époque à laquelle prendre l'avion était un privilège réservé aux riches. Maintenant c'est aussi un moyen de transport frelaté, dangereux, que les pauvres utilisent à leurs risques et périls... même les pilotes et le personnel navigant se retrouvent dans la même galère...

Ajoutez à ça qu'il y a un tas d'impondérables quand on fait voler un "plus lourd que l'air" en bon état ou non... météo, compétences, destin, fate, moïra ou baraka... Moi, de toute façon depuis que j'ai fini par admettre comme possible le "Principe de Bernoulli", ce qui n'est quand même pas évident, je vole sans me poser de question... J'ai un parachute dans le cerveau, des ailes delta plein les méninges... Je me demande si je ne fais pas le rêve d'Icare... et, désolé pour les proches des victimes, si ce n'est pas la fin que je souhaite... Est-ce vraiment pire que se déliter tout seul dans un lit, branché de partout jusqu'à ce qu'on vous débranche ou pire tant qu'on ne vous débranche pas... Je trouve la mort collective bien plus jubilatoire... J'ai la "Titanic attitude"...

Mais non , vous me connaissez, je déconne...

Plein de morts partout !


Aujourd'hui c'est un jour avec plein de morts partout. Des morts dont on cause, un rien eu égard au nombre de ceux dont on ne cause pas, c'est vrai, n'empêche ...
Aux Comores, à Asnières, Viareggio, et puis à Wuppertal comme je vous l'annonçai à l'instant dans mon précédent message.
Du rapide, du vite torché. Un avion qui s'abîme, un immeuble qui s'embrase, un wagon qui explose, un cancer bouclé en 8 jours...
A croire que la mort avait, comme un vulgaire commercial, une obligation de résultat, un chiffre à atteindre pour juin qu'elle devait réaliser à tout prix avant le 1er juillet...

Ne me dites pas que la mort est soumise à la pression du libéralisme ambiant, que son fixe est insuffisant et qu'elle doit toucher des primes avant les vacances... Rassurez-moi... ou je vais finir par avoir la trouille...

Pina Bausch ou Il y a des jours où...


Pina Bausch est morte aujourd'hui.
Elle avait été une vraie, une belle, une grande danseuse.
C'était une chorégraphe hors norme, absolue, géniale.
On ne va pas la comparer à quiconque, car elle était unique...
Vraiment, il y a des jours où...
Voila.

29 juin, 2009

Bon Dieu c'est vrai !

C'est pas parce que c'est le plaisir le moins coûteux qu'il n'a pas d'effets sur la planète !
de Rudder l'Infernal me transmet cet élan de bon sens !
OSEZ... LE SEXE ECOLO
Commentaire sur le livre OSEZ... LE SEXE ECOLO
"Le sexe écolo ? Il n'y a en apparence pas d'activité plus " naturelle " que le sexe. Pourtant la sexualité pollue : drague en voiture, chambre surchauffée, sextoys en plastique, préservatifs non recyclables, rejet d'oestrogènes des pilules contraceptives dans les eaux usées, etc. Alors que nous changeons nos comportements en matière de transports, d'aménagement des logements, d'économie d'énergie, il apparaît indispensable d'agir au service du respect de la nature et de son avenir dans tous les domaines de l'existence. Voici le premier manuel de " sexualité bio " ! Vous saurez tout sur la drague, les dessous sexy, la contraception, le safe sex, les jouets érotiques, voir le kama-sutra et les jeux érotiques 100% éthiques, 100% bios, 100% écolos. Vous saurez comment concilier économie d'énergie et ambiance érotique, comment composer un menu aphrodisiaque bio, comment choisir des préservatifs ou des jouets érotiques qui ne soient nuisibles ni à l'environnement ni à la peau délicate de vos petites muqueuses, et même comment organiser un mariage " écolo ". Et vous découvrirez de surcroît la meilleure manière de communier avec notre planète : faire l'amour dans la nature."
Auteur(s) : Marc Dannam
acheter sur alapage.com

Schoenberg, suite pour piano, Opus 25

J'écoute cet après midi l'opus 25 de Schoenberg. J'ai longtemps aimé cette oeuvre. Et puis je m'aperçois aujourd'hui que ça fonctionne un moment, certes, mais on finit tellement par deviner ce qui va se passer que ça devient d'un chiant incommensurable, et, contrairement au projet initial, d'un convenu total, absolu. Les ficelles, je supporte, les cordes, j'ai du mal...
A moins que, comme les Variations Goldberg que j'ai entendues juste avant et qui m'ont fait le même effet, elles soient difficilement ingérables quand on les joue en intégrale, n'ont elles pas été écrites pour qu'on les livre par petits bouts à la demande, comme un remède homéopathique ?
Oeuvres intimistes, destinées à une écoute solitaire, ne seraient-elles pas l'opposé des pièces de concert ?
Peut-être après tout que le sublime, ça se déguste à petite dose, tout seul ... Le génie ne serait pas obligatoirement fait pour qu'on s'en empiffre en public... Alors, amis interprètes, enregistrez-les, mais ne les jouez pas en concert, c'est absurde...
Bon ok, je suis pas obligé d'écouter... C'est vrai, c'est pour ça qu'au bout d'un moment j'ai shunté le bidule...

Une histouère vraie !

Mon bon maître Jean-Albert, qui ne fit pas de moi un virtuose (mission impossible), mais finalement et c'est pas si mal, un improvisateur sans complexe et pas si malhabile, était non seulement un musicien d'une finesse absolue et le plus rigolo des hommes ; c'était aussi un fin connaisseur de Goul'benaize, le grand, l'immense barde charentais. Dieu sait que nous avons ri ensemble...

Il racontait cette histoire personnelle, voire intime ! due à un événement local d'importance : l'incendie du "Printemps" de Poitiers.
En 1961, si ma mémoire est bonne, le Printemps de Poitiers s'embrase nuitamment ! Mon bon maître qui habite à deux pas, entendant les pompiers, se lève pour aller voir ce qui se passe ! Le spectacle est total ! Ça crame, ça rougeoie, ça fuse de partout ! Il reste, fasciné, jusqu'à l'extinction !
De retour chez lui, il entre sans bruit dans la chambre ou dort son épouse et se glisse discrètement dans le lit conjugal.
C'est alors qu'il entend (disait-il !) sa légitime et vertueuse épouse murmurer cette phrase pour le moins surprenante :
"Qui c'est-y ?"

Les bonnes manières chez les gens chic...

Christine et Yves sont furieux. Congédiés de leurs ministères comme des domestiques de leur office... Ils se répandent sur les ondes en propos fort discourtois sur les pratiques de leurs patrons. Lourdés du jour au lendemain comme de vulgaires o.s de Michelin, sans explications... et apprenant leur infortune par la télé, la radio, ces endroits où il y a peu ils pavoisaient encore...
Le plus rigolo, dans l'histoire, c'est qu'ils s'étonnent ... Pourtant, c'est pas des perdreaux de l'année, Christine et Yves, ils les connaissent, leurs employeurs et depuis longtemps, ils savent leurs manières, que ce ne sont pas des tendres, c'est même pour ça qu'ils sont de leur bord et qu'ils étaient si fiers de faire partie de l'équipe... Seulement on croit que ça n'arrive qu'aux autres... C'est le coup du "Maillon Faible"... La disgrâce que ça s'appelle. Allez, faut pas qu'il se plaignent, sous l'ancien régime, on embastillait, voire on exilait les perdants de leur genre.

28 juin, 2009

de l'Angleterre dans mon assiette et quelques souvenirs en sauce

Bon, je vais être clair. Si l'on veut me limoger, me faire peler d'ennui et mourir de chagrin, il faut m'exiler froidement en Angleterre. L' Angleterre est le dernier endroit au monde où je voudrais vivre. Je vais pas vous expliquer, car à la limite je préfère vous dire les raisons pour lesquelles a contrario, je vivrais très volontiers en Allemagne, par exemple...

Bref, j'ai néanmoins gardé de courts et obligatoires séjours outre-manche un ou deux souvenirs gustatifs loin d'être déplaisants. C'est pourquoi l'autre jour je tombe en arrêt au rayon exotique de Carrefour, à coté d'un pot de Lemon Curd dont je me fais à l'occasion (fût-ce contraire à l'usage) de vastes et voluptueuses tartines, sur un pot de Classical Mint Sauce. Gardant le souvenir d'un plat de mouton que nous avait concocté à Londres notre ami Newton, il y a fort longtemps, j'achetai le pot sans hésitation. Ok, pas moyen de trouver le moindre morceau de mouton à Carrefour, c'est pas grave, les boucheries hallal ne manquent pas dans le coin. C'est ainsi que dès le lendemain je me mets en tête de tester la dite sauce. Je fais cuire la barbaque au four, résistant sans problème à l'idée culturellement correcte de la bouillir... Je fais aussi des haricots verts surgelés et enfin, une fois à table avec mon camarade qui en bon américain en a vu d'autres et de sévères, nous testons... Ah ! mais, ça n'a rien à voir avec mon souvenir... Il s'agit d'une sorte de chutney de luzerne au vinaigre, la menthe à l'état de trace, rien en commun avec le délice que nous avait servi Newton...
Mais aussitôt je comprends...Newton était francophile et faisait sa sauce avec de la menthe provençale dont il avait d'une manière syncrétique fait une sorte de confiture, délicieuse, mémorable à défaut d'être orthodoxe, c'est à dire anglicane...

Maintenant, et c'est de lui au bout du compte que je voulais vous parler, Newton était un type vachement bien. C'est vrai, il avait une allure de bobby londonien, même si, vous vous en doutez, ça n'avait rien à voir. Pure produit de Eton College puis de Cambridge, il avait été Page du Prince de Galles avec rang de colonel puis dans la garde de la Reine Mère (gay friendly s'il en fut) et pantouflait alors lorsque nous le connûmes dans les assurances à un très haut niveau. Son goût pour les garçons et les garçons français en particulier lui avait fait apprendre leur langue et apprécier leur cuisine. Il était drôle car en dépit ou en raison de ses origines, totalement incorrect malgré les apparences... Il habitait une ravissante maison avec un pronaos et un jardin charmant dans un quartier très chic. Sa Peugeot haut de gamme était immatriculée de ses initiales... c'était la mode à l'époque... Et dans ses toilettes étaient soigneusement accrochés d'une année l'autre les voeux de toute la famille royale...

Nous eûmes un chat remarquable qu'avec son accord nous avions baptisé de son nom... Certaine(s), j'imagine, se souviennent encore de lui...

26 juin, 2009

Bon, il est vraiment mort. Impressions un peu en vrac...

ok, c'est triste, mais il va quand même falloir se calmer... les grandes douleurs sont muettes, non ?

Tiens, ça n'a rien à voir mais je voudrais bien savoir où étaient stockés tous ces cd et dvd qui se sont vendus aujourd'hui dans le monde entier dès l'annonce de sa mort... Quand on sait ce que ça coûte, le stockage... à fortiori celui des oeuvres d'un artiste qui était quand même un peu sur la touche en attendant son come-back imminent...

Bon et puis c'est le moment de rendre aussi un hommage appuyé à celui qui fit une bonne partie du boulot, Quincy Jones...car si Jackson c'était la barbaque un peu fade (sans l'image, c'est quand même beaucoup moins intéressant), Quincy Jones, c'était la sauce qui faisait génialement, qu'on le voit ou non, passer le ragout.

Pour ce qui est de son génie de la danse, faut pas exagérer non plus. C'était en revanche un danseur généreux qui a permis à un tas de mouflets débordant d'énergie, un peu partout dans le monde, de danser aussi bien que lui et ça c'est plutôt sympa.

Enfin, s'il a des obsèques mondiales, il faut reconnaître qu'il les aura méritées autant, si ce n'est plus, que bien des héros, maréchaux, hommes politiques de tous poils ou penseurs incertains...

Voilà.

Michael Jackson mort ?

Certains medias américains l'annoncent à l'instant, suicide à la suite de la mort de Farah Fawcett. D'autres nient, ce qui dans ce cas de figure revient un peu au même.

Jackson ou trop de mythes tuent le mythe...
Car si on refléchit bien c'est à la fois :
- Dorian Gray
- Frankenstein et sa Créature
- Peter Pan...bien sûr,
voire Dracula un peu aussi...

Un peu trop pour un seul homme... non ?

25 juin, 2009

Bon, alors, comment ça va ?

Et ben oui, comment allez-vous. ? Pour une fois que je m'intéresse à vous, qu'au lieu de vous balancer mes états d'âme et mes énervements, je m'enquiers des vôtres ! profitez-en ! Quoi, vous êtes en demi teinte ? Pourtant, moi je vous le dis, je le proclame, y a pas de raison ! Tout baigne ! car tout est sous contrôle !

Déjà, c'est les soldes ! Et si vous n'avez pas pu vous acheter cet hiver, ce "petit manteau" que vous vantait Christine Lagarde, vous pourrez, vu l'amélioration de votre standing, vous offrir ce charmant petit string pour aller à la piscine du coin parce que cette année vous n'irez pas aux Seychelles, quéquette, bernique, y a plus de thunes !

Ah ! tiens, justement, à propos de Christine(s), vous avez vu (on s'en aperçoit vraiment aujourd'hui) que dans le dernier gouvernement il y en avait pas moins de trois ! Boutin, Albanel, et Lagarde. Et oui, les deux premières ont été lourdées comme des bouses. En revanche la dernière est restée, et vous savez pourquoi ? Oh ! pas parce qu'elle est meilleure que les deux autres, non, mais tout simplement parce que dans l'inconscient de notre président, (riche, opulent, l'inconscient de notre président), et bien comme aurait dit Cambronne, "Lagarde meurt mais ne se rend pas" ... C'est aussi bête que ça, aussi patent, et dans tous les sens, que l'intrusion a contrario d'un autre nom, celui de Mitterrand (désormais marque déposée, éponyme, puisqu'on peut s'en offrir un) dans le circuit. Tout est parole, car tout est communication.

Voilà ! Et je vous dispense de toute plaisanterie hasardeuse sur l'admirable prénom de Christine qui fut celui d'une Reine de Suède immortalisée par Garbo ! Hein !

MACY GRAY


C'est peut-être pas neuf, mais c'est super !
Ca s'appelle
" I try "
ok c'est pas vraiment une chanson feministe... mais,
Macy Gray, je suis pour !

http://www.youtube.com/watch?v=qsTk2xp0nvY&feature=PlayList&p=8A41A494794C3FD5&playnext=1&playnext_from=PL&index=5

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