17 novembre, 2008

Bertrand Delanoé : Courageux mais pas téméraire ou Danny Boone Premier Secrétaire !

Bertrand Delanoé après avoir annoncé à Reims qu'il ne donnait pas de consigne de vote entre Royal et Aubry a courageusement attendu d'être rentré chez lui, à l'abri, au chaud, pour finalement et sans traîner pencher pour Aubry qui selon lui défendrait mieux l'image du Parti. En à peine une nuit, il a fait la différence... T'es un rapide, Bertrand !
Mais Bertrand, t'es qu'un dégonflé.
Tu ne me feras pas croire que c'est en rentrant à Paris, dans le train ou sur l'autoroute, au péage, que tu t'es aperçu que question défense des valeurs de gôche, l'une valait mieux ou moins que l'autre... Mais Bertounet d'amour, y a plus de gôche ! de vraie, de fausse, de gôche à gôche de la gôche... Y en a plus... n-i-ni, c'est fini ! Y a des restes, des effluves, qui flottent, entre deux souvenirs... comme des cadavres entre deux eaux...
Alors, avoue ! T'as eu peur de te faire claquer le beignet en public, t'as raison, c'est pas des tendrons... Et puis tu t'es dit, malin, finaud, rusé, une fois le congrès terminé (achevé ! anéanti !), chemin faisant, que la carte Cht'i était plus à la mode...

C'est vrai ! les Ch'ti c'est seize millions de votants ! Quoi ? c'est pas des votants, c'est des entrées... Ah ! mais, Bertrand, Ségolène, Martine, dans la société du spectacle qui est depuis quelques temps la vôtre, c' est la même chose... alors :
Danny Boone Premier Secrétaire ! La voici, la voila, l'issue salvatrice !
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" DEMEURE DU CHAOS" de Saint Romain au Mont d'Or



Des bien-pensants locaux, ayatollahs du beau propret, partisans de l'art-chic, encadré-doré, assorti aux rideaux-aux fauteuils, sans crottes de nez-ni papiers gras, veulent faire remettre la Demeure du Chaos en son état initial, celui d'un prétendu relais de poste, un vulgaire tourne-bride... parce que le site serait classé.

Sont-ce les mêmes qui s'extasiaient il y a peu devant les kooneries versaillaises de Jeff Koons qui s'offusquent aujourd'hui de l'oeuvre que Thierry Ehrmann réalise avec ses amis à Saint Romain au Mont d'Or depuis des années, ou bien ceux qui s'en choquèrent ? J'aimerais bien savoir... Car toutes les tendances se croisent.

Tenez, moi, contrairement à certains, je n'étais pas contre les homards et clébards tocards ringards de Koons à Versailles au prétexte du caractère artistiquement sacré du lieu... ce qui ne m'empêche pas de considérer que Koons est un nul et un faiseur. Alors, pour exactement les mêmes raisons, celles qui font et garantissent la liberté de l'artiste (et l'imagination de ses commanditaires...) j'entends soutenir ceux de la Demeure du Chaos, dans leur cambuse prétendument classée MH de Saint Romain...
C'est pas beau ce qu'il font ? Et bien alors, même si la démarche de ceux qui en furent les auteurs n'est pas la même, faites aussi raser le Palais du Facteur Cheval, la Maison de Picassiette à Chartres, la Maison Da Costa à Dives sur Mer, le Sacré Coeur de Montmartre, la Basilique de Fourvière, Notre-Dame de la Garde, La Grande Arche de la Défense, les colonnes de Buren qui dévastent allègrement des sites autrement plus prestigieux que Saint Romain au Mont d'Or, l'un des trous du cul du monde dont personne ne parlerait aujourd'hui s'il n'y avait cette maudite demeure, ce Erhmann du Diable et puis ce mot qui véhicule de l'horreur en barre :
LE CHAOS !
Allez, censeurs de tous acabits, qui vous choquez, réduisez, détruisez, faites juger, raser, anéantissez, qui décrétez l'art décadent et les artistes dégénérés, soyez créatifs, courageux, osez, construisez des camps, tranchez, fildeferbarbelez, d'urgence, puisque comme vos glorieux aînés, vous ne savez faire que ça ! Ce qui vous gène, au fond et vous ne le savez même pas dans votre neuronale crasse, c'est de voir "a work in progress"; Vous aimez le point final, la signature en bas, tout ce qui fait qu'on peut acheter et vendre...
C'est moche, la Demeure ? Peut-être, c'est possible, c'est pas sûr, mais c'est certainement pas la question, gougnafiers ! on s'en fout ! ce qui importe c'est que c'est vivant !
VI-VANT !
et c'est ça qui vous emmerde, car pour vous, de toute façon, "a good artist is a dead artist"...

Signez la pétition de soutien à la Demeure du Chos sur :
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Ecoutez- moi ça ! et le lisez aussi !

Villon par morelli.mp3
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Lesafaker me transmet ce mp3 . Elle sait que comme elle, j'aime beaucoup Morelli. et quand j'écoute ça, je pense qu'on a bien raison d'aimer Villon aussi...

Je meurs de seuf auprès de la fontaine,
Chaud comme feu, et tremble dent à dent ;
En mon pays suis en terre lointaine ;
Lez un brasier frissonne tout ardent ;
Nu comme un ver, vêtu en président,
Je ris en pleurs et attends sans espoir ;
Confort reprends en triste désespoir ;
Je m'éjouis et n'ai plaisir aucun ;
Puissant je suis sans force et sans pouvoir,
Bien recueilli, débouté de chacun.


Rien ne m'est sûr que la chose incertaine ;
Obscur, fors ce qui est tout évident ;
Doute ne fais, fors en chose certaine ;
Science tiens à soudain accident ;
Je gagne tout et demeure perdant ;
Au point du jour dis : "Dieu vous doint bon soir !"
Gisant envers, j'ai grand paour de choir ;
J'ai bien de quoi et si n'en ai pas un ;
Echoite attends et d'homme ne suis hoir,
Bien recueilli, débouté de chacun.

De rien n'ai soin, si mets toute ma peine
D'acquérir biens et n'y suis prétendant ;
Qui mieux me dit, c'est cil qui plus m'ataine,
Et qui plus vrai, lors plus me va bourdant ;
Mon ami est, qui me fait entendant
D'un cygne blanc que c'est un corbeau noir ;
Et qui me nuit, crois qu'il m'aide à pourvoir ;
Bourde, verté, aujourd'hui m'est tout un ;
Je retiens tout, rien ne sait concevoir,
Bien recueilli, débouté de chacun.

Prince clément, or vous plaise savoir
Que j'entends mout et n'ai sens ne savoir :
Partial suis, à toutes lois commun.
Que sais-je plus ? Quoi ? Les gages ravoir,
Bien recueilli, débouté de chacun.

François Villon

Bon, bien sûr, il y a aussi Vincent Delerm et Doc Gynéco...


16 novembre, 2008

Le Congrès du PS ou Gâchis Migraine et Compagnie

Tous mes amis du PS doivent être rentrés chez eux à l'heure qu'il est. Ils retrouvent leur compagnon, leur compagne qui n'ont peut-être pas pu les suivre à Reims.
Putain, l'ambiance !
Comme disait mon grand-père qui avait des formules, y en a qui vont, ce soir, "dormir à l'Hôtel du Cul Tourné "!

Déjà, à table, ça doit pas être triste...

Macho Style :
- Ben, tu manges pas ton boudin ?
- Ah ! je t'en prie, ne me parle pas de boudin, après le bordel qu'elles ont semé ces deux s.....s

Écoeuré :
- Ton andouille ? t'en veux pas ?
- Ah ! non, pas d'andouille, s'il te plaît, j'en ai eu ma dose !

Énervé :
- Tiens, chéri (e) je t'ai fait du hachis
- Du gâchis ? moi aussi j'en ai fait du gâchis, j'ai pas arrêté du week-end, alors, tu peux te le foutre où je pense ton gâchis !

Enfin, au bord du collapsus :
- Je te fais une salade ? faut juste que le la rince
- Nooooooooooonnnnnnnn ! tu rinces rien !

deux heures après, entre deux lampes de chevet, juste au milieu : c'est le moment d' émotion
- Quoi ? des motions ?
- Mais non, mon amour, c'est fini... allez ! cool !............. .......(calin(e), tu sais que tu m'as manqué(e), toi ?
- Non chéri(e), pas ce soir, j'ai eu un week-end éprouvant et je crois que j'ai un peu la migraine...
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Ire patronale ou quand la réalité dépasse la fiction

Si vous voulez bien, vous allez regarder trois videos dont la grève est le sujet.
Une seule est extraite d'un film, les deux autres sont réelles... Merci à Lesafaker qui me les a adressées, je ne pouvais que les rapprocher de la première que je vous ai déjà montrée.
voila... Cliquez ci-dessous.

http://www.youtube.com/watch?v=7shLsnrtKT4&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=gvL_iCHLDGw&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=zBI1pFX8nUc

La seconde est tellement calquée sur la première qu' on a vraiment du mal à croire que ce n'est pas une blague, un hoaxe. (j'aimerais bien que l'auteur s'explique... car en dehors du plagiat, n'est pas Audiard ni Blier qui veut...). Mais la troisième en revanche présente moins de risques d'être une fiction puisqu'elle met en scène un syndicaliste connu... A moins que...
Quand à Blier, c'est de loin, vous en conviendrez, le moins caricatural des trois...
Les Léon Dessertine sont donc bien plus nombreux qu'on croit...


Bon, je m'en doutais un peu, il, s'agit, me dit-on pour la troisième vidéo, d'une pub pour FO... Il y a donc de sérieuses raisons pour que le n° 2 soit aussi une fiction.
Voilà ... faut toujours faire gaffe !

15 novembre, 2008

Mon PS à moi ! Quand j'y pense !

Ouais, quand j'y pense ! Pendant que je dormais la nuit dernière, durant ma grasse matinée, tandis que je petit-déjeunais, lorsque je fis ma sieste et mes courses après, oui, Madame, oui Monsieur ! au plus profond de mon insouciance, mon PS s'éventrait, se déchirait, bref se barrait en couilles ! Je vous entends ! Vous êtes cultivés, vous me parlez Atrides et luttes fratricides, vous me citez Homère, vous me lisez Virgile, vous m'évoquez l'Olympe et la lutte des Dieux... Moi qui suis plus sérieux, j'y vois les Pieds Nickelés et Bibi Fricotin... La Famille Fenouillard et le Sapeur Camembert... Quoi ! des héros troisième république ! Ben oui ! Si ces gens-là doivent préfigurer la sixième république, je me les mets en sautoir...

Gilbert Thiel est un bien honnête homme

Gilbert Thiel parle de son livre "Solitude et servitudes judiciaires" publié chez Fayard. Il parle de son boulot, et en parle fort bien. Il parle aussi des dangers de la justice, oh pas tant pour ceux qui l'exercent que pour les justiciables, et comme juge anti-terroriste il explique avec beaucoup d'à propos que la "qualification" d'actes de terrorisme ne peux pas être aussi simple que certains voudraient le faire croire... Suivez mon (son) regard... car la définition est précise qui dit qu'un acte pour être qualifié de terroriste doit s'accompagner d'une volonté avérée d'imposer par la violence une idéologie... D'où la re-qualification courante d'actes prétendument terroristes en actes criminels. Il insiste clairement sur le fait qu'on peut fort bien lutter contre le terrorisme sans confondre à priori les genres, car cette confusion volontaire peut nuire sérieusement à la démocratie... Moi, je vais vous dire, on ne me la fait pas ! Je pense que sous la barbiche du juge Thiel se cache un ultra-gauchiste masqué !

Lire la présentation du bouquin sur :
http://www.eyrolles.com/Entreprise/Livre/solitude-et-servitudes-judiciaires-9782213638485?PHPSESSID=
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Joël Robuchon pour une Académie Française de la Cuisine

Jean-Luc Petitrenaud s'étonne de voir Joël Robuchon et quelques autres renoncer à leurs étoiles. Il pense que c'est parce qu'ils ont peur de les perdre. C'est sans doute vrai, et je ne vois pas, en effet, l'intérêt de vivre dans la trouille permanente de se voir dégradé par d'obscurs experts auto-proclamés et néanmoins masqués dont l'état des papilles n'est, pas plus que celui des muqueuses nasales, jamais contrôlé... (Oui, je sais, on devrait aussi tester les oreilles des critiques musicaux, les synapses des critiques littéraires et la vue des critiques d'art).
Mais la vraie raison, je l'imagine, je la subodore... En renonçant à ces breloques qui leur apportent certes la gloire et souvent la fortune, ils vont, de fait, créer une sorte d' "Académie Française de la Cuisine" où l'on sera admis comme au Quai de Conti par cooptation, c'est à dire par ses pairs qui ne sont pas forcément, en l'occurrence, les plus mauvais experts...
Si contrairement à ce que je crois, ils n'y ont pas encore songé, et bien, je leur cède l'idée, gratos... Ok, il peuvent m'inviter, je viendrai à deux, plus un doggy-bag pour Oscar ! bien entendu !
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une police “secrète” se met en place : la Dcri

Pour votre information consultez le site de la LDH ("Ligue des Droits de l'Homme" et DCRI : "Direction Centrale du Renseignement Intérieur", pour les allergiques aux acronymes !))

14 novembre, 2008

Le PS : A success story

1981 : l'élection de Mitterrand. On a voulu nous faire croire que c'était le succès d'un parti... Mais non, c'était le succès d'un homme et d'un appareil à sa botte...
Aujourd'hui, tout un chacun croit qu'il va être le Mitterrand du moment et que le parti va devenir son "appareil"...
Hélas ... les impétrants ne sont pas de taille... Ils se prennent tous pour Mitterrand.
La force de Mitterrand et au bout du compte sa légitimité résidait dans le fait qu'il se prenait pour lui-même... Et il avait raison...
Contrairement à Chirac, "légataire par défaut", Sarkozy lui aussi s'est pris pour lui-même... on comparera les deux résultats, mais en attendant la stratégie fut pratiquement la même...
Mais il reste que, c'est vrai : se prendre pour Delanoé quand on est Delanoé, se prendre pour Royal quand on est Royal, se prendre pour Aubry quand on est Aubry... ça demande furieusement de l'imagination...
Bref, c'est pas gagné c' t ' histoire ...

"Jojo se prenait pour Voltaire
Et Pierre pour Casanova
Et moi, moi qui étais le plus fier
Moi, moi je me prenais pour moi "

Jacques Brel in " Les Bourgeois"

Rue Copernic 28 ans après

On n'oubliera pas l'invraisemblable sortie de Raymond Barre, premier ministre, dès l'attentat connu.
« Cet attentat odieux qui voulait frapper les Juifs se trouvant dans cette synagogue et qui a frappé des Français innocents qui traversaient la rue Copernic ».
28 ans après, on n'a pas oublié, mais on a retrouvé, enfin, plutôt arrêté, l'auteur de l'attentat de la rue Copernic.
Alors on va dire, pourquoi emmerder ce pauvre homme qui a fait ou refait sa vie, quand on a relâché Ménigon et Rouillan et Petrella. Ben, tout simplement parce que les deux premiers ont été jugés sans complaisance aucune et ont purgé leur peine et que le jugement italien de la troisième ne présentait pas, osons le dire, les critères de l' équité la plus absolue...
Alors ? Et bien, il faut le juger, sans haine, et quand il aura purgé s'il est jugé coupable comme les autres précités, une partie de la peine qui lui aura été à l'issue du procès, infligée, on le libérera... Ni plus ni moins.
Bon, faut reconnaître, il y a peu de chance que les palestiniens le réclament...

Moi, je vais vous dire, terroriste, c'est pas une vie... on ne sait jamais à qui se fier...

Le Voyage à Reims

Qui va se faire rincer à Reims ?

Voler plus pour gagner plus ou faut-il avoir peur en avion ?

"Le commandant Paul Duschmurz et son équipage sont heureux de vous accueillir à bord du vol Air Bidule X 213 à destination de New York. Dès que nous aurons atteint notre vitesse de croisière, le Commandant Duschmurz offrira le champagne à tous les voyageurs pour fêter avec eux son quatre-vingt-cinquième anniversaire. Vous pouvez encore, si vous le souhaitez, quitter cet avion ou, après avoir signé par internet la décharge qui va apparaître sur votre écran plasma, réclamer à nos hôtesses une barrette de Lexomil ou tout autre euphorisant de votre choix."

13 novembre, 2008

Vous qui avez des yeux pour penser, un cerveau pour aimer et qui sait, un coeur pour voir...

précipitez-vous sur le blog d'Amel :

Ultra-gauche

Alors, soyons clairs ! au début, il y avait la gôche, celle qu'on connaît, qu'on a voté pour, la gôche proprette qui fait dans le caniveau. On votait pour elle parce que sa cousine pôvre, à la Gôche Prôlétarienne, l'Extrême-Gôche, on la trouvait un peu cambouis, un peu pue-la-sueur en casquette, en plus, elle voulait un tas de trucs mais - pourquoi s'emmerder ?- surtout pas le pouvoir.
Et puis, superlatif aidant, voila-t-y pas qu'aujourd'hui, émergeant de nos campagnes pour aller shunter le TGV, apparaît une "Ultra-Gôche"à vocation ferrophobe et un peu occitane, rhizome dont le pied-mère serait planté Outre-Rhin (découvrir ça un 11 novembre, ah, les sales bôches, encore !)
Sauf que, moi je vais vous dire... Je suis en train (!) dans le plus grand secret de mon petit laboratoire, de créer l'Hyper-Gôche ! Et là, je vous préviens que ça va chier, les aminches ! On va, pour commencer introduire du chewing-gum dans les machines à billets de la SNCF et pisser dans les composteurs... ! La suite, je vous dis pas, ce sera l'apocalypse !
Et puis si c'est pas suffisant, je vous préviens, la Méga-Gôche, c'est pour bientôt ! Quand à la Giga, sachez-le, j'y bosse déjà en douce !

Voilà !

Histoire de la Psychiatrie ou histoire de psychiatres...

Quand j' étais môme, dans la ville natale d'un philosophe connu pour l'intérêt qu'il porta à la question et lieu d'activité d'autres praticiens remarquables, honnêtes et efficaces qui inventèrent les "milieux ouverts" et les C.A.T., il y avait plusieurs lieux d'internement psychiatrique. "Pasteur", l'hôpital des fous plutôt consacré aux débiles moyens ou profonds, reconnaissables quand on les promenait dans la rue, pour des raisons évidentes mais aussi pour leur tenues vestimentaires, leurs galoches, et surtout leur coupe de cheveux unisexe, au bol...
Il y avait aussi l'Hôtel Dieu, persistance d'un passé pourtant révolu, où se dévouaient à leur manière, "la forte", infirmières d'un autre temps, dans un lieu de la même époque, un peu lazaret un peu sanatorium, les "Soeurs de la Miséricorde" qui avaient, dirait-on aujourd'hui, "une franchise" sur la misère humaine...
Mais il y avait surtout et parallèlement, un autre hôpital, attention ! pas un hospice ! non, un hôpital moderne, fallait pas confondre ! où oeuvrait pour ce qui nous intéresse, un psychiatre mondain, une sorte d'autorité locale du neurone en errance, connu pour sa pratique régulière et plaisante de l'électro-choc, les essais sur ses patients à leur insu et sans "protocoles" de "petites et désormais célèbres molécules", autant que pour avoir paraît-il, il s'en ventait, reçu et traité Antonin Artaud peu avant sa mort et dont les mauvaises langues, vu la concomitance, jurent qu'il ne s'en remit pas... Il exhibait aussi à ses étudiants, tel Frankenstein "sa créature", sa propre fille autiste, folle, ravagée qui broutait du persil, au sein de son service...
Dans les années soixante-quinze, y a pas un siècle ! un pote à moi, fils de famille, homo et suicidaire compulsif se retrouva comme d'autres dans son service à la suite d'une sévère T.S...
"Quand pensez-vous devenir adulte ?" demanda le médicastre au jeune homme aux poignets bandés...
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Bertrand Cantat, la vraie "Question" !

Bon, la question du jour, vachement importante, c'est :
Bertrand Cantat a-t-il le droit, en liberté surveillée, de re-chanter ?
Ben oui, bien sûr ! S'il était épicier, plombier, ou charcutier on ne l'empêcherait pas d' épicer, de plomber ou de charcuter (ah non ! charcuter, il l'a déjà fait, faut pas recommencer !), non ?
La vraie question à mon avis, n'est pas morale, ni juridique, mais artistique, donc très personnelle, subjective, relevant de l'affect plus que de la raison et de fait, n'engage que moi ...
Bertrand Cantat, le Jim Morrison des Navarres, est-il aussi nul et verbeux prétentiard aujourd'hui qu'il l'était avant cette sinistre histoire ?
Et la seule chose dont il pourrait éventuellement nourrir enfin sa bien médiocre "inspiration" lui sera longtemps interdite... Alors... en attendant et entre autres, comme le fit Yves Montand, il chante le "Temps des Cerises" !
Wouaoouuuuuu ! Putain ! le rebelle ! quelle subversion !

Et puis je vais vous dire un truc bêtement pratique : entre les deux voix, c'est plus celle de Marie Trintignant qui me fait défaut que celle de Cantat...
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Y a des jours, comme ça, où...

si l'on est plutôt fier de ne pas être UMP, on n'est pas mécontent de ne pas être au PS...

Quoi de neuf ? Molière !

Aujourd'hui à l'affiche :
soit
au Théâtre de la Porte Saint-Martin
avec Michel Bouquet
soit
sur France 3
avec Christian Clavier

voilà, c'est aussi ça, Molière...
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12 novembre, 2008

Triangle de sus-tentation...





































Mon excellente amie "Madame de" me fait remarquer à l'instant et fort judicieusement que la posture favorite de notre première dame est le sac à main ou les mains devant le sexe, façon mutine, espiègle, mais néanmoins très élégante de faire référence consciemment ou non et quelles que soient les circonstances, de Rungis à Buckingham, à la fort belle photo d'elle nue.
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Christian Vanneste, blanchi, reste inférieur à lui-même car il ne dépasse pas les limites de sa propre liberté d'expression

Paris, 12 nov 2008 (AFP) - La Cour de cassation a blanchi mercredi le député UMP du Nord Christian Vanneste et annulé sa condamnation pour injure envers la communauté homosexuelle, estimant qu’il n’avait pas "dépassé les limites de la liberté d’expression".

Voilà ! Dura Lex sed Lex, comme disent les latinistes et les lecteurs des pages roses du dictionnaire !

Je vais donc m'autoriser à énoncer, après l'annulation de la condamnation de Christian Vanneste, des propos qui ne dépasseront pas les limites de la liberté d’expression, et je vais le faire sous forme de questions .

Poser des questions, ne peut, en raison de ce qu'elles ne sont, comme l'aurait dit Monsieur de la Palice, en aucun cas des affirmations, dépasser ces sublimes et si ténues limites de la liberté d’expression.

Les voici donc, ces quelques questions :

-
Confieriez-vous vos enfants à un professeur de philosophie qui tient des propos qui se "situent aux limites de la liberté d’expression". C'est vrai, Socrate en mourut, mais ne confondons pas Socrate mort et Vanneste en vie...

- Savez-vous qu'autant qu'autrefois sous les soutanes, sous les hardes actuelles, les costumes trois-pièces de pères de famille respectables, offrant toutes les apparences et les garanties factuelles par la paternité de l'hétérosexualité la plus radicale et militants anti-homosexuels de choc, se cachent parfois, fût-ce sous les décorations...des homosexuels pratiquants, des "honteuses" qu'on peut rencontrer plus souvent qu'on devrait à la sortie des bureaux ou pendant les week-ends, dans des lieux pas équivoques du tout où ils se font prendre, le plus souvent en levrette, parfois même sans capotes... avant de retrouver bobonne, leur progéniture et leurs amis politiques pour aller, oh ! le plus souvent verbalement seulement, casser du pédé entre gens du même monde dans des dîners de province, sur des sites intégristes ou dans les Assemblées...

- Savez-vous de ce fait, que j'ai, et je ne suis pas le seul, baisé avec plus de pères de famille prétendument hétéros, élus du peuple ou non, la plupart dans le placard surtout quand ils s'avouaient de droite (le mois d'août est connu pour être le mois le plus favorable à ce genre de rencontres voulues ou non...*) que Monsieur Vanneste n'a croisé d'homos, "folles" ou non, toutes tendances confondues, dans sa vie pour pouvoir décréter leur infériorité?

Au fait, visiblement, pour Vanneste, lesbos n'existe pas, sauf sans doute sous sa forme la plus charmante, celle qu'inclut dans son schéma directeur incontournable, le fantasme hétéro cinématographique classique, porno canal + décodé.

- Savez vous et c'est plus grave, qu'affirmer que l'homosexualité est un signe d' Infériorité fait de cette affirmation le pendant exact du concept de l'Untermensch des nazi ? Celui qui conduit inexorablement à l'exclusion, au triangle rose, puis aux camps, à la mort. C'est vrai, pour sa "décharge", Monsieur Vanneste est prof de Philo, pas d'Histoire...

- Savez-vous que si certains en avaient une dans la bouche, ils diraient moins de conneries ?

- Savez-vous qu'après les avoir fièrement proférées, ces conneries mortifères, cette personne prétend, par chrétienne contrition, les regretter? C'est pourquoi et pour en terminer, ce sera ma seule affirmation, gaillarde ! à sa façon !
Il y en a qui n'ont pas de couilles au cul, pas même celles des autres...

- Savez-vous pour en finir, qu'il est on ne peut plus certain que Monsieur Vanneste est le fruit d'une saillie hétérosexuelle des plus classiques ?

Le problème, avec ce genre de mecs, c'est qu'ils vous rendent vulgaires... Excusez-moi...

* cf "Le bal des folles" de l'inoubliable Copi

11 novembre, 2008

François Bonneau est écrivain.

Quoi ? Il a eu le Goncourt, le Fémina, le Renaudot ? Mais non, on s'en fout, même si ayant eu l'un des trois, on serait vachement contents qu'il l'ait... Non, François Bonneau n'est pas "un prix", c'est un écrivain, or c'est bien connu, un bon écrivain comme tout ce qui est bon, "ça n'a pas de prix !".
Ok, ok, vous ne pourrez pas déjà dire cette année pendant les dîners chic : "Ah, tu as lu le dernier Bonneau ? moi, j'adoooooore !", comme Philippe Katerine au Louxor...
Ça s'appelle "Au détriment de sa réserve". 12 pages format 1/2 A 5 ! A faire mourir de rire Jonathan Littell, Céline, Dostoïevski ou The Holly Bible avec leurs milliers de pages... Sauf que, moi j'ai du bonheur car je viens d'assister en douce et en direct à la naissance d'un écrivain.Vous savez que les gens qui découvrent une planète ou une étoile lui donnent leur nom... vue de loin une étoile, c'est pas bien gros ! et pourtant ! Pas la peine donc, c'est fait : Bonneau... C'est facile à retenir. Quoi, une simple nouvelle me direz-vous... Oui ! je vous dirai aussi puisque je suis musicien, que c'est pas une question de taille, que le grand Messiaen est moins dans la Turangalila que dans le modeste Quatuor pour la fin du temps... On raconte que Curnonsky, le "Prince des gastronomes" lorsqu'il arrivait dans un restaurant qui lui était inconnu commandait un oeuf au plat... Et bien l'oeuf au plat de Bonneau c'est pour moi cette nouvelle et elle est parfaite. Elle est goûtue, fine, un peu amère, poivrée, sucrée, salée, bref elle parle de la vie comme en parle un poète. De toute façon, je suis catégorique, tant pis pour moi, tant pis pour eux, un écrivain est un poète... Bonneau il a trouvé un truc, une pâte qui n'est qu'à lui... J'en parle en gastronome ? Et oui... On peut se délecter non ? Quoi qu'il en soit, faut pas être jaloux, c'est comme ça...

Alors, faites vous plaisir, car le concept de l'éditeur est plus qu'ingénieux.... Il s'agit d'un livret format carte postale qui contient tout le texte et que vous pouvez envoyer à toute personne sachant lire... Vous envoyez bien une carte postale d'un tableau parfois, d'un paysage souvent.. et bien là vous envoyez un texte que vous aimez...
Vous pouvez le commander dans toute librairie digne de ce nom.
L'éditeur est "D'un noir si bleu" c'est disponible aussi sur
http://www.dunnoirsibleu.com/
Je vous vois venir ! Vous allez me dire, oui, c'est un pote à vous, c'est spécial copinage !
Ce serait trop simple, ce le sera peut-être, mais Bonneau, à ce jour, je le connais pas encore... et puis de toute façon, je n'ai comme amis que des gens talentueux... C'est pas de ma faute...

Expliquez-moi pourquoi ! ou Sag warum !

Expliquez-moi comment un jour de commémoration, un jour républicain, un jour bleu-blanc-rouge, je me sens exactement comme je me sens un dimanche quand on est un mardi ?
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Attentats, TGV, extrême gauche, je voudrais bien qu'on m'explique...

Bon, vous avez vu, il y a une bande de glandus qui depuis quelques jours provoquaient des courts circuits sur les lignes TGV en balançant des bouts de ferrailles sur les fils. C'est pas malin, dont acte ! Car comme on lisait sur les bords des fenêtres des trains, quand on pouvait encore les ouvrir, à coté du magique et international "E pericoloso sporgersi", "Ne jetez rien par la fenêtre, ce geste peut blesser ou tuer !";

Mais alors, on imagine! Qui sont-ce ? des voyous, des saboteurs, des zalkaïdas locaux, pire encore, des salauds-de-cheminots-syndiqués-de-gôche-saboteurs. Bref, on laisse planer, on imagine, on cause. Puis, à peine le temps de dire "Mais que fait la Police ?", comme par enchantement, on découvre ces terroristes qu'on encarafe dès l'heure légale, en moins de deux.Chapeau !

Ah! Comme pour nous rassurer, nous montrer qu'on maîtrise, on nous annonce fièrement, qu'on les suivait depuis des semaines...
Alors je m'interroge... Soit on les suivait mal et on n'a pas imaginé un instant qu'ils pouvaient faire ça pendant qu'ils le faisaient, soit on les suivait et sachant ce qu'ils préparaient, on les a laissé faire...

Oh ! de l'extrême gôche, qu'ils seraient, les voyous hyper-électriques, les bolcheviques du court-circuit, les subversifs de la haute tension ! Oui Môssieur ! et à part eux, qui c'est-y qui aujourd'hui se dit d'extrême gôche en France ? Hein ? Et ben, le NPA et son nouveau leader, Besancenot ! Voyons !

Alors je vais vous dire, môa ! de source sure, donc de droite, bien entendu : c'est Besancenot qui a fomenté ces attentats, sachant que les gougnafiers qu'il avait embauchés étaient non seulement cons comme des pinces crocodiles, mais fliqués jusqu'au trognon, pour qu'une fois arrêtés, la droite fasse l'amalgame facile avec le NPA qui n'y est strictement pour rien, l'accuse à tort de complicité idéologique et passe pour une bande de voyous manipulateurs! Ah non mais ! et tout ça pour se faire de la pub ! Il est fort, ce Besancenot ! et la droite toute innocence !
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93.01FM

Tout à l'heure en rentrant de promenade en auto avec Oscar le Chien, lassés, lui et moi, de France Musique, nous sommes tombés en faisant route dans la campagne sur une excellente radio communautaire. On peut y entendre Brassens en alsacien, Brel en occitan et Ferré en breton... Que voulez-vous souhaiter de plus ? Rare, donc !
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Wiesel est mauvais joueur : Élie, Élie, lama ?

Élie Wiesel est mauvais joueur et un mauvais joueur prétentieux. Il est interviouvé ce matin à propos de son nouveau livre. Mais comme c'est de circonstance, on lui parle commémoration. Oh, vous savez, lui, il vit au USA, ces trucs là, il ne suit pas vraiment. Après on lui demande s'il n'est pas un peu déçu, au moment des prix littéraires, de n'en avoir reçu aucun... même pas le Renaudot, le dernier. Oh ! non dit-il drapé dans sa suffisance, non, quand on a reçu le prix Nobel on ne s'abaisse pas à guigner une aussi piètre récompense... Alors, Élie, que faisais-tu à Paris au moment où ton bouquin sort et quand on les attribue ? Coïncidence, hasard... Et puis si ma mémoire est bonne, fût-il des plus justifiés, c'est le Nobel de la Paix que tu as reçu, pas celui de littérature...
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Mal barrés, suite,

En Indonésie, le tourisme pédophile existe toujours. Une ancienne victime, un garçon qui milite désormais pour que ça cesse raconte que la pédophilie, était par sa famille, présentée comme une chose normale, et que le mec bien, c'est l'européen qui donne du fric en échange... Il se bat contre. Et lui, c'est désormais un renégat, un faux-frère... On lui en veut, dans son pays, dans sa ville, dans sa famille, de vouloir assécher sans vergogne une source de revenus dont ils aimeraient tant qu'elle reste intarissable.
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Mal barrées...

J'entends à l'instant que la femme indienne est mariée très jeune et tombe sous la coupe de sa belle-mère qui, d'autorité, la maltraite, normal, c'est comme ça, culturel, ça se fait !. A peine devenue belle-mère, l'ancienne maltraitée, d'emblée et pour les mêmes raisons maltraite à son tour sa jeune bru fraîchement venue...
Voilà...
Ah ! finalement, les filles ! sans vouloir faire de prosélytisme, vaut peut-être mieux naître catho aux bords de la Loire qu' hindouiste sur le Brahmapoutre ...
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10 novembre, 2008

La Veillée du Poilu

Ce soir à vingt-heures trente c'était la "Veillée du Poilu". La "Veillée du Poilu" est un jamboree municipal réunissant la nuit venue devant un monument aux morts, au moins vingt-cinq personnes y compris l' Harmonie Fanfare et son président (c'est moi !). Que ce soit bien clair, moi, le poilu, son souvenir, je respecte ! Trois conseillers municipaux sont là, habillés chaudement au cas où. Il y a aussi aujourd'hui un jeune officier d'active de petite taille certes mais au physique avantageux, six anciens combattants d'Algérie, le béret sur l'oreille, la hampe du drapeau à la hanche qui attendent (ceux de 39/45, sont désormais, soit couchés dans la terre soit déjà dans leur lit). La fanfare ne joue pas très bien car les vents sont contraires, des vents qui emballent et font défiler les nuages en un écran diaphane devant une lune montante et incertaine qui donne à cette cérémonie nocturne, intemporelle, un peu de magie bizarre, crépusculaire, "druidique de proximité"... Le Président du Souvenir Français fait son petit discours mais auparavant, il a distribué, un peu comme le prêtre à la messe, trois textes à lire pendant la cérémonie. Je me lance, il a pas le temps de dire ouf, je prends le dernier... Et là j'ai un choc ! Après l'avoir parcouru, je m'aperçois qu'il est signé Jean-Pierre Guéno...(tiens, au fait, j'ai pas entendu dire qu'il était Ministre des Anciens Combattants). Trop tard pour reculer. PPlemoqueur interprète de Jean-Pierre Guéno, il n'y a qu'ici à pareille heure qu'on peut voir et entendre ça. Bon, c'est pas honteux ce qu'il écrit. Sauf que sur la forme y a à redire, car il commence le premier paragraphe sur le mode imprécato-incantatoire (Vous étiez huit millions de mobilisés !) s'adressant aux soldats, façon "Entre ici Jean Moulin !" pour dès le second revenir à la classique et, honnêtement, besogneuse narration... Écrire finalement même quand c'est le vôtre, ça reste un métier... Mais c'est sur la fin qu'il se surpasse rappelant à grand renfort d'asyndètes, ce qui toutefois n'est pas idiot, les effets collatéraux de la "Grande".
"Et lorsque par chance les femmes retrouvèrent leur maris, les mères leurs fils, les filles leur pères, les choses ne furent pas forcément plus reluisantes. Elles durent choyer six cent mille invalides de guerre dont soixante mille amputés. Les trois millions d'hommes blessés recensés dans les statistiques, n' incluaient pas les blessures psychiques et morales : celles qui firent parmi vous ( tiens, ils s'adresse à eux de nouveau...) - poilus, mères, veuves femmes, enfants de poilus - des centaines de milliers de dépressifs, d'alcooliques de polytraumatisé de la guerre et de ses cauchemars... " Fin....

Alors pour ne pas les décevoir, je la leur ai faite "Comédie Française", manière d'avant Vitez.... Sauf que je me suis permis un changement... j'ai remplacé le bien vulgaire "plus reluisantes" par un "plus glorieuses" qui m' est d'instinct venu aux lèvres ... Désolé Monsieur le Conseiller pour le replâtrage... Je ne le ferai plus... Car désormais je n'attendrai pas d'avoir fini de lire un texte, fût-ce en diagonale, pour savoir qu'il l'a si mal torché, je vérifierai d'emblée par la fin...

Heureusement, il y a ensuite à la Mairie une belle exposition sur la der des der. On y voit des photos, des textes, des journaux d'époque, des armes, des casques, des fringues et des objets...Bref, tout l'attirail du tueur métallique. Bien sûr, les traditionnels vases faits dans les douilles d'obus en cuivre repoussé, un tas de petits objets portatifs, gris-gris divers dont une étonnante "chapelle de poche" travaillée dans une cartouche de balle façon gothique et abritant une vierge de quelques millimètres de haut dans sa tueuse ogive. Une superbe pendule de style monumental faite de deux obus tronqués et dont le balancier est une série de six balles de plomb non tirées soudées en mitre par leurs douilles les unes aux autres, une merveille, un chef d'oeuvre d'art populaire... comment peut-on avoir un tel projet en vivant de tels événements ?
Et puis, et puis un panneau entier consacré... aux artistes, écrivains, poètes qui la firent... d'Apollinaire à Alain Fournier sans oublier Céline, en passant par tous les autres, pas un ne manque sauf les allemands... Jünger, connaît pas ! Ok faut pas exagérer non plus...
Vous voyez bien que je ne fais pas rien que me plaindre ! Peut-on se plaindre quand on voit comment certains, fût-ce il y a 90 ans, en ont chié... buvant leur pisse, pissant des larmes et pleurant du sang.

C'était le quart d'heure citoyen de PPlemoqueur !
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09 novembre, 2008

Obama ? mais qu'en pense le Pen ?

Comme c'est bizarre ! Le Pen qu'on interrogeait encore récemment sur tout et n'importe quoi en raison d'une prétendue réalité électorale factuelle, n'a pas été interviouvé à propos de l'élection d'Obama. Même sa fille, n'a pas été sollicitée. Comment quelqu'un qui fut présent au deuxième tour des présidentielles est -il à ce point oublié tout autant que l'est sa dauphine-phine-phine ? (in memoriam Max Jacob !) Les média qui les montèrent en neige ne les utilisent même plus comme simples condiments... Cette bouse infâme qui nous fit élire Chirac par défaut n'existe donc plus... Desséchée... Muette... A mon avis s'ils se sont fait rouler dans la farine, on s'est fait avoir nous aussi ... Pas de quoi être fiers...
Mais personne, même pour se fendre la gueule, n'ose aller leur demander ce qu'ils en pensent, de l'élection du nègre...
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The Japanese Waterzoï

Oui, je sais, je cause de choses terribles et puis de bouffe juste après... C'est comme ça ! C'est le genre qui veut ça, si j'attendais huit jours avant de causer bouffe, ça resterait tout de même juste après !
Alors voilà !
J'ai inventé il y a déjà quelques temps le Waterzoï japonais ! Et oui !
Je suis pas chien, je vous explique, comme je l'ai fait pour la roquette.
D'abord, en ces périodes de sub-primes, sachez que c'est pas ruineux. Du surgelé, rien que du surgelé !
Ok, il faut un wok, mais tous les bobos en ont un, même moi qui comme vous n'en suis pas (le mien ne vient pas de chez Ikéa ou Geneviève Lethu, je l'ai acheté chez Aldi, un jour de promo, c'est vous dire !)
Bref, il faut :
- des filets de colin ( "d'Alaska" qu'ils disent sur le paquet pour faire rêver le chaland )
- des crevettes cuites (congelées itou)
- de l'oignon frais en masse
- un peu d'ail en poudre ou pour de vrai
- du persil ad libitum.
- du currry japonais en tablette, mais ça marche, bien sûr, aussi avec du curry en poudre, faut pas déconner ... (c'est seulement un peu moins "fin" )
et
- des brocolis
Une fois ce qui est surgelé décongelé, faire revenir dans le wok et l'huile d'olive très chaude (comme pour la bouffe chinoise), l'oignon coupé en très fines lamelles. Le laisser "grâler"* un peu. Poivrer dès la cuisson, le poivre frit, c'est une merveille ! Ajouter le poisson et les crevettes, faire fondre doucement, puis verser le curry. Laisser cuire à feu doux en versant en pluie le persil haché menu !
Laisser mitonner.
Pendant ce temps, les brocolis ont cuit, juste ce qu'il faut, ça doit croquer un peu...

Vous servez dans des assiettes creuses le "Japanese Waterzoï" sur les brocolis ! en ajoutant soit de la crème fraîche soit du yaourt .

Voilà !
Maintenant, si ça ne vous plaît pas, il doit bien y avoir centre-ville ou à la périphérie, un vieux MacDo, un King bien gras, ouvert jusqu'à une heure du mat !

* cramer ou griller en parler poitevin- saintongeais

Crystal

Ce soir c'est le 70 ème anniversaire de la Nuit de Crystal. Nuit de saccage, de sang, d'horreur. Tout le monde l'a su dès le lendemain pour mieux faire semblant de ne pas savoir. Pourtant Charlie Chaplin, des USA, mentionnait l'évènement dans "Le dictateur" tourné dans la foulée. Un mois et demi auparavant, c'était les "Accords de Munich". Cette nuit mortifère était le premier test d'une possible impunité qui allait durer cinq années.

Bon, une commémoration, à part rendre hommage aux victimes, ça sert à quoi si ce n'est à se demander régulièrment si la chose est reproductible ou non. La réponse est évidemment oui même si c'est sous une autre forme, l'esprit humain, vous le savez ne manque pas d'imagination. Et oui, l'homme quel qu'il soit est égal à lui-même dès qu'il sagit d'horreur... Allemagne autrefois, Rwanda hier ... aujourd'hui la Somalie et dans cent lieux ailleurs... Et bien soyez rassurés ! même avec les portables, les numériques, les GPS, bref, tous ce qui peut servir à fliquer l'humanité entière, et bien , on fait comme si, comme si de rien n'était...
Le grand drame aujourd'hui, c'est quelle motion va l'emporter ou va-t-on renoncer à chauffer les trottoirs...
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Des cercles concentriques autour d'un grand trou noir

Je me suis récemment et à plusieurs reprises énervé en raison de propos tenus dans la presse musicale, parlée et écrite. Pataquès, approximations péremptoires, cuistrerie en tous genres, bref, le lot quotidien de personnes faisant de la "littérature" autour de la musique qu'on est en aucun cas ni obligé de lire ni encore d'écouter. Je me suis un peu moqué, c'est vrai, jusqu'à ce que, hier soir, je me rende à l'évidence : la vanité de mes agacements. J'en étais arrivé, au comble de l'absurde, à produire moi aussi de l'"écrit" autour de cette "littérature", autant dire ajouter des cercles concentriques tout autour de la vacuité... d'un immense trou noir en m'y précipitant. Heeellllpp! J'ai donc décidé de mettre un terme à cette extravagance. C'est pour ça que j'ai supprimé de ce blog tous ces énervements récents fort inutiles. Et les critiques alors, me direz-vous ? Mais là c'est différent, Skip Sempé, Natalie Dessay pour les plus récents, ce sont des gens sérieux, qui font sérieusement de la musique et c'est moins d'eux que je parle, qu'à eux que je m'adresse, même s'ils s'en tapent et ce avec raison... Avec eux en tous cas, on réfechit sur de la matière, du solide, pas sur du vent... On peut aimer ou non ce qu'il font un jour ou l'autre et dire qu'on est déçu n'est pas un anathème encore moins une injure. On n'est déçu que par ceux qu'on aime! N'est-il pas ? Il est !
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08 novembre, 2008

Ah ! la roquette ! ( air connu...)

Je vais vous faire un aveu, j'adore la roquette. Je suis sûr qu'il y a dans cette laitue prétendument sauvage (comme dans le cresson, d'ailleurs) un alcaloïde addictif... Bref, dès que j'en trouve, comme j'en raffole, je rafle !
Alors voici ma recette du soir :
- un tiers de roquette (oui c'est tellement fort, qu'on ne peut pas la manger seule)
- un tiers de salade panachée (celle en sachet, pas la peine de s'emmerder, y a même plus besoin de la laver !) hachée grossièrement aux ciseaux.
- un dernier tiers sous forme de trois ou quatre beaux champignons de Paris que vous aurez coupés en fines lamelles (essuyez-les sans les laver ! leur goût part avec l'eau du bain ! )
- une carotte râpée pour sa couleur jolie et son petit appoint de sucré...
- une échalote tranchée si possible au laser !
- un peu d'ail (pour une fois, juste un peu)
de l'huile d'olive et de l' aceto en q.s.p.
Attention ! au dernier moment l'assaisonnement ! car la roquette fond de plaisir, au risque si on anticipe de ne la trouver plus qu'au seul l'état de traces, c'est pas le but !
Ah ! j'oubliais : ne salez pas, ne poivrez pas non plus (le champignon et la roquette sont à leur manière très finement "poivrés"), juste un peu de parmesan râpé ou de copeaux de chèvre bien sec !
Je m'autorise parfois un peu de muscade... Mais ça c'est parce que je suis accro...
Voilà !
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Wilhelm Albert Włodzimierz Apollinary de Wąż-Kostrowicki dit Guillaume Apollinaire, mort le 9 novembre 1918


L'adieu du cavalier

Ah Dieu ! que la guerre est jolie
Avec ses chants ses longs loisirs
Cette bague je l'ai polie
Le vent se mêle à vos soupirs

Adieu ! voici le boute-selle
Il disparut dans un tournant
Et mourut là-bas tandis qu'elle
Riait au destin surprenant

Tailleferre mit ce poème en musique en hommage à Francis Poulenc sitôt qu'elle eut appris sa mort.

07 novembre, 2008

Parasols Chauffants

Trois députés verts veulent légiférer pour interdire les "parasols chauffants" que les bistrots installent maintenant sur les trottoirs pour que les fumeurs puissent cloper dehors sans se les geler, sous prétexte que c'est anti-écologique
Vous êtes indécents, amis écolos, autant que ceux que vous stigmatisez !

Le scandale c'est moins de chauffer les fumeurs dans la rue que de le faire quand il y a des SDF (fumeurs ou non !) qui vivent dehors et dorment sous des cartons, sans chauffage...

Au lieu de tenter de légiférer, vous feriez mieux, ceints de l'écharpe tricolore à laquelle vous avez droit, d'inviter les sans abris à venir se braiser les miches avec les fumeurs, le trottoir chauffé ou non appartient à tout le monde ! Autant en profiter! Non ? Alors, vite, les Don Quichotte, préparez-vous à installer vos tentes sous les parasols chauffants, devant tous les rades de la capitale plutôt que sur les bords du canal...

N'oubliez pas que le pauvre, l'exclu, celui qui dort, qui bouffe, qui pisse, qui chie dehors, le sort de la planète qui vous préoccupe tant et de cette manière, il s'en fout, comme il se fout de votre indignation, parce que, dans sa misère, dans son imaginaire, ce "réchauffement" qui vous excite, vous hystérise, il l'attend, il le veut, il en rêve... Pour ne pas mourir de froid... Mourir ? Salauds qui vous vous indignez tout en étant, vous et les vôtres, chauffés au gaz, au bois, solaire, à l'éolienne, à l'électricité ! vous comprenez ?
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Natalie Dessay. Warum ? Warum ?

Ce matin sur Europe Natalie Dessay vient présenter son nouveau disque. Cantates de Bach. Mein Gott ! Mein lieber Gott, tu sais combien je l'aime Natalie. Alors, Warum, O allmächtig Gott ! Warum l'as tu laissée faire ça ? Je sais, les cantates de Bach, ce sont des petits opéras, c'est du drame, de la tendresse, de l'amour, de l'Esprit... Je sais, tout le monde a le droit de chanter ce qu'il veut, il n'y a pas de pré-carré... Mais pour autant, est-ce nécessaire quand on le fait d'en faire des tonnes ? Comme je n'en crois pas mes "oneilles" et pour ne pas me limiter à la première impression d'une écoute rapide, matinale, radiophonique de circonstance, je fonce sur son site à ma Natalie que j'aime tant, persuadé être victime de mes sens abusés. Las ! ce que j'entends est pire encore dans le genre chichiteux que ce que j'avais cru entendre.
Et puis, je fais la chose à ne pas faire... J'ouvre la vidéo de l'enregistrement, le making-off comme on dit... et là, c'est l'horreur absolue... l'insoutenable lourdeur de l'être : ma Natalie, la mienne, filmée dans un lieu de culte incertain au milieu des cierges allumés, façon "Jeanne au bûcher" Haré-Krishna-new-age. Mais il n'y a pas que les cierges d'allumés, les musiciens aussi, qui se déhanchent sur leur séant, la chefesse (E. Haïm ?) qui remue les siennes devant son petit positif et, pendulaire, agite sans raison sa (néanmoins superbe) crinière rykielienne de gauche à droite, d'avant en arrière... Ce qui résulte de cette gesticulation navrante est hélas musicalement au niveau de ce qu'on voit : du chiquet, de l'esbroufe...
"Ich habe genug" chante ma Natalie d'amour... On traduit ça par "Je suis comblé(e)"... Moi, je dirai plus prosaïquement, on peut aussi le traduire ainsi : "J'en ai assez !" voire "Ça suffit ! ", "That's enough ! "," Basta ! " , "Maspik ! "
Stop ! J'arrête, je craque, je coupe, et en guise d'exorcisme je me précipite sur un extrait de Ariane à Naxos, ah ! Zerbinette ! dont je vous avais déjà parlé. Ouf ! Je l'ai retrouvée !
Comment dit on oublier en allemand ?Ach ! : vergessen, si ma mémoire est bonne ! Allez, Ich vergesse ! d'urgence !
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06 novembre, 2008

Dormez bien, Mr Obama !

Moi, je serais Obama, je ne pourrais plus fermer l'oeil. Quand Dobelyou Bush s'est fait élire, puis réélire, on peut pas dire qu'il fit rêver... la pression était minime, personne n'attendait rien de lui sauf le pire et il a été raccord, le pire est par ses soins, sous tous ses avatars, arrivé.

Mais Obama, c'est du rêve en barre ! le monde entier sauf les russes (Dieu seul et Poutine sait pourquoi) est ravi de son avènement.

Il va ramener la paix sur terre,
régler la question Palestine,
celle d'Irak et d'Afghanistan,
et l'Amérique du Sud itou !
L'Afrique se sera un jeu d'enfant !
L'Iran, la Corée ? des bricoles !
et puis et puis la vie tout court !
plus de faim, de maladies, plus de chômage,
le bonheur sur terre pour tout le monde...
Voilà, mon petit Barrack ce que le monde entier attend de toi ...

Bon, tu l'as cherché, tu l'as voulu...

Maintenant : Bon courage ! Au boulot !
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Dominique Fernandez, Pasolini, le Caravage et moi-même...

Ce matin à la radio Dominique Fernandez parle de l'Italie, de la peinture, du Caravage, bien entendu. Il établit enfin le parallèle Pasolini/Caravage.
Je suis assez fier car voici ce que j'écrivais ici même le 18 décembre 2005 :

"Le Caravage est mort, comme mourra Pasolini et peut être pour les mêmes raisons, probablement assassiné sur une plage d'Italie. Le Caravage comme Pasolini, aimait les ragazzi. Pasolini les filmait comme Caravaggio les peignait, bruts, fils du peuple, forts et dignes, même si ses références picturales dépassent et c'est normal , cette unique période de la peinture italienne.

Je pense à ça car je suis allé voir et revoir sur le net les principaux tableaux du Caravage, peintre pour lequel j'ai une indéfectible sympathie, pour ne pas dire une réelle passion . Il ya dix ans j'étais à Rome à Pâques et seul... et je restai des heures à Saint Louis des Français à remettre lire sur lire dans un tronc fort gourmand pour éclairer dans la chapelle Contarelli la " Vocation de Saint Mathieu" . Je ne suis pas historien de l'Art, je ne suis rien qu'un amateur mais je dois avouer que cette concentration caravagesque unique au monde me fait autant d'effet, moi qui suis musicien, qu'une oeuvre musicale de même valeur. ( Je ne vous dirai pas laquelle, je suis contre le principe des " correspondances"...) . Le Caravage ferait presque regretter, si l'on n'est pas croyant, de ne pas l'être, car il réussit, lui qui l' était, croyant, de réunir dans toute son oeuvre , la vie, l'amour , la mort, sans aucun préjugé. Les personnages de Caravage ont les pieds sales s'il ont marché, (Guido Reni et Subleyras, les Le Nain et d'autres jusqu'à Caillebotte en passant par Courbet, les traiteront de la même manière, des lustres après), ils grimacent s'ils sont effrayés, ils rient s'ils sont heureux, (humains forcément humains aurait-elle dit...) . Le clair obscur, même s'il est efficace, est finalement secondaire dans la mesure où il est le fruit d'une reflexion relevant d'un projet pédagogique de la Contre Reforme. Mais Caravage est subversif, et utilise ces directives pour, les détournant, mettre en valeur le galbe d'un muscle, la rondeur d'un fessier... Caravage, comme Pasolini, est incontrôlable... C'est aussi pour ça que je l'aime.

Après, bien sûr, il y eut les " caravagesques", de la Tour, Valentin de Boulogne et les autres. Oui mais, oui, mais... de la Tour aussi admirable qu'il est , avec ses jeux de lumière, ses personnages populaires, n'est en rien subversif... et les autres carvagesques ne le sont pas plus...

Le Caravage, ce n'est pas que le clair obscur... c'est donc, une fois encore et avant tout, la subversion..."
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Chèque en blanc...

Tandis qu'à Vichy, Hortefeux
Cherche à freiner tout métissage
En mettant un terme au passage
Des moricauds et puis des gueux

Aux Amériques si sauvages
En adoubant le beau Barrack
Un peuple ferme, sans ambages
Signe un chèque en blanc à un black...

05 novembre, 2008

Une vision messianique de la victoire d'Obama...

Bon, je ne dirai pas "faut pas rêver". Je dirai "rêvons" mais pas trop longtemps tout de même. Ok, on boit le champagne et on laisse la Schlitz et la Bud à McCain et Palin pour noyer leur défaite... c'est meilleur ! Maintenant, Obama, c'est quand même pas le petit Jésus... Pas le Messie... Cette quasi-unanimité à son égard est extraordinaire, trop extaordinaire. C'est avant tout un consensus généralisé anti-Bush et anti-républicain. Car il est quand même et avant tout américain, le camarade Barrack... Normal, jusque là, puisqu'il est désormais président des USA, me direz-vous. Mais faudrait pas s'imaginer sous prétexte qu'il est démocrate que c'est le fils caché de Soeur Emmanuelle et de l' Abbé Pierre et qu'il va aller sacrifier les intérêts de son pays pour répandre gratis pro Deo sur le monde tous les bienfaits et les richesses d'une Amérique en fait exsangue... Non, ce n'est pas un africain tiers-mondiste qui devient l'homme le plus puissant du monde. C'est une chimère extraordinaire, et comme toutes les chimères, totalement "hors normes" donc parfaitement imprévisible. Réjouissons-nous sincèrement de son avènement. On jugera sur pièce.
Mais, en attendant, puisqu'on attend : alléluia quand même !
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I have had a dream...

Et bien ce matin, je suis fier d'être américain et d'avoir élu Obama !

Et merdre !
Je me réveille et j'ai pour président Nicolas Sarkozy que je n'ai même pas élu.

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04 novembre, 2008

Hortefeux / Obama : même combat !

Ce matin, intervioue de Brice Hortefeux.
Non, Môssieur,
organiser un Festival Européen de l' Exclusion à Vichy
n'est pas une faute de goût !.
Oui, Môssieur, Brice Hortefeux travaille
pour qu'un jour il y ait un Obama français !
Voilà ! C'est tout !
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03 novembre, 2008

Elisabeth Lévy ne manque pas de fraîcheur

C'est elle qui ne veut pas qu'on confonde (cf. mon post précédent) ce qui se passe aujourd'hui avec ce qui s'est passé autrefois (délation d'aujourd'hui et délation d'antan...). Elle s'insurge... Les fonctionnaires qui dénoncent aujourd'hui ne sont pas des Papons, les CRS qui vont gauler les sans papiers, c'est pas la Gestapo. Autant dire que les irréguliers d'aujourd'hui ne sont pas ce qu'étaient les juifs d'autrefois. Ok, dont acte ! Et si elle reconnaît que Delanoé n'a pas tort de vouloir modérer leurs ardeurs, elle est quand même pour un contrôle des flux migratoires.. S'il y avait eu un contrôle des flux migratoires dès la destruction du Temple, tu ne serais pas là pour dire des conneries. Car, enfin, la diaspora, gourdasse, tu sais ce que c'est ?
N'empêche : encore une, simplette ou non, qui croit que ça ne peut plus se reproduire !
Moi, je m'en fous ! J'en cause en désintéressé, j'ai mon certificat de baptême... Ah ! Mais j'aurais aussi mon petit triangle rose ? Ben oui ! mais ça viendra un peu après, c'est moins urgent, les pédés, contrairement aux autres dégénérés, ça se reproduit peu...
En même temps, c'est vrai, y a pas le (horte)feu ! mais quand même...
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Ima Sumac n'est plus, mais, ouf ! Mireille Mathieu chante toujours...

Et oui, Ima Sumac, le "Rossignol des Andes" est morte aujourd'hui à Los Angeles à 86 ans. Ima Sumac, c'était un mythe, une chimère vocale, une créature extraordinaire mi-femme mi-oiseau de paradis. Quand j'étais gamin, elle me fascinait, autant que Mado Robin, sauf qu'elle, en plus des aigus les plus acrobatiques, elle descendait dans les graves et barytonnait ferme façon Satchmo en cas de besoin. Et puis il y avait des rumeurs savamment entretenues, princesse inca sortie quasiment immortelle du Machu Pichu mais aussi parisienne de Belleville dont le vrai nom aurait été par anagramme Aimée Camus... Certains même, la télé étant rare à l'époque, prétendaient qu'elle n'existait pas... C'est vous dire ! Bref, c'était tout à fait étonnant et sous l'exploit vocal et sans réelle technique, se trouvait une vraie musicienne dont la voix, l' art inné de la vocalise et les chants qu'elle chantait étaient, fait unique, en quelque sorte "en Technicolor" et d'un érotisme incontestable. Son seul défaut pour le public français était d'être inclassable. Il y a une vingtaine d'années elle avait encore à Paris le même agent artistique que Diane Dufresne, Gréco et quelques autres. Et comme j'étais persuadé moi aussi qu'elle n'avait jamais existé en tant qu'une seule et unique personne, je pensais que c'était une sorte de label sous lequel se relayaient des chanteuses successives... Du romanesque à l'état pur. C'est curieux, car l'annonce de sa mort est un peu la preuve de sa vie... A force de jouer au mystère on finit par devenir mystérieux...

Écoutez-là, car elle était de surcroît toujours entourée d'excellents musiciens.
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Délation

Il paraît qu'il faut pas confondre.
Je confonds pas, je trouve que ça ressemble...
Une employée municipale du Vème arrondissement de Paris chargée d'inscrire à l'école un enfant de parents irréguliers les a, en zélée fonctionnaire, dénoncés. Ah ! le beau geste citoyen ! Et qu'il fleure bon les temps anciens et ces pratiques dont on aimerait tant qu'elles reviennent. Dénonciation, délation au nom d'une loi qui d'ailleurs n'existe pas. Bientôt, crise oblige, il y aura aussi du marché noir... Et allez ! un petit effort et l'on pourra bientôt spolier dans la joie et la bonne conscience absolue.

Au fait, à Vichy, pour la réunion prochaine des ministres de l'intérieur et de l'immigration organisée par Brice Hortefeux, c'est quoi, l'ordre du jour ? Mais l'Ordre Nouveau, tout simplement ...

Monsieur Jambier, quarante-cinq rue Poliveau, va pouvoir ré-ouvrir boutique !
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Vichy, variations sur un thème récurrent : l'exclusion

Vichy, c'est un joli tissus à carreaux bleus et blancs ou blancs et rouges, c'est la jupe de Bardot dans "Et dieu créa la femme... " Ce sont des carottes cuites à l'eau, toutes simples. C'est le vichy-fraise, boisson vieillotte et trop sucrée.Ce sont des petites pastilles octogonales de plâtre blanc légèrement parfumées qui calment les aigreurs. C'est de l'eau en bouteille, pour les lendemains de fêtes et un tas de produits dérivés tous plus inoffensifs les uns que les autres...
Mais c'est d'abord une ville, une ville d'eau, thermale, depuis l'antiquité d'où l'aspect irrémédiablement vieillot de l'endroit, et qui proposa plusieurs régimes dont un de sinistre mémoire...
Et c'est celui-ci que ses braves aborigènes voudraient faire oublier, comme si, contrairement à la réalité, il avait été leur oeuvre, faisant eux-mêmes à l'occasion cet amalgame entre vichyssois et vichistes que les historiens ne firent jamais... Bref, la ville de Vichy se sent polluée à la source par un événement de l'Histoire dont elle n'est pourtant en rien responsable.

Alors, comme ses édiles, maire en tête, ont tout compris, ils ont décidé de rendre à Vichy sa réputation de station européenne du thermalisme et des congrès. Et pour mieux faire oublier que c'est en ces murs que furent concoctées les pires lois xénophobes et anti-sémites du régime pétainiste, ils ont, en guise d'inauguration de la nouvelle communication municipale et sous couvert d'exorcisme, invité les ministres de l'intérieur et de l'immigration de l'Europe entière à renouer avec ce qui devient de fait, bis repetita, une sorte de spécialité locale : l'accueil confortable et charmant de l'organisation compulsive de l'exclusion...
Désespérant...

Crédit Photo : Atelier de Kitty
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02 novembre, 2008

Orgueilleuse présomption... ou pensée d'un jour des morts

Alors, voilà, asseyez-vous, tenez-vous bien !
Un jour, j'ai fini par me dire que tous ceux, amants, amis, qui me quittaient (je ne parle pas de ceux qui meurent, bien sûr !), me laissaient tomber, le faisaient parce qu'ils avaient enfin compris qu'ils ne me méritaient pas...
Bon, je peux pas dire que ça règle tout, mais comme toute illusion, ça aide...
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"Non à la Faillite " Soutenez N. Sarkozy ! Et puis quoi , encore ?

Ah ben, ils tombent bien les "UMP sur une toile cirée" ! Vous avez vu ? dans ma fenêtre de pub ? Ils me demandent de soutenir Sarkozy ! D'abord je suis pas un souteneur, car c'est un vilain métier, interdit pas moral qui tombe sous le coup de la loi !
Bon, et puis justement, ça tombe mal, je suis furieux ! J'avais rendez vous avec Lesa Faker, comme je vous l'ai dit à l'instant pour aller manifester devant la Bourse contre les aides que Sarkozy accorde aux banques en faillite ! Je suis furieux, car sur la place de la Bourse, on se retrouve vingt-cinq, pas un de plus, c'était facile je nous ai comptés, devant un camion orné de cinq projecteurs et d'une sono qui crient misère, une popotte à vin chaud (il doit faire quinze degrés) et deux véhicules dont un banalisé dans lesquels s'entassent une dizaine de flics qui ont l'air presque gênés de se sentir en surnombre... Au bout d'une demi-heure, vu qu'il se passait rien, on s'est dit qu'on allait se prendre un café, le vin chaud Lesa Faker et moi rien que d'y penser, on a la gerbe. Elle avait repéré en bouclant son vélo un rade un peu branchouille, sauf le prix des consos plutôt minimaliste. Bref, on y est resté un bon quart d'heure à causer de la vie, et puis on s'est dit qu'on devait y retourner, vu qu'on était venus pour ça. On a retrouvé les mêmes moins la moitié des flics qui s'étaient cassés, lassés...
Voila pourquoi je suis furibard. Je passe (une partie de) mon temps à dire sur ce blog que je suis pas content et pourquoi, calé devant mon écran. Pour une fois que je me dis qu'il faudrait quand même qu'au moins de temps en temps je me brasse le cul et fasse un peu de présence auprès des "camarades", et bien je tombe sur un fiasco ! Alors vous comprendrez que rentrant d'une manif avortée contre sa politique, sur mon écran que j'ai abandonné quelques heures, je trouve à peine rentré une invitation à le soutenir, je me sens un peu colère ! Il me cherche, il me provoque ou quoi ?
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Leonora Carrington, Lesa Faker et moi !

Je vous ai il y a quelques semaines parlé de Leonora Carrington à l'occasion d'un hommage qui lui était rendu en la Maison de l' Amérique Latine. Je vous avais donc parlé de "En bas" l'un de ses écrits les plus remarquables. Et bien, il y a comme ça des jours fastes. Cet après-midi à quinze heures tapantes, devant la plaque commémorative du bar du Croissant où mourut Jean Jaurès et où nous avions rendez-vous, Lesa Faker m'a offert l'un des rares exemplaires en parfait état de "En bas" précédé d'une lettre à André Parisot encore en circulation, dans l'édition 1973 Eric Losfeld, Collection Le désordre, publiée, dit la 4ème de couverture, "sous la responsabilité de Jean Schuster"... Et oui, à l'époque, un éditeur et un directeur de collection étaient responsables...
"Comme une vieille Taupe qui nages sous les cimetières je me rends compte que j'ai toujours étais aveugle- je cherche à connaître Le Mort pour avoire moin peur je cherche de vider les images qui m'ont rendus aveugles - Je vous envoie encore beaucoup d'affection et je vous embrasse a travers mon Ratelier ( que je garde à coté de moi la nuit dans une petite boite bleu ciel en plastic) Je n'ai plus une dent. Leonora PS. Si les jeunes me disent maintenant qui j'ai l'Esprit jeune, je m'offense - J'ai l' Esprit vieille ! Tachez de comprendre ça - "
In : Lettre à André Parisot

Bon, on n'est pas forcé d'aimer Léonora Carrington. Mais à mon avis, on a tort...

Tableau : Leonora Carrington, par elle-même
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Et ben, me v'la !

Bon, je résiste pas. Je viens de l'entendre à l'instant sur France Inter et je vous la ressers toute chaude :

Beethoven entre dans une pizzeria et demande au serveur si
Mozart est là....
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