Entendu cet après-midi une jeune fille étudiante très brillante, future Parisot et probablement sarkosiste qui veut être de cette "France qui gagne".Qui gagne quoi, au juste ?
Scandale ! oui scandale ! Horribile visu ! Le Louvre a vendu son nom à l'un des plus riches pays du monde. Autant dire qu'il a vendu son ame au diable ! Un milliard d'euros (paraît-il) pour créer à Abou Dhabi une succursale du Louvre. Les 4700 conservateurs des musées de France se mobilisent, pétitionnent contre ce projet (qui n'en est plus un) de voir se créer dans le Mashrek un musée dont chacun d'entre eux ( j'en connais quelques un(e)s ) rêverait d'être le conservateur, "en chef ", ou non.
Connaissez vous la dernière invention de de Robien et de son mentor en fracture de portes ouvertes, l'ineffable et furieusement moderne Alain Bentolila, instituteur reconverti dans la linguistique alimentaire et la pédagogie lucrative ? Après l'interdiction de la méthode globale qui n'a jamais été utilisée, la réintroduction forcenée du calcul mental qui n'a jamais été abandonné, voici donc, comme le Sirop Typhon-l'universelle panacée, la "leçon de mots". On va apprendre chaque semaine des mots aux enfants pour enrichir leur vocabulaire ! Vachement utile d'apprendre des mots, comme ça.... Tenez, par exemple :

Ce soir en rentrant, sur l'autoroute, on écoute la Radio-France-Inter. Un pianiste nous cloue au siège. On envisage, Solal ? un autre ? non... Non ,on cherche, on ne trouve pas, normal, nous ne sommes pas très jazzophiles... On attend la fin du morceau. C'est Brad Mehldau. Maîtrise du son peu commune chez les jazzeux, maîtrise et définition de plans sonores. Oui, au piano, quand on sait faire et surtout quand on a l' idée de le faire ( rare !) on peut donner l'impression que comme dans un orchestre, il y a des plans et des couleurs différentes... certains pianistes classiques ( rares tout autant ! - ceux qui sont aussi organistes-) savent... Mehldau est le premier pianiste dit de Jazz que j'entend définir avec autant de précisions ces plans diversifiés qui alternent et ces crescendos hallucinants qu'il réussit à ne pas faire saturer tout en faisant exploser par gerbes les harmoniques du piano. Virtuose ? C'est le moins qu'on puisse dire, mais pas un instant gratuitement. Pas de ce mélisme dégoulinant qui cherche, à la main droite, à cacher une pensée musicale défaillante et vulgaire par un flot de notes insignifiantes, pas de chichis, tout est utile. Et chose unique que bien de ses collègues devraient apprendre : savoir conclure ; car une improvisation de Mehldau est construite comme une oeuvre écrite et l'on comprend tout de suite qu'il sait exactement où il va, c'est à dire où il veut nous entraîner, utilisant la vieille et toujours efficace méthode spécifique de la musique classique occidentale qui s'emploie à créer une tention puis sa résolution ... S'il ne joue le plus souvent que dans des lieux dédiés au jazz, car l'improvisation au piano qui fut au XIX siècle l'objet de concerts extrêmement prisés n'existe plus depuis longtemps sous cette forme, cela ne veut pas dire pour autant que cette musique soit du jazz. C'en est en fait assez peu tant c'est mille autres choses... Il prend au répertoire classique et au jazz ce que les meilleurs leur ont apporté et comme Eroll Garner, par exemple, donne l'impression d'avoir quatre mains dont deux mains gauches particulièrement efficaces. Il harmonise avec saveur, sans surcharge, sait ce que chromatisme veut dire, tricote un contrepoint d'une finesse étonannte sur une ryhtmique palpitante et infatigable pendant des minutes qui semblent des secondes. Et puis, et puis, une pensée musicale riche, sans faille et sans clichet qui affiche, loin de toute pédanterie et sans appuyer, des références pianistiques classiques de Schumann à Rachmaninoff qu'il intègre en douce à un discours musical constamment atonal (ce qui règle avec élégance la problématique épineuse de la modulation dans le jazz ou plutôt de son absence...) ponctué juste quand il faut d'une petite cadence plagale, histoire de... Mehldau improvise du Mehldau comme Liszt devait improviser du Liszt. Au fait, est-ce vraiment improvisé ? Oui, en partie sans doute, mais en fait, peu importe s'il refait le lendemain à Vienne ce qu'il a fait la veille à Marciac... parce que, ici ou là, c'est bien jubilatoire...
J'apprends ce matin (on apprend tous les jours) que la ville sainte de Médine (Arabie) est interdite aux non-musulmans. Je n'avais pas jusqu'à aujourd'hui spécialement envie d'y aller, mais au vu des photos, l'endroit me paraît troublant. Bref, en attendant on va pousser le raisonnement ou plutôt le principe, car je ne vois pas ce que la raison vient faire là-dedans, jusqu'au bout :
Inventaire événementiel et d'opinions :
Aujourd'hui, anniversaire de Verdun... Mais des Verdun il y en a toujours et des soldats autant sans doute.
MODERNITÉ
Mon ami Carson, jeune et remarquable compositeur avait écrit il y a quelques mois à la demande d'un metteur en scène étatsunien trois petites valses sur des poèmes de Shakespeare pour les intégrer à "Comme il vous plaira". Résultat : Shakespeare + valse = ça ne fonctionne pas... Il me demande de remettre des paroles sur ces "French Waltz " en voici une bien parigote :
Le fulmicoton ou nitrocellulose fut inventé en 1884 par un français dont le nom est déjà extraordinaire, Hilaire Bernigaud de Chardonnet, pour fabriquer une des premièes fibre "de synthèse", bien avant le nylon. Mais la fibre en question présentait le défaut majeur de s'enflammer dès qu'elle se trouvait dans une atmosphère trop sèche. Ce qui donna à Alphonse Allais qui savait s'inspirer des progrès de son époque pour bien rigoler, l'idée de ce conte dans lequel un homme voulant se débarasser de sa belle-mère (et oui, déjà...), lui offre un fort élégant vêtement tissé en fulmicoton qui comme la tunique de Nessos la consume après explosion...
En 1953 Tailleferre et Jeanson unirent leurs talents. Cela donna : "Il était un petit navire" court opéra d'une grande drôlerie. La critique de la presse de droite trop contente de tirer une seule balle sur ce duo de gauchistes assassina le spectacle qui ne fut joué à l'Opéra Comique que quatre fois. Le problème c'est que ce qu'ils virent n'était que le résultat d'un caviardage radical effectué malgré les protestations des auteurs et par le metteur en scène et par le chef d'orchestre, réduisant l'oeuvre à ses deux tiers...
Ils ont donc enterré Papon, avec sa légion d'honneur. Autant l'avoir enterré avec un cure-dents...
C'est comment un atelier d'écriture ?
Savez-vous ce que je lis depuis tout à l'heure ?
Voilà, ça y est ! j'ai reçu mon second commentaire d'injures anonymes !
Papon est mort ?
C'est au cours d'une émission de cet après midi. Le sujet est : faut-il ou non un second porte-avion ? Question vitale qui taraude SDF, érémistes et autres crève-la-faim chomeurs ou non. Royal veut utiliser les sous pour les affecter ( c'est pas plus con qu'autre chose ) à l'éducation nationale. Sarkozy comme son père nourricier Chirac, lui ,veut tout : aider l'éducation nationale, mais aussi faire construire un nouveau porte-avion... autant dire l'argent du beurre et le fut de la crémière... Bref, on s'en fout...
- Philippe Bidart imbécile autonomiste incorrigible, une meule d'etorki dans le cerveau, condamné à perpète pour trois assassinats de gendarmes, vient donc, comme je l'ai rappelé hier, d'être libéré.
J'apprends à l'instant et l'existence et l'oeuvre de Ernest de Fauque de Jonquières.
J'apprends par la radio que la télé, je ne sais plus quelle chaîne, va créer de nouvelles émissions musicales et les confier à... Alain Duault.
Ca y est, Johnny va enfin devenir belge et recouvrer après un rude combat ses racines. Il va donc pouvoir quitter la Suisse où, comme chacun sait, on rackette les riches, pour aller s'installer à Bruxelles et exprimer dans sa vie et dans son art cette belgitude qu'il avait tant envie de partager. Retrouver Bruegel, Magritte, Ghelderode, Maeterlinck et Brel et José Van Dam au panhéon des gloires d'Outre-Quiévrain...
La grande mode aujourd'hui est de dire que Monsieur Sarkozy est un vrai démocrate. Force est de constater que sa façon d'envisager la politique est tout à fait conforme à la démocratie telle qu'elle naquit à Athènes en 507 avant JC, il y a donc, c'est amusant, tout juste 2500 ans cette année.
Tout le monde y va de son "Pacte".
Je vous ai donc laissés en plan tandis qu' on enterrait ce pauvre abbé Pierre. C'était l'évènement. Mais pendant mon absence, c'est qu'il s'en est passé des choses, dont la plus importante, vous l'aurez bien compris, c'est la candidature de José le Bovidé. Un de plus qui écrit un film dont il est le héros. Il se tâtait, José, à travers son fute de velours vert. J'y vais-t-y / j'y vais-t-y pas ? Bien sûr qu'il y va ! et comme la place était libre du fouteur de merde imbécile depuis que Chévènement a renoncé au rôle et que l'ineffable Hulot n'en a pas voulu, il s'y précipite...